Contes portugais

Auteur : Ana Isabel Sardinha.

Illustrateur : Mette Ivers.

Nombre de pages : 124.

Parution : 2004.

Éditeur : L’École des Loisirs (Collection : Neuf).

Genre : Contes.

Prix : 8,20 €.

Résumé éditeur Ces onze contes portugais vous paraîtront tout d’abord familiers, vous rappelant des histoires venues d’Italie, de Russie, du Caire ou de Bretagne. Mais bien vite vous vous retrouverez dans un monde ignoré, à la fois drôle et inquiétant. Dans le Portugal des contes, mieux vaut se méfier des situations les plus simples, il suffit d’un rien pour qu’elles deviennent très inquiétantes; prenez ce petit cordonnier qui, pour échapper à un métier qu’il n’aime pas, décide de prendre la route en jurant d’épouser la première créature qu’il rencontrera.

Seconde et probablement dernière escale pour ce voyage portugais. Je choisis souvent des contes pour leur côté traditionnel, ils me font souvent très bien voyager et me représenter un pays étranger.

Malheureusement, cette fois, ça n’a pas été le cas. J’ai reconnu énormément de contes, donc n’ai eu aucune surprise. Enfin, reconnu, j’en avais lu d’autres versions, pour d’autres pays (russes, notamment). Ça peut passer, le problème ici c’est que je n’ai pas voyagé avec ce recueil au Portugal.

Et parfois, je ne sais pas qui de l’auteur ou du traducteur oublie des éléments, mais c’est agaçant. Une princesse et un chambellan s’enfuient, et cinq pages plus tard, quand il l’oublie, elle en pleure. Trois pages plus loin on nous dit qu’ils étaient amoureux … mais ça aurait été pas mal de le préciser tout de suite, ce qu’on fait habituellement en conte. Ou des compagnons de voyage qui se découvrent fourbes là d’un coup tout de suite. Ou un brigand qui a assassiné deux sœurs, avait en tête la petite dernière dès le début, lui annonce que c’est son tour de payer … et dit à ses sbires de la considérer comme sa sœur …

Ah, et le must, le dernier conte : l’histoire de Jean-Fainéant. Récit très sérieux sur un type qui est jeté dans un tonneau à la mer avec son enfant et la mère du petit et qui vole les biscuits du gamin parce que c’est lui qui est petit, comme il le dit … Ce n’est pas drôle, c’est à prendre au premier degré, et ce n’était vraiment pas la manière de fermer un recueil déjà bancal.

Deux éléments m’ont plus : les vers qui interviennent parfois, les extraits poétiques sont mélodieux, et c’est le type de détail que j’aime en conte, surtout que les associations sont belles (bravo à la traduction). Et le dessin. On retrouve des illustrations crayonnées dans le style de la couverture tout au long du livre.

A part ça, je n’ai pas pu finir ces contes assez vite.

Et les autres? Jostein a lu Jerusalem de Gonçalo M. Tavares ; Le Conte de l’Île Inconnue de José Saramago pour Sylly ;

Les filles d’Estoril

Titre VO : Portugues Suave.

Auteur : Margarida Rebelo Pinto.

Nombre de pages : 339.

Première parution : 2008. Cette édition : 2012.

Éditeur : JC Lattès.

Genre : Contemporaine.

Prix : 18,50 €.

Résumé éditeur Dans le Portugal d’hier et d’aujourd’hui, trois générations de femmes en quête de bonheur et d’amour sont liées à leur insu par un incroyable secret.

Leonor et Nana, célibataires trentenaires, sont deux cousines inséparables. Comme leurs mères, des jumelles aussi proches qu’opposées, les deux jeunes femmes ne voient pas la vie de la même façon : Nana, sans attaches, collectionne les jeunes amants, indifférente aux préjugés d’un Portugal encore très traditionnel. Leonor, l’amoureuse romantique, attend toujours le prince charmant. Mais de troublantes découvertes vont bousculer leurs certitudes : et si l’histoire familiale était à réécrire ? En démêlant ces mystères, trouveront-elles un nouvel équilibre ?

