Lookbook

You are what you wear : past checklist

Il y a quelques semaines, je vous parlais de ma relecture d’un livre déjà beaucoup apprécié lorsque je l’avais lu pour la première fois. Je me suis amusé·e, pendant cette relecture, à répondre à nouveau aux questions que l’autrice pose pour analyser notre manière d’appréhender vêtements et tenues, et j’ai pensé que ce serait fun de vous le faire partager et d’avoir aussi vos réponses.

Dès le début du livre, on démarre avec une première analyse de sa manière de s’habiller, de son style, etc.

Past :

1. Who dressed you when you were younger ? Qui choisissait tes tenues quand tu étais petit·e ?

C’est ma mère qui choisissait mes tenues quand j’étais gosse. Et, heu … on va juste dire que c’étaient les années 90 XD Enfin quand c’étaient des jeans-tshirt ou salopettes, moi j’étais pour. Sortir des robes ou jupes était plus compliqué, surtout lorsque je vois des photos avant mes 3, 4 ans où elle m’habillait comme une petite poupée avec rubans et tout le bazar. Ça, c’était quand la poupée rentrait dans des fringues de son âge.

2. How did he or she dress ? Comment s’habillait-elle ?

Pas à la mode. C’est dommage parce qu’elle s’est toujours intéressée à ce domaine mais n’a pas trop essayé après ma naissance, avec son boulot à temps plein et tout. Je n’ai jamais eu l’impression qu’elle s’habillait pour se faire plaisir ou parce que les éléments lui plaisaient.

3. What were you taught about getting dressed ? Qu’est-ce qu’on t’a appris sur le fait de s’habiller ?

Qu’il le fallait ? XD Qu’il y avait des règles strictes, pas de vêtements trop courts, trop décolletés (oui oui même quand j’étais gosse) qu’il fallait toujours faire très attention à ce qu’on ne voit pas mes sous-vêtements surtout en jupe, que je ne pouvais pas mettre de vêtements de garçon (des fois que j’oublie que j’étais une fille hein) … je suis sûr·e que j’en oublie.

4. Was learning to dress a necessity, a creative process, or both ? Est-ce qu’apprendre à s’habiller était une obligation, un cheminement créatif ou les deux ?

Définitivement une obligation. Même pas une nécessité, encore pire. Je ne m’amusais pas vraiment. J’aimais bien certains de mes vêtements, surtout ceux que ma cousine Claudia m’a donnés (je me demande en revanche comment j’ai pu les mettre, on a des morpho diamétralement opposées même à l’époque, ou alors elle avait un style sacrément baggy au collège). Mais le processus d’apprendre à choisir n’était pas fun du tout.

5. When did you begin dressing yourself ? Quand est-ce que tu as commencé à t’habiller seul·e ?

Au collège, pendant l’année de 6ème, je dirais. Je crois que je mettais en général un jean, un tshirt et des baskets. Pas vraiment le choix ni l’envie ou l’inspiration, d’autant que les filles de ma classe étaient très orientées fringues à la mode ado de l’époque, ce qui m’aurait déjà dégoûté·e puisqu’avec ma taille n’aurais pas pu trouver dans ce genre.

6. Did you find the process exciting ? Est-ce que tu trouvais l’opération chouette ?

LOL. Jamais de la vie. Je m’habillais machinalement, je prenais limite le premier truc que je trouvais (de tout façon les 3/4 de mes tshirts venaient de Décathlon, donc bon).

7. Did you find the process frustrating ? Est-ce que tu trouvais ça frustrant ?

Définitivement. Et ne parlons même pas du fait d’aller acheter et essayer des vêtements. Je ne compte plus les fois où j’étais à ça de fondre en larmes dans une cabine d’essayage, sans parler des vendeurs·euses et de leurs regards et réflexions bien limites.

8. Were you indifferent ? Est-ce que tu y étais indifférent·e ?

Peut-être que j’y arrivais parfois. Mais ça me déprimait juste un peu plus, surtout que je ne vivais pas très bien le collège. Au lycée, ça passait un peu mieux puisque le côté se fondre dans la foule diverse et variée me convenait beaucoup mieux.

9. Have you suffered a wardrobe trauma, such as your dress evoking peer bullying or parent criticism ? / Est-ce que tu as le souvenir d’un élément traumatisant lié à ta manière de t’habiller, comme le point de départ de harcèlement scolaire ou de critique familiale ?

