A year in … books (2016)

Petit retour rapide sur mon année de lectures. J’aurais pensé en avoir davantage qui m’ont ravie ou interpellée cette année. Elle a été pas mal chargée comme je vous l’expliquerai dans un autre article, et influencée par les challenges lecture dont je vous ai déjà parlés.

Reproduction interdite, janvier 2016. Mes dieux. Une de mes premières lectures de l’année. De la SF qui m’a chamboulée comme rarement, surtout qu’elle se déroule pas loin de chez mes parents, alors quand je passe pas loin, je panique d’autant plus ^^,

Fille de l’eau, février. Un récit plein de charme sur un univers (futuriste?) où l’eau est devenue rare mais les traditions subsistent, comme celle, inspirée du monde asiatique, des maîtres de l’eau. S’il y a quelques longueurs, honnêtement, on se laisse totalement porter par l’écriture pleine de fluidité et de douceur.

The Immortal Empire, février. J’ai dévoré le premier tome en février et le second en décembre. Je boude de n’avoir trouvé le troisième en Irlande. Vampires. Reine Victoria. Steampunk. Sang. Génétique. Vocabulaire british. Loup-garou écossais. Humour féroce. A croquer !

Commando culotte, avril. Je crois que c’est l’auguste Matilda qui m’en a parlé – et qui a beaucoup apprécié de me voir demander ce roman graphique dans différentes librairies, parce que le titre est très drôle. Honnêtement, le style visuel ne m’enthousiasme pas. Mais c’est la réflexion derrière qui m’attire. Les petites graines de réflexion sur le féminisme, la diversité ethnique et sexuelle, la tolérance dans les séries télévisées et les films que l’auteure distille dans ses analyses (j’aimerais bien qu’elle publie un autre livre sur le même canevas), qui ont à leur tour entraîné cette réflexion chez moi.

Mytho, avril. C’est léger, c’est choupi, ça parle de mythologie, et bien (Les Petits mythos sont beaucoup moins passés), avec beaucoup d’imagination et un système qui m’a fascinée, servi par un dessin des plus agréables.

The Ancient Magus Bride, mai. C’est beau. C’est rêveur. C’est plein de charme.

Les Outrepasseurs, mai. Et je ne vous dis pas seulement ça parce que l’auteur, Cindy van Wilder est vraiment sympa, et très souriante, comme je l’ai découverte aux Imaginales cette année. Mais parce que son écriture m’a emportée dès les premières pages, dans une magie ancrée dans le quotidien, tout ce que j’aime, une vie antérieure, des personnages particulièrement bien campés … Une lecture qui m’a longtemps hantée. A lire.

Spirits, Fairies, Leprechauns and Goblins, mai avec une relecture de Giants, Monsters and Dragons. Un foisonnement de références sur le folklore très bien rendu, sans trop se perdre.

La bible Dracula, juin. Effectivement une bien belle Bible (qu’il faudrait remettre à jour mon capitaine, hein, si vous en avez l’occasion, rien qu’en rajoutant de la musique et des séries télé.). L’auteur a un humour qui passe très bien. Je n’oserai pas dire mordant, hein, mauvais jeu de mot, toussa toussa.

L’ordinatueur, juin. De la sf jeunesse qui se lit admirablement toute seule. J’adore le thème de la réalité virtuelle et la résolution.

Le livre perdu des sortilèges, juin. La première partie, à Oxford, et la troisième dans la famille de l’héroïne, sont des enchantements. La vision du vampire et de la magie en général pour l’auteur sont passionnants, et ses personnages adorables.

Ainsi soit-elle, juillet. Toute une réflexion sur les femmes, leurs droits, leur histoire. Juste à lire.

Axiomatique, août. Beaucoup de thèmes qui m’ont vraiment interpellée même si je n’ai pas toujours saisi la logique de l’auteur.

Harley Quinn, août. Une histoire indépendante du Joker, avec un dessin plein de force, pour des petites aventures bien à son image : fracassante. Un retour au comic super chouette.