Pour cette étape du challenge Destination d’Evert, je n’avais pas particulièrement voté pour le Portugal, mais j’ai finalement été inspirée, notamment par ce roman, dont, j’avoue, j’ai avant tout été frappée par la couverture. Et le côté saga familiale me tentait aussi.

Je me suis laissée porter par les personnages : Leonor, Nana, Teresa et Luisa (leurs mères respectives), Nuno (le père de Leonor), il rythment cette chronique faite d’attentes, de réalité, de secrets. Ce mystère a été la petite cerise sur le gâteau, a rajouté du peps dans une longue description … qui étrangement ne m’a pas ennuyée.

Effectivement, je n’ai pas trouvé qu’il y avait beaucoup d’action, propre à ce que je pense de la contemporaine, mais en même temps, j’ai aimé cette progression, probablement pour l’éloignement géographique, cette impression de découvrir une chronique d’autres temps, d’autres lieux – même pas réalisé tout de suite que c’était très proche de nous, dans les années 2000 ! Ou juste pour le soupir nostalgique à la mention de MSN …

Il y a un aspect résignation, très traditionnel, voire catholique dans l’attitude des femmes de la famille, notamment Teresa. Et une fois encore, ça ne m’a pas dérangée. C’est une mère, une épouse d’un autre temps, je ne me suis pas insurgée, j’ai accepté sa vision des choses, même si je n’adhère pas à cette vision d’acceptation de tout venant du mari.

J’ai été surprise par les situations finales des deux héroïnes, tout va très vite. Elle m’ont aussi plu dans la lecture. Leurs mères présentées en parallèle, aussi en contraste, reflets d’un autre temps également, qui nous décrivent aussi leur vision de l’histoire du Portugal, aussi via Joana, la méchante belle-soeur de Teresa (dont on a heureusement les pensées en fin de livre, je trouve qu’elles auraient manqué sinon). Et l’histoire de la mère de Nuno est particulièrement prenante et triste, la chute vraiment bien trouvée, elle m’a fait plaisir. Ce personnage a beau ne physiquement pas intervenir dans l’intrigue, on sent sa présence tout au long du livre dans une lumière très positive. Les portraits de femmes sont très bien esquissés.

L’écriture m’a paru pleine de poésie et de délicatesse, jusque dans les descriptions d’excès de Nana, qui ne vont pas trop loin, rien de graphique. La structure m’a surprise, les informations sur les personnages sont distillées au fil du récit, gardant le lecteur en haleine, mais avec modestie, sans laisser entendre un final en feu d’artifices, mais pour nous fournir un fin en feu de cheminée cosy qui fait plaisir.

J’ai eu cette impression de dépaysement bienvenue, même si elle aurait effectivement pu être plus prononcée, quelques pointes se sont fait sentir, notamment dans les éléments sur l’histoire du pays, qui ne sonnent pas comme un documentaire, mais des souvenirs disséminés par-ci, par-là, pour mon plus grand bonheur.

Les Royaumes invisibles, tome 3 : Le serment d’une reine

Titre VO : The Iron Fey 3 : The Iron Queen.

Auteur : Julie Kagawa.

Nombre de pages : 496.

Parution VO : 2011. VF : 2012.

Éditeur : Harlequin (Collection : Darkiss).

Genre : Fantasy – Jeunesse.

Prix : 13,90 €.

Résumé éditeur : Un retour impossible…
Mise au ban de la Faérie, Meghan se console : elle va enfin revoir sa famille. Mais voilà que des fées de Fer cherchent à l’enlever. Elles sont envoyées par le nouveau roi de Fer, qui convoite les pouvoirs de Meghan ; il est prêt à la traquer sans trêve chez les mortels. Redoutant de mettre de nouveau sa famille en danger, Meghan renonce alors aux retrouvailles et part combattre le Fer avec Ash…

Une guerre décisive…
A la frontière des trois royaumes, le Fer livre une guerre impitoyable à l’Eté et l’Hiver. Si Meghan ne sort pas victorieuse de l’ultime bataille contre le Fer, l’Eté et l’Hiver disparaîtront à jamais. Mais la victoire a un prix : pour terrasser le Fer, Meghan doit accepter d’être abandonnée par Ash et de donner sa vie s’il le faut…

Un amour contrarié…
Meghan triomphera-t-elle et rétablira-t-elle la paix en devenant la nouvelle reine de Fer ? Entre-temps, elle aura perdu Ash. Devenu chevalier errant, ce dernier n’a pourtant pas renoncé à elle. Il se lance dans un long voyage qui, peut-être, les réunira…

J’ai été ravie de retrouver cette série et ses personnages. J’avais un peu peur de finir ce volume, comme je croyais que le dernier ne leur était pas consacré et que c’était donc la dernière fois que j’allais les retrouver.

Ce volume est beaucoup plus centré action, Meghan n’est plus la demoiselle en détresse des débuts, mais elle nous fait découvrir un peu moins ce nouvel univers, ou seulement des égouts et autres pans de faerie pas aussi intéressants.

J’ai retrouvé avec plaisir le trio de protagonistes et leur relation compliquée, Meghan, Ash et Puck. L’aide que les garçons apportent à la princesse dans ses cours fournissent des passages intéressants, et le chat est toujours là pour faire rire le lecteur (et Ash ne se débrouille pas trop mal dans ce domaine non plus, en particulier lorsqu’il précise à Meghan que le sabre, ça s’utilise « le bout pointu devant », c’est bête, mais ça m’a fait rire).

J’avais un peu de mal à me rappeler en détail du dernier volume, mais lorsque l’héroïne arrive devant l’oracle, elle a fait un peu la lumière sur certaines zones d’ombre de la mémoire, suffisamment pour que je puisse apprécier le récit – même si j’aurais aimé qu’elle passe davantage de temps chez Leanansidhe, la Reine des Exilés.

L’évolution de la relation d’Ash et Meghan, avec le prince qui se dévoile davantage et perd son côté renfermé est sérieux, illumine leur retraite, même leur voyage pour retrouver le nouveau roi de fer autoproclamé qui veut la mort de la jeune fille.

Sa décision pour améliorer les choses m’a un peu étonnée et je n’ai pas compris toutes les implications, mais c’est plutôt bien passé, même celle relative à Ash. Certes, c’est une porte vers un ultime volume, mais ça ne me dérange pas du tout, j’en suis ravie. Et les prémisses me plaisent déjà beaucoup (si Meghan s’en va, les garçons restent, peut-être retrouveront-ils un peu de leur relation légère d’avant!).

J’ai vraiment aimé cette lecture, même si j’aurais aimé découvrir d’autres aspects de la faerie, autre que les batailles et la recherche de l’armée de fer. Les explications de Puck sur le glamour et comment l’utiliser ne sont pas suffisantes à mon goût, j’espère que le dernier volume sera un peu plus magique dans ce domaine !

Nombre de tomes parus : 6 (avec les textes numériques ; série finie).

Tome 1 :  La Princesse maudite.

Tome 1,5 : Le Passage interdit.

Tome 2 : La captive de l’Hiver.

Tome 3,5 : Dangereuse Faërie.

Tome 4 :  Le prince exilé.

Le roman policier

Auteur : Colette Hourtolle.

Nombre de pages : 63.

Parution : 2002.

Éditeur :  PEMF Ados (Collection : Regards sur les lettres).

Genre : Littérature.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeur : Le roman policier n’est pas une littérature au rabais. Bien sûr, tous les polars ne se ressemblent pas et certains ne laissent pas de souvenirs alors que d’autres nos marquent.

L’auteur tente de montrer que ce genre nous parle, comme tout roman, des gens, de leur environnement, de leur diversité, de leurs préoccupations. Elle sait le faire avec originalité.

Ce n’est pas tant le crime, prétexte, que l’énigme, le suspense et surtout le jeu avec les possibles qui constituent le cœur du roman policier.