Yup. J’avais régulièrement des réflexions de mes camarades. J’ai le souvenir de réflexions pourries parce que j’ai gardé un haut que je mettais en sport pour aller en classe, un débardeur à bretelles larges avec une veste/un haut à manches longues autour de la taille et après je n’ai plus osé mettre ce genre de haut pendant beaucoup de temps, peut-être le reste de l’année scolaire. Même en famille, le côté pas féminine, je l’ai souvent entendu, ou des réflexions parce que je mettais une robe que j’adorais en fin d’été, début d’automne, parce que ce n’était pas la saison, mais de manière très sèche … ça a l’air idiot now d’autant que je remets régulièrement des vêtements en toute saison, mais je trouvais que ça m’allait bien et il ne faut pas grand-chose pour vous démoraliser en période d’adolescence.

10. How has your style changed throughout your life ? For example, have you gone from punk to minimalist, tight to loose, neutrals to color ? Est-ce que ton style a changé pendant ta vie ? Par exemple, est-ce que tu es passé·e de punk à minimaliste, près du corps à plus lâche, des couleurs neutres aux plus vives ?

Je pense que durant tout le collège/lycée je mettais essentiellement des jeans et T-shirts. Plus simples, les seules choses faciles à trouver. Jamais eu de période gothique ou punk – mais ça, c’est uniquement parce que je ne trouvais rien à ma taille dans les magasins de chez les parents (ce qui est ironique parce qu’ils habitent à 10min de Sarrebrück où vous trouvez des tonnes de magasins avec ce type de fringues) et je pense que j’aurais totalement manqué de confiance en moi pour tenter.

A la fac, j’ai commencé à trouver un peu plus de vêtements qui me plaisaient avec une boutique (oui, une seule, faut pas trop en demander non plus) et je suis passé·e à un style un peu plus « sophistiqué », jupes au genou ou plus longue avec chemisier, bottines, maquillage.

Ça a duré pendant mon premier cycle d’université, et lorsque je suis parti·e en Irlande j’ai repris un style beaucoup plus relax, jean et haut coloré – je pense que c’est en partie parce que je me sentais très intimidé·e, toutes mes collègues à l’école étaient über sophistiquées, soignées, etc. Honnêtement, si vous exceptiez le fait que les gamins étaient en uniforme, certains adultes n’étaient pas loin de croire que j’étais étudiant·e là (et j’étais dans une école de garçons …). Mais pour bouger, j’étais beaucoup plus à l’aise. Surtout lorsque j’ai commencé à mettre des vestes tout le temps XD genre mes teddy ou les vestes à capuche sur les petits tshirts.

Le dernier changement, qui suit mon « style » en date, vient de mon arrivée dans mon école actuelle. Lorsque j’ai lâché complètement les jeans pendant plus de six mois … Oui il y a une anecdote et je ne sais pas si je vous l’ai racontée XD Ça et j’ai commencé à recevoir des compliments inattendus (bah c’est honnêtement pas quelque chose dont j’avais l’habitude) et trouver  des vêtements à ma taille dans des magasins proches … les robes et jupes se sont révélées en fait tout à fait pratiques, bien plus que les jeans pour me déplacer (enfin dans mes souvenirs de jeans, ceux que j’ai maintenant sont cools aussi), avec une impression de légèreté. Et puis avec les robes il y a une variation de styles, de genres, de couleurs, de longueurs, que j’adore.

11. What prompted these changes ? Qu’est-ce qui a motivé ces changements ?

Ma situation géographique, celle des magasins alentour, ma confiance ^^, Mon état d’esprit aussi. Et après l’anecdote des jeans, la réalisation que je n’avais pas besoin de me cacher derrière ce qui était certainement une armure, une manière de me fondre dans la foule comme au lycée, le seul moyen pour moi d’être tranquille, ne pas attirer l’attention.

12. What has remained the same ? Qu’est-ce qui n’a pas changé ?

Heuuuu … j’ai encore quelques jeans sur mes portants, mais même ma manière de gérer et de ranger les vêtements n’est plus la même, alors.

13. Who were your style inspirations when you were younger ? Qui t’inspirait point de vue style quand tu étais plus jeune ?

Genre tu veux dire où je prenais des idées de vêtements qui m’inspiraient ? Bah personne. Ça ne m’intéressait vraiment pas. 

