Nursery Crimes, tome 1 : The Big Over Easy

Auteur : Jasper Fforde.

Couverture : Mark Thomas.

Nombre de pages : 398.

Première parution : 2005. Cette édition : 2006.

Éditeur : Hodder & Stoughton.

Genre : Policier – Fantasy.

Prix: 14,10€.

Résumé éditeur : Dead bodies never look like this.

It’s Easter in Reading – a bad time for eggs – and the shattered, tuxedo-clad corpse of local businessman Humpty Stuyvesant Van Dumpty III has been Found lying beneath a wall in a shabby part of town.

Humpty was one of life’s good guys – so who would want him knocked off ? And is it a coincidence that his ex-wife has just met with a sticky end down at the local biscuit Factory ? A hardened cap on the mean streets of the Thames Valley’s most dangerous precinct, DI Jack Spratt has seen it all, and something tells him this is going to be a though case to crack…

 

Je retrouve deux éléments que j’adore avec cette lecture : les comptines et Jasper Fforde, pour une nouvelle enquête loufoque mais très logique et complètement géniale. Si, si. Qui a tué Humpty Dumpty, c’est le mystère du siècle, et j’ai adoré.

On retrouve l’humour ancré dans la littérature, toujours ciselé, les personnages déjantés mais plausibles, qu’on prend plaisir à suivre, l’écriture qui fait tourner les pages à une vitesse sidérante, en donnant envie d’en voir toujours plus.

La Guilde des Détectives, les publications, la manière de présenter l’information / la vérité, j’ai beaucoup aimé tous ces éléments. Et ça, c’était juste dans le premier chapitre. On retrouve déjà cet élément de Thursday Next où pour chaque chapitre, en exergue on trouve différents extraits de ce type de publications, qui nous en apprend davantage, ce que j’adore.  Et ça, c’était juste avant que Jack , le détective, et sa famille n’entrent en scène, et ils sont géniaux aussi, un peu fous, ce qui est toujours mieux. Et lorsqu’on rencontre Jack, il est un peu déprimé parce que les trois petits cochons vont se sortir d’un procès dans lequel il les a plongés à cause du grand méchant loup. Je ne suis pas sûre qu’il y ait mieux, comme entrée en matière.

Même si j’avoue que la nouvelle arrivante, Mary Mary, n’a pas l’air mal non plus. Mary Mary. Je vous jure. Et pour couronner le tout, en plus de Humpty Dumpty qui est forcément un sacré numéro, il y a Prométhée.

Et tout le côté méta, sur la littérature policière, avec la mort de la technique du crime en local clos, et l’interdiction par la loi d’utiliser celle des jumeaux (le ressort narratif sur les jumeaux, en fait, en avoir dans son histoire policière) … je n’arrivais pas à y croire. C’est tout ce que j’aime, c’est raconté et décrit avec tellement d’humour et de justesse. C’est génial (c’est une vilaine répétition, j’en suis désolée).

Par contre, l’anglais est exigeant, je ne peux pas vous envoyer vers cette édition VO sans un bon, voire très bon niveau au préalable. Espérons que cette série soit traduite, et bien !

Et les illustrations à la fin sont très fun ^^.

Encore une fois, un billet très chaotique, mais une lecture que je vous conseille chaudement !

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours).

Tome 2 : The Fourth Bear.

Tome 3 : The Last Great Tortoise Race. (à paraître)

Anders Sorsele, tome 1 : Par le sang du démon

Auteur : Virginia Schilli.

Couverture : Aurélien Police.

Nombre de pages : 269.

Première parution : 2006. Cette édition : 2011.

Éditeur : Éditions du Riez (collection : Brumes Étranges).

Genre : Fantastique – Romance.

Prix : 18,90€.

Résumé éditeur : Dans sa sombre masure, au cœur du Moyen-Âge, une jeune fille attire les convoitises par sa sublime beauté. Amoureuse en secret de son frère adoptif, amie d’un étrange occultiste vivant à l’écart du village, elle semble prête à tout pour sortir de sa misérable condition de paysanne.

