Le Livre sur la Place 2014

Cette année, j’ai découvert le Livre sur la Place à Nancy, pour la première fois. Je ne m’attendais pas à faire beaucoup de découvertes, juste aller voir Samantha Bailly et Elsa Brants pour de petites griffes, et m’offrir les derniers romans de Georgia Caldera.

Et en fait …

C’est presque pire que les Imaginales, du point de vue moissonal (moissonique? enfin j’ai ramené plein de livres quoi ^^,). Mais j’ai des excuses. Si, si. (Même si le gros sac avec le livre apparent est un sac de livres à chroniquer pour le blog, et à droite vous pouvez deviner Oraisons de Samantha Bailly, qu’il faut lire, je ne vous laisse pas le choix, c’est comme ça ; sinon, le sac gris à gauche, le vert dessus et le gris et vert à droite sont des livres venant du salon ^^).

Je pensais que c’était essentiellement de la contemporaine, de la "blanche", ce qui ne m’intéresse mais alors pas du tout … Et en fait il y a beaucoup de BD, jeunesse, Histoire … trop de choses que j’aime en fait :P

Je ne vous parle pas de ma petite virée au magasin manga deux jours avant. Parce que vous pourriez penser que je ne suis pas sérieuse, juste avant un week-end de salon littéraire, je viens remettre mes séries à jour, mais là le bilan n’est pas catastrophique et j’ai trouvé un petit cadeau d’anniversaire en prime.

Il y a eu pas mal de découvertes (Alcibiade Didascaux, une BD historique sur l’Antiquité <3 dont j’ai dévoré le premier tome), livres comme éditeurs (Le Verger des Hespérides, une petite maison jeunesse qui m’a charmée), rencontres d’auteurs déjà lus ou vus (Valérie Zenatti qui m’avait bouleversée avec Quand j’étais soldate), ou très spéciaux à mes yeux, comme Georgia Caldera que j’embête régulièrement lorsque je la croise en salon (avec une voisine non moins intéressante, Cassandra O’Donnell, qui m’a parlé de sa future série qui me fait très envie !), ou encore René Bastien, auteurs d’albums/petits documentaires jeunesse historiques qui avait fait une visite de classe lorsque j’étais en CM2. J’adorais ses livres, et je rencontrais un auteur pour la première fois <3 J’ai eu un choc en découvrant qu’il était au Livre sur la Place, j’ai pu beaucoup papoter avec lui et compléter ma collection de livres sur la Lorraine racontée aux enfants !

Et les petites surprises : un beau livre sur une exposition permanente de SF en Suisse et sur des contes illustrés, un album adapté de Cyrano que j’avais découvert sur Internet il y a quelques années déjà, un thriller SF vu dans les mêmes conditions, une histoire de la littérature (parce qu’on n’en a jamais assez ^^,), une petite BD féérique …

Je vous laisse découvrir tout ça en images ! (on pardonne la vilaine résolution / différente d’habituellement, je teste le nouveau téléphone !).

Le sourire de Joséphine : Journal de Léonetta, 1804

Auteur : Claude Helft.

Nombre de pages : 155.

Parution : 2005.

Éditeur : Gallimard (Collection : Mon Histoire).

Genre : Jeunesse – Histoire.

Prix : 9,90€.

Résumé éditeur : Partage le journal intime de Léonetta, et découvre avec elle la vie fascinante de l’impératrice Joséphine. " 26 mai 1804. Cela s’est passé si vite que je n’ai pas eu le temps vraiment d’être impressionnée avant d’arriver devant… l’Impératrice ! J’étais clouée sur place. Le seul mouvement qui m’animait était la chaleur qui me montait aux joues. Je devais m’empourprer à vue d’œil ! A ce moment, Mme Bonaparte a souri. Sa bouche, qui est petite, s’est étirée juste un peu et tout son visage a rayonné. Est-ce de la magie ? Je jure qu’une force, un charme m’ont touchée et forcée de sourire à mon tour. "

Je regrette toujours dans cette collection le nom de l’auteur sur la couverture, on ne s’identifie pas et on y croit moins … mais c’est vraiment un détail.

Avant de commencer ce récit, je m’attendais à ce que Léo soit une suivante de Joséphine, pas du tout. Cette approche a le mérite de la surprise et de l’intérêt. Son voyage pour Paris, via ballon et bateau et ses allers-retours dans la capitale, montrent la vie de l’époque.

L’héroïne est aventureuse, prête à tout pour retrouver son frère enlevé, ce qui l’entraîne à rencontrer l’Empereur et ses proches. On les découvre d’un point de vue informel, en famille (l’Empereur jouant avec son neveu, ou sa belle-fille). C’est intéressant, bien raconté, on s’y immerge sans problème, c’est le propre de cette petite collection que j’adore toujours autant.

