Going on an Adventure

Livre sur la Place 2019


Ce bilan est un peu plus mitigé que celui de l’année dernière. Première expérience du Livre sur la Place un dimanche, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de monde en visiteurs pour bien moins en auteurs.

Autre petite déception, j’ai pris peu de photographies. Je n’étais pas vraiment inspirée par le décor qui n’a pas changé depuis l’an dernier.

Et étant toute seule est carrément arrivé un moment où je me suis ennuyée en attenant l’heure d’arrivée de l’autrice que j’attendais.

Mais parmi les points très positifs, Catel m’a fait une très jolie dédicace sur mon Benoîte Groult.

Et ma prof s’est rappelé de moi.

Monica Latham dont je vous parlais dans un premier billet. Mon ancienne prof de fac.

Cela faisait plus de dix ans. Mai ou avril 2009, connaissant les années universitaires.

Et vraiment, je ne suis pas le genre de personne dont on se souvient. Certainement pas sur une telle période de temps.

Je vous avoue que ça m’a secoué le cœur. Que ce soit Mme Latham ou Mme Collé-Bak, que je n’avais même pas en classe, toutes les deux se rappelaient de moi.

Et encore une fois, elles m’ont encouragées en apprenant que je voulais être prof doc en Irlande.

Cette petite rencontre qui a duré entre vingt et trente minutes va juste rester un souvenir très précieux.

Carmilla's Arias

Kissin’ Dynamite / Amaranthe

Dans le bilan musical de 2018, je vous parlais d’un groupe que j’adorais et dont j’avais totalement oublié de vous parler.

Pour poursuivre cette tradition, j’ai complètement oublié cet article pourtant démarré dans la foulée, édité jusqu’en mars, rappelé à mon bon souvenir en novembre.

Ah well XD That’s me XD

C’est une collègue qui m’a parlé du concert de ce début d’année. Je ne fais pas trop attention à l’actu musicale de mes alentours malheureusement et elle m’a dit qu’Amaranthe serait la première partie de Powerwolf en janvier.

Je ne connaissais ni Powerwolf ni Kissin’ Dynamite, le tout premier groupe en scène mais dammit j’adore Amaranthe et Elize Ryd, la chanteuse, donc nous voilà !

Nous étant Tesra et moi, les photos du concert sont d’elle puisque le videur m’a gentiment invité à laisser Anaël dans les coulisses parce que je n’avais pas de pass photographe. Apparemment, Anaël fait trop pro/trop grand. Wtf, mais bon.

On va faire les choses dans le désordre pour ce billet, rester sur ce concert en particulier et à l’occasion je vous parlerai de ma découverte du groupe et des autres albums d’eux que j’adore.

Mais le concert a démarré par Kissin’ Dynamite que je ne connaissais pas du tout.

J’ai adoré l’énergie du groupe, son côté un peu flamboyant qui m’a fait penser aux 70s (de manière étonnamment positive XD), les chansons (surtout celle-ci), les textes. J’ai filé acheter l’album à la pause.

Et Amaranthe est arrivé dans plein d’effets de vent, de feux d’artifice et de couleurs. Yay ❤

Je pensais qu’il y aurait surtout des chansons issues du nouvel album, Helix, que j’ai juste acheté à ce moment et donc je ne connaîtrais pas trop (comme pour mon dernier concert d’Ycare). Mais pas du tout. J’ai eu droit à ma chanson préférée du groupe ❤

J’ai acheté Helix, leur dernier album et le hoodie du tour (aka veste épaisse à capuche). J’en ai déjà un certain nombre mais celle-ci est parfaite pour le boulot avec ma grande cape d’hiver (qui n’a pas de manches. J’ai donc une superbe cape d’hiver à manches Amaranthe. J’adore. Et comme c’est la saison XD j’ai pu la remettre ce vendredi 😀 )

Et normalement à ce moment on aurait dû avoir Powerwolf que je ne connaissais pas mais qui avais l’air fun. Or entre les deux premiers groupes il y avait 15-20 min de pause mais là on allait attendre plus de 30 min pour bien 2h de concert.

