Lectures sur un rocher·Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Mieux vaut en rire

Roald Dahl (auteur). Grégoire Solotareff (illustrateur). 2005 (VF), 261p. Gallimard (Jeunesse). Humour. 12,50€.

Pourquoi vous méfieriez-vous de cette charmante hôtesse qui vous offre le plus confortable des logements et le plus chaleureux des accueils ? Demandez-le à l’un de ses locataires, si toutefois vous parvenez à les retrouver – vivants. Chacun de ces personnages, si inoffensifs en apparence, n’a-t-il pas quelque chose d’inquiétant ?

Pour préparer ma dernière lecture avec les internes de 3ème il y a deux ans, j’étais partie sur l’humour noir de Roald Dahl que j’avais découvert avec Coup de gigotJ’étais bien décidée par la nouvelle éponyme mais comme j’hésitais encore sur la suite, j’ai fouiné dans ce recueil, heureusement aussi présent sur les étagères de mon CDI secondaire.

Et je dois dire que c’est une petite déception dans cette optique. Aucune nouvelle à part la première n’a happé mon attention pour une lecture à voix haute. Si elles sont souvent drôles, ce n’est pas un humour que j’aurais pu transmettre à mes élèves ou alors il y a trop de références culturelles (notamment celle sur les meubles ou la machine à créer des auteurs et des livres à succès – quand ils ne s’intéressent déjà pas à la lecture :/).

J’ai retrouvé aussi le même « problème » que Coup de gigot : un vocabulaire bien soutenu, et des textes plus longs aussi. Alors oui, je sais bien, Roald Dahl. Mais les textes jeunesse imaginaire de l’auteur se prêtent bien à la lecture à voix haute, et ici, je ne trouve pas du tout. Tant pis, je me suis adaptée avec Coup de gigot.

En tant que lectrice, La Grande Grammatisatrice automatique m’a séduite, justement sur la création d’une machine capable à partir d’algorithmes de « pondre » des récits qui vont se vendre. Madame Bixby et le manteau du Colonel ne m’a pas tellement plu parce qu’elle met plutôt bien en lumière la vision assez négative des femmes que l’auteur peut avoir, et des relations (la dame Bixby qui trompe son mari avec le colonel et monte un bateau pour garder ledit manteau, et on est sensés trouver que son mari lui joue un bon tour et le soutenir quand il la trompe lui-même).

Le Maître d’Hôtel ne m’a pas paru drôle, peut-être pour sa focalisation sur le vin, un sujet qui ne m’intéresse pas. Pareil pour Un homme du Sud, sur un pari qui manque de tourner mal (se couper le petit doigt pour gagner une voiture, heu), même si la chute est assez fun. La Logeuse est commune à d’autres recueils, comme Tous les chemins mènent au ciel.

L’entourloupe d’Un beau dimanche m’a plu (un homme se fait passer pour un révérend afin de repérer de beaux meubles anciens chez des gens de la campagne), mais le texte se tire un peu en longueur – ou est-ce la police, le grand format ?

L’homme au parapluie m’a ennuyée aussi. Une mère et sa fille se voient proposer un très beau parapluie en échange d’un billet d’une livre par un monsieur fatigué pour prendre un taxi. La mère, méfiante, le suit dans un bar où elle le voit boire l’argent et voler un parapluie pour poursuivre le manège … bof.

Gelée royale a un côté un peu fascinant sur cette petit fille souffrante, la mère inquiète, le père qui la soigne à sa façon. Le texte est très étrange mais plaisant dans sa bizarrerie.

A moi la vengeance SARL m’a plutôt bien parlé au début. Deux hommes se lancent dans une entreprise de vengeance : proposant à ceux qui le veulent de se charger de leur sale boulot pour eux. Un coup de poing, 500$, un oeil au beurre noir un peu plus etc. Problème, j’ai attendu la chute qui n’en est pas vraiment une et le récit ne va donc pas bien loin.

Le Connaisseur repart sur le sujet du vin, m’ennuyant un peu, surtout que là c’est un père qui essaie de faire deviner un cru à un autre homme qui demande comme récompense la main de la fille. Heu mon gars c’est pas une statue ou un sac de patates qu’on reçoit en cadeau, hein. Cou ne m’a pas laissé de grands souvenirs mais évoque encore une femme adultère et une relation de couple décevante.

Un recueil un peu décevant, à la fois en tant que lectrice mais aussi prof doc.

Lectures sur un rocher

C’était mieux demain

Anne Debrienne (autrice). Alex Formika (illustrateur). 2014, 380 p. Akileos. Science-fiction.

36 drôles d’inventions venues tout droit du futur mais vantées dans des réclames qui rappellent plutôt les Trente Glorieuses. Que vous soyez technophile averti ou technophobe depuis toujours, une chose est sûre: l’avenir est votre futur. En revanche, libre à vous de faire une pause pour sourire de cette spirale du progrès technique et pour vous poser quelques questions drôlement existentielles ou pleines d’actualité.

Le côté rétrofuturiste m’a tout de suite séduite, associé à cet aspect vintage, déjà dans le cartonné du livre, les polices, les vieilles photos. Et le concept me semblait plutôt parlant, quitte à pouvoir l’utiliser en classe aussi.

Mais dès les premières pages, j’ai déchanté. Pour moi, clairement, il y a dissonance entre texte et illustration. Même si le thème est sensiblement le même, j’ai rarement eu l’impression que tous les deux soient associés.

L’intérêt de ce livre se trouve dans les illustrations. Ces fausses publicités font très vraisemblables, avec les photos anciennes, les polices d’écriture vintage, les slogans qui sonnent tellement d’époque mais ont un petit côté décalé et glauque.

Ce sont les textes plus conséquents qui les accompagnent qui m’ont un peu déçue. Je n’y ai pas retrouvé l’esprit de ces pubs. Peut-être que ça allait trop loin, dans une direction totalement différente, mais je n’ai pas apprécié et mon plaisir de découvrir ces illustrations en a été gâché.

Notez que je ne désespère pas de l’utiliser en classe avec les gamins dans un travail sur la pub avec une touche de SF. On verra bien !

Lectures sur un rocher

Jeune fille en Dior

Annie Goetzinger (autrice). 2013, 127 p. Dargaud. BD.

12 février 1947. Le Tout-Paris se presse avenue Montaigne pour assister au premier défilé d’un certain Christian Dior. Épaules arrondies, tailles cintrées et longues jupes corolles, ce New Look lance la carrière du couturier de génie.

À travers le regard de Clara, jeune chroniqueuse férue de mode, Annie Goetzinger nous emmène dans les coulisses de la maison Dior, devenue depuis un emblème de l’élégance parisienne.

Annie Goetzinger m’avait laissé un merveilleux souvenir pour son dessin dans Felina, il y a quelques années, avec de belles touches Art nouveau. Question histoire, j’avais été plutôt déçue, comme pour le premier (et unique) tome de l’intégrale Agence Hardy (pas pour les mêmes raisons cependant.

Pour cette BD, je pensais qu’on resterait sur du docu-fiction, à suivre une modèle venue de nulle part qui commence à travailler pour Dior. Qu’il s’agirait d’une belle manière de découvrir le dessin élégant et plein de douceur de Goetzinger, avec ses tons pastels et lumineux.

Le dessin et les couleurs remplissent exactement cette fonction. J’ai adoré le livre en tant que bel objet. Il s’apparente d’ailleurs presque plus à un beau livre qu’à une bande dessