The Earl and the Fairy, tome 4

Titre VO : Hakushaku to Yôsei, tome 4.

Dessinateur : Ayuko.

Scénariste : Mizue Tani.

Traducteurs : Satoko Fujimoto et Anthony Prezman.

Nombre de pages : 192.

Parution VO : 2008. VF : 2013.

Éditeur : Glénat (Collection : Shojo).

Genre : Manga – Shojo.

Prix : 6, 90€.

Résumé éditeur : Piégée par Rosalie, Lydia se retrouve enfermée dans un entrepôt où est également faite prisonnière Doris, jusqu’ici portée disparue. C’est alors que le bogie beast apparaît et leur révèle la présence de “l’homme de brume” derrière cette affaire. Pendant ce temps, alors qu’il essaye de venir en aide à Lydia, Edgar doit déjouer les manigances de Graham Purcell !

Une fois encore, je suis déçue du volume et au final de la série.

La série lumineuse sur les fées que j’attendais s’est révélée franchement dark, mais vraiment pas originale, je trouve : la demoiselle enlevée l’a été parce qu’elle a découvert que son oncle détournait sa fortune. Trop in, quoi.

Et Lydia se retrouve coincée dans une bouteille. J’ai trouvé ce développement ridicule. Peut-être parce que je n’avais déjà plus la moindre patience envers cette série, peut-être parce que ça n’a vraiment ni queue ni tête, mais que j’ai trouvé ça agaçant. Enfin, juste son âme, hein, mais c’est très logique aussi. Merci aussi le côté deus ex machina pour sauver tout le monde, hein.

Franchement, une série sur les fées à l’époque victorienne, il y avait moyen de proposer quelque chose de beaucoup plus intéressant, et surtout, qui mette vraiment en scène des fées, pas un oncle malfaiteur et une nièce ombrageuse qui lance la rumeur de l’être féérique qui a enlevé sa cousine. Et le « héros » qui menace la méchante blonde en la tenant par la gorge et par la fenêtre en la menaçant …

La grande démonstration fantastique à la fin ne sauve pas le récit fade. Je n’ai pas du tout aimé ce volume, je comptais presque les pages jusqu’à la fin. Une série qui va disparaître de mes étagères.

Nombre de tomes parus (série finie) : 4.

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Le guide Steampunk

Auteurs : Etienne Barillier, Morgan Guéry.

Nombre de pages : 307.

Parution : 2013.

Éditeur : ActuSF.

Genre : Littérature.

Prix : 10€.

Résumé éditeur : Des machines gigantesques mues par la vapeur, des héros en hauts-de-forme et monocles, des héroïnes en crinolines et ombrelles… L’imagerie du steampunk ne cesse de fasciner depuis la création du genre dans les années 1980. Mais quelles en sont les origines ? Et quelles sont les oeuvres majeures en littérature, au cinéma ou en bande dessinée?

Rédigé par Etienne Barillier, spécialiste incontournable du genre et Arthur Morgan, cofondateur de la communauté French Steampunk, ce guide dresse un état des lieux du steampunk aujourd’hui autour, notamment, de rencontres avec Tim Powers, K.W. Jeter, James Blaylock, Greg Broadmore ou Mathieu Gaborit.

Il s’agit du troisième des guides ActuSF que je lis, et du premier que je trouve vraiment très bien. J’ai passé un excellent moment de lecture.

Il est très bien structuré, entre histoire du « genre », sa définition (qui reste un point épineux !), et fourmille d’idées lectures, la plupart m’étant totalement inconnues. Comme j’ai pris la (mauvaise) habitude de corner les pages dont je veux vous parler en détail ou des livres qui me tentent, j’ai l’impression qu’il y a plus de pages cornées que nature :P

« Le steampunk s’efforce d’imaginer jusqu’à quel point le passé aurait pu être différent si le futur était arrivé plus tôt » (Douglas Fetherling). Deuxième page, et j’étais déjà scotchée. La langue est fluide et donne vraiment envie de tourner les pages.

J’ai découvert pas mal de nouveaux termes, comme gaslamp fantasy, un steampunk plutôt orienté merveilleux, avec des fées et de la magie, comme Les enchantements d’Ambremer de Pevel.

Une petite râlerie : non, Buffy, ce n’est pas de la bit-lit … mais bon, ça n’est pas le sujet principal du livre, donc je pardonne.

J’ai beaucoup aimé l’entretien avec Raphaël Albert, en particulier, dont le franc-parler (« Ah, merde, au bûcher les catégories ! » j’adore cette expression ^^), qui me donne encore plus envie de lire Rue Farfadet.

Je ne vais même pas vous dire que ma wish en a pris un coup. Parce que je n’y ai RIEN mis. Si. Rien de RIEN. (J’ai juste vu quelques livre sur Goodreads, mais ça ne compte pas). J’ai trouvé le truc. Je corne les pages qui me tentent, et je les laisse cornées jusqu’à ce que j’ai une envie dévorante de Steampunk, et là seulement je les ajoute à ma wish. Je sais, je suis diabolique.

J’ai aimé l’incursion de la bande dessinée, et que les auteurs précisent traiter le sujet de manière large : comics, graphic novels et manga. Ça, c’est une étude convenable et complète (a toujours le guide de la fantasy et de la littérature vampirique en tête …). Mais Gotham au XIXe siècle et Batman Steampunk,  quoi ! J’ai eu de ces étoiles dans les yeux …

En plus de la littérature à vapeur, les auteurs se penchent aussi sur le cinéma, la télévision, la musique (de très sympathiques références, plein de choses à noter aussi !), mais aussi les costumes et les communautés sur le net. Beaucoup plus d’informations que je ne le pensais.

C’est vraiment un petit guide très complet, et pour ne rien gâcher, très agréable à lire.

Les Portes du Secret, tome 1 : Le Poison écarlate

Titre VO : Study, tome 1 : Poison Study.

Auteur : Maria V. Snyder.

Traducteur : Lucie Perineau.

Nombre de pages : 548.

Parution VO : 2005. VF : 2010.

Éditeur : Harlequin (Collection : Darkiss).

Genre : Fantasy – Romance.

Prix : d’occasion, à partir de 20€.

Résumé : Elena a été condamnée à mort pour meurtre. Après presque un an d’emprisonnement, on lui donne le choix entre être exécutée ou devenir le nouveau goûteur du Commandant, le dirigeant du pays, Ixia. Pour éviter qu’elle ne s’enfuie, Valek, qui l’initie aux poisons, lui administre une dose de Poussière de Papillon, un poison mortel pour lequel elle doit prendre un antidote chaque jour. Mais elle n’est pas en sécurité pour autant : le père de celui qu’elle a assassiné est haut placé, et il veut sa mort, ainsi que d’autres habitants du château.

J’ai longtemps hésité à le lire parce que la 4e de couverture annonce déjà les sentiments de Valek. Je les ai guettés alors que j’aurais préféré en être surprise, et j’avais un peu peur que ce soit une romance trop prononcée.

J’ai beaucoup aimé l’univers, le style moyenâgeux. J’ai été étonnée de la présence de la magie, de la manière dont elle se manifeste. Le thème des poisons m’a bien plu, ainsi que le fait que le métier de goûteur puis « l’appartenance » à la magie se mette entre Elena et Valek.

Je n’ai pas entièrement été surprise par ce que trafiquait Mogkan, mais j’ai aimé avoir raison. Le mystère autour d’Elena m’a vraiment plu, tout comme les raisons qui l’ont poussée au meurtre. Suivre une héroïne au passé aussi lourd et essayer de la comprendre m’a plu.

J’ai trouvé que la romance était très discrète, bien orchestrée, touchante à la fin. J’ai bien envie de savoir pourquoi les personnages lui sont hostiles dans le bonus !