Les culottées, octobre. Une très belle présentation de femmes qui ont fait l’Histoire, et dont on ne se souvient pas forcément. Le tome 2 vient de sortir 😁

Death Note, octobre. J’ai rarement vu un manga au suspense aussi maîtrisé, avec un thème aussi dur et si peu d’humour. Jusqu’au tome 8 en tout cas, c’est un roller coaster d’émotions bien dosées.

Erased, octobre. Il y a un côté très Quantum Leap dans cette série sur le voyage dans le temps et le changement du passé. Dur mais très touchant.

                                       

Je vais revenir vivement sur les lectures qui m’ont dérangée. Certaines, une en particulier, n’ont pas eu de billet, et ça n’arrivera pas, parce que ça ne passait justement pas du tout.

J’ai retrouvé en anglais certains romans que j’ai dévorés ado (Melody, Les orphelines) et j’ai découvert avec horreur leur côté un peu glauque et cliché (bon, celui-là, je m’en souvenais). Je vous avoue que j’ai terminé cette deuxième série et que je ne conserve pas les autres, trop mauvais moments de lecture.

La guerre de 14 n’a pas eu lieu. Quand on dit non, c’est non. Le consentement, c’est important. Rien que pour ça je garde un très mauvais souvenir de ce livre (il m’a un peu ennuyée aussi).

La saveur des figues. Ou comment insérer une tentative de viol sans conséquence dans le récit si ce n’est renvoyer l’héroïne à la cuisine. Je suis colère.

Honey x Honey. Glénat, vous vous fichez de qui, sérieusement? Du shojo, ce truc? Où garçons et filles doivent agir comme les esclaves des étudiants riches, y compris ou je suppose surtout sexuellement ? La pseudo belle histoire d’amour est à pleurer, le message à vomir. J’espère sincèrement que ce n’est pas un manga qui est tombé entre les mains de choupettes dès dix ans.

Ligne 15, tome 1 : Joséphine, Ma métamorphose. Rien qu’à voir l’auteure, je savais que je passerais un sale quart d’heure, après Théa pour l’éternité. Théa me fait encore grincer des dents. Joséphine est tout aussi catastrophique. Sexiste, binaire, à bourrer le chou de pauvres gamines. Genre si t’as pas de boyfriend ben tu vaux rien. Genre même si tu veux pas ben t’es pas « une femme », même si personne ne te plaît il faut quand même. Genre même si le mec t’a fait le coup du slut shaming s’il veut sortir avec toi ben c’est trop cool génial. Tu n’existes qu’en ayant un foutu boyfriend. J’ai désherbé les six volumes au boulot. Je suis encore furieuse des mois après. Et mal à l’aise devant cette leçon d’adolescence flanquée à la louche. Des jeunes qui prennent en photo des jambes de leur prof sans problème ni conséquence, juste parce qu’ils se font chier en classe, et no soucy Lucy. Je ne vous dit pas mon malaise et mon dégoût à ce moment, ajouté au reste. Et je vais m’arrêter là. J’ai détesté ces différents messages.

Et vous ? 2016 a-t-elle été une belle année de lectures ? Parlez-moi de vos coups de cœur ! Ou de vos prix citron 🙂

Phoenix Endsong

Scénario : Chuck Dixon (1), Denny O’Neil (2), Devin Grayson (3 et 4).

Dessin : Scott McDaniel (1), Dave Taylor (2), Phil Jimenez (3), Brian Stelfreeze (4).

Couleurs : Roberta Tewes (1), Digital Chameleon (2), Adrienne Roy (3), Brian Stelfreeze (4).

Traducteur : Jérôme Wicky.

Nombre de pages : 45 x 5.

Parution : 2002.

Éditeur : Semic.

Genre : Comic.

Prix : ? € .

En terminant Wonder Woman, j’avais déjà mal au crâne des tonnes d’histoire qu’il aurait fallu lire pour comprendre ce volume (censé expliquer des origines donc rien n’aurait dû avoir lieu avant, mais je suppose que c’est un détail). J’ai eu une furieuse envie d’en finir avec les comics dans ma PAL, donc je me suis dirigée vers les 5 issues de Phoenix Endsong, qui devait être un récit complet.