Le policier est un genre que j’aime beaucoup. Je suis une grande fan d’Agatha Christie, et j’aime bien découvrir, ces temps-ci, des contextes un peu différents, comme Cave Canem situé dans l’Antiquité romaine, Mma Ramotswe situé en Afrique du Sud (à lire), l’Egypte ancienne avec Paul Doherty (PAL encore) ou la participation de chat avec Le chat qui volait une banque de Lilian Jackson Braun (ne me demandez pas ce qu’il en est, c’est encore dans la PAL). 10/18 propose pas mal d’idées originales, en tout cas.

Je cherchais donc un point de vue littéraire (voire professionnel, bibliothécaire) sur le sujet, et éventuellement, d’autres pistes de lecture.

On nous propose ici quelques éléments d’histoire du genre, avec les différents sous-genre comme l’énigme à l’anglaise, le roman noir américain, le roman à suspense, le néo-polar, les types de détectives qu’on trouve, et les éléments de réflexion comme la critique de la société qui surgissent dans les romans policier. Une petite bibliographie ponctue la fin du livre, sur les romans et auteurs, et des ouvrages de référence. J’ai bien aimé le début de l’ouvrage : il s’ouvre sur Zadig de Voltaire et sa petite enquête, que je n’ai pas lu.

L’illustration, entre portraits d’auteurs et différentes couvertures, est plaisante. L’auteur insiste en caractères gras sur les éléments importants du texte, changeant de couleur pour l’auteur et les titres, proposant une lecture claire.

Par contre, ces quelques points positifs ont un peu été anéantis lors de la présentation d’Agatha Christie. C’est bien gentil de dire que dans Dix petits nègres  » tous les suspects sont aussi des victimes », mais qu’elle « fait de tous les suspects des assassins » en précisant EN PLUS de quel roman il s’agissait, c’est ridicule ! Bien vu de spoiler la chute, sérieusement ! Ou préciser qui est l’assassin dans un autre (Le Meurtre de Roger Ackroyd), je sais que c’est une originalité de l’auteur, mais zut, quoi !

Je n’ai pas non plus apprécié un passage que j’ai trouvé franchement négatif sur Hercule Poirot. « Insupportable », hein ? Il « assène au lecteur […] une interminable explication pour confondre le coupable, dans un style ampoulé et artificiel ». Vraiment? Ampoulé et artificiel. Super. Les autres détectives présentés le sont sous une lumière bien plus positive. Je ne vois pas l’intérêt de le plomber.

Une auteure a attiré mon attention, Andrea Camilleri, italienne. Son enquêteur découvre l’importance de parler le dialecte sicilien et de connaître cette culture pour venir à bout de ses adversaires. Apparemment un travail important est fourni sur la langue, et j’aimerais beaucoup découvrir ces aspects linguistiques et culturels.

Une lecture plutôt intéressante, mais qui me laisse assez mitigée devant ce spoil incroyable des œuvres d’Agatha Christie et ce cassage gratuit de Poirot.

Dames de lune, Fées des brumes

Auteurs :  Ambre Dubois, Angélique Ferreira, Aline Finley, Céline Guillaume, Malaïka Macumi, Stéphane Soutoul, Vanessa Terral, Lia Vilorë.

Illustrateur (et direction) : Cécile Guillot.

Nombre de pages : 225.

Parution : 2011.

Éditeur : Le Chat Noir.

Genre : Nouvelles – Fantastique.

Prix : 19,90€ (épuisé apparemment sur le site éditeur).

Contient : Ralvn, Plumes noires au vent du Nord de Vanessa Terral

La légende du dragon d’ambre de Céline Guillaume

Mademoiselle Hilda de Malaïka Macumi

L’étrange histoire du luthier amoureux de Stéphane Soutoul

La maison de la Sorcière d’Aline Finley

Vanité ou destinée d’Ambre Dubois

La Toile de Liadan de Lia Vilorë

Dame Astraea d’Angélique Ferreira

Résumé éditeur : Une jeune magicienne est désignée pour débarrasser son royaume d’un terrible dragon… Une adolescente insouciante se retrouve transportée dans un monde inquiétant… Une fée est prête à tous les sacrifices pour sauver son prince d’une mort certaine…Un médecin fait une expérience des plus étranges au chevet de sa patiente sur le déclin…

Huit illustrations. Huit contes mêlant magie et amour. Allez à la rencontre de divinités et de créatures démoniaques ou merveilleuses… Découvrez ces histoires au parfum de terribles malédictions, de destins tragiques mais aussi de courage et de nobles sentiments !