14. Have you held on to your clothes from the past ? Est-ce que tu as conservé des vêtements que tu mettais dans le passé ?

Il y a des pièces qui ont 8, 10 ans que je mets encore, mais si tu veux dire des choses que je mettais quand j’étais ado et que je garde genre parce que ça me rappelle des souvenirs … nope. Il y a juste une robe de ma grand-mère que je ne porte pas parce que j’ai peur de l’abîmer, mais c’est tout. Je te rappelle que je trie régulièrement XD Il y a peut-être aussi une veste à capuche Mickey rouge qui date de mon année irlandaise, un peu étroite, que je laisse chez les parents parce que justement je n’ai plus tant de vêtements là-bas et que s’il fait froid bah Mickey est là XD (c’était aussi la période étonnante où j’ai trouvé une tonne de fringues à ma taille dans les magasins, je n’avais jamais vu ça, c’est la première fois de ma vie où j’ai autant acheté).

15. What are your favorite outfits from your past and why ? Quelles sont tes tenues préférées de ton passé et pourquoi ?

J’ai le souvenir de cette robe longue à bretelles spaghettis bleue avec de grosses fleurs oranges dans un style hawaïen quand j’avais dix, douze ans ^^, et une robe longue blanche ou crème que j’avais achetée au marché, avec pareil des bretelles fines. Je trouvais que les robes longues étaient juste magnifiques et tellement royales mais j’ai le souvenir qu’on m’ait laissé entendre très fortement qu’avec mon surpoids ce n’était pas la meilleure des idées.

Il y a eu cette tunique noire No Excuse avec pas mal de transparence, manches longues que tu pouvais faire tomber sur les épaules (je vous en ai parlé, je l’ai usée jusqu’à la corde). Une jupe rouge avec un tissu noir par-dessus mais dont j’étais incapable de trouver quoi porter avec, même un haut style bustier doré faisait soit too much soit trop même style (oui j’étais chiant·e XD). Un haut bustier sans manche en jeans avec des brillants qui se nouait derrière la nuque. Je vous ai déjà parlé de ma jupe longue noire à pois ; certains élément sont encore sur mes portants, mais pour la primaire et le collège il faudrait que je regarde des photos chez les parents (oui enfin au collège … il y avait un débardeur que j’adorais, bleu avec une fleur, et les cyclistes tout simples de chez Décathlon que je portais en été – je désespère d’en retrouver now dans le même genre pour porter sous une robe XD).

En fait, je vais aussi me souvenir de pièces en particulier, plus rarement de tenues complètes, je savais pas faire ^^,.


Je vous propose d’arrêter là pour aujourd’hui. Prochaine édition : la checklist vue au présent.

Et vous, votre style passé, il ressemblait à quoi ? Répondez aux questions en commentaires, je suis curieux·se 😛

Lecture sur un rocher

Feuilles d’avril

En avril, j’essaie de me recentrer sur ce que je préfère en ce moment : les documentaires.

Encore une fois avec Flow, une lecture doudou. Je suis fan de cette couverture citronnée. J’ai beaucoup aimé l’article sur les soft skills, ces compétences ou valeurs humaines (à savoir la créativité et l’empathie par exemple). L’article sur Daisy Patton, Mémoire vivante, m’a beaucoup inspiré·e : elle réutilise de vieux albums photos qu’elle transforme en peintures vivantes et colorées. Maintenant j’ai juste envie (enfin j’avais déjà eu cette idée avant) de travailler avec des photographies anciennes.

Alors j’avais repris ce livre en relecture / note en début de mois, et d’autres recherches me l’ont fait oublier. Mais il est toujours très bien.

Je me suis ennuyée avec ce numéro de Néon.

Partant d’une idée reçue sur la place des femmes dans la société, leur caractère, etc. l’autrice les développe pour montrer en quoi elles sont fausses. Mouais. Ce n’est pas inintéressant mais pas spécialement inspiré ou original, et l’écriture ne m’a pas marqué·e.

Je m’attendais à un documentaire dans le genre de My rendez-vous with a femme fatale, typique de la collection du Goût des Mots de chez Pocket, une bonne touche de linguistique, peut-être avec de l’humour, mais quelque chose d’assez digeste (d’autant que Marina Yaguello a un livre publié dans cette collection, je crois que j’ai fait l’amalgame avec cette ancienne édiiton).