J’ai été servie. C’est certes une histoire complète, mais ce n’est pas la première fois que Jean Grey se transforme en phénix donc il y a encore plus de bagage que je ne pensais. Du coup, heureusement que j’avais une vague idée de la chose avec X-Men 3. Honnêtement, je pensais que cette histoire serait « le » récit de Phénix, ou du moins le premier.

Pour ne rien arranger à mon humeur (je vous dis, les comics à ce moment, soit l’été dernier, pas mon truc, là je terminais ce que j’avais en PAL), presque à chaque page, la pleine page de droite est occupée par une publicité pour un autre comic, un jeu vidéo, un film, quand ce n’est pas une double page de pub ou de texte. J’étais perpétuellement sortie de ma lecture.

L’histoire en elle-même ne m’a pas transportée puisqu’il n’y avait vraiment rien de nouveau sous le soleil. Je crois que Scott dit carrément à un moment qu’ils ont l’habitude …

Et il y a ce personnage mutant, Quentin, qui recherche Sophie dont il était amoureux. Elle est une mutante qui peut se diviser en 5 (ou whatever hein c’est jamais rappelé), mais elle est morte et il part la chercher. Je ne sais absolument pas qui sont ces personnages et ils se greffent à l’histoire de Phénix pour rien, au final. Quentin a l’air d’être un peu cinglé, devant les inquiétudes des autres, mais il ne fait rien de particulier à part se lamenter sur le fait que Phénix ne ramène pas Sophie à la vie. C’est très confus.

Et je déteste Emma Frost. Vraiment. Elle est ultra présente, pour ma plus grande joie.

Bref, une lecture pas du tout faite pour moi.

Contes Myalgiques, tome 1 : Les Terres qui rêvent

Contes Myalgiques 1Auteur : Nathalie Dau.

Illustrateur : Magalie Villeneuve.

Nombre de pages : 161.

Parution : 2007.

Éditeur : Griffe d’encre.

Genre : Fantasy.

Prix: disponible d’occasion.

Résumé éditeur : Il était une fois… des récits fantastiques qui empruntaient au patrimoine folklorique mondial et à la mythologie incisive de leur conteuse. Comme ils aimaient les belles histoires, ils se marièrent et enfantèrent un beau recueil. 

Laissez-les vous convier à un voyage entre ombre et lumière, où le merveilleux se mêle à l’affliction, où les épreuves forgent des âmes de miel comme de fiel. 

Qu’ils soient issus de légendes indiennes, sibériennes, celtiques ou provençales, ces contes vous enchanteront et vous terrifieront, vous apaiseront et vous lancineront. 

N’espérez pas sortir indemne d’une plongée dans l’imaginaire de Nathalie Dau : ses créatures féeriques ne vous veulent pas que du bien.

Ce recueil m’a été chaudement recommandé par Snow. Je me suis lancée avec une petite appréhension, comme je ne suis pas habituée des recueils de nouvelles, lorsque chacune aborde un autre univers. J’ai été très agréablement surprise.

Les différents thèmes sont très intéressants et l’écriture de Nathalie Dau pleine de charme, malgré quelques touches de cruauté. J’ai aimé les différentes inspirations que j’ai trouvé, les différentes mythologies et folklores.

La Femme, la sorcière et l’amour démarre magnifiquement ce recueil, ce conte aux accents indiens, sur l’amour et la mort.

Bonne année ! est très surprenant. Il relate le rite de passage de la couronne d’un royaume, par le point de vue d’un enfant béni des dieux. Poignant et plein de douceur malgré sa dureté.

Aenor est teintée de matière de Bretagne, de magie féérique, et de la trahison des hommes pour une fée.

Chicanerie est un poème. Je ne m’y attendais pas du tout, cette respiration dans le recueil est pleine de charme.

Le Violon de la fée évoque un artisan luthier et un jeune musicien blessé. J’ai beaucoup aimé l’élégance de ce récit.

Le Siestophage oppose deux hommes très différents, l’un tenu en haute estime et cité par la mère du héros, l’autre à déconseiller. Paul, le petit frère du protagoniste, commence à dépérir, et Frédéric, son aîné, se persuade que l’un des hommes en est responsable. L’issue est plutôt prévisible, mais la nouvelle n’en est pas moins empreinte d’un charme féérique.

