Feuilles de juin

En juin, j’en finis définitivement avec l’école et je peux reprendre un rythme de lecture qui me convient mieux.

Origin in Death de JD Robb / Nora Roberts est sa série SF-policier que j’aime beaucoup. Origin est mon volume préféré, qui traite d’eugénisme et de clonage <3 J’ai aussi lu Memory in Death (l’ancienne mère adoptive d’Eve essaie de lui soutirer une somme d’argent pour son silence sur la condition physique dans laquelle elle avait été retrouvée et est assassinée) Haunted in Death  (une novella un peu ennuyeuse sur une jeune femme tuée dans les années 1980, idole musicale, mais dont le meurtre n’a jamais pu être prouvé, le descendant du tueur est assassiné à l’endroit présumé, une bâtisse maudite) et Born in Death,
qui poursuit l’intrigue sur le thème de la famille, avec Mavis, la meilleure amie, sur le point d’accoucher, et une amie enceinte enlevée.

Le guide de survie en territoire ado de Laura Vitali est un guide de lecture plutôt sympathique, à part un détail : on aborde la young adult, ce qui fait que certains conseils me semble peu adaptés aux jeunes ados (comme Femmes de l’Autremonde …).

La Voie des Oracles, tome 1 d’Estelle Faye, un petit bijou de fantasy historique, sur l’époque chrétienne qui a pris la place de l’époque païenne, les dieux et les dons n’y ont plus leur place. Qu’est-ce que j’ai aimé!

Chosen de P.C. et Kristin Cast, le troisième tome de la Maison de la Nuit, poursuit cette formule nerveuse et pleine de surprises qui me plaît tant. Un personnage Change et devient un Vampire adulte, et un autre Change en quelque chose de différent. Je suis toujours aussi intriguée, avec un bémol sur la ronde des petits amis de Zoe (mais c’est bien elle n’en a plus maintenant :P).

Ténébreuse Faérie de Julie Kagawa, le 2e tome de L’appel des oubliés, Les Nouveaux Royaumes Invisibles, reprend là où on a laissé Ethan, le frère de Meghan, et Ash, son fils. Le prince de Fer, amoureux d’une fée de l’Été, tente tout pour empêcher celle-ci de s’étioler, et Ethan lui accorde une fois encore son aide. Encore un volume passé trop vite !

Le collège de magie de Caroline Stevermer présente une jeune fille cloîtrée dans une école pour qu’elle ne puisse récupérer son duché, donc luttes pour le pouvoir. Et personne ne fait de la magie. Je suis joie (pas encore terminé, que c’est long et inintéressant !)

Meru Puri, Märchen Prince, tomes 1 à 4 de Matsuri Hino est une petite série passionnante, que je trouve hilarante, et à l’univers fouillé et plaisant, qui aurait mérité une série au long cours comme Vampire Knight, autre série à succès de l’auteur.

Akira d’Otomo Katsuhiro est considéré comme un classique de la science-fiction, mais je n’ai pas spécialement aimé. Dans une Tokyo décimée, un groupe de jeunes paumés font une étrange rencontre : un enfant à visage de vieillard doué de pouvoirs surnaturels. Il y a énormément d’action, mais peu de révélations à mon goût. J’ai préféré les derniers volumes de la série (6 tomes dans cette édition).

Neon Genesis Evangelion, tomes 1 à 14 de Sadamoto Yoshiyuki. J’avais lu le tome 5 à 15 ans, et je l’avais trouvé déprimant ^^, entre temps, j’ai dévoré l’anime, chef-d’oeuvre de SF, et cette adaptation manga avec la fin qu’ils voulaient lui donner, mais faute de budget, il a fallu attendre les films paru ces dernières années. Suite à ce qu’on appelle le Second Impact, le climat a été perturbé, les eaux ont monté, l’économie a chuté, et une bonne partie de la population a été décimée. Quinze ans après, une étrange créature surnommée Ange fait son apparition à proximité de Tokyo-3, et ce sont les Evas, machines biologiques qui fusionnent avec leur pilote, qui sont seules aptes à en venir à bout. Une série forte, dérangeante, pleine de réflexion.

Mes petits plats faciles par Hana, tome 2.5 de Masayuki Kusumi est un petit volume bonus sur une jeune femme solitaire et fainéante, qui se lance dans des petits plats tout simples. A l’arrière une petite histoire de science-fiction, où chacun possède maintenant un robot. L’héroïne est mangaka et utilise le sien comme assistant, dans un univers où la technologie diffère : les ordinateurs sont très lents. C’est étonnant et très drôle.

Ayla, l’enfant de la terre de Jean Auel est une merveilleuse surprise. Une petite fille Cro-Magnon est adoptée par un clan Néanderthal, dont elle a du mal à se faire accepter. Les situations sont superbement décrites, avec un côté extrêmement plausible et un art de l’écriture qui m’a laissée pantoise. J’aime.

Les belles années de Mademoiselle Brodie de Muriel Spark est surprenant également, mais pas dans le même sens. On suit une enseignante dans les années 30, de façon un peu excentrique, en créant sa clique de « filles Brodie ». Le thème avait beaucoup de potentiel à mes yeux, mais tout s’est cassé la figure dans les premières pages et j’ai détesté.

 Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en juin ?

Valérian, agent spatio-temporel, tome 1 : La Cité des eaux mouvantes

Autre titre : Valérian et Laureline.

Auteurs : Jean-Claude Mézières, Pierre Christin.

Nombre de pages : 47.

Première parution : 1970. Cette édition : 1996.

Éditeur : Dargaud.

Genre : BD – Science-fiction.

Prix : 11,99 € (édition 2012).

Résumé éditeur Lui, c’est Valérian, agent spatio-temporel de son état. Elle, c’est Laureline, sa compagne. Tous les deux, ils vivent à Galaxity, capitale de l’empire galactique terrien. Leur métier ? Sillonner l’univers et patrouiller dans le temps. Leur mission ? Garantir la sécurité de la terre et de son empire. Dans La Cité des eaux mouvantes, Valérian et Laureline se retrouvent à New York, en 1986. À la suite d’une explosion nucléaire, la ville est submergée par les flots, tandis que la planète a basculé dans le chaos…

Il y a quelque temps, on m’a parlé d’un dessin animé de SF sur le thème du voyage dans le temps, qui me tentait plutôt, et je suis tombée sur la BD qui en est à l’origine en bibliothèque. J’ai un peu écarquillé les yeux devant le style graphique (le style un peu daté me fait toujours reculer, un chouia) mais j’ai décidé de tenter.

Et au final, je ne suis pas mécontente. Le thème est vraiment agréablement traité, présentant ici un New-York de fin du XXème pré-apocalyptique (même si j’ai été un peu sceptique devant le « on ne sait rien de cette époque on n’y envoie personne » du bureau du voyage dans le temps), aux eaux montantes (au titre très bien trouvé d’ailleurs, me rappelant la subtilité de ceux des Yoko Tsuno), à la recherche d’un criminel temporel. Le dessin, finalement, est intéressant, plein de détails, et pour vous dire la vérité, je réfléchis à acquérir la série. Après un volume. Oui oui.

Par contre … l’anime s’appelant Valérian et Laureline, je pensais que la demoiselle aurait un rôle assez conséquent. Et elle vient dans le passé pour motiver Valérian et lui faire la cuisine. (Cette lecture suivant celle des Mots indispensables pour parler du sexisme, j’avoue que j’ai vraiment tiqué !) Bon, après son arrivée elle suit le mouvement et est même victime de leur ennemi, mais j’espère vraiment qu’elle sera plus active dans la suite de la série.

J’ai aussi eu un petit mouvement de recul au début devant les bulles de texte particulièrement conséquentes (à la Blake et Mortimer), mais c’est passionnant, donc ça passe très bien. Une belle surprise!

Nombre de tomes parus (série en cours) : 23.

Philtres et Potions

Titre VO : Strange Brew.

Auteurs : P.N. Elrod, Charlaine Harris, Patricia Briggs, Jim Butcher, Rachel Caine, Karen Chance, Faith Hunter, Caitlin Kittredge, Jenna Maclaine.

