The Real Inspector Hound

Auteur : Tom Stoppard.

Nombre de pages : 36.

Parution : 1968.

Éditeur : Samuel French LTD.

Genre : Policier – Théâtre.

Prix: 6,68€.

Résumé éditeur : The Real Inspector Hound‘s plot follows two theatre critics named Moon and Birdboot who are watching a ludicrous setup of a country house murder mystery, in the style of a whodunit. By chance, they become involved in the action causing a series of events that parallel the play they are watching.

Cette pièce est un des premiers récits que j’ai lus en anglais ^^ En cours de littérature complémentaire, il fallait lire Alice au pays des merveilles puis Coraline et Timbuktu (soit dit en passant, je vous déconseille franchement Alice comme première lecture VO. Si j’ai réussi à saisir 85% des mots séparément, je dirais, les mettre tous ensemble n’a pas toujours donné un texte cohérent). J’ai trouvé plutôt drôle, sept ans plus tard, de reprendre ce (tout petit) livre, avec les notes de vocabulaire dans la marge – et en VO, s’il vous plaît ^^. Et puis, cette pièce est toujours intéressante.

Deux critiques, plus intéressé par leurs histoires personnelles (qui voit une jeune femme autre que la sienne, qui s’inquiète d’un troisième critique qui prendrait sa place) assistent à une pièce de théâtre policière. Un fou s’est échappé et s’introduit dans une résidence où un triangle amoureux semble se jouer. Bien sûr, des personnages y perdent la vie. Mais ceux de quelle pièce?

Je me rappelle avoir beaucoup aimé ce point, ce mélange entre théâtre et réalité, où est la vérité et où se trouve l’illusion, même si l’enquête policière proposée ne peut mener nulle part. Ce changement vers la pièce dans la pièce, les risques qu’il comporte, sont autant d’éléments qui m’avaient scotchée.

Les jeux de mots m’ont aussi plu, des petites choses, comme « your turn » aux cartes, devient « I’ve had my turn » d’une ancienne amoureuse blessée (et furax, surtout). Le final grandiloquent est très drôle aussi, mêlant les deux niveaux d’illusions dans un feu d’artifices de révélations typique du roman policier.

Une lecture un peu courte, mais passionnante. (Hound pour limier, un synonyme de chien).

L’Ombre du vent

Titre original : La Sombra del Viento.

Auteur : Carlos Ruiz Zafon.

Nombre de pages : 524.

Parution VO : 2001. VF: 2004.

Éditeur : Grasset.

Genre : Contemporaine.

Prix : 22€.

Résumé : L’ombre du vent est le titre d’un livre que le protagoniste, Daniel, a découvert lorsqu’il était enfant dans le Cimetière des livres oubliés. Il change sa vie et le place dans une quête des autres livres de l’auteur, Juliàn Carax, et d’informations sur lui.

Cette lecture me laisse assez mitigée, malgré le fait que je l’ai finie assez rapidement, surtout pour savoir ce qu’il en était. Après réflexion, elle ne m’a pas vraiment plu.

Certains éléments m’ont emportée : ce qui a trait aux livres (le Cimetière des Livres oubliés, que j’aurais voulu voir davantage, la librairie du père de Daniel, sa quête de Julian et ses ses livres), à Julian (son histoire, sa disparition). J’ai bien aimé les liens de cette histoire avec la réalité de Daniel. Le père du héros, aussi, est attachant. J’ai pensé un moment que lui et Julian étaient le même personnage.

Daniel m’a agacée, passif, naïf (ses relations amoureuses m’ont soûlée, il se fait manipuler par la jeune fille aveugle, et sa relation avec Bea ne m’a absolument pas paru plausible). Le côté romance est plat, je ne m’y attendais pas et je n’en voulais pas (pour Julian, c’est beaucoup mieux passé).

Ce qui m’a le plus dérangée, c’est le côté horrible des actions, descriptions (comme pour l’horloger drag queen arrêté, tabassé, jeté en prison et massacré par les autres détenus, et ce, dès le début). Je conçois que le contexte soit horrible après la guerre, avec Franco, avec ce flic, Fumero, mais la fiction a-t-elle besoin d’être aussi écœurante que l’a peut-être été la réalité? Ce côté trop cru ne m’a vraiment pas plu, malgré des descriptions, des réflexions pleines de lumière d’un autre côté. « Il n’y a pas de langues mortes, il n’y a que des cerveaux engourdis ».