Faux pas nous fait rencontrer des trolls. J’ai trouvé ce récit plutôt drôle et ironique.

Lucine est une princesse avec un fort caractère qui se retourne contre elle. J’ai aimé la malédiction qui lui est liée et la noirceur qui se dégage du personnage et du récit.

Désespérée est courte, mais poignante et percutante.

Demain les trottoirs est la nouvelle qui m’a fait froid dans le dos. Un enfant capture une fée et lui demande de réaliser son souhait, pour échapper à une réalité qui m’a fait frissonner. Mais ses décisions ne donnent pas lieu à un avenir doré.

Vale Frater suit un chaman qui essaie d’empêcher une sorcière d’emmener les garçons de son peuple. J’ai beaucoup aimé cette fenêtre sur une mythologie inconnue.

L’auteur parvient à dévider ces différents petits récits chacun dans leur univers avec énormément de brio, jamais je n’ai senti de fausse note. L’écriture est toujours particulièrement belle. Une lecture que je vous recommande.

Nombre de tomes parus : 2 (série finie).

Tome 2 : Les Atouts du Diable.

Angélique, tome 6 : Angélique et son amour

Auteurs : Anne & Serge Golon.

Illustration : Lage.

Nombre de pages : 352.

Première parution : 1961. Cette édition : 1978.

Éditeur : France Loisirs.

Genre : Historique – Romance.

Prix 9,95€ sur Ebay (j’ai commandé la plupart des Angélique sur ce site).

Résumé éditeur : Angélique, la Marquise des Anges, quitte La Rochelle où elle a tant souffert pour les îles d’Amérique. Elle fuit un passé trop douloureux, un présent trop dangereux, un avenir trop incertain. Elle a refusé le pardon dédaigneux offert par Louis XIV. Elle a dit adieu au souvenir de ses fils.

Le bateau, conduit par un mystérieux pirate masqué, le Rescator, l’emmène avec ces Huguenots qu’elle a décidé de sauver et la petite Honorine, l’enfant du cauchemar et de la honte.

Une traversée qui lui réserve bien des surprises: un visage qui ne lui est pas inconnu, des mots déjà entendus, une voix …

Quel lointain passé cherche à s’imposer à sa mémoire ? Que lui réservent les îles d’Amérique ? Un bonheur auquel elle ne croit plus ou la certitude d’une vie irrémédiablement gâchée ?

Angélique quitte donc La Rochelle pour rejoindre les Amériques. On a donc encore une fois un voyage par bateau, ce que je n’aime pas du tout, comme je l’ai dit pour Indomptable Angélique. Mais ce volume passe beaucoup, beaucoup mieux, pour une raison toute simple : le Rescator.

Le Rescator, qui avait payé Angélique très cher lorsqu’elle avait été vendue sur un marché (Indomptable Angélique), et qui a accepté son marché de sauver les marchands protestants avec elle à la fin d’Angélique se révolte, et qui m’intriguait beaucoup lors de la première lecture, même si je ne pense pas avoir deviné qu’il s’agit de Joffrey. J’ai beau être familière de Sangoku et ses multiples retours, avoir revu Nicolas qu’on pensait mort et savoir qu’il devait être en vie quelque part … enfin, peut-être à la fin du tome 4 …

Mais là, j’étais ravie de le revoir enfin, surtout que lui et Angélique ne partent pas sur de très bonnes bases. Si elle se sent attirée par lui, elle ne connaît pas la vérité tout de suite, et elle est choquée de son attitude à son égard lorsque c’est le cas. C’est le début d’une relation nouvelle entre eux qui commence, plus égalitaire, avec la jeune femme qui a mûri, et Joffrey qui a bien changé également. J’adore les différents passages qui les réunissent.

La mutinerie m’a profondément agacée. Sérieusement, les gens? Il vient de vous sauver et c’est comme ça que vous le remerciez? J’ai beaucoup ri de la riposte de Joffrey. Toujours aussi parfait, toujours aussi intelligent.

La surprise qu’il réserve à Angélique à la fin est merveilleuse et touchante, et m’a émue encore une fois alors que je me souvenais plutôt bien de ce qui allait arriver, ainsi que sa déclaration à Honorine. J’aime ce nouveau départ, même si à la base je ne suis pas passionnée par les récits se déroulant dans le Nouveau Monde (ça, on verra dans le volume suivant …).