Traducteurs : Lorène Lenoir, Grégory Bouet, Marianne Feraud, Marie-Aude Matignon, Aldéric Gianoly, Virginie Paitrault, Hélène Assens, Claire Allouch.

Illustrateurs : Katie Little, iStockphoto, Anne-Claire Payet.

Nombre de pages : 476.

Parution VO : 2009. VF : 2011.

Éditeur : Milady.

Genre : Fantasy urbaine.

Prix : 8,20€ (disponible d’occasion, j’ai l’impression).

Résumé éditeur : Un délicieux cocktail de sorcellerie, de mystère et de glamour… Loups-garous, vampires et sorcières peuplent les univers de vos séries préférées. Retrouvez-les dans neuf aventures signées par les maîtres du genre.

Contient : Loup d’aveugle (Patricia Briggs), La Dernière tournée (Jim Butcher), Cadavre exquis (Rachel Caine), Les Jeux sont faits (Karen Chance), L’Oeil doré d’Hécate (P.N. Elrod), Bacon (Charlaine Harris), La marque des morts (Faith Hunter), La Rouquine (Caitlin Kittredge), Sombres péchés (Jenna Maclaine).

Ces derniers temps, je n’ai pas trouvé de série fantasy urbaine qui me passionne. En tombant sur ce recueil d’occasion, j’ai eu envie de tester, et aussi de retrouver Harry Dresden en français, tant qu’à faire.

Je suis vraiment mitigée sur ce livre. J’ai trouvé à la fois que le temps a mis longtemps à s’écouler lorsque je le lisais ; et que certaines, si ce n’est la plupart des nouvelles, sont trop courtes pour bien présenter l’univers. Même avec Harry que je ne connais pas trop mal, j’ai trouvé que les choses allaient trop vite, et malgré des éléments intéressants, elle m’a fait l’effet d’être accélérée et ne m’a pas plu.

En ce qui concerne Loup d’aveugle, j’ai plutôt aimé la cécité de la protagoniste. Je n’ai pas l’impression que des handicaps soient une chose commune dans ce genre, excepté avec Vicki Nelson. En revanche, l’auteur perd presque immédiatement ce bon point en insistant sur le fait qu’elle est seule depuis longtemps et que le loup qui débarque chez elle lui plaît bien. Mouais. Sur une nouvelle, c’est agaçant. Pourtant, Patricia Briggs ne m’avait pas donné l’impression dans le premier tome de Mercedes Thompson qu’elle était tellement lourde sur ce sujet, mais j’imagine justement que la longueur du texte a usé ma patience en conséquence. Et l’héroïne qui sait tout faire sans trop de souci excepté ses yeux (et encore, pas besoin de voir grâce à la magie !) … je n’y ai pas cru.

J’ai déjà évoqué La Dernière Tournée de Jim Butcher. Mais c’est particulièrement frappant dans le feu de l’action finale, où d’un coup des gens arrivent et c’est fini et le héros résume ce qui s’est passé. Cette ellipse fait un peu économie de bout de chandelles et m’a déçue, je suis restée sur ma faim, malgré un héros que j’adore.

Rachel Caine est l’auteur de la série Vampire City en français, j’avais bien accroché au premier tome, j’étais assez contente de poursuivre ma découverte avec Cadavre exquis, un titre qui peut présager du très bon. Le langage est un peu familier, mais dans le sens courant, plutôt naturel, et le côté nécromancie ne me dérange pas trop. L’histoire d’amour, qui donne l’impression d’avoir été commencée dans un autre livre, et certaines répliques plutôt gnan-gnan, en revanche, ne sont pas du tout ma tasse de thé et m’ont agacée. En plus, j’ai eu l’impression d’avoir manqué pas mal de chose en n’ayant pas lu un autre texte de l’auteur (apparemment sa série Funèbres tout juste sortie cette année). C’est plutôt intéressant, mais j’espère vraiment qu’en la commençant je ne serais pas en plus spoilée sur cette relation !