Pourtant, j’aurais aimé que cette plongée à l’aube de l’Empire soit plus profonde dans le quotidien de Joséphine, même si Léo est intéressante, le côté botanique qui l’accompagne ne m’a pas emportée. De plus, j’aurais préféré le point de vue de Joséphine, ce qui est possible pour Mon histoire (Sissi, Cléopâtre, Marie-Antoinette … il y a presque plus d’exemple où la protagoniste est la figure historique sujet du livre que d’autres où elle gravite autour de celle-ci, j’ai l’impression).

Malgré ce petit regret, Le sourire de Joséphine reste une lecture sympathique.

Le Guide des fées : Regards sur la femme

Auteurs : Virginie Barsagol et Audrey Cansot.

Couverture : Magnus Blomster.

Nombre de pages : 144.

Parution : 2009.

Éditeur : ActuSF (Collection : Les Trois Souhaits).

Genre : Essai – Fantasy.

Prix : 8€ en d’occasion.

Résumé éditeurLe Guide des fées est un parcours dans le temps à la rencontre des fées, des plus célèbres aux plus inattendues. Attraper les fées là où elles se cachent, des territoires littéraires aux œuvres cinématographiques en passant par la BD et la peinture, autant de champs que les reines du merveilleux ont investis au fil des siècles. La lecture du guide est aussi un voyage qui tente de révéler la profusion des regards portés sur la figure féérique, ainsi que son évolution, riche et complexe au fil des époques traversées. 

Après lecture des guides de littérature vampirique et fantasy, j’avais franchement l’appréhension de me lancer dans ce nouveau livre d’ActuSF. J’ai été très surprise, au final, et très intéressée. On est plus proche du documentaire sur le thème de la femme dans la fantasy au sens large, allant jusqu’à l’Antiquité en passant par le Moyen-Âge et cycle arthurien, les contes de Mme d’Aulnoy, d’autres pays et même  du XXe siècle en référant spécialement un auteur que j’adore, Giraudoux. Donc, déjà, très surprise et ravie de voir cet auteur que j’adore même si je n’ai pas encore lu l’œuvre dont il est question, Ondine.

J’ai beaucoup aimé la présentation par grande partie (chronologique, Antiquité, M-A, XVIe siècle jusqu’au XXI), puis thèmes (Fée fatale, Période élisabéthaine, Fée des bulles), et enfin sous le terme de Fiche, comme un sujet de classe, ajoutant à mes yeux un cachet de sérieux et pratique, pour s’organiser dans ses recherches ^^ Ajoutez à ça une belle illustration avec de petits motifs récurrents, une présentation claire, aérée, une utilisation raisonnée du gras et de l’italique, avec en fin de fiche différentes pistes pour retrouver l’héroïne du jour, telle que où la trouver dans la littérature, d’autres résonances littéraires, musicales ou picturales (Histoire des arts, bonjour ^^ – pardon, c’était le mode prouf on), et d’autres fiches qui pourraient vous intéresser dans ce guide, vous avez une lectrice très satisfaite de cette présentation.

Ce qui s’ajoute à un contenu passionnant, à l’écriture prenante qui m’a fait regretter la petite taille de l’ouvrage. J’ai un nombre presque incalculable de pages cornées tant je les ai appréciées. On rapproche la fée des vampires au début avec les Moires, dont leurs sœurs Kères sont les ancêtres des créatures démoniaques. Je ne savais pas, malgré mon amour de la mythologie, j’ai aimé apprendre plein de choses. De la même manière, Mme d’Aulnoy qui nous a transmis de nombreux contes a eu une vie plutôt scandaleuse, ce dont je n’avais aucune idée ! Les auteurs nous plongent dans les différentes histoires, récits de fiction ou de vie de leurs auteurs ou transmetteurs avec le même talent qui nous emporte et nous donne envie d’en savoir davantage.

Si vous vous intéressez aux fées et à l’évolution de la vision de la femme dans l’Histoire, ce que propose aussi ce livre au travers de la figure féérique, je vous recommande chaudement cette lecture très agréable !

The Innocent

Titre VO : The Innocent.

Dessinateur : Yasung Ko.

Scénaristes : Avi Arad et Junichi Fujisaku.

Traducteur : David Le Quéré.

Nombre de pages : 224.

Parution VO : 2010. VF : 2011.

Éditeur : Ki-oon (Collection : Shojo).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 7,65 €.