C’est tout le contraire. C’est un livre très lourd, sociologique, ethnologie, bien plus universitaire que grand public et ce n’était pas du tout ce dont j’avais envie en ce moment. Je ne l’ai donc pas terminé.

Acheté dans le cadre d’un évènement de découverte de la littérature québécoise, j’espérais une découverte de cette littérature, en suivant une jeune fille qui a quitté la maison de ses parents et n’a nulle part où aller. Au final, je n’ai pas du tout été touchée. Certes il y a un amour des livres, mais tout va trop vite, il n’y a pas tant de titres en particulier mentionnés, on a une agression assez rapidement (ce n’est pas trop mal mené mais quand même) et c’est extrêmement prévisible.

Un dossier plutôt intéressant avec des héroïnes que je ne connaissais pas. Emilie du Châtelet, par exemple, je n’en avais entendu parler qu’un peu en classe. L’article sur George Sand m’a beaucoup plu. Marie Curie et Camille Claudel, si j’avais une vague idée de ce qui leur arrive, m’ont fasciné·e. Je crois avoir lu un chapitre sur Alexandra David-Néel dans 200 femmes de l’Histoire, des origines à nos jours mais cet article est très vivant et j’aurais aimé qu’il dure plus que deux pages.

Depuis le temps que j’attends de lire ce livre … je suis vraiment déçu·e. Le principe est de présenter différents mots sur le thème (ici la Belle Epoque) à partir d’une oeuvre d’art (tableau, sculpture, vêtement, etc.). Moui. Je n’ai pas trop apprécié les oeuvres – il n’y a même pas Mucha ou Klimt – et je n’ai pas trop perçu de lien entre les oeuvres et les mots choisis, ou alors c’est bateau. L’écriture est soporifique. Le livre, à côté du Dictionnaire de curiosités que j’ai repris ce même mois, ne m’intéresse pas du tout et ne m’a rien appris.

Ça, c’est une écriture documentaire magnifique. J’ai eu l’impression qu’Anne Edwards déroulait un film de la vie de Vivien Leigh tellement elle écrit de manière prenante et visuelle. Pour moi qui ne connaissais Vivien Leigh que d’Autant en emporte le vent (et peut-être une version de Cléopâtre dont je garde un souvenir très drôle), j’ai appris énormément de choses (il aurait peut-être juste été intéressant de résumer un peu les pièces dans lesquelles elle a joué, toutes ne font pas partie de la connaissance populaire). J’ai adoré.

J’ai retrouvé ce hors-série d’Esprit Yoga qu’on peut considérer comme le numéro zéro d’Esprit Veggie. Il est justement bien dans cet esprit et ne dénote pas à côté des dernières livraisons. C’est juste un peu ironique que je trouve mieux fait son petit article/dossier sur les buddha bowls quand le numéro entier consacré au sujet me paraissait léger ^^,.

Je me suis un peu ennuyé·e avec ce numéro. Peut-être trop éloigné des réalités actuelles, le suivant sera probablement centré là-dessus.

C’est amusant, autant la première partie m’a plutôt intéressé·e sur les mécanismes de la lecture, du cerveau, autant les exercices, pas tant que ça, et je ne pouvais pas terminer la deuxième plus rapidement. Et puis je ne me vois pas reprendre, même en simplifiant tout ça pour mes élèves. C’est vraiment plus à destination des adultes qui veulent améliorer leur rythme de lecture avec les différents types : survol, écrémage, profondeur.

Je poursuis et arrête là ma lecture des nouvelles éditions du Paris des Merveilles. Le moment est passé, je me suis ennuyé·e, je n’avais pas envie de suivre les personnages, et on change de période pour une partie du livre alors que la Belle Epoque est ce qui m’intéressait le plus, un cadre que je n’ai pas senti aussi important que lors de ma découverte.