Je n’avais jamais lu de livres de Karen Chance avant, donc pas d’apriori. Une prof de mages guerriers est attaquée chez elle par ses propres étudiants hypnotisés. Je dois avouer que je n’en garde pas grand souvenir et que cette nouvelle, Les jeux sont faits, ne m’a pas trop intéressée.

En revanche, celle de P.N. Elrod m’a interloquée, dans le bon sens ! L’oeil doré d’Hécate se déroule dans les années 30 et dans un style film noir. J’ai vraiment aimé cette touche, qui change définitivement dans le paysage de la fantasy urbaine. Le thème fait très classique aussi, dans le bon sens toujours : on a dérobé un joyau à une jeune femme, et elle voudrait les empêcher de le revendre. C’est une petite bouffée d’air frais et j’aimerais beaucoup découvrir Dossiers vampires, la série qui met en scène le héros de cette nouvelle, Jack Fleming.

Bacon de Charlaine Harris met en scène Dahlia, une vampire, et une descendante de Circé, la sorcière de la mythologie. Si ce point m’a plu, on est face à une énième opposition vampire – garou, ce qui ne m’intéresse pas spécialement – même si j’avoue que la réplique de fin est plutôt fun.

La série Jane Yellowrock de Faith Hunter m’inspire depuis assez longtemps, j’étais plutôt contente de découvrir son style ici. Et j’ai beaucoup aimé le côté changeforme de l’héroïne, ses ascendants indiens qui en font un récit plutôt original. Je ne sais pas si la narratrice est la même que dans cette nouvelle, La marque des morts, mais cette jeune sorcière, Molly, est très attachante, et j’ai beaucoup aimé le folklore attaché à sa famille et le peu découvert de Jane.

La Rouquine de Caitlin Kittredge (Les ténèbres de Londres / Black London, dans ma PAL numérique) est un récit qui ne m’a pas trop passionnée, avec un procès, une jeune sorcière et sa baguette, infiltration … c’est léger, je sais, mais je ne me rappelle pas grand-chose de plus, la mythologie ne m’a pas intéressée et l’intrigue non plus.

On termine ce recueil avec Sombres péchés de Jenna Maclaine. J’ai apprécié le contexte (Venise en 1818), les protagonistes vampires qui jugent leurs pairs et leurs crimes, mais le format est un peu court pour développer des luttes de pouvoir, je trouve, et l’intrigue qui met les personnages en scène n’est pas très intéressantes et on ne découvre pas assez l’univers, pas autant qu’on l’aurait pu. C’est une occasion manquée, je pense, malgré un certain potentiel.

Tout ne m’a pas déplu, ici, mais il y a peut-être trop de textes et j’étais rapidement lassée, surtout que seuls deux m’ont vraiment plu (L’Oeil doré d’Hécate et La marque des morts). J’espère que l’autre anthologie de P.N. Elrod me plaira davantage.

Feuilles de mai

En mai, l’école m’occupe encore énormément, et mon rythme de lecture retombe donc. Je n’ai d’ailleurs absolument pas pu venir à bout de la PAL Imaginales, et les challenges ABC SF et Histoire ont été mis en pause.

Face the Fire de Nora Roberts termine la trilogie de sorcellerie douce de Nora Roberts avec Mia et son histoire d’amour passée qui s’impose à nouveau. C’est bien, avec de petits bémols.

Les étoiles s’en balancent de Laurent Whale propose un univers post-apocalyptique et un héros en ULM. C’est frais, toujours plaisant de suivre une société qui s’est relevée d’une catastrophe et voir comment elle s’en tire. Je retenterai l’expérience et l’auteur. Et tadadaaaam le billet !

Le Livre des âmes de Carina Rozenfeld suit Zec, un ado qui découvre chez lui de troublants changements. Suite à une forte douleur, des ailes lui ont poussé, et une mission lui est tombée sur le nez. J’ai envie de dire « c’est Carina Rozenfeld », donc c’est chouette, c’est très frais une fois encore, du jeunesse bien agréable.