Résumé éditeur : Son dernier souvenir ? La chaise électrique, la cagoule, la main de l’exécuteur qui abaisse un levier…
Lorsqu’il rouvre les yeux, Ash n’a que de vagues notions de ce qu’a été sa vie, et plus encore, des circonstances de sa mort.
L’androgyne Angel lui annonce qu’il a été victime d’une erreur judiciaire et qu’il lui revient, à présent, d’éviter le même sort à d’autres innocents.
Mais au fur et à mesure des missions, les souvenirs de l’ancien détective privé se font plus précis, jusqu’à la sordide découverte : c’est un complot machiavélique qui a mené à son exécution.
Pour Ash, c’est le début d’une implacable vengeance qu’il accomplira par-delà la mort…

C’est une élève qui m’a prêté ce manga. Je ne me serais pas lancée dans la lecture de moi-même, le seinen n’est pas un genre qui me tente au premier abord. Mais le thème me paraissait intéressant, un peu comme La Fille des Enfers – même si j’ai trouvé le premier volume ennuyeux. Je ne l’aurais pas acheté, mais emprunté, pourquoi pas.

Je n’ai pas spécialement accroché à ce manga. Déjà au premier coup d’oeil, rien qu’à la couverture, ça n’est pas mon style graphique. J’ai bien aimé les quelques pages colorisées, surtout sur le personnage d’Angel, que j’ai préféré à Ash au niveau du dessin (qui est sur la couverture). Je le trouve plus proche d’un style de comic, pas trop ma tasse de thé au premier abord (il y a des exceptions, comme Paul Dini ou cette superbe couv’ de Rogue et Gambit, mais j’ai été très souvent déçue).

Dans l’ensemble, le récit est trop rapide. Je m’attendais à quelques petits épisodes pour qu’Ash puisse se faire la main sur ses pouvoirs, un peu comme Yuyu Hakusho, un shonen que j’adore, qui consacre ses deux premiers volumes à la présentation du protagoniste, Yusuke, du royaume des Enfers, de sa nouvelle occupation de détective des Enfers. Ici, pas vraiment. On saute de suite dans le vif du sujet, chaque enquête est reliée au passé d’Ash et elles se suivent et sont liées entre elles. Et, je ne sais pas, les raisons de la mort du protagoniste font un peu cliché, très américaines.

Les explications sur l’univers angélique et le personnage d’Angel ne sont vraiment pas légion. Et c’est dommage, parce que j’aurais vraiment pu l’apprécier. Il/Elle (j’aurais dit elle) est presque une ange déchu, a perdu ses ailes, décide d’aider Ash à résoudre son histoire malgré .. quoi ? Il y a un risque, mais jamais franchement expliqué. J’aurais aimé avoir des réponses, ce qui ajoute au côté haché, trop rapide, presque bâclé.

Une lecture pas vraiment passionnante, malgré un thème intéressant.

Sombres citrouilles

Auteur : Malika Ferdjoukh.

Illustrateur : Dan Sherwood.

Nombre de pages : 222.

Parution : 1999.

Éditeur : L’École des Loisirs (Collection : Médium).

Genre : Jeunesse.

Prix : 9,20€.

Résumé éditeur : Aujourd’hui, 31 octobre, trois générations de Coudrier sont réunies à la Collinière, la grande demeure familiale entourée de forêts et d’étangs, pour fêter, comme chaque année, l’anniversaire de Papigrand, le patriarche. Comme c’est aussi Halloween, Mamigrand a envoyé les petits chercher des citrouilles au potager pour les voisins américains. Mais dans le carré de cucurbitacées encore enveloppé des brumes de l’aube, il y a comme un pépin. Un homme étendu de tout son long, plein de taches rouges, silencieux. Mort. À première vue, personne ne le connaît. L’affaire pourrait donc n’être pas si grave que ça. Le problème, c’est que dans la famille, il y a au moins trois mobiles criminels possibles. Donc trois assassins potentiels. Sans compter tous les secrets qu’on n’a pas encore découverts …

Je n’ai jamais entendu parler de cette auteure plus jeune, juste récemment par Matilda. J’ai trouvé ce petit roman sur Halloween avec une touche d’intrigue policière, j’ai pensé que ça pourrait me plaire, ce qui a été le cas.

La polyphonie narrative m’a un peu étonnée. Il y a plein de personnages et on entend pas mal de voix différentes, celles des enfants : Annette et Violette, les jumelles, Colin-Six ans, Madeleine et Hermès, qui m’a bien plu. On voit les petits problèmes de chacun, puis le gros qui s’impose à tous : le type mort dans les citrouilles (le pépin dans le carré de cucurbitacées du résumé m’a d’ailleurs bien fait rire).

L’écriture peut se faire très poétique : "Paris nous accueillit en robe Peau d’Âne, couleur sale temps, mais sans vent, sans froid".  Tout le récit n’est pas écrit de cette manière, mais on n’en apprécie que plus les passages lyriques.