Autre documentaire, jeunesse cette fois, que j’avais depuis longtemps et jamais ouvert ^^, je n’ai pas trop l’habitude des pop-up non plus. Déception, on ne démarre pas par des pages informatives et humoristiques comme d’habitude avec Terry Deary, mais le récit de cinq personnes qui projettent de cambrioler la tombe de Toutankhamon, ce qui m’a ennuyée. Le pop-up en lui-même est joli, mais je ne sais pas à quel point je peux l’ouvrir et je me demande si la deuxième scène n’est pas cassée, elle s’ouvre beaucoup moins que les deux autres :/

Alors c’est beau, mais qu’est-ce que c’est lourd ! Surtout pour lire avant de dormir, je m’endors à moitié dessus/ Mais avec plaisir, contrairement aux récits de fiction précédents … Je suis dans la partie historique et technique, les débuts de la photographie, et c’est superbe.

Et vous, vos lectures d’avril ?

Bibliothèques Lynnaennes

Moisson ! [April]

En avril, je ne suis pas chanceuse sur les revues. Néon arrive chez les parents, j’hésite à changer l’adresse. Et il y en a très peu dans mon supermarché de quartier.

Le dernier numéro d’InterCDI est arrivé et a été lu, je vous en parle dans le bilan.

J’ambitionne de passer une commande via Book Depository à la fin du confinement, j’espère avoir de jolies choses à vous montrer en mai.

Et vous ? Vous avez acheté des livres ou des revues, vous en avez reçu dernièrement ? A bientôt pour le bilan lecture !

Bibliothèques Lynnaennes

Lectures à venir en mai

En mai, il me reste un gros beau livre d’avril à dévorer, je ne sais pas si j’aurais beaucoup de place pour autre chose.

Il est génial mais gigantesque et je m’endors dessus, mais j’adore.

Je rappelle le pitch : deux soeurs vivent dans un monde de magie, les filles de leur famille ont le pouvoir de manipuler la beauté. Leurs dons individuels ont l’air superbes et la couverture est très inspirante. Il va rester dans ma pile mensuelle, à voir si je l’en sors.

Je vais enfin y arriver XD

J’ai été faire un tour sur le réseau numérique de ma médiathèque. S’il y a des choses qui me tentent, je n’ai aucune envie de m’enquiquiner avec leur système : télécharger une 3ème app de lecture d’ebook (Adobe Digital Editions, et encore j’ai déjà un compte chez eux) qui n’est même pas disponible sur mon ordinateur. Je ne lis pas des ebooks que sur mon iPad ou mon téléphone mais sur mon ordinateur. En plus le logiciel vient froidement déconseillé par les commentaires … Bref, je suis agacé·e.

Et vous ? Des envies lectures particulières pour mai ?

Lecture sur un rocher

On désherbe ! édition fiction

Ces temps-ci, je n’ai plus trop envie de lire. Même si le temps devrait aider, certains lisant beaucoup plus. Ce n’est pas mon cas, je n’ai plus envie de lire autant – surtout si c’est pour trouver 85% de mes lectures mensuelles décevantes au mieux, exaspérantes au pire.

Même si j’ai fait du tri en fin d’année dernière et réfléchi au moment du déménagement, je me suis trouvé·e devant mes étagères sans aucun enthousiasme. J’ai hésité à attendre l’été pour le désherbage estival, et puis zut. J’ai le temps et j’ai envie d’emmener mes bibliothèques et mes lectures dans une autre direction.

Donc, zou, réduction de collection. Ce sont surtout les fictions qui ont quitté mes étagères puisque je n’ai plus envie d’en lire.

Enfin, une fois n’est pas coutume, j’ai démarré par les livres de cuisine.

Rien parmi les livres d’écriture, mais j’ai fait un bon tri parmi ceux de boulot. Tous ne sont pas présents puisque pas dans le stock d’images du blog.

Et enfin, les livres sortis de mes étagères principales.

Au final, le compteur est à 359, le total de livres sortis des étagères (et squattant donc ma table pour un temps indéterminé) est de 73.

Et vous, ça se passe comment la lecture ces temps-ci ?

Lecture sur un rocher·Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Lectures obligatoires à l’université, deuxième semestre

Dernier (à moins que mes lectures de profdoc vous intéressent ^^, ou mes étagères de doc hein parce que si on doit parler des lectures vraiment faites il va être court ce billet XD) rendez-vous bilan de cycle avec ce deuxième semestre où il sera question de mes deux derniers cycles universitaires : mon année spéciale en Métiers du Livre et mon Master de Documentation.

Et on ne peut PAS dire que les lectures corvées aient été fun. Enfin, ironiquement parlant, surtout durant mon année de Métiers du livre aka pour devenir bibliothécaire.