Memento Mori de Jean Vigne démarre la trilogie Néachronical, avec Néa, une jeune fille qui perd cinq ans de sa vie sans en garder le moindre souvenir, mais avec une étrange capacité. J’ai été intéressée par le thème, le mystère bien entretenu, mais le langage et certains évènements m’ont tenue un peu en retrait.

In Death de JD Robb / Nora Roberts est sa série SF-policier que j’aime beaucoup. Ce mois-ci, j’ai lu à la suite : Visions in Death, Naked in Death, Survivor in Death. Je connais bien la formule, donc je n’ai pas besoin d’être très concentrée pour suivre mes personnages, tant mieux puisque je pouvais juste lire avant de dormir. Eve est confrontée à une medium qui prétend avoir des visions d’un criminel qui attaque des jeunes femmes, puis à une affaire de compagne licensiée assassinée avec une arme ancienne (relecture du premier tome dont vous avez le billet ici), et à une enfant seule rescapée d’une attaque qui semble professionnelle sur sa famille et sa meilleure amie. J’ai aimé ces récits, que j’ai trouvé reposants puisque pas nouveaux, mais faisant un peu fonctionner mes petites cellules grises, avec une préférence pour Visions et son twist final auquel je ne m’attendais pas.

Fées et tendres automates, tome 1 de Jam présente un univers étrange, où un homme donne la vie à des poupées ou automates, et l’un d’entre eux en cherche une autre. Beaucoup de beauté et de poésie.

Le Chat du rabbin de Joann Sfar. J’avais lu le premier tome il y a quelques années, mais je n’ai pas retrouvé le charme de la lecture originale avec cette intégrale.

Mauvais genre de Chloé Cruchaudet aborde les thèmes de la désertion, de la vie pendant la Première Guerre mondiale pour les femmes et du bois de Boulogne. Sans ce dernier thème, j’aurais pu apprécier, mais il m’a vraiment dérangée, et le dessin ne m’a pas vraiment plu.

Undertaker Riddle, tome 2 d’Higasa Akai est une relecture. J’apprécie toujours autant les deux héros, l’humour omniprésent, les mystères qui s’épaississent.

MÄR de Nobuyuki Anzai est une superbe découverte, à la Fly, sur un univers de fantasy, avec des pouvoirs, des accessoires magiques, une construction à la jeu vidéo ! Tout ce que j’aime ! C’est malheureusement trop court (15 tomes), et la suite est signée de l’assistant du mangaka, avec un dessin moins intéressant et un changement de personnages. Je boude, mais je compte acheter cette première série quand l’occasion se présentera.

Flame of Recca de Nobuyuki Anzai est la série précédent MÄR. L’histoire n’a pas l’air vilaine (un garçon qui se prétend ninja et veut protéger sa princesse, irruption du fantastique) mais je ne supporte pas le dessin. Je n’ai pas pu finir le premier tome, il est beaucoup trop brouillon à mon goût.

Les grands succès des Bibliothèques rose et verte d’Armelle Leroy et Laurent Chollet revient sur deux collections jeunesse nostalgie. L’illustration vaut définitivement le coup d’œil, mais j’ai plus de réserves sur le texte.

Les tribulations d’une caissière d’Anna Sam est une petite lecture plaisante sur la vie d’une caissière et les clients qu’elle peut rencontrer. Je ne crois pas qu’elle me restera longtemps en tête.

Décoder les séries télévisées de Sarah Sepulchre est un documentaire universitaire très complet sur l’historique des séries, leurs conditions de production, leur réception, etc. J’ai vraiment aimé cette lecture, même si elle avait une étiquette scolaire, et je ne regrette pas d’en avoir fait l’acquisition.

Séries cultes et culte de la série : penser l’adolescence avec les séries télévisées de Martin Julier-Costes, Denis Jeffrey, Jocelyn Lachance est ma lecture préférée sur le sujet. Ce thème est abordé par le prisme des adolescents, de manière générale ou plus focalisée sur des séries en particulier comme Angela, 15 ans, Skins, ou leur réception, ce que les ados font des séries (fanfic, fanart, etc.). C’est trop court !