J’aime la couverture, mais honnêtement, c’est à peu près tout ce qui me plaît dans ce livre. Pour la plus grande partie, je me suis franchement ennuyée et je n’ai pas vu l’intérêt.

Au début, l’écriture me laissait mitigée, avec cette impression de désuet, moyenâgeux, et puis elle m’a paru peu naturelle et donc déplu. La narration à la première personne est allée de pair avec une héroïne plutôt modeste, à l’incroyable érudition et la grande beauté, tout ce que j’aime, en somme, avec une critique acide de son milieu (et le terme de « garce » pour désigner une fille, je m’en serais passée, malgré ce cachet désuet qui était probablement le but).

Honnêtement, suivre cette description pour le moins modeste avec sa « rencontre » avec son frère puis le seigneur ne m’a pas intéressée. Mais le pire a été la transformation en vampire qui provoque le changement de sexe. Je déteste ce fichu ressort sans rime ni raison, comme dans une série manhwa que j’avais déjà détestée, Adrenalin, parce que c’est parfaitement normal de ne pas avoir de raison, c’est quelque chose qui arrive tout le temps lorsqu’on se transforme en vampire. Ok, c’est pour piquer l’apparence du seigneur. Mouais. Je reste absolument pas convaincue.

Après, le côté romance comme presque seul ressort de l’histoire … j’ai horreur de ça. Le côté fantastique, probablement puisque je n’ai pas aimé le personnage principal, ne m’a pas convaincue non plus. L’autre personnage qu’on découvre ne m’a pas intéressée non plus. Et son désespoir l’endort pendant des années, pas besoin de se nourrir hein. Oh que je n’y ai pas cru.

Comme vous pouvez le constater, je n’ai vraiment pas aimé cette lecture. Mais pas du tout. Il va sans dire que j’abandonne cette série et que si je conserve ce volume ce sera pour la très belle couverture d’Aurélien Police.

Nombre de tomes parus (série terminée?) : 3.

Tome 2 : Délivre-Nous du Mal.

Tome 3 : L’Héritage du Serpent.

Des bibliothèques populaires à la lecture publique

Auteurs : Agnès Sandras (direction).

Nombre de pages : 542.

Parution : 2014.

Éditeur :  Presses de l’ENSSIB (Collection : Papiers).

Genre : Historique – Sociologique.

Prix : 42€.

Résumé éditeur : Les changements politiques et socioculturels amènent au XIXe siècle une demande croissante de lecture, qu’elle soit instructive ou récréative. Les bibliothèques dites « populaires » sont alors mises en place pour tenter de répondre à ces besoins. Trop laïques pour certains, trop cléricales pour d’autres, trop « populaires » enfin, leur histoire a fait l’objet d’un profond oubli pendant la longue première moitié du XXe siècle.
Qui étaient les lecteurs de la France rurale, comment les publics cohabitaient-ils, pourquoi le service de prêt de livres s’est-il progressivement répandu, comment les autorités considéraient-elles ces nouvelles institutions… ?
Pour la première fois, dans la continuité des travaux de Noë Richter puis du colloque, en 1984, porté par la Bibliothèque des Amis de l’Instruction du IIIe arrondissement de Paris, cette nouvelle étude scientifique rend compte de ce corpus méconnu des bibliothèques.
À la fois analyse historique approfondie et investigations sociologiques sur les publics, à partir de l’examen des archives de plusieurs établissements français, cet ouvrage explore la naissance et le développement des bibliothèques dites populaires en Belgique et en Grande-Bretagne et présente une déclinaison de ce type d’établissement dans l’Argentine d’aujourd’hui.
À l’heure des interrogations sur l’évolution du modèle des bibliothèques publiques, des questionnements sur leur rôle social, cet ouvrage, dirigé par Agnès Sandras, historienne et conservatrice des bibliothèques à la Bibliothèque nationale de France, rassemble les contributions d’auteurs de tous horizons (historiens, sociologues, personnels scientifiques des bibliothèques, doctorants et chercheurs confirmés…), en posant les jalons d’une recherche sur la généalogie de la lecture publique contemporaine.