On commence par le côté technique et je dois avouer que j’ai un peu honte de dire que c’est tout ce que j’ai « lu » en la matière cette année-là. Certes le rythme était franchement soutenu avec les cours et les révisions ordinaires mais quand même …

Oui, « lu », parce que vous êtes bien mignons mais le livre de catalogage, non, pas lu. Feuilleté en examen et au concours (petite anecdote : le code à noter quand j’ai passé le concours de bibliothécaire était F.E.E. J’ai donc passé le concours pour être fée – et je me suis loupé·e XD), jamais lu en entier parce que bon des listes de normes c’pas le plus passionnant non plus.

Sachant que le reste des lectures de l’année a été tout aussi enquiquinant. Mais je m’avance.

Je n’ai honnêtement aucun souvenir du livre du milieu. Heureusement que j’utilisais déjà Goodreads à l’époque parce je ne dois pas en avoir retiré grand-chose. Le métier de bibliothécaire était mon exemplaire personnel et je me souviens avoir passé des mois dessus … C’est un phénomène qui s’est déclenché durant cette année d’études : j’étais et suis encore now incapable de lire un livre théorique / professionnel sans y passer trois plombes. Je m’endors littéralement dessus, je relis trente-six fois les mêmes phrases … Même pas convaincu·e d’avoir encore des souvenirs de ce livre, en fait.

 

J’ai apprécié Mémoires d’une jeune fille rangée pour l’aspect historique, vie quotidienne. Le reste est allée du meh (L’écume des jours) à l’exécrable moment (tout le reste).

Après ce petit retour, je peux vous dire que c’est ce cycle de littérature qui me laisse le goût le plus amer. Déjà parce que la contemporaine est loin d’être mon genre favori. Ensuite pour la manière dont ces cours ont été menés.

Une liste nous avait été balancée à l’inscription, le cours était au 2e semestre. Une fois arrivé à ladite classe, j’ai appris qu’on n’étudierait pas ces ouvrages. Qu’on n’en parlerait même pas. Je suis donc restée sur mon dégoût, sur mon indignation, sur mon déplaisir général sans même pouvoir les partager ou comprendre pourquoi j’avais tort. Certains ont été vaguement mentionnés. Mais pour la plupart strictement rien. Honnêtement, pour ce type de classe en amphithéâtre, il aurait mieux valu ne rien nous demander de lire en amont vu l’utilité. Je n’ai pas tout lu de ladite liste, loin de là ; ça ne m’a absolument pas manqué. J’en ai lu quelques-uns, le résultat a été le même.

I.N.U.T.I.L.E. Et ça me fait mal au coeur de le réaliser encore maintenant.


On en arrive à mon dernier passage en date à l’université, mon master en documentation. Là, en revanche, en deux ans, j’en ai lu … Je vous propose de les séparé par genre / cours pour que ce soit un chouïa plus digérable.

A part Le métier de documentaliste que j’avais acheté sans me rendre compte, avant de commencer ma formation, qu’il ne correspondait pas à ce métier (doc d’entreprise), j’ai adoré ces livres que j’ai trouvés tellement utiles et passionnants. Je regrette que les deux derniers soient seulement des emprunts au CANOPE d’Epinal, ils sont tellement vivants – et lorsque je me galérais au boulot, j’avoue qu’ils me faisaient rêver en me montrant justement que c’était possible, d’avoir un CDI vivant.

(Ça, of course, c’était avant les cache-cache dans le noir au CDI avec les Première hein … I miss them T_T )

 

Alors j’ai toujours le lexique d’infocom dont je me sers encore au boulot lorsque j’ai besoin de définitions – elles ne sont vraiment pas spécialement compliquées. Je vous ai parlé de Lire dans un monde numérique ici. Et, hum, je n’ai pas grand souvenir des autres ^^,

On va séparer la télé / les médias des livres sur les séries en particulier parce qu’on va se perdre, sinon ^^,

Pour être honnête, j’ai surtout lu ces livres parce que je pensais y être un peu obligé·e. Comme mon sujet de mémoire était les séries télé, j’avais dans l’idée que pour parler de la présence / l’utilisation de séries télé au CDI bah il fallait voir de la théorie sur la télévision, la culture populaire, la culture adolescente en même temps que l’utilisation de la télévision par l’école.