Je vais devoir vous avouer que j’étais complètement claquée, Tesra pas loin derrière, je sortais d’une longue semaine de boulot qui incluait le samedi.

Ah oui, fun fact que j’ai mis des mois à comprendre.

Ce samedi était le jour de ma porte ouverte au boulot. Aka j’ai dû y être de 9h à 17h lorsque le concert démarrait vers 18h ou 18h30 et que Stanislas, mon abruti de GPS, a failli m’envoyer dans une autre dimension.

Mais ça, c’est un autre problème.

Donc nous étions laminées et avons décidé  de ne pas rester. Je crois que c’était mieux, j’ai déjà du mal à conduire de nuit alors avec la fatigue accumulée (je ne suis pas quelqu’un de sociable en prime, quand il y a trop de gens ça me pèse encore plus alors imaginez le concert + la journée de visites. Je pense que j’aurais été sur les rotules et pas envie de revivre ça sur la route).

Mais la soirée a été géniale, je retournerai à L’Autre Canal sans faute 🙂

Errements visuels

Netflix & Me [Septembre-Octobre]

En septembre et octobre, je suis plus fixée devant des vlogs Youtube (mode, écominimalisme, tri) que des séries.

J’apprécie toujours autant Outlander mais j’ai arrêté mon revisionnage à l’issue de la saison 3. La quatrième est trop sexiste pour moi avec le personnage de Roger et sa manière de traiter Brianna (slut shaming notamment). Cependant, j’attends la saison suivante.

Brooklyn Nine-Nine est toujours aussi hilarant au second visionnage. Je me suis une fois encore attachée aux personnages et à leurs petites histoires. Mais lorsque j’ai été chercher la dernière saison, j’ai été déçue. Il y a déjà un côté un peu conventionnel et plan plan qui se dessinait vaguement mais cette saison manque d’originalité et d’humour, j’espère que la suivante rattrapera cette baisse.

Eleanor a vraiment pris son envol malgré sa tristesse à l’effacement de la mémoire de Chidi. Ce nouveau retournement de situation (les humains sont à présent en charge de la Good Place pour prouver qu’ils en valent la peine à la juge) est très bien illustré.

Premier revisionnage intégral d’une traite. Orphan Black reste un bijou de science-fiction servi par des acteurs génialissimes, Tatiana Maslany en tête.

J’avais été plutôt intéressée par la saison 1 excepté un finale qui partait complètement en cacahuète (dommage parce qu’il avait du potentiel mais pas sur un seul épisode). Je n’ai vu qu’un épisode de la saison 2 comme je n’ai pas réussi à m’y intéresser. On dirait qu’il n’y a pas de conséquences à ce finale raté, tout a repris comme avant et j’ai l’impression que s’amorce une relation entre un des soeurs et leur White Lighter, ce qui ne me plaît pas tant que ça (même si je l’avais déjà vu venir dans la première saison). Je n’ai pas eu envie de poursuivre.

Vous avez vu, vous comptez voir certain/e/s de ces films, de ces séries ? De belles trouvailles récemment pour vous ?

Lectures sur un rocher

Feuilles d’octobre

En octobre, je lâche complètement la PAL pour la Switch et Zelda.

Et oui, j’ai une tête de déterrée la semaine avant les vacances. Les gamins ont apprécié.

Je savoure aussi en numérique une suite pleine d’éclats de rires et une « nouvelle » série complètement géniale.

J’avais complètement oublié ce recueil acheté l’an dernier pour des lectures à voix haute. Il est en fait constitué de petites histoires issues des Mini Syros. J’avais déjà lu celle sur les Humutes de Carina Rozenfeld ou L’envol du dragon de Jeanne-A Debats. Le fait de les rassembler est une excellente idée. La lecture est fluide et j’ai fait de très jolies découvertes comme L’enfaon d’Eric Simard (même si décliné à toutes les sauces comme L’enbaleine, L’enlouve etc. l’idée perd de son charme et de sa douceur) et Toutes les vies de Benjamin d’Ange. Le concept des vies parallèles m’a soufflée.