Par contre, je me serais passée de l’âme charitable qui m’a vendu les livres, ou la personne avant, qui a trouvé ultra important d’écrire Tome … et le chiffre, sur la couverture. On ne voit pas la couleur, mais on peut lire parce que c’est légèrement « gravé » dans la jaquette. Je suis greuh.

Nombre de tomes parus : 14.

Tome 1 : Angélique.

Tome 2 : Le chemin de Versailles.

Tome 3 : Angélique et le Roy.

Tome 4 : Indomptable Angélique.

Tome 5 : Angélique se révolte.

In Death, tome 8 : Conspiracy in Death

Titre VF : Lieutenant Eve Dallas, tome 8 : Conspiration du crime.

Auteur : Nora Roberts alias J.D. Robb.

Design : Vivid.

Couverture : Photonica.

Nombre de pages : 282.

Première parution : 199 . Cette édition : 200 .

Éditeur : Piatkus.

Genre : Science-fiction – Policier.

Résumé : Qui va se soucier de la victime dans la nouvelle enquête d’Eve? Un SDF, auquel on a retiré le cœur, de manière quasi chirurgicale. Et bien sûr, les proches de l’homme n’osent pas s’adresser à la police. D’ailleurs, qui voudrait s’adresser à l’agent qui a s’est occupée de la scène? Ellen Bowers se fait tout de suite remarquer par Eve et Peabody pour son mauvais caractère, qui finira par influencer de manière décisive sur l’enquête.

J’ai été très touchée par ce volume, comme toujours par Eve. Allons-y pour le petit spoiler : Ellen est assassinée et fait porter les soupçons sur Eve, à qui on retire son arme et son insigne. Elle est complètement dévastée, détruite, presque apathique. Et c’est magnifique. Magnifique parce que même si on supposait que son job, sa mission, c’était sa vie, on le voit maintenant, et elle est profondément touchante. On n’en apprend pas forcément davantage sur son passé, mais on la sent proche par sa détresse, sa douleur.

J’ai eu très rapidement envie de claquer Bowers. Avant même la dixième page, et un peu après, pour son attitude orgueilleuse, ses commentaires déplacés. J’ai été plutôt contente de son sort, même si pas tellement des conséquences.

En revanche, ce tome introduit un nouveau personnage, j’espère la revoir. Louise est docteur, d’une excellente famille, mais elle choisit de travailler dans une partie pauvre de la ville. Elle se prend la tête rapidement avec Eve, mais on sent bien que ça vient de sa fatigue, de ses a priori sur la police. Elle se rend utile malgré ses liens avec l’affaire (c’est souvent comme ça dans cette série ^^ il n’y a qu’à voir Roarke dans le premier tome, à peine arrivé, toujours en lien avec l’enquête).

Un petit bémol sur cette enquête. J’ai aimé le thème (vol d’organes, puis à terme sélection et eugénisme), mais j’ai trouvé qu’elle était un peu tirée par les cheveux (rien que le nombre exponentiel de victimes sur plusieurs continents), et plus dure à suivre que d’habitude, probablement parce qu’elle n’est pas censée être le point central du roman, mais plutôt Eve et son travail. Je l’ai à peine suivie malgré ce thème prometteur, mais pour une fois, ça m’était bien égal.

Un très bon volume, prenant et touchant.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Chasseuse de vampires, tome 3 : La compagne de l’archange

chasseuse-de-vampires-3Titre original : Guild Hunter, book 3 : Archangel’s Consort.

Auteur : Nalini Singh.

Traducteur : Luce Michel.

Couverture : Ilona Wellmann / Trevillion.

Nombre de pages : 447.

Parution VO : 2012. VF : 2012.

Éditeur : J’ai Lu.

Genre : Fantastique urbain.

Prix : 8.90€.

Résumé éditeur« Après les mésaventures de Pékin et une longue convalescence, me voici enfin prête à regagner Manhattan en compagnie de mon Archange. Mais les éléments se déchaînent aux quatre coins du monde, provoquant des désastres sans précédent qui font trembler le Cadre. Si l’on en croit la légende, il semble qu’un Ancien se réveille, et croyez-moi, ça n’augure rien de bon « .