Au final, j’ai le regret d’avoir fait ce travail avant qu’il y ait beaucoup de recul sur le streaming, sur Youtube, d’un point de vue éducatif. Il y aurait tellement, tellement de choses à dire sur le sujet. Les trucs un peu socio comme Bourdieu m’ont enquiquiné·e à l’extrême, les livres la télévision sont über anciens (ça se voit déjà tellement aux couvertures !) mais ceux sur la culture adolescente / lycéenne, j’avais adoré. Et oui, on parle bien d’Hélène et les garçons et d’autres sitcoms bieeen datées dans La culture des sentiments XD je m’étais bidonné·e tout du long.

A par le bleu vert, l’avant-dernier, j’ai vraiment aimé toutes ces lectures. Je regrette en prime que  les 50 ans de sitcoms américaines décryptées n’ait pas vraiment été dans mon sujet, je ne me suis autorisé·e que deux chapitres plaisir à lire, il était vraiment intéressant et l’écriture prenante.

J’en ai encore une bonne partie dans mes bibliothèques, excepté Sociologie d’un attachement culturel, De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ?, Les séries télévisées : l’avenir du cinéma (qui m’a tellement marqué·e que j’ai gardé une partie du titre comme titre de mon mémoire) et Séries : une addiction planétaire (désherbé parce que s’il était beau il n’apportait vraiment pas beaucoup de choses, d’un point de vue universitaire ou même juste lecture) et le Librio (au boulot).

Les Séries télé pour les Nuls et Sériescopie sont pas mal du tout lorsque vous vous intéressez aux séries de manière plutôt mainstream mais que vous voulez faire des découvertes. Séries cultes et culte de la série et Décoder les séries télé sont plus poussés. Je me rappelle que le premier était fascinant dans sa manière de parler de ce qu’on « retirait » d’une série, que ce soit les fanfictions ou fanarts, ou encore comment elle pouvait vous accompagner, et j’avais senti cette lecture vraiment très proche de moi personnellement. C’est drôle parce que c’était aussi assez éloigné de ma culture puisque livre canadien et que je ne connaissais pas trop les séries évoquées à part Angela, 15 ans de nom, il faudrait que je m’y repenche now que j’ai dévoré un certain nombre de saisons de Degrassi (qui apparemment est vraiment une série canadienne phare).

Et puis c’est difficile de ne pas mentionner Martin Winckler. C’est juste un des auteurs qui a été le plus importants durant cette période et m’a donné envie de parler de séries télé, insistant sur le fait que ce n’était pas ridicule, que ça avait tout autant de valeur que d’autres médias.

Le cours de littérature jeunesse était plutôt chouette. Je cherche un livre pour un enfant, sur les deux niveaux (naissance à 7 ans et de 8 à 16 ans) étaient mes petits compléments. Les albums étaient mignons, sans plus, ce n’est pas ce que je préfère.

Je crois qu’on a eu un cours sur la BD et le manga, mais j’avoue qu’il ne m’a laissé aucun souvenir (enfin il était déjà mieux que celui de l’iut où l’intervenant extérieur nous a dit que les mangas n’étaient pas uniquement du sexe et de la violence mais nous a fait passer une prépublication japonaise avec ces seuls types de mangas et en guise de cours a fait un tour de table pour nous demander ce qu’on savait. J’ai l’impression qu’au final, une fille de la classe dont le frère dessinait des mangas et moi avons fait cours …).

Mention spéciale à tous ces livres que j’ai achetés pour le concours et finalement jamais lus XD Merci à la bouquinerie du centre de Metz d’avoir eu tout ça à disposition et m’avoir permis d’enrichir ma petite collection de futur prof doc à l’époque XD

Et vous, à l’université ? Vous avez dû lire des choses chouettes ou pas du tout ?

C’est la fin de cette série sur mes lectures obligatoires, du collège à l’université. J’espère qu’elle vous a plu, peut-être qu’elle vous a donné des idées de lecture ou rappelé de (bons) souvenirs !

Lecture sur un rocher

Cher pays de notre enfance

Benoît Collombat (scénariste). Étienne Davodeau (scénariste, dessinateur). 2015, 218 p. Futuropolis. BD – Histoire.

Juillet 1975, le juge Renaud, forte tête réputée incorruptible, est abattu à bout portant. Dans les 70’s, Allemagne et l’Italie n’ont pas le monopole de la violence politique. Sous Pompidou puis sous Giscard, 47 assassinats politiques sont perpétrés. Derrière les petites frappes, des noms sulfureux : le gang des lyonnais, le SAC.