Mystère, trahisons, complot, ces thèmes sont très plaisants, même si on s’inquiète souvent pour Elena en première ligne qui risque de mourir à chaque page de poison. L’héroïne est intéressante, courageuse, j’ai pris beaucoup de plaisir à la suivre. Valek a beaucoup de charme.

C’est une lecture très plaisante, fluide, parfois une petite pointe d’humour. J’ai vraiment passé un très bon moment. J’aimerais bien acheter cette série, mais elle est apparemment en rupture et se revend très cher :/

(Re)lecture au format poche : avril 2015. Le format poche est vraiment agréable, je suis ravie d’avoir fait l’acquisition de cette série en petit gabarit ^^ J’ai retrouvé le plaisir de lecture que j’avais éprouvé la première fois, davantage encore, je pense, même si j’avais d’assez bons souvenirs de l’intrigue. L’héroïne, Elena, est forte et ne sombre pas dans la guimauve, j’ai aimé ce trait, comme Valek et la relation qu’ils tissent. Je ne veux pas être trop redondante avec le début de ce billet, mais, vraiment, je ne peux que vous conseiller cette lecture !

Nombre de tomes parus : 3 (série finie).

Tome 2 : L’apprentie magicienne / Le Souffle d’émeraude.

Tome 3 : Les Secrets de la Cité Blanche / Les Secrets d’Opale.

Invasion

Auteur : Robin Cook.

Traducteur : William Olivier Desmond.

Nombre de pages : 375.

Parution VO : 1997. Cette édition VF :  1998.

Éditeur : Albin Michel.

Genre : Thriller – Science-Fiction.

Prix : 20,15€.

Résumé éditeur Et si un virus inconnu se répandait sur Terre, tuant les plus faibles, laissant les survivants dans un état d’euphorie et soumis à une mystérieuse volonté supérieure…

Après Contagion, Cure fatale ou Phase terminale, Robin Cook, le grand maître du thriller médical, imagine un scénario très noir pour le futur de l’humanité : des millions d’êtres humains contaminés, et peu à peu transformés en une secte sous l’emprise d’un pouvoir mystérieux. Seuls quelques spécialistes de biologie, de médecine et d’informatique prennent conscience de la gravité de ce mal venu d’ailleurs. Ils vont réunir toutes leurs connaissances pour lutter contre un ennemi aussi invisible que redoutable. Mais leur combat est loin d’être gagné.

Avant de trouver ce livre, je n’avais jamais entendu parler de Robin Cook. Si j’aime la science-fiction, je suis rarement séduite par les titres de style thriller. Je me suis laissée convaincre sur conseil d’un responsable Emmaüs, qui m’a assuré que Cook était un grand auteur dans le genre. Je n’en doute pas. Ce n’est juste absolument pas mon genre.

Les choses commencent déjà extrêmement bien, puisque l’auteur nous dit comment tout commence puisque c’est la faute des extraterrestres. Je déteste ce type d’entrée en matière. Je préfère être surprise, ne pas savoir à quoi m’attendre, réfléchir, supposer. 3 pages et c’est bouclé. Merci l’auteur. Je suis déjà peu intéressée par ce thème à la base, alors balancé de cette manière …

Et on est typiquement dans ces livres des années 90 en imaginaire qui sont mal traduits. Bâclés. Les phrases, les formulations sont lourdes, pas naturelles. Une a eu le mérite de me faire rire. Ici, ben t’as pas besoin de brancher ta télé pour enregistrer une VHS. Je suppose que le traducteur a confondu brancher et allumer. C’est drôle sur le moment mais assez consternant une minute après.

Je n’ai pas eu envie de douter de chaque terme. Les personnages ne m’ont pas intéressée – pourtant j’avais l’embarras du choix, il y en a une flopée, et puis on a droit à des détails (comme cette « élève-professeur » qui se lave les cheveux tous les jours. Non, vraiment, merci pour cette information capitale. Et on ne dit pas élève-professeur, mais stagiaire, donc je suis encore plus agacée).