Après toutes les hypothèses sur Julian, la résolution m’a un peu déçue, pour son aspect romance aussi, qui avec l’horreur est ce que j’en retiens le plus.

Médée

Auteur : Jean Anouilh.

Nombre de pages : 123.

Première parution : 1947.   Cette édition : 2014.

Éditeur : Flammarion (Collection : Étonnants Classiques).

Genre : Théâtre.

Prix : 4,20€.

Résumé éditeur Médée, terrible Médée ! Femme révoltée qui trahit son père, tua son frère pour l’amour de Jason et la conquête de la toison d’or. Dix ans après, Jason se déprend de Médée et s’apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Refusant la fuite et le « bonheur, le pauvre bonheur », Médée va continuer à semer le feu …
« Je t’ai aimée, Médée. J’ai aimé notre vie forcenée. J’ai aimé le crime et l’aventure avec toi. Et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. J’ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l’horreur et la mort, ta rage de tout détruire. J’ai cru avec toi qu’il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis. »

Encore un livre emprunté au boulot, histoire de relire du Anouilh qui m’avait séduite avec ses Fables et Antigone. Mais la magie n’a pas opéré ici.

Est-ce parce que je connaissais déjà la fin? Est-ce parce que ce résumé en disait beaucoup? Les dialogues sont effectivement forts, violents, passionnés avec Médée qui est un personnage que j’aime beaucoup (parce que saleté de Jason, hein, quand même, à l’utiliser princesse et la larguer quand ça ne t’arrange plus mais qu’elle est paria et toi accueilli comme un prince. Bref. Héros, faut le dire vite.)

Je pense que c’est définitivement à voir. Les répliques se répondent avec fluidité, ce qui m’a plu, mais je préférerais sans doute assister à une représentation. Le cahier de photos est appréciable dans cette perspective, j’aime beaucoup comparer les différents choix entre eux (et je suis un peu jalouse des collégiens actuels pour qui c’est effectivement un thème étudié). Cette édition inclut aussi un entretien avec une interprète de Médée, Ariane Komorn, sur sa vision du personnage, élément que j’ai trouvé très intéressant.

Je crois que vous avez remarqué que je ne porte pas Jason dans mon cœur. Plus jeune, je le trouvais adorable (j’étais passionnée de mythologie), dans sa quête de la toison d’or, mais bon, apprenant la suite de l’histoire, ça m’a un peu douchée. Médée n’est pas spécialement un personnage plaisant non plus, mais elle est fidèle à elle-même, jusque dans ses retranchement les plus drastiques, comme sur cette couverture qui vous dit tout avec une touche de simplicité. J’ai détesté Créon de mettre toute la responsabilité des actions passées sur les épaules de Médée seule.

C’est une pièce intéressante, mais pas aussi passionnante qu’Antigone, à mes yeux, un peu de monotonie, je ne sais pas exactement pourquoi.

Mercy Thompson, tome 1 : L’appel de la Lune

Titre VO : Mercedes Thompson 1 : Moon Called.

Auteur : Patricia Briggs.

Traducteur : Loraine Lenoir.

Nombre de pages : 374.

Parution VO : 2006. VF : 2008.

Éditeur : Milady.

Genre : Fantasy urbaine.

Prix : 7,10€ .

Résumé : Mercy a pour voisin l’Alpha de la meute de loup-garous du coin. Comme si ça n’était pas suffisant, elle est témoin d’une tentative d’enlèvement sur un adolescent fugueur qu’elle emploie dans son garage. Il est loup-garou depuis peu et complètement perdu. Elle va demander de l’aide à Adam qui prend les choses en main et l’adolescent chez lui. Quelques heures plus tard, Mercy retrouve le garçon mort, devant sa porte, et la maison d’Adam sens-dessus dessous. A qui demander de l’aide, lorsqu’on soupçonne des loups de la propre meute d’Adam d’être responsable, sinon à l’Alpha des meutes qui ont élevé Mercy.