Une fois encore, pas de billet sur ces deux livres, mais parce que leur aspect scolaire est trop proche pour l’instant. A l’avenir, j’aimerais en faire une relecture plus de loisir pour vous proposer un article qui ne reflète pas mon travail là-dessus ^^,

 Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en mai?

Les mots indispensables pour parler du sexisme

Auteurs : Jessie Magana et Alexandre Messager.

Nombre de pages : 160.

Parution : 2014.

Éditeur : Syros.

Genre : Essai.

Prix : 12€.

Résumé éditeurLe sexisme est plus que jamais d’actualité. Même si notre société a évolué, l’égalité entre les hommes et les femmes, entre les filles et les garçons, est loin d’être réalisée. Nous sommes encore prisonniers de nos clichés, de nos stéréotypes sexistes. Ils peuvent avoir de lourdes conséquences et nous empêchent de nous réaliser pleinement. Parler du sexisme, c’est tenter de le comprendre pour mieux le combattre. Tel est l’objectif de ce livre, qui, sous la forme d’un abécédaire en 60 mots, décrypte tous les aspects du sexisme, passés et présents : de « Amazones » à « Zizi/Zézette », en passant par « Beauté », « Égalité des sexes », « Foot », « Manuels scolaires », « Violences »…

Je n’attendais pas grand-chose de ce petit recueil, mais je l’ai trouvé plutôt intéressant. Il est aussi très agréable à lire, avec son petit format, ses couleurs, son illustration (photographies, affiches, BD, …). J’ai été particulièrement marquée par cette campagne de l’ONU contre les stéréotypes et les discriminations subis par les femmes :

Particulièrement saisissant … il y en a d’autres si vous voulez : « women shouldn’t« , « cannot« , « need to » (les femmes devraient, ne devraient pas, ne peuvent pas, doivent).

Je savais que les politiques de réduction de natalité en Chine provoquaient l’abandon/l’avortement des filles, mais pas que c’était aussi le cas en Inde (même si ça a l’air logique). Ah, et cette remarque d’un ancien champion que je ne nommerais pas parce que faire de la publicité pour lui, non merci : « Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n’est pas quelque chose de naturel, de valorisant. Pour l’équilibre des enfant, je pense que la femme est mieux au foyer. » Retournez à vos casseroles, les amies, nous ne sommes pas naturelles. Ce genre de réflexions me donne envie de boxer.

Les réflexions sur les stéréotypes et le genre (attention, polémique) sont particulièrement intéressantes, je n’y avais jamais spécialement réfléchi, comme « garçon manqué »: être un garçon c’est l’idéal, et donc quand on est une fille c’est manqué. Vexant, mais instructif !

Si le thème vous intéresse, n’hésitez pas à parcourir ce petit livre qui se lit assez rapidement ou par lettre / mot qui vous intéresse. Et si vous vous y connaissez davantage que moi sur ce sujet, je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez aussi. Ou même si vous n’en avez jamais lu sur le thème auparavant ^^

Moisson spéciale Imaginales 2015

Par manque de temps, je n’ai pas pu vous proposer une suite de billets consacrés à mon festival littéraire préféré auquel j’ai finalement pu assister mais un jour et demi seulement au lieu des quatre espérés T_T Il y a donc beaucoup moins à en dire, si ce n’est que c’était bien plus intense, et que j’avais bien besoin de cette coupure.

J’ai été ravie des rencontres de cette année, entre les auteurs et les blogueurs revus. Je ne ferai pas de liste, cette fois, j’ai trop peur d’en oublier. Mais sachez que ça m’a fait un énorme plaisir de vous croiser, même si ça a juste été l’affaire de quelques minutes !

Vous n’aurez donc droit qu’à mes (nombreux) (mais j’ai déjà fait pire) (si si) achats pour l’occasion. Et ce coup-ci j’ai suivi ma liste presque à la lettre. Je les ai séparés par maisons d’édition, lieux d’achats (Village du Livre, Librairie Farfafouilles), miscellanées par genre, et la petite photo de groupe. Il manque un petit roman jeunesse de Carina Rozenfeld, Moi, je la trouve belle chez Mini Syros Soon, que j’avais prêté à une collègue, mais sinon, le compte est bon !