Retrouver l’univers de la Guilde a été un peu compliqué, puisque ça faisait bien quatre ans que j’avais lu le tome 2 (d’ailleurs après la lecture du 4 j’ai enchaîné sur les deux premiers pour bien tout saisir, même si j’aurais tout oublié d’ici aux suivants ^^,).

Compliqué, mais plaisant. J’apprécie toujours autant l’univers proposé par l’auteur, anges, archanges, vampires, chasseurs de la Guilde, ancien. L’arrivée de Caliane est intéressante, monte lentement en puissance, et permet de se focaliser sur Raphael, qui apparait presque plus humain dans ses souvenirs, ses doutes.

Elena n’est pas en reste puisqu’elle évoque sa mère, ses soeurs décédées, celui qui l’a attaquée lorsqu’elle était enfant. La relation des protagonistes a un côté plutôt égalitaire entre ce partage des souvenirs durs à porter et le développement de leur relation (notamment dans le terme utilisé pour évoquer la jeune femme).

J’ai toujours un peu de mal avec le vocabulaire employé par l’auteure, mais j’ai surtout été ennuyée par le sentiment général donné par le livre : on dirait un tome de transition. Je suis vraiment restée sur ma faim, je n’ai pas senti la même adrénaline et le même danger dont les tomes 1 et 2 m’avaient laissé le souvenir. Le tome 4 s’est avéré une obligation, heureusement qu’il se trouvait dans ma PAL.

Une lecture intéressante, mais un peu légère.

Nombre de tomes parus : 8 (série en cours).

Tome 1 : Le sang des anges.

Tome 2 : Le souffle de l’archange.

4 : Lire une oeuvre SFFF écrite par un auteur de couleur ou métissé (racisé). 

Contes Russes

contes-russesTraducteur : Jean Karel.

Illustrateur : Vladimir Brehovszky.

Nombre de pages : 205.

Parution : 1990.

Éditeur : Gründ.

Genre : Contes.

Prix : €.

Dans le cadre du Défi SFFF & Diversité, je me suis replongée dans mon recueil de contes préféré, celui que j’ai dû relire un millier de fois depuis mon enfance. Il a conservé une bonne partie de sa magie, même si évidemment je me souvenais très bien de chacune des petites histoires qui le composent.

Je regrette un peu l’inutilité des femmes dans celles-ci, à part Maroussia qui part à la recherche de celui qu’elle aime pour le sauver d’une reine qui l’a envoûté, ce sont des héros masculins qui viennent en aide à des damoiselles en détresse. Mais il y a des dragons et la Baba Yaga, donc ça pourrait être pire. Et ça n’est jamais exagéré, je trouve. Et j’adore les récits de dragons ^^,

Les illustrations ne sont pas nombreuses, mais superbes, dans le style de la couverture, épiques en couleur ou plus simples en noir et blanc pour accompagner les titres.

Plusieurs histoires mettent en scène des animaux, comme des loups, des renards, des grues (rappelant ce diable de Renart d’ailleurs ^^), soit entre eux soit venant en aide ou coexistant avec des humains, un bel univers merveilleux de contes, avec des touches Russes comme le tsar, les fermiers, les boyards, les dragons, la Baba Yaga, cette sorcière qui vit dans une maison à pattes de poules, se déplace dans un mortier avec son pilon ^^ Elles vont de deux pages à une vingtaine.

Aucune d’entre elle n’ennuie. J’aime beaucoup Le blanc faucon Finiste (fiancé de Maroussia qui part à sa recherche), Le soldat malin et les trois filles du tsar (gardées par des dragons féroces!), Ivan-des-eaux et Mikhaïl-des-eaux (des jumeaux partant à l’aventure), Le tsarévitch Ivan et le loup féroce (qui démarre très bien le recueil, sur une liste de quêtes et d’objets à retrouver pour apaiser un opposant, c’est classique mais ça fonctionne tellement bien).

Un très beau retour en enfance.

20 : Relire un conte que vous avez adoré étant enfant.