Si je ne me trompe pas, j’ai emprunté ce premier tome il y a assez longtemps, sans grande attente, quand je tentais encore pas mal de séries de fantasy urbaine. Et au final, c’est une très bonne surprise, d’autant que je ne suis pas du tout portée loup-garous.

L’héroïne m’a rapidement été sympathique. J’ai bien aimé que Mercy soit un diminutif d’un prénom un peu original, ainsi que les détails sur son métier. Sa capacité à se transformer m’a prise par surprise (elle n’est pas mentionné dans le résumé de quatrième !), qu’elle soit coyote et pas garou ajoute à son originalité, comme ses origines.

Je ne m’attendais pas, en plus de la plongée dans l’univers des loup-garous, de découvrir des vampires exilés. J’ai bien aimé la manière dont ils sont dépeints, avec Lilly la  jeune fille un peu folle, et Marsilia, « maîtresse de l’Essaim » du coin. Le choix des titres m’a plu aussi.

En revanche, la romance en toute fin m’a parue un peu forcée alors qu’il y a très peu d’indices au fil de la lecture sur ce point. J’ai été contente de cette absence, je m’en serais passée.

L’écriture est vive, pleine d’humour. Les personnages passent leur temps à se déplacer, sans trop se poser dans le récit, alors que c’est un aspect que j’apprécie, surtout pour un premier volume. Mais les différentes destinations, tout comme les personnages, thèmes, valent le coup d’œil. J’ai trouvé particulièrement intéressant d’ajouter un côté science à la création « artificielle » de loup-garous, même si cet aspect est un peu compliqué et embrouillé, je trouve.

Une lecture plaisante et divertissante, que je compte poursuivre en version originale.

Nombre de tomes parus : 8 (série en cours).

Tome 2 : Les Liens du sang.

Tome 3 : Le Baiser du fer.

Tome 4 : La Croix d’ossements.

Tome 5 : Le Grimoire d’argent.

Tome 6 : La marque du fleuve.

Tome 7 : La morsure du givre.

Tome 8 : La faille de la nuit.

La fantasy

Auteur : Anne Besson.

Nombre de pages : 205.

Parution : 2007.

Éditeur : Klincksieck (Collection : 50 questions).

Genre : Essai – Littérature.

Prix : 15,30€.

Résumé éditeur Une grande vogue éditoriale accompagne aujourd’hui le succès public de la fantasy, dans ses expressions littéraires et cinématographiques aussi bien que dans le domaine du jeu. Sans doute est-il temps, non plus de décrire, mais bien d’interroger ce genre qui constitue un phénomène de société.

L’objectif de ces 50 questions est de cerner les ressorts de cet engouement, en multipliant les angles d’approche pour dépasser les idées reçues : qu’est-ce que la fantasy ? est-ce vraiment un genre anglophone ? comment s’est-elle renouvelée au cours de son histoire ? Tolkien est-il indépassable ? pourquoi nous parle-t-elle à ce point aujourd’hui ?

Quand j’ai commencé ce documentaire, je n’avais plus lu de non-fiction depuis longtemps, surtout écrit par une universitaire, sans être pour les cours. Au final, j’ai eu baucoup de mal à lire ce livre, à me concentrer, avec une écriture souvent longue et complexe.

J’ai adoré le chapitre sur le manichéisme. J’adore ce thème, et c’est vrai que c’est une impression que j’ai fréquemment en fantasy, ce côté tout blanc/tout noir sans beaucoup de nuances. J’ai eu beaucoup de plaisir à le lire en général, mais sinon même les chapitres sur le genre comparé à l’histoire sur le roman d’aventures a été laborieux.

Je regrette une bibliographie détaillée à la fin, en résumant les ouvrages évoqués. Je partais comme initiation avec ce livre, ça m’aurait plu et complété l’œuvre.

C’est une très bon lecture, intéressante et riche, mais je pense que ce n’était vraiment pas un bon moment pour. Dommage, mais elle appelle une relecture quand le moment sera  plus propice.

Le Secret du quai 13

Titre VO : The Secret of Platform 13.

Auteur : Eva Ibbotson.

Traducteur : Elie Robert-Nicoud.

Illustrateur : Gianni de Conno.

Nombre de pages : 256.

Parution VO : 1994. VF : 2005.