Je termine cette petite série un peu déçue. En fait c’est un seul tournoi qui est proposé par la mangaka sans grande évolution des personnages. Et le jeu reste incompréhensible. Les decks changent tout le temps mais pas seulement d’un point de vue identité graphique, d’un point de vue fonctionnement aussi. Est-ce que c’est pareil pour d’autres jeux ? Je n’y connais rien en la matière et ici on n’a pas trop le choix que se laisser emporter par le flot. Heureusement, ça reste plutôt mignon.

On me réclame toujours du Chair de Poule pour les soirées à l’internat. Parce que je suis en période photographie, forcément, je suis partie sur celui-ci. Je ne suis pas très enthousiaste. Une fois encore, beaucoup de remplissage et une fin bien trop happy ending et facile, peu d’humour (à part un camarade du héros comparé à un oiseau). Heureusement qu’il y a une construction progressive de l’angoisse avec la maison, l’appareil, les différentes situations. M’en fiche, j’ai changé la fin.

Une fois encore, Lia Vilorë propose un récit bourré d’humour et de références. Rien que pour Alison Krauss en ouverture de chapitre ❤ La magie est encore plus au rendez-vous que précédemment et même si je ne connais rien au jeu de rôle, l’écriture fluide permet de se laisser porter avec plaisir pour la balade.

Le premier tome d’Artelier Collection avait un beau potentiel shonen. Je suis moins enthousiaste devant la suite. Si les débuts de Makumo, ce qui lui a donné envie d’être couturier sont mignons, l’organisation qui s’en prend à eux n’est pas bien originale. Le duo de protagonistes qui se met en place ne me parle pas spécialement et si j’apprécie la fin du troisième tome (cette plongée dans un livre), un mois après je n’ai plus souvenir de ces lectures. Et ni l’envie de les relire ou de poursuivre.

J’ai beaucoup aimé l’énergie de ce début de série. C’est un shonen efficace, simple avec une mythologie plutôt chouette, de l’humour, un protagoniste attachant et agaçant et je n’ai pas vu les pages passer. Le seul détail qui m’a froissée a été le jumeau du héros. Qu’on ne sache pas qu’il soit lui-même exorciste, c’est une chose, mais qu’il soit en fait à un niveau über élevé et enseigne même dans l’établissement où se retrouve le héros, c’est trop. Enfin, j’ai hâte de voir la suite.

Une très jolie série chaudement recommandée par un de mes assistants. Le concept du super héros est très agréablement illustré ici avec cet ado qui n’a pas de pouvoirs mais veut quand même aller à l’académie qui leur est réservée. L’action est au rendez-vous tout comme l’humour mais les personnages féminins, pas tant que ça. Enfin, peut-être pour l’instant.

C’est un peu une déception parce que j’étais persuadée que la série était terminée en deux tomes. Et en fait pas du tout, il y en a six et j’ai donc eu droit à une belle coupure cliffhanger. A part ce détail, c’est un récit de science-fiction inattendu avec un peu d’humour mais aussi une construction sérieuse et une thématique de survival intéressante.

J’avais déjà lu ces deux tomes il y a quelques années, je retrouve cette énergie avec plaisir. J’aime le thème des shinigami, l’humour un peu cynique, le côté parfois solennel de la narration qui n’oublie pas l’humour. Il m’a été d’autant plus difficile de reposer le deuxième tome lorsque ce sont les seuls que j’ai au travail pour l’instant.

Petite déception. J’avais un très bon feeling en anticipation de cette série. Le pitch de base (les humains qui se transforment en pierre subitement et deux ados qui se réveillent des siècles plus tard pour rebâtir la civilisation) m’inspirait plutôt mais au moment du passage au livre, je ne suis pas enthousiaste. Il y a un mouvement qui m’a toujours laissée en retrait dans l’histoire, un côté très analytique dans l’évolution des inventions selon le personnage en couverture qui m’a paru froid et superficiel. J’ai les tomes deux et trois, j’y jetterai peut-être un oeil.