En prime, quelques pages avant mon arrêt définitif, un des personnages venait de recueillir un chien, et je ne sais pas pourquoi, j’ai eu la forte impression qu’on allait avoir affaire à de la maltraitance d’animaux, et je ne supporte pas ça. Pas eu envie d’essayer, donc j’en suis restée là, et je n’ai pas conservé ce livre, qui ne m’intéressait pas outre mesure à la base, et avec une bibliothèque aussi fournie en PAL, je ne vois pas de raisons de me forcer.

La controverse de Valladolid

Auteur : Jean-Claude Carrière.

Couverture : Laetitia Le Saux, Philippe Cabaret.

Nombre de pages : 119 .

Première parution : 1999. Cette édition : 2006.

Éditeur : Flammarion (Collection : Petits Classiques).

Genre : Théâtre.

Prix : 4,30 €.

Résumé éditeur : Dans un couvent de Valladolid, quelque soixante ans après la découverte du Nouveau Monde, deux hommes s’affrontent : les Indiens sont-ils des hommes comme les autres ? Pour le dominicain Las Casas, ardent défenseur de la cause indienne, cela ne fait aucun doute : les Espagnols, avides de conquête, ont nié l’évidence, assujettissant et massacrant les indigènes par millions.

Face à lui, le philosophe Sépulvéda affirme que certains peuples sont nés pour être dominés. Tous deux s’entendent sur un point : le nécessaire salut des âmes. L’issue de ce débat passionné, déterminante pour des millions d’hommes, pourrait bien être surprenante…

Pour le « débat passionné, », on va repasser.

Quel ennui … certes, le sujet est important, on apprend des choses sur la colonisation (qu’au final on aurait préféré ignorer), mais cette pièce est vraiment longue. Je suppose que l’étudier en cours passerait mieux, il y a plein de choses à détailler, mais en lecture plaisir, ça ne le « fait » pas du tout.

En plus, j’ai eu du mal à retenir les prénoms, même avec si peu de personnages, ils ne voulaient pas rentrer. Certes, on se rend vite compte lequel est pro et lequel est anti esclavage, mais ça n’a pas amélioré mon ressenti.

Je n’ai pas aimé que le dossier soit situé avant le texte. Je me sens obligée de le parcourir, au moins, et j’apprends déjà l’essentiel.

Quelques citations m’ont quand même fait rire :

« Colon : […] On dirait qu’ils se tuent pour passer le temps.

Légat : Je ne suis pas sûr que quand on est mort le temps passe plus vite.

*

[…] Colon : Naturellement, c’est vivant qu’on les préfère. Morts, ils ne servent plus à rien.

Légat : Très peu de morts ont une utilité. »

Une lecture qui ne me laisse qu’un souvenir d’agacement et d’ennui.

Amulettes

Auteur : Véronique Ajarrag.

Couverture : Miesis.

Nombre de pages : 362.

Parution : 2013.

Éditeur : Le Chat Noir.

Genre : Fantastique.

Prix : 19,90€.

Résumé éditeur : Lorsque le docteur Ian, psychiatre, reçoit pour la première fois sa mystérieuse patiente Agrippine et qu’il cède à sa requête de ne se consacrer qu’à son cas personnel pendant toute une semaine, il est loin d’imaginer qu’il ne sera pas simplement le témoin du récit fantastique de la jeune femme mais également l’un de ses principaux acteurs. Car, tel qu’elle le déclare, Agrippine est l’objet de réincarnations successives qui remontent jusqu’à la Mésopotamie ancienne, où son bien-aimé et elle, citoyens du royaume d’Uruk, furent condamnés pour l’éternité. Devant les arguments et la précision de son histoire, le docteur commence peu à peu à douter et ses certitudes vacillent.

Et si depuis l’antiquité, tous les amants maudits n’avaient été qu’un seul et même couple?