Éditeur : Albin Michel (Collection : Wiz).

Genre : Fantasy – Jeunesse.

Prix : 12,20€.

Résumé éditeur Dans la gare de King’s Cross, sous le quai numéro 13, existe un tunnel secret qui ne s’ouvre que tous les neuf ans pendant neuf jours. Il relie Londres à une île mystérieuse appelée le Pays des Brumes soudaines. Aujourd’hui, alors que les portes du tunnel rouvrent enfin, quatre créatures envoyées par le roi et la reine de l’île surgissent dans les rues de Londres : un ogre, un vieux magicien, une Fée et une apprentie sorcière. Leur mission ? Retrouver le jeune prince de leur royaume, kidnappé il y a neuf ans par une certaine Mme Trottell…

J’ai fait la découverte d’Eva Ibbotson avec le challenge ABC Imaginaire 2012 et L’étoile de Kazan, un merveilleux récit d’aventure. Je n’ai pas trop hésité en tombant sur celui-ci au musée du Chemin de Fer (emmenez-la au musée, elle ramènera des livres …), le résumé était sympathique, une petite plongée dans l’univers magique de l’auteur.

Une fois encore, on se laisse porter par la jolie plume d’Ibbotson. Je n’ai pas été très surprise, il est vrai, mais tout est amené avec tant de justesse, de douceur, l’île du Pays des Brumes est tellement idyllique avec ses différentes créatures, le voyage est plus qu’agréable et je n’avais pas envie de tourner la dernière page.

Un élément m’a frappée : j’ai beaucoup pensé à Harry Potter durant cette lecture. Certes, on est loin des sorciers et de leur école, mais on retrouve la gare de King’s Cross et de nombreuses créatures des mythes communs sur lesquels Rowlings s’est appuyée pour construire sa propre mythologie. Et Raymond rappelle indubitablement Dudley. En pire les gens, oui oui. Il y a juste eu ce sentiment de lecture doudou et délicate retrouvée, rien à voir avec du plagiat, juste une culture commune (si elle est née en Autriche et l’a merveilleusement illustré dans L’étoile de Kazan, je ne peux pas être plus claire, lisez-le! elle a vécu en Angleterre par la suite).

Il y a peut-être, après réflexion, un peu trop de personnages parfaits, ou presque. Mais c’est vraiment après réflexion, et cet aspect un peu prévisible peut irriter. Pour ma part, j’ai dégusté ce petit roman avec plaisir et ne peux m’empêcher, une fois encore, de vous le recommander !

Simple

Auteur : Marie-Aude Murail.

Nombre de pages : 207.

Parution : 2004.

Éditeur : L’École des Loisirs (Collection : Médium).

Genre : Jeunesse.

Prix : 9€.

Résumé : Simple devrait être à Malicroix, où selon son père, on s’occuperait de lui. Mais Kléber, son frère, et Monsieur Pinpin, son lapin en peluche, ne sont pas d’accord. Kléber leur trouve une colocation avec quatre étudiants, la plupart l’aideront à s’occuper de Simple.

Contrairement à Oh, boy! qui aborde le thème de l’homosexualité et de trouver un foyer pour des enfants au sein d’une famille éclatée, je n’ai pas cru à ce récit ni aux thèmes abordés. Le fait que Kléber et son frère Simple, un peu « lent », soient acceptés en colocation avec des étudiants qui vont les aider à prendre soin de Simple, je n’y ai absolument pas cru.

J’ai été un peu choquée, dès le début, de l’expression « débile mental » chez Kléber. Ok, c’est le terme, mais la connotation est sacrément négative. En fait, le langage un peu cru en général n’est pas bien passé.

Le petit vieux qui habite au-dessous de chez les jeunes et qui donne des conseils à Enzo m’a bien plu (même si la référence à Le Rouge et le Noir comme guerre de séduction, c’est franchement moyen à mes yeux). J’ai bien aimé la famille de Zahra, sa petite sœur muette, et cette très belle citation : « La religion, c’est dans le cœur, pas dans la tête ». Plus que le récit en lui-même, ce sont les personnages qui m’ont intéressée ici, mais ce livre ne m’a pas du tout laissé une impression durable, ni vraiment positive.