J’ai commencé cette lecture par une petite déception : hésitant avec Saisons païennes (je voulais un recueil du Chat Noir, mais difficile de choisir !), j’ai voulu comparer le contenu de chaque anthologie. C’était très simple pour Saisons païennes qui propose un sommaire des nouvelles qui le contiennent, mais pas Dames de lune. C’est un détail, mais qui m’a un peu déçue. J’ai choisi ce recueil pour la nouvelle de Lia Vilorë, dont j’avais adoré les Vampires d’une nuit de printemps.

Certaines nouvelles m’ont vraiment plu, et la plupart étaient des découvertes ^^ d’autres me laissent plus mitigée, ce n’est pas une lecture qui m’a entièrement, définitivement plu. J’ai beaucoup aimé les illustrations de Cécile Guillot, que je ne connaissais pas du tout, dans un style gothique fantastique, bien agréable.

Ralvn débute très bien le recueil. La mythologie nordique était totalement inattendue, et j’ai vraiment adhéré à la manière dont Vanessa Terral la présente. Ses personnages sont hauts en couleur, plausibles, j’avais très envie de poursuivre le récit de la jeune gardienne (sur ses siècles de vies, elle a dû vivre quelques aventures!). Et l’écriture est magnifique, entraînante, prenante. J’ai vraiment aimé et je vais définitivement me pencher sur les autres textes de l’auteur !

La légende du dragon d’ambre me laisse moins de souvenirs. Elle est très courte et un peu prévisible (une magicienne chargée de débarrasser un royaume d’un dragon et le regrette…), on revient très souvent à la ligne, c’est donc très aéré et j’avoue que j’ai trouvé ça un peu mince (et Tendrelune comme prénom fait un peu too much guimauve).

En revanche, Mademoiselle Hilda m’a séduite dans son style classique, un fantastique auquel je ne m’attendais pas tout à fait, mais qui est bien là, et qui m’a surprise, et même fait sursauter ! L’écriture est belle et élégante, colle parfaitement au cadre, et l’illustration correspond très bien aussi.

Je poursuis ma découverte de Stéphane Soutoul avec son luthier amoureux, et je suis toujours aussi fascinée. Les mots défilent comme, littéralement, une partition efficace, avec beaucoup de douceur et d’efficacité. Je n’ai pas pu m’empêcher de souhaiter, et d’attendre, un happy end, mais celui-ci est touchant et spectaculaire, tout en virtuosité.

La maison de la sorcière me laisse un peu perplexe. Pour moi, la fin tombe à plat et à part les souvenirs de l’héroïne, elle est un peu vide. Pourtant, j’ai aimé le début moyenâgeux -même s’il m’a fallu du temps pour saisir l’aspect flashback-, les fées, le message sur la nature, mais il m’a vraiment manqué quelque chose et ce n’est pas vraiment une chute. Dommage !

Vanité ou destinée, déjà un titre qui ne m’inspire pas du tout. Une gamine casse-pieds qui se retrouve changée en oiseau (apparemment, pas trouvé ça très clair) et dans le royaume des Unseelie, son grand-père est en fait un séduisant prince ténébreux et il veut y retourner … vraiment, l’héroïne ne m’a pas intéressée, l’univers n’est pas vraiment apparent, et en plus j’ai souvent perdu le fil. Encore une rencontre manquée avec Ambre Dubois, j’avoue que je redoute un peu Le manoir des immortels dans ma PAL.

Au contraire, La toile de Liadan dépeint des fées plus intéressantes, dans les mythes celtes et la chevalerie. Point autant de notes d’humour qu’avec son roman très drôle, Lia Vilorë confirme son goût pour cette culture, qui est le mien aussi, et pour une très belle écriture mélodieuse qui m’a encore une fois emprisonnée. Je n’avais pas envie que cette nouvelle s’achève, même si c’est dans un bain de sang, c’est parfait. Je ne regrette pas mon choix de recueil basé sur ce paramètre.