Je suis toujours à l’affût de nouvelles lectures qui peuvent entrer dans le cadre de mes études tout en m’intéressant (combiner les deux n’est pas toujours facile ni faisable), et en découvrant celle-ci lors d’une Masse Critique de Babelio, j’ai eu très envie de me lancer.

Oui, le résumé fait peur, mais le livre un peu moins. Enfin juste un peu, hein, parce qu’il forme un joli petit pavé (je n’avais pas vu le nombre de pages au préalable …), ce qui m’a énormément surprise à réception du paquet. Mais une fois que l’on se lance, l’écriture n’est pas ennuyeuse, et je dois dire, plutôt prenante.

La structure de l’ouvrage m’a surprise également : je pensais à un exposé plutôt « général » sur l’histoire de la lecture, non pas recentré, resserré sur différentes bibliothèques du XVIIe au XXe siècle. J’ai eu un peu de mal à me situer, d’autant que je ne les connais pas (comme la Bibliothèque des Amis d’Epernay), même si celle de la résidence de Napoléon n’était pas très dure à envisager, et j’ai beaucoup aimé découvrir ces petites anecdotes, quel livre la lingère avait pu emprunter, ou le capitaine, etc.

C’est amusant, aussi, de voir qu’au début, si les emprunts étaient gratuits, il a fallu faire payer tout de même dans les bibliothèques évoquées, car sinon les lecteurs potentiels (paysans), pensaient que les livres ne valaient pas la peine. L’expression « trafic de livres » prête à sourire aussi, lorsqu’un bibliothécaire, va jusqu’à faire fonctionner le système de prêt à la sortie de l’église (Jean-Georges Stuber).

Je ne m’attendais pas trop au tollé que finit par provoquer l’expression « bibliothèque populaire », à cause de l’adjectif, même si je sais le mépris qu’il peut provoquer. J’avoue que j’ai plutôt été étonnée par une autre idée : « bibliothèque de consommation », que je trouve tout de même pire dans son sous-entendu.

On s’attarde en particulier sur le choix des lectures, avec notamment cette citation que j’ai relevée : « On n’envisage pas le choix des livres sans qu’aussitôt surgisse l’expression « les bons et les mauvais livres » » (Henri Lemaître). Les magazines policiers sont carrément interdits dans une bibliothèque. Et ce dont j’avais déjà entendu parler, les cas où on est forcé d’emprunter au moins un livre choisi par le bibliothécaire, ce que je trouve assez intolérable …. Heureusement, Eugène Morel (autre bibliothécaire) m’a un peu réconciliée avec ce chapitre, en faisant preuve de beaucoup d’humour : « Une bibliothèque doit surtout acheter de mauvais livres. En les achetant elle dispense le public de les acheter. » !

En matière de lectures populaire, on a droit à une petite liste, qui inclut Anne Golon ^^ Autre petite surprise, l’auteur de ce chapitre s’attache aussi à des collections/éditeurs dans deux genres populaires : science-fiction et policier, mauvais genres, comme rappelé. Je ne savais d’ailleurs pas qu’un livre était paru sur Fleuve Noir et ses années d’édition ! J’aurais aimé que ces thèmes soient plus développés, ce qui n’est pas le cas.

L’illustration est peu nombreuse, mais intéressante, avec quelques photographies de bibliothécaires ou de bibliothèque, et d’affichettes, comme celle sur l’appel à cotisation et un bulletin d’adhésion, j’aime le côté vintage (1930) et un peu surprenant.

J’ai particulièrement apprécié les chapitres consacrés aux bibliothèques publiques britanniques, belges et argentines, sur lesquelles je ne savais virtuellement rien, qui en plus d’évoquer la situation culturelle des lieux et comment les bibliothèques sont organisées, apprennent également des choses sur l’organisation du pays.

Le petit marque-page aux armes du livres est également appréciable, avec les mots-clés qui le caractérisent et son catalogage et indexation au dos ^^

Une lecture très intéressante, que je ne vous conseille pas de faire d’un bloc, plutôt en prenant votre temps, un chapitre de temps en temps, ce que je n’ai pas trop pu faire. L’écriture est vivante, même s’il y a parfois pas mal de chiffres et graphiques que j’ai passés, et si on s’intéresse au développement de la lecture publique, nous fait profiter d’une somme d’informations bien conséquente.