J’aime beaucoup le thème des vies antérieures, et des amants qui se cherchent à travers les siècles. J’ai été particulièrement servie avec cet ouvrage du Chat Noir – qui m’a aussi rappelé que cette charmante petite maison d’édition ne m’a jamais déçue – qui en plus de ce thème qui me tient à cœur, m’a fait découvrir la Mésopotamie que je connais peu. Et cette couverture est magnifique, en prime ^^

Le récit, passionnant, se lit d’une traite -ou d’une nuit, pour être honnête ! J’avais très envie de savoir le fin mot de l’histoire, et j’ai pris un très grand plaisir à suivre Agrippine dans sa quête de son âme sœur, et Ian de ce qui se passe. Alterner avec le récit des vies antérieures est une excellente idée, on découvre d’autres situations diverses, ça apporte du piment dans la linéarité des recherches et fait encore plus voyager le lecteur. J’ai aimé, aussi, la poésie des phrases de Véronique Ajarrag, qui fait passer chaque paragraphe en délice.

Pour couronner le tout, j’ai retrouvé un mythe que j’adore dans ce récit (Éros et Psyché, l’amant invisible et défendu, et la jeune épouse curieuse), qui ajoute encore une touche d’intemporalité à cette histoire d’amour. Qui ne m’a pas ennuyée. Moi qui suis loin d’être fan des romances, j’ai aimé la manière dont l’auteur a traité cet aspect et a fait vivre son histoire sans tomber dans certains travers du genre. Cela tient aussi à sa peinture des personnages. Agrippine et Ian, principalement, bien sûr Ishtar et Jandra aussi, m’ont captivée.

La révélation finale sur l’identité de l’adversaire du couple m’a fait bien rire. Je ne l’ai pas vu venir, et j’ai beaucoup aimé ce petit twist final. Cette quête a ajouté un petit goût d’enquête qui me convient tout à fait au récit.

Une lecture que j’ai vraiment, vraiment beaucoup aimée :)

Hercule Poirot, une vie

Auteurs : André-François Ruaud, Xavier Mauméjean.

Nombre de pages : 413.

Parution : 2015.

Éditeur : Les Moutons électriques (Collection : La Bibliothèque Rouge).

Genre : Littérature – Policier.

Prix : 24€.

Résumé éditeur : Les petites cellules grises les plus redoutables d’Europe, et certainement la moustache la plus fameuse du monde. D’origine belge, le détective privé Hercule Poirot fut célébré par une très grande dame du crime, Agatha Christie, et s’impose encore aujourd’hui comme la figure d’enquêteur la plus célèbre après Sherlock Holmes. Sur fond d’Angleterre années 30, d’Art Déco et de tourisme exotique, Hercule Poirot déjoue avec maestria les petites mécaniques criminelles les plus subtiles.

C’est cette vie que nous avons voulu faire redécouvrir, sous la forme d’une véritable biographie. Depuis sa naissance en 1864 jusqu’à sa disparition en septembre 1960, une vie de légende, où se croisent également les figures d’Agatha Christie, Lord Peter, Albert Campion ou miss Marple. L’entre-deux-guerres et au-delà : Hercule Poirot, toute une existence.

Lorsque j’ai découvert ce très beau livre, j’ai beaucoup hésité avant de l’acheter aux Imaginales. Déjà, parce que les adorables pavés des Moutons sont assez onéreux, et j’avais tellement peur d’être déçue … il faut savoir que j’adore Hercule Poirot. C’est un de mes chouchous littéraires, et je suis totalement séduite par l’interprétation de David Suchet, que j’idolâtre dans la série (et que je n’ose pas finir, il me reste un épisode, et peux pas).