Dame Astraea d’Angélique Ferreira ferme ce recueil sans me séduire, malheureusement. J’avais aimé les aventures de Clio Kelly, ici, je n’ai pas adhéré à ses fées et la civilisation qu’elle présente. Il y a un aspect prévisible (la fée de la sagesse interdite d’aimer, néanmoins développe de tendres sentiments avec son prince, les conséquences tragiques – je ne m’attendais pas à aller sur cette tragédie, certes, mais j’ai eu cette vilaine impression de déjà vu. Et cette impression de mélange très jeunesse (les contes de Christl Vogl, j’avais ce style d’illustration en tête), et un objectif plus adulte qui est tombé à plat. Et soixante pages, c’est trop long pour une nouvelle. Coupée en chapitres en plus … pour moi, c’est déjà un signe qu’il y a souci dans la longueur. Bref, vraiment, je n’ai pas accroché à ce dernier texte.

Quelques bémols, mais une lecture rapide et agréable, c’est toujours un plaisir de se lancer dans un livre du Chat Noir :)

1001 secrets d’Histoire de France

Auteur : Renée Grimaud.

Nombre de pages : 300.

Parution : 2012.

Éditeur : Prat.

Genre : Histoire – Beau Livre.

Prix : 15,10€.

Résumé éditeur : Les rois fainéants ont-ils vraiment existé ? Qu’est-ce que la « croisade des pastoureaux » D’où vient l’expression « coup de Jarnac » ? A quelle époque la fourchette est-elle apparue en France ? Pourquoi le mariage de Louis XVI et Marie-Antoinette a-t-il tourné au désastre ?… Des Gaulois à la Seconde Guerre mondiale, plongez au cœur de l’histoire de France. Redécouvrez les lieux chargés d’histoire, revivez les événements glorieux ou dramatiques, vibrez aux côtés des personnages illustres ou des Français anonymes qui, siècle après siècle, ont façonné le destin de la France et lui ont donné le visage qu’elle a aujourd’hui.

J’ai pris mon temps pour découvrir ce petit recueil. La première chose que je peux vous en dire, c’est qu’il s’agit vraiment d’un beau livre. Relié, de format carré, il tient bien en main, pour ne rien gâcher, la lecture a un côté pratique qui est aussi agréable que son illustration. J’ai beaucoup aimé ce point : le papier a une couleur crème, sauf pour le changement de période historique, il y a pas mal d’illustrations diverses, mais ce que j’ai préféré, ce sont des couleurs.

On retrouve le titre du chapitre en haut de chaque page, d’une couleur spéciale selon la partie, les débuts de paragraphes ont un côté enluminé, toujours dans un code couleur, comme les titres, les symboles de part et d’autre de chaque titre …. ça a l’air confus décrit ici, mais visuellement, ce petit livre est un vrai plaisir.

A part un détail : les mots en gras. J’ai horreur de ça. C’est comme si on nous attrapait la nuque et on nous collait le nez sur un mot « regarde ! ce truc est important! REGARDE ! ». La formule est caricaturale mais au début, je  me suis presque arraché les cheveux sur ce choix. Je m’y suis faite, mais j’aurais vraiment aimé qu’il y n’y soit pas.

En ce qui concerne le récit, j’ai été plutôt surprise. L’auteur présente l’histoire de France de manière personnelle, utilisant beaucoup le « je », parlant de passage/personnage préféré. Je n’ai pas tellement l’habitude de cette perspective, mais c’est plutôt intéressant. Légère déception : le choix de placer la fin juste après l’obtention du droit de vote des femmes. Il faut bien s’arrêter quelque part, mais je m’attendais plutôt aux années quatre-vingt ou quatre-vingt-dix.

Certains des traits d’esprits m’ont plu, comme celui sur la reine Claude, épouse de François 1er. « Très appréciée de ses sujets pour ses qualités de cœur, « la bonne reine » a laissé son nom à une variété de prunes … c’est toujours ça, me direz-vous, car sinon, qui se souviendrait encore d’elle? » Étant grande amatrice de reine-claude et ne sachant pas d’où venait l’expression, j’étais déjà contente de l’avoir appris, et je trouve qu’ici, l’auteur n’a pas tout à fait tort.