Les Contes du Livre d’Or

Auteur : Christl Vogl.

Illustrateur : Christl Vogl.

Nombre de pages : 32.

Parution : 1995.

Éditeur : Éditions Françaises du Graal.

Genre : Beau Livre – Contes.

Prix : aucune idée, il est indisponible en neuf et il faut vraiment le chercher d’occasion.

Contient :
Sigrune, la gardienne des contes
La petite princesse Lilli et le dragon
Le miroir enchanté
La perce-neige
Les chemins de l’amour
Mimmi Mimosa
Le bonheur
La cage dorée
Ilfa, la reine des elfes

Mon livre de contes préféré. J’ai passé des heures à guetter, les librairies lorsque j’étais enfant, et le net plus tard, à la recherche d’un hypothétique volume 2, que je n’ai jamais découvert, même pas sur le site de l’auteur. C’est vraiment dommage, parce qu’en plus de proposer des contes beaux et originaux, l’illustration est superbe.

Un de mes favoris, La petite princesse Lilli et le dragon, est remarquable par son manque de manichéisme. Parmi les contes que je lisais enfant, c’est le seul dont je me souvienne qui propose ce message lumineux. Un dragon cruel est capturé par un chevalier et jeté au cachot. Si tout le monde se réjouit, ce n’est pas le cas de la princesse, qui pleure à l’idée qu’il soit enfermé dans cet endroit sombre et déprimant. Et l’idée qu’elle a pour lui venir en aide est belle, très touchante, et on est si loin des récits traditionnels où bam, méchant dragon trucidé par le gentil qui épouse la princesse après.

Chacun de ces contes baigne dans une douce magie fantasy, un peu moyenageuse, avec de petits messages sur l’importance de l’affection, qui ne font pas Disney, ou sur la liberté comme dans La cage dorée. Je suppose que certains dénouements sont prévisibles, mais pour être honnête, je m’en fiche. J’aime la langue un peu soutenue, berçante, l’image pleine de douceur et de soin apportés aux détails, et le cadre.

Juste un petit regret pour Ilfa, la reine des elfes, qui aurait pu être très belle aussi, mais qui n’a pas vraiment d’intrigue.

C’est une lecture enchanteresse, même si on en espère toujours davantage.

Card Captor Sakura, tome 1

Auteurs : Clamp.

Langue : italien.

Nombre de pages : 187.

Parution VO : 1996. Cette édition : 1999.

Éditeur : Star Comic.

Genre : Manga – Shojo .

Prix : bonne question, c’est 3,90€ sur le site de l’éditeur mais j’ai commandé la série entière sur ebay, donc bon.

Résumé éditeur : Un jour, Sakura trouva un livre étrange dans sa bibliothèque et sans faire exprès libéra les cartes de Clow, puissantes cartes aux pouvoirs magiques. Elle se trouve donc investie d’une mission, celle de rassembler a nouveau les cartes pour eviter l’apocalypse. aidée par son amie Tomoyo et son « rival » Shaolan, elle va rassembler une à une les cartes au terme d’aventures les plus incroyables les unes que les autres.

J’adore cette série. Sakura est le premier anime que j’ai revue adolescente après mon amour d’enfant pour Sailor Moon, Dragon Ball Z, etc. C’est aussi une des premières séries manga que j’ai lues sans avoir vu ces fameux anime auparavant. Et au moment de me lancer dans de « vraies » lectures en italien, j’ai décidé de commencer par cette série que je connais déjà.

J’ai eu de la chance de tomber sur cette librairie italienne sur Ebay, qui m’a envoyé les douze volumes de la série, avec Rex que je ne possède pas en français, pour moins de 50€, frais de port compris. J’étais franchement happy.