Autant de fantômes qu’Etienne Davodeau et Benoît Collombat, grand reporter à France Inter, sont allés réveiller. Dans ce premier volet d’une enquête en six parties*, ils déroulent les fils de ces scandales politico-financiers. Une époque révolue ? Peut-être… mais elle a façonné tout une génération de décideurs. Dans la pelote d’intrigues que nos deux reporters démêlent avec ténacité, peut-être trouverez-vous les prémices de Bygmalion ou de Clearstream.

J’ai très probablement croisé cette Enquête sur les années de plomb de la Vème République en librairie, parce que le titre et la couverture me sont bien restés un an en tête. J’étais très intrigué·e. Ce n’est pas un secret, j’adore l’Histoire, même si avec la Vème République on tourne à un peu proche de nous, je suis plus habitué·e à la Belle Epoque, ou aux guerres mondiales lorsque j’étais plus jeune (non, plus maintenant. Quand vous en lisez tellement que vous finissez par vous glisser sous la table en criant « les allemands » quand un avion passe … c’est que vous en avez trop lu).

Honnêtement, je ne connaissais pas du tout les affaires dont il est question dans cette superbe BD. Pas même le SAC, ce qui m’étonne un peu (on n’est pas allé jusqu’à cette période en terminale ? J’ai un doute. Mais on avait un super prof, ça ne m’aurait pas étonné·e … ou alors les assassinats politiques ne sont pas vraiment au programme ^^,).

J’ai été estomaqué·e par le contenu de ce récit – et je ne dis pas récit dans le sens je n’y crois pas. Plus je tournais les pages, plus j’hallucinais. Ça s’est vraiment passé ? Ainsi ?? J’ai conscience d’avoir une certaine naïveté, mais autant de mauvaise foi, de bâtons dans les roues des enquêteurs, de fils et de ramifications … bien sûr, il y a eu cette petite déception à la fin, puisque rien n’est résolu exactement. Je suis faible, moi, j’ai l’habitude d’Hercule Poirot et d’avoir ma petite réponse finale.

Le dessin m’a étonné·e. Il n’est pas forcément esthétique, mais très pratique et correspond bien à ce style d’enquête, en noir et blanc, avec des touches de couleur. On comprend toujours où les auteurs veulent en venir et l’action est bien retransmise. J’avais un peu peur de ne pas du tout accrocher, mais c’est une très bonne surprise de ce côté-là également.

J’avoue que j’ai parlé de cette Bd avec mon père, qui n’en lit pas du tout. Je ne désespère pas de la lui faire découvrir, après tout, vu le sujet. Mais surtout, ce qui m’a étonné·e, c’est que s’il connaissait l’affaire du juge assassiné, le SAC lui était totalement inconnu … alors oui, il est né dans les années 50 et n’avait qu’une vingtaine d’années au moment où le récit se déroule, ça n’est pas une « excuse » (non mais j’entends tellement souvent mes cyclones me sortir ça xD), d’autant qu’il connaît plein de choses sur la guerre d’Algérie par exemple, durant laquelle il était bien plus jeune … Ou alors on vit juste dans un coin über paumé, ce qui est très possible aussi. A voir si cette lecture lui rappellerait des souvenirs.

Si j’en parle, c’est aussi parce que mon goût de l’Histoire me vient de lui. Vous en connaissez beaucoup, des parents qui racontent des anecdotes sur l’URSS (et pas U.R.S.S. hein en un mot) et ses sportifs dopés (oui oui, hormones et tout le bazar) à un·e gamin·e de sept ou huit ans ? (et qui à son âge avancé maintenant a accueilli sans aucune surprise l’annonce de la disqualification de l’URSS pardon de la Russie aux JO à venir ? voilà, c’était le point actu sur le blog xD – ne me demandez pas de quand date cette anecdote des JO XD).

Mince.

J’en étais où moi ? xD.

Une BD qui m’a définitivement donné envie de poursuivre ma découverte de l’Histoire sous ce format, et de lire davantage sur la Vème République. Une lecture qui en plus est arrivé·e à un moment où j’étais un peu déprimé·e et qui a parfaitement réussi à me faire tout oublier.