J’ai beaucoup aimé la plupart des faits décrits, des petits secrets. Peu de vraies découvertes, mais des choses intéressantes, bien racontées (à part le gras), et qui m’ont fait passer un bon moment de lecture.

Rebecca Kean, tome 4 : Ancestral

Auteur : Cassandra O’Donnell.

Couverture : d’après yuriyzhuravov et starush, Fotolia.com.

Nombre de pages : 478.

Parution : 2012.

Éditeur : J’ai Lu (Collection : Darklight).

Genre : Fantastique urbaine.

Prix : 12,50€.

Résumé éditeur Histoire de bien commencer la saison, le Mortefilis a décidé d’envahir la Nouvelle Angleterre. Ça tombe bien, avec la disparition de Raphael, repousser une armée de redoutables vampires était tout ce dont j’avais besoin ! Malgré mon inquiétude et une situation plus que critique, je me dois d’organiser la défense de notre territoire. Et croyez-moi, il va falloir la jouer serré !

J’attendais ce tome avec impatience, même si les précédents m’ont un peu déçue. Il ne fait pas exception à la règle : il est intéressant, mais propose de nombreux points qui ne m’ont pas vraiment plu.

J’ai été un peu étonnée des deux parties du livre : dans la première, Rebecca défend son territoire de l’attaque du Mortefilis, qui dure tout de même pendant pas mal de chapitres, puis la nouvelle enquête, qui s’intéresse au clan des métamorphes. Comme les autres, ils sont évoqués dans les volumes précédents, et c’est intéressant d’en découvrir davantage à leur sujet. La notion d’Ancestral qui est au centre du livre m’a plu aussi.

On côtoie aussi d’un peu plus près les chamans, mais pas beaucoup, je suppose qu’on poursuivra sur cette lancée dans le volume suivant. J’aurais bien voulu qu’il en soit de même pour les démons, mais les révélations (relatives à leur lien avec Rebecca) attendront apparemment encore un peu. Celles sur Rebecca et la puissance qui dort au fond d’elle sont approfondies, et j’ai aimé le rapprochement avec son clan et sa déesse. J’aurais aimé que Raphaël aille plus loin dans ses explications lorsqu’il lui dit qu' »Akhmaleone n’est pas digne d’un tel sacrifice » …

J’ai été un peu déçue de l’absence de Raphaël, au début, qui se poursuit du volume précédent, mais paradoxalement, aussi du rapprochement avec Rebecca que j’ai trouvé trop rapide. J’espérais davantage de tension avec une réconciliation plus que probable …

Rencontrer quelques étudiants de Rebecca, en plus d’être utile à l’enquête, est intéressant, les personnages sont attachants. C’est un peu dommage que cet aspect de l’héroïne soit systématiquement relégué en arrière-plan, et qu’elle semble avoir très peu de difficultés à tout concilier. J’aurais aimé que cet aspect soit un peu plus mis en lumière, j’ignorais même que certains de ses élèves étaient des « surnaturels »…

On retrouve aussi les touches d’humour de la série, par exemple dans le dialogue entre Tyriam, le chef du clan chaman, et sa femme Magda. La vivacité des réparties, même si le thème est classique, marche bien.

Un élément qui m’a dérangée se situe au niveau de la typographie. J’ai eu l’impression que des tirets de dialogue manquaient, parfois des virgules, ce qui me perturbait dans la structure des phrases. J’avoue détester ça. J’ai eu comme une impression que l’éditeur était si pressé de sortir le roman que la relecture est un peu passée à la trappe … Mais j’attends toujours le tome suivant. (Juste avec beaucoup moins de place sur l’étagère. C’est fou la place que prend cette série ^^;).

Nombre de tomes parus (série en cours) : 4.

Tome 1 : Traquée.

Tome 2 : Pacte de sang.

Tome 3 : Potion macabre.