La caractérisation des personnages est saisissante, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir affaire à des personnages de chair et de sang. Je ne m’attendais pas au personnage d’Édith, internée presque dans le pavillon non loin de la maison familiale. On comprend ce qui lui est arrivé en découvrant le secret sur lequel Hermès met la main. Il le trouve tout de même assez facilement, ce qui m’a un peu ennuyée. Mais j’ai surtout été agacée par un des enfants dont je me serais bien passée. Colin-Six ans est pour moi le personnage le plus énervant. Tout le monde parle de ce renard qui "terrorise" le coin et il n’hésite pas à sortir de nuit pour être presque blessé pendant la battue

Enfin, l’aspect romance n’est pas trop prononcé, ce qui me convient tout à fait !

Une lecture plaisante ^^

Le 10 septembre, projecteur sur la poésie !

Après la SFFF/horreur francophone, on change de genre. Aliénor Samuel-Hervé a proposé cette initiative pour promouvoir la poésie ! Ce jour-là, on achète ou on lit un livre de poésie. J’avais repéré un livre à l’école, mais finalement il s’est avéré que c’étaient des nouvelles, donc voilà ma petite lecture du jour, histoire de voir différents styles^^ ça fait tellement longtemps que je n’ai plus lu de poésie, j’aime bien cet aspect varié.

Vous pouvez aussi télécharger le recueil réalisé pour l’occasion !

Et le livre qui me tentait beaucoup à l’achat, je l’ai en fait commandé jeudi dernier parce que j’espérais pouvoir vous le montrer et m’extasier et dire que je le commence de suite aussi … Mais l’expéditeur a dû penser que j’étais trop gourmande et qu’avant le jour, c’est pas le jour, et il est seulement parti ce matin !

Voilà ma petite trouvaille (merci Bifrost ^^) :

Poètes de l’Imaginaire aux éditions Terre de Brume. Je vous en parlerai sans faute une fois lu <3

Et vous, vous participez à l’opération ?

La patrouille du temps, tome 2 : Le patrouilleur du temps

Titre VO : Time Patrolman.

Auteur : Poul Anderson.

Traducteur : Jean-Daniel Brèque.

Nombre de pages : 384.

Parution VO : 1983.   VF : 2010.

Éditeur : Le Livre de Poche (Collection : Science-Fiction).

Genre : Science-fiction.

Prix : 7,10€.

Résumé éditeurManse Everard et ses collègues sont loin d’en avoir fini avec les pirates du temps avides de réécrire notre Histoire. Au programme des festivités : Tyr la pourpre et ses ruelles bondées, sous le règne du roi Hiram, au Xe siècle avant notre ère ; la brutalité des mondes goths, peu avant la chute de Rome, au temps où les dieux parcouraient encore la Terre ; les mystères du Paris des Templiers, sous le règne de l’implacable Philippe le Bel. Autant d’époques en péril, autant de missions pour les patrouilleurs du temps…

J’ai retrouvé avec plaisir ce concept de Patrouilleur du temps. C’est décidé, je veux faire ça quand je serais grande.

J’ai aussi retrouvé les sentiments que j’avais à lecture du premier tome. Vraiment beaucoup aimé, malgré un grand nombre d’informations historiques, proche ou un peu moins de la réalité, peu m’importe, je suis complètement immergée et je me laisse porter par la plume de Poul Anderson. Un plaisir de lecture.

Entre autres, pour le choix des époques historiques abordées, sur lesquelles je ne connais vraiment pas grand-chose. Ce n’est absolument pas un problème : j’adore les découvrir avec Manse et ses collègues. Tyr au Liban en 950 avant J.-C., chronique d’une dynastie Goth au 3ème siècle et les Templiers en 1307 (merci d’ailleurs pour les dates en ouvertures de chapitre, je trouve ça tellement pratique !), voilà ce que ce deuxième tome nous réserve, avec de très nombreux détails sur chaque période, sans en oublier l’aspect humain et l’intrigue.

Sa description des personnages, de leur motivations, de leurs relations, est tout également prenante, rien que pour cet amour de seize cents ans dans Le chagrin d’Odin le Goth, qui malgré mon allergie aux histoires d’amour, m’a beaucoup touchée.

Un petit regret, peut-être : ne pas en savoir davantage sur la société futuriste à laquelle appartient le héros. Il y a quelques détails disséminés ça et là, comme les "microbes transgéniques de protection" pour lui éviter de devoir être vacciné, mais c’est un petit manque.

Nombre de tomes parus (série finie) : 4.

Tome 1 : La patrouille du temps.

Tome 3 : La rançon du temps.

Tome 4 : Le bouclier du temps.