Je gardais un excellent souvenir de l’élégance du premier tome de Rose Morte. Mais je ne sais pas combien de siècles se sont écoulés entre les deux, le début ne propose pas d’explications notamment au conflit entre l’héroïne et celui qui l’a changée, ce qui m’a gênée. On est plongé dans l’action, enfin beaucoup de verbiage (même si c’est toujours bien écrit) sans explications et mon attention n’a pas tenu.

Pareil, un premier tome adoré pour une chute assez agaçante. Enfin, comme Trois épines, je ne l’ai pas terminé ici. Le problème : Agnès qui dès le début se plaint de sa prise de poids. J’aurais pu passer au travers si elle n’insiste pas sur le chiffre. Comme il est bien inférieur au mien, je peux comprends sa détresse car elle est toute petite mais je n’ai pas spécialement envie de m’entendre rappeler toutes les deux pages que je suis énorme. Thank you bye.

Ah et le récit centré sur des personnages surnaturels (d’origines intéressantes certes) en mode Roméo et Juliette littéralement, familles ennemies, etc. romance exacerbée voire plus si affinités est un thème que j’ai en horreur en prime.

Juste pas du tout une lecture pour moi.

Un très beau livre historique. Bon, seul bémol, j’ai tendance à m’endormir dessus et avance peu. Mais il est intéressant. Il parle des cafés européens, leur histoire, ceux qui les fréquentaient, etc. avec une superbe illustration. J’adore me perdre dans toutes ces anecdotes et superbes photos.

Je hais Gail Carriger.

Après Reticence, le Custard Protocol est terminé T_T

J’ai adoré cette série bien trop courte. Pour ses personnages si bien campés, son humour omniprésent, son cadre, sa découverte des surnaturels dans le monde. Il y aurait eu moyen de poursuivre encore plus longtemps.

Je suis définitivement accro aux séries de Gail Carrier. Après Le protectorat de l’ombrelle et Le protocole de la crème anglaise, j’ai repris la préquelle, Finishing School. C’est tellement amusant en reconnaissant les personnages surtout après lecture de Reticence (réunion inattendue au début du roman). Sophronia, une adolescente turbulente, se retrouve dans une finishing school. Le programme devrait être l’apprentissage des bonnes manières, la danse, l’élocution pour trouver un mari. Cette école se révèle avoir des objectifs bien différents qui finalement lui correspondent beaucoup mieux. Adorable et captivant.

J’avais beaucoup d’espoir pour cette lecture. Elle devait évoquer les mots français dans les langues étrangères donc avec humour, faire rire, m’apprendre des choses et même me faire rêvasser avec les anecdotes évoquées. Franck Resplandy remplit parfaitement ces objectifs pourtant exigeants et m’inspire même pour l’écriture.

Je n’étais pas inspirée par le dernier numéro d’Esprit Veggie en l’achetant, les figues ne me parlent pas du tout. Mais il y a plusieurs pages de recettes sur les champignons qui ont racheté mes préjugés et j’ai encore passé un très bon moment (la mise en page est tellement agréable).

Le hors-série sur le monde de la photo m’a un peu déçue. Si j’ai effectivement noté (corné pour être honnête) quelques idées en matière de photo de portrait, j’ai eu la distincte impression que cette revue était faite pour les Réflex uniquement, vu la mention des différents objectifs et accessoires utilisés. J’utilise un hybride et ne suis donc pas convaincue de pouvoir adapter la plupart des suggestions.

Je suis encore en train de lire ce hors-série de Digital Photo sur la composition. Je l’ai évoqué dans mon article de Moisson hier mais je le trouve beaucoup plus accessible (même le format, plus carré avec une meilleure prise en main) et lumineux dans sa présentation que le précédent. Une lecture plaisir qui me donne envie de composer avec mon appareil.