Et j’ai commencé à lire. J’ai adoré, une fois encore. J’aime l’italien, j’ai été surprise de glisser sur le vocabulaire sans aucun souci, en me rappelant « oh, j’ai vu ça au lycée, ça veut dire ça », sans sortir de l’histoire parce que la connais quand même très bien. Je n’ai pas eu de problème de compréhension particulier, ce qui m’a surprise parce que ma lecture bilingue de l’an dernier m’avait un peu laissée sur le carreau quand même (mais entre Sakura et Le K de Dino Buzzati…).

C’est plutôt marrant d’ailleurs, ce format italien est tout fin. Il me fait plus penser aux exemplaires de Dragon Ball qui étaient vendus en kiosque, sans jaquette, qu’un manga broché traditionnel français. Différents des anglais et des allemands que j’ai dans mes bibliothèques. Et il se lit aussi dans le sens occidental. Je le montrerai à mon vendeur spécialiste dès que j’y retournerai ^^

J’ai eu un doute sur le fait qu’il y ait la totalité du volume 1 dans ce petit livre, j’ai dû comparer avec mon édition française pour être sûre, mais je suis à jour. D’ailleurs j’y suis retournée pour vérifier que j’étais bien au début, je ne me rappelais plus de l’entrée en matière tout en magie, avant de rencontrer Kero … c’est beau d’être encore surprise !

Il y a encore le prix en lire, sur la première de couverture ^^ 6 000 ! Çà a l’air très cher, d’un coup, mais c’est vrai que quand je lisais des strips sur les paiements en Italie, pour de toutes petites choses ils montraient souvent une valise de billets …

J’ai retrouvé avec plaisir la délicatesse des détails, la finesse du dessin, rien que dans les multiples costumes que l’adorable Tomoyo réalise dès le début.

J’adore le thème des cartes. Il m’a attirée dès le début dans ce récit (je dois bien avoir un jeu de cartes sur le thème … il faut vous avouer que je collectionne ces petites bêtes ^^et j’avais un énorme poster qui présentait chacune d’entre elles). Le fait qu’elles soient habitées, les différents éléments choisis. C’est tout ce que j’aime.

Sakura est une adorable héroïne à suivre. On redouble dans le kawaii avec Kero, Tomoyo. La famille de l’adolescente est aussi présentée ici, entre son père, charmant, et son frère, qui l’embête toujours mais tient tellement à elle, leur mère absente. J’aime beaucoup les dessins de celle-ci, et leur jolie manière de gérer leur situation. Et bien sûr il y a l’ami de Touya, Yukito, adorable et prévenant. J’ai hâte de voir arriver un certain personnage, ça va être dur de l’attendre. Les petits bonus sur les personnages, en marge de la page, permettent d’en savoir plus sur eux, avec des questions comme leurs dates de naissances, plats et matières préférées, etc. Rien de mieux pour réviser son vocabulaire courant en plus ! On ne voit pas encore beaucoup les camarades de classe de Sakura, ce sera pour la suite.

J’ai hurlé de rire, d’ailleurs, en apprenant que Tomoyo regardait toujours l’Inspecteur Derrick ! Sérieusement? Sérieusement, ça passe jusqu’en Italie ? Il faudrait que je compare avec la version française ! De même, bien ri lorsque Kero dit que la carte du Saut est idiote, provoquant la chute de Sakura. J’aime ce genre de case.

Et certaines expressions italiennes sont trop adorables ! Comme les « ragazze pon pon » ! Qu’est-ce que c’est mignon, bien mieux que pom pom girl ! (Oui, il n’y a qu’une petite différence ! Mais je m’en fiche, je les préfère presque à cheerleader. Na.).

L’italien est une langue tellement jolie, elle rehausse encore les dessins des Clamp que j’adore ^^ Je suis ravie d’avoir repris cette série.

Nombre de tomes parus (série finie) : 12.

The Real Inspector Hound

Auteur : Tom Stoppard.

Nombre de pages : 36.

Parution : 1968.

Éditeur : Samuel French LTD.

Genre : Policier – Théâtre.

Prix: 6,68€.

Résumé éditeur : The Real Inspector Hound‘s plot follows two theatre critics named Moon and Birdboot who are watching a ludicrous setup of a country house murder mystery, in the style of a whodunit. By chance, they become involved in the action causing a series of events that parallel the play they are watching.