Et au final, j’ai tellement hésité que le dimanche quand je me suis assez poussée, eh bien il n’y en avait plus … J’ai attendu le festival suivant, et je me suis jetée dessus dès l’entrée dans la Bulle du Livre – en plus ces vils tentateurs des Moutons étaient le premier stand droit devant ! C’est devenu « mon précieux », j’en suis totalement gaga … et ça n’a pas changé pendant la lecture ou juste après. Quand je vous dit que je suis bizarre ^^,

Donc, j’ai vraiment adoré cette lecture. Hercule Poirot sort presque en chair et en moustache de ce magnifique livre. André-François Ruaud et Xavier Mauméjean ont vraiment fourni énormément de travail pour retracer la vie de mon détective préféré de manière chronologique, avec des éléments de sa biographe, Agatha Christie, mais aussi des chapitres thématiques comme sur la situation dans le pays à différentes périodes ou sur le roman policier anglais.

L’écriture est fluide, drôle, extrêmement prenante. J’ai bien savouré ce joli petit pavé, en plus des informations extrêmement intéressantes, elles étaient servies par un style impeccable qui m’a séduite.

Bon, autant vous faire une petite confession : je n’ai pas lu toutes les enquêtes de mon cher Poirot … j’en ai une partie en intégrale un peu anciennes héritées de ma maman, et je ne les ai pas toutes lues puisque pas toutes dans la bibliothèque. Mais j’ai vu pas mal d’adaptations, notamment celle avec Elizabeth Taylor (Le miroir se brisa) et Peter Ustinov … donc je connais la plupart des enquêtes, mais pas toutes. Notamment la dernière.

Mais je suis contente de l’avoir découverte ici plutôt que dans la série. Maintenant, je sais à quoi m’attendre … même si j’ai beaucoup pleuré. En plus j’ai beaucoup mieux compris l’enquête des Quatre : je n’avais rien compris à l’épisode de la série qui lui était consacré ! J’ai très, très envie à présent de reprendre ma lecture des livres.

Comment, par contre ? Les auteurs m’ont effectivement mis le doute, recommandant chaleureusement la VO … moi qui essaie de rassembler la VF de mon enfance ^^, et donc, ça amène son lot de question quand à l’édition, même en VO, j’en ai une très jolie chez Harper Collins … je m’interroge ^^

Concernant les chapitres thématiques, j’ai particulièrement apprécié celui sur la Belgique, surtout que je ne connais rien de ce pays … Les intermèdes sur la vie d’Agatha Christie m’ont paru essentiels aussi. Comme je n’ai pas encore lu sa biographie rédigée par François Rivière ou son autobiographie, ç’a été une découverte très agréable. Le chapitre consacré aux romans policiers anglais m’a appris le terme « cosy », appliqué à ce genre, c’est exactement ce que j’aime … plein d’informations passionnantes, en fait.

J’ai aimé l’attention que les auteurs ont porté aux spoilers. Si certains, minces, sont passés, ils n’ont pas raconté ce qui en était du Crime de l’Orient-Express, sinon pour faire l’apologie de la version avec David Suchet, que j’ai adorée.

Les deux textes originaux de fin m’ont étonnée et fait sourire. Dans le texte de Xavier Mauméjean, Le Noël des Wooster, Jeeves m’a beaucoup plu, j’avais d’ailleurs l’intention de découvrir ses aventures – mais j’aurais préféré que Poirot gagne ^^ et il y a mention de Suzanne Lenglen, ce qui est très chouette ! La nouvelle de Susan Moody, En amour, tous les coups sont permis, est originale : une jeune femme raconte à son patron le déroulement de son séjour, où un crime est commis et un charmant jeune homme s’intéresse beaucoup à elle … sous la houlette d’Hercule Poirot, que le patron rencontre lorsqu’il vient à sa rescousse à la fin. Et, honnêtement, je n’avais pas vu la chute venir, et j’ai beaucoup aimé !

Deux carnets d’illustrations et photographies parsèment l’ouvrage. Photographies de Londres, d’Agatha Christie, de paysages, de grands biographes de détectives … c’est aussi bien agréable et bien appréciable, notamment les couvertures d’enquêtes de Poirot !

Cette lecture a donc été pleinement à la hauteur de mes attentes, et plus encore !