Un peu déçue par ce numéro d’Esprit Veggie commandé pour son dossier. Le concept de buddha bowl me parlait tout particulièrement, déjà parce que c’est tellement mignon mais aussi parce qu’avec le changement de saison je cherche d’autres idées déjeuner pour le boulot. Je ne suis pas sûre que ça convienne : pas sûre que ça se tienne sur le transport. Et surtout il n’y a pas vraiment de « définition » à part : plat complet, coloré, incontournable printemps, divers dans son contenu. J’ai recoupé ces données avec l’article suivant sur les bols en eux-mêmes à acheter (de très jolis en noix de coco recyclés by the way : un « saladier healthy qui remplit l’estomac ! Du cru, du cuit, du croquant, du moelleux ». Je suis avant tout ennuyé de ne pas avoir eu cette présentation complète dans le dossier, qui n’en est pas vraiment un au final : mini texte de présentation et recettes, sans « instructions » plus générales.

Et vous, vos lectures d’octobre ?

Bibliothèques Lynnaennes

Moisson ! [Octobre]

En octobre, le salon littéraire ne paie pas de mine mais procure ce qui je le soupçonne sera de petites pépites.

J’avais repéré ce livre sur Goodreads il y a quelques années. Il se focalise sur les différentes manières d’exprimer une féminité parfois imposée par la société à travers différents médias. Je suis particulièrement impatiente de découvrir le travail de l’autrice sur les séries télé.

Le stand des éditions La Découverte m’a beaucoup inspirée. On reste dans l’optique du féminisme avec ce document sur le harcèlement.

J’avais découvert et dévoré l’ouvrage sur les règles de la même autrice. Ici, elle aborde les Françaises dans l’Histoire, c’est une perspective que je ne me souviens pas avoir vue auparavant.

Mon père m’a ramené des revues. Je suis abonnée à la première, plutôt axée essai et réflexion. En lien avec les achats précédents, je suis très contente du choix du dossier. Il y a aussi une discussion sur la grossophobie que j’ai hâte de lire et redoute à la fois (sommaire).

La seconde est à peine plus grande qu’un livre de poche, ce à quoi je ne m’attendais pas. Elle fourmille d’informations, de conseils tant sur la photographie en général que sur les paysages et les portraits qui sont détaillés dans leurs possibilités (les étoiles, depuis le toit, la mer, les saisons ; famille, groupe, enfants, mariage, etc.).

Ma revue habituelle. Je n’y suis plus abonnée parce qu’elle arrivait toujours après sa sortie en kiosque (et l’éditeur trouve ça normal, ce qui m’agace). Ce numéro évoque le temps qui fuit, Nellie Bly (la première journaliste d’investigation ❤ ). Il y a toujours un feeling très serein qui est propagé par cette revue.

Une représentante est passée comme chaque année au boulot et j’ai déniché de petites choses pour moi. Pourquoi ceci n’est pas une photo ratée présente des clichés qui donnent l’impression d’avoir été ratées par leur photographes mais qui peuvent être vues différemment. Chaque photo est analysée dans son contexte en plus de sa technique.

C’était comme ça en France est un très beau livre sur la période des Trente Glorieuses (de l’après-guerre au milieu des années 70, période réputée pour ses progrès technologiques, économiques, sociétaux). Je l’ai acheté en partie pour le prêter à mon père mais aussi parce que j’adore l’Histoire et qu’il est possible que je l’utilise comme documentation pour un projet d’écriture.

Mes parents ont eu la gentillesse de récupérer une revue difficile à trouver par chez moi mais je pense que je vais m’abonner. Ce hors-série propose une multitude de petites recettes classées de manière originales : je mange avec les doigts, je prends le temps, je rentre à 20h, je me fais plaisir, j’ai besoin de. Une fois encore, j’adore cette présentation lumineuse et aérée et je me fais une joie de découvrir ces idées repas (vous pouvez feuilleter cette revue sur le site).