Cette pièce est un des premiers récits que j’ai lus en anglais ^^ En cours de littérature complémentaire, il fallait lire Alice au pays des merveilles puis Coraline et Timbuktu (soit dit en passant, je vous déconseille franchement Alice comme première lecture VO. Si j’ai réussi à saisir 85% des mots séparément, je dirais, les mettre tous ensemble n’a pas toujours donné un texte cohérent). J’ai trouvé plutôt drôle, sept ans plus tard, de reprendre ce (tout petit) livre, avec les notes de vocabulaire dans la marge – et en VO, s’il vous plaît ^^. Et puis, cette pièce est toujours intéressante.

Deux critiques, plus intéressé par leurs histoires personnelles (qui voit une jeune femme autre que la sienne, qui s’inquiète d’un troisième critique qui prendrait sa place) assistent à une pièce de théâtre policière. Un fou s’est échappé et s’introduit dans une résidence où un triangle amoureux semble se jouer. Bien sûr, des personnages y perdent la vie. Mais ceux de quelle pièce?

Je me rappelle avoir beaucoup aimé ce point, ce mélange entre théâtre et réalité, où est la vérité et où se trouve l’illusion, même si l’enquête policière proposée ne peut mener nulle part. Ce changement vers la pièce dans la pièce, les risques qu’il comporte, sont autant d’éléments qui m’avaient scotchée.

Les jeux de mots m’ont aussi plu, des petites choses, comme « your turn » aux cartes, devient « I’ve had my turn » d’une ancienne amoureuse blessée (et furax, surtout). Le final grandiloquent est très drôle aussi, mêlant les deux niveaux d’illusions dans un feu d’artifices de révélations typique du roman policier.

Une lecture un peu courte, mais passionnante. (Hound pour limier, un synonyme de chien).

L’Ombre du vent

Titre original : La Sombra del Viento.

Auteur : Carlos Ruiz Zafon.

Nombre de pages : 524.

Parution VO : 2001. VF: 2004.

Éditeur : Grasset.

Genre : Contemporaine.

Prix : 22€.

Résumé : L’ombre du vent est le titre d’un livre que le protagoniste, Daniel, a découvert lorsqu’il était enfant dans le Cimetière des livres oubliés. Il change sa vie et le place dans une quête des autres livres de l’auteur, Juliàn Carax, et d’informations sur lui.

Cette lecture me laisse assez mitigée, malgré le fait que je l’ai finie assez rapidement, surtout pour savoir ce qu’il en était. Après réflexion, elle ne m’a pas vraiment plu.

Certains éléments m’ont emportée : ce qui a trait aux livres (le Cimetière des Livres oubliés, que j’aurais voulu voir davantage, la librairie du père de Daniel, sa quête de Julian et ses ses livres), à Julian (son histoire, sa disparition). J’ai bien aimé les liens de cette histoire avec la réalité de Daniel. Le père du héros, aussi, est attachant. J’ai pensé un moment que lui et Julian étaient le même personnage.

Daniel m’a agacée, passif, naïf (ses relations amoureuses m’ont soûlée, il se fait manipuler par la jeune fille aveugle, et sa relation avec Bea ne m’a absolument pas paru plausible). Le côté romance est plat, je ne m’y attendais pas et je n’en voulais pas (pour Julian, c’est beaucoup mieux passé).

Ce qui m’a le plus dérangée, c’est le côté horrible des actions, descriptions (comme pour l’horloger drag queen arrêté, tabassé, jeté en prison et massacré par les autres détenus, et ce, dès le début). Je conçois que le contexte soit horrible après la guerre, avec Franco, avec ce flic, Fumero, mais la fiction a-t-elle besoin d’être aussi écœurante que l’a peut-être été la réalité? Ce côté trop cru ne m’a vraiment pas plu, malgré des descriptions, des réflexions pleines de lumière d’un autre côté. « Il n’y a pas de langues mortes, il n’y a que des cerveaux engourdis ».

Après toutes les hypothèses sur Julian, la résolution m’a un peu déçue, pour son aspect romance aussi, qui avec l’horreur est ce que j’en retiens le plus.