J’ai encore fait pas mal de trouvailles vampiriques au Village du Livre. Et en bonus, une superbe anthologie de la SF qui me faisait rêver à la médiathèque et que je n’osais pas ouvrir ^^,

A la Librairie Farfafouilles, j’ai déniché cette fameuse BD alsacienne que je cherchais depuis longtemps, je vais pouvoir lire le tome 2 ! A droite, la guerre de Troie (bizarrement) m’a beaucoup tentée en mode graphique également. Et un très beau livre sur la Hammer et les films qu’elle a réalisés (les Dracula notamment).

Il y a quelques mois, j’avais flashé sur ce beau livre des éditions Voy'[el], je suis ravie d’avoir pu le trouver. Et j’ai voulu tester la série des Nécrophiles anonymes dont les vampires et le pitch me tentaient. Les Egériades est un recueil de nouvelles offert sur notre monde s’ouvrant à celui d’Arthur et des chevaliers, que je suis ravie d’avoir reçu !

Quelques cadeaux offerts par une super copine, qui m’a trouvé celui de droite lors d’un voyage en Italie (<3) et qui connaissait Oren Miller, l’auteure du Roi Sombre, une transposition du Comte de Monte-Cristo dans l’espace. J’aime ce genre de pitch !

J’ai en fait un peu plus craqué au Chat Noir, mais pour des cadeaux que vous ne verrez donc pas. Je me suis en plus restreinte parce que trop de titres du catalogue me tentent (et encore, ce sera pire l’an prochain, je les veux tous !).

Les éditions du Petit Caveau étaient de retour ! J’adore cette maison d’édition, et si je n’ai pas craqué pour d’autres titres, c’est que j’en ai encore dans ma PAL ^^

Ça, c’était le craquage prévu. Enfin la ligne d’en bas. Parce qu’Anno Dracula, je n’y avais pas pensé ^^, J’adore l’habillage du Paris des Merveilles <3

De la SF diverse et variée. Tortoise m’a convaincue de tester Les promesses d’Atro City, malgré une couverture particulière, et Sale temps sur le voyage dans le temps me parlait bien. Ils vont me donner l’occasion de découvrir les éditions Rivière Blanche, que je ne connais que de nom. Encore un petit craquage avec ce documentaire sur l’utopie, l’anticipation et la science-fiction au XXème siècle … et deux petits récits, un jeunesse avec Moana où il neige en Polynésie et un plus adulte avec Votre mort nous appartient où plus rien, justement, ne semble nous appartenir (je m’attends à pas mal de questionnements avec ce dernier, il faut vraiment que je découvre les éditions Griffe d’encre !).

SF façon Alain Grousset, que je ne connaissais pas jusqu’à lecture du Guide de l’uchronie de Karine Goblet et Bertrand Campeis qui recommandaient La guerre de 14 n’a pas eu lieu. Avec 10 façons de bouleverser le monde, je compte bien découvrir d’autres textes du genre. Et comme j’adore les livres dans les livres, je me suis laissée tenter par cet essai et ce petit roman de SF jeunesse.

Divers romans de style fantasy, sauf pour le dernier (je ne m’attendais pas à ce que ce soit un vrai pamphlet contre le latin … je suis plutôt surprise, pas d’accord avec les arguments avancés dans le résumé, genre c’est la faute au latin si le collège unique ne fonctionne pas … on verra bien ! pour la peine j’ai pris un ouvrage faisant l’apologie du latin à côté :P). Je poursuis ma découverte des Livres-monde dont la lecture du premier m’a beaucoup plu. American Fays me tentait depuis sa sortie (forcément, des Fays, en période d’Années Folles – Prohibition aux États-Unis !). Et Deorum Interfectores (gniii un titre en latin ! Merci Astrid Méan, j’apprécie déjà <3) est une fantasy aux côtés historiques et mythologiques qui m’a fait de l’œil tout de suite, aux jeunes éditions Kitsunegari que je vais donc découvrir aussi :)

Voilà pour la petite photo finale ^^ et vous ? Vous avez fait de belles découvertes aux Imaginales ou ce mois-ci ?