Le thème m’inspire probablement trop en ce moment XD

Les deux premières revues proposent plein d’idées et de sujets photos. Les suivants ont un côté technique pour les suggestions de composition mais le fait d’étudier différents types de portraits et de lieux donnent des idées aussi. Dans le dernier, par exemple, il y a un point sur la photo culinaire, les vêtements, les murs, derrière les fenêtres, etc.

Et vous ? Vous avez acheté des livres, vous en avez reçu dernièrement ? A bientôt pour le bilan lecture !

Lectures sur un rocher

PxP

Wataru Yoshizumi (autrice). Sylvie Siffointe (traductrice). 2007 (VO), 2010 (VF), 192 p. Glénat (Shojo). Manga – Shojo.

Ruri Himeno est la vice-présidente du Conseil des élèves au lycée Seiô. Le sujet de la réunion du jour porte sur « P », un mystérieux voleur qui dérobe essentiellement des vieux objets sans valeur, et ce dans l’enceinte de l’établissement. Qui se cache derrière le personnage énigmatique de l’histoire ?

Baby it’s you.

Les séries de Wataru Yoshizumi font partie de mes premières découvertes en matière de manga.

PxP est un one-shot que j’ai lu à sa sortie mais après les grandes séries. J’étais déjà à la fac lorsque je l’ai découvert ; Mint Na Bokura et Ultra Maniac dataient de mes années lycée. Mais je ne pense pas que cela soit la raison pour laquelle j’ai moins apprécié.

Il y a beaucoup de points positifs. Déjà, le dessin est toujours aussi appuyé, impeccable, joliment shojo. J’ai aimé le changement d’âge des protagonistes qui sont au lycée et non plus au collège. Ruri et Yumâ forment un couple intéressant. Le thème de la voleuse est plutôt chouette, avec un côté Cat’s Eye en moins complexe également – one-shot oblige.

Et c’est là que le bât blesse. C’est un one-shot. L’auteur a compacté l’histoire de Ruri en trois chapitres. C’est trop peu pour développer ce concept de voleuse de choses sans intérêt, construire sa relation amoureuse avec le petit génie qui l’accompagne et proposer des « enquêtes » intéressantes.

Les personnages secondaires souvent très réussis chez la mangaka sont mentionnés : le président des élèves amoureux de Ruri, son amie d’enfance présidente du club de journalisme qui découvre l’identité de P, la voleuse, en un claquement de doigt (alors que du suspense aurait été appréciable). A peine. Il aurait été tellement chouette de la voir faire sa sauce un peu plus longtemps.

La traduction m’a dérangée. Voir Ruri sortir « c’est chaud ! » lorsqu’elle pique quelque chose et le veilleur de nuit et sa lampe ne sont pas loin ne fait absolument pas naturel. J’imagine que l’effet voulu était jeune et hip mais là c’est l’extrême inverse, gauche et superficiel. Je n’y ai pas cru et ça m’a sortie de ma lecture.

La deuxième histoire a très peu d’intérêt. Une jeune fille sportive est choisie pour faire partie d’un spectacle de danse à la manière de la troupe Takarazuka, composée uniquement de femmes. Classique, elle aurait pu être mignonne si on n’avait pas un énième cas de relation amoureuse entre un professeur et son élève. Si la mangaka n’y voit aucun mal, ce n’est pas mon cas. Elle est aussi des plus prévisible et même sans ce détail n’apporte rien.

PxP a définitivement du potentiel mais un peu bâclé. Dommage.

Lectures sur un rocher

Le dico féérique, tome 1 : Le règne humanoïde

André-François Ruaud (auteur). David Alvarez, Michelle Bigot , Laurent Coupet, Amandine Labarre, Patrick Larme, David Thierrée (illustrateur.rice.s). 2010, 296 p. Les Moutons Electriques (La Bibliothèque des Miroirs). Dictionnaire, Folklore.

Qu’est exactement qu’un ogre ? Une nixe ? Un monaciello ? Quel était le nom du mari de Titania ? Serait-ce bien prudent d’aller s’asseoir près du feu avec ce nain ? Quelle est la différence entre une banshee et une dame blanche? 

D’acheri (le fantôme d’une petite fille indienne) à Yuki Onna (la fée japonaise de la neige), toutes les merveilles et toutes les terreurs des séjours féeriques.

Lorsque les Moutons ont lancé leur financement participatif sur Ulule pour réaliser le Panorama de la fantasy, je n’ai pas hésité longtemps à y participer. La seule question était pour quelle contrepartie et lorsque j’ai vu que pour l’une d’entre elles les quatre volumes de ce dico étaient disponibles, je ne suis pas sûre d’avoir beaucoup réfléchi avant de les sélectionner.

Je les ai finalement ouverts cet été mais pas dans une optique de lecture. Plutôt dans celle de recherches sur les créatures fantastiques pour mon roman, ce qui n’est pas la même perspective. Il m’est arrivé de survoler des passages en voyant bien que ça ne correspondait pas à ce que je voulais.

Un mot sur l’aspect esthétique du livre : il vient des Moutons donc il est magnifique. Soigné, raffiné, avec beaucoup d’élégance. Je suis à nouveau amoureuse d’une couverture d’Amandine Labarre qui donne une majesté folle à ce tome (quoique je crois que je lui préfère la troisième).

Les illustrations intérieures sont variées, ce qui est extrêmement plaisant et à l’image du contenu qui offre des histoires et des créatures d’origines différentes. Je n’ai pas du tout apprécié certaines mais fondu devant d’autres.

Le texte se présente sous une forme que je n’apprécie guère : deux colonnes par page, excepté pour certains récits de fiction ou encarts thématiques qui parcourent l’ouvrage, sous forme d’un texte normal. Mais ça ne m’a pas dérangée ici. Les marges à gauche et à droite apportent de la clarté, la police est suffisamment grande pour que ce choix de présentation ne soit pas désagréable. Donc au final c’est bien passé. Et l’écriture est tellement belle, elle vous transporte dans tellement de contrées différentes avec une élégance.

Concernant le contenu, je suis sous le charme. On passe d’une partie du monde à l’autre, d’une civilisation, d’un peuple au suivant, avec en prime une bibliographie bien étoffée à la fin. J’y ai même trouvé Carol Rose dont j’ai deux superbes bibles folkloriques. Je ne me suis pas ennuyée une seconde même si j’ai reconnu des êtres, des histoires dont j’étais familière.

Dans ce premier tome, on trouve essentiellement des êtres doués de magie proche des humains par la parole, l’intelligence, et d’une certaine manière, l’aspect physique (ceux plus proches des animaux et des végétaux sont dans le deuxième et le troisième, respectivement). Ma maniaquerie apprécie ce classement et si ça permet d’avoir davantage de beaux livres et qu’ils soient si agréables à lire (oui parce que Carol Rose c’est bien mignon et plus mélangé mais c’est écrit bien plus petit), je suis pour. Il y a aussi une certaine diversité dans le choix des créatures, pas uniquement de leurs origines (géographique, mais aussi folklorique, littéraire, etc.), fées, esprits de domaines divers (mort, nature, éléments), et même des fées vampiriques.

(Hé, les Moutons, un dictionnaire sur les créatures des ténèbres, non ? Ça le ferait tellement ❤ )

Toute petite critique : un index des créatures et des domaines (mer, feu, air, nature, etc.) aurait été encore plus appréciable (il n’y en a qu’un sur les auteurs cités et il restait des pages).

Et si vous saviez le nombre d’annotations dans la marge, d’idées, de notes que j’ai prises avec cette lecture ❤ Elle a amplement rempli son objectif de ce point de vue.

C’est un livre et spoilers une série que je ne peux faire autrement que vous recommander d’avoir dans votre bibliothèque si vous vous intéressez au folklore et aux fées.

Nombre de tomes parus : 4 (série finie).

Le règne animal / Le règne végétal / Dictionnaire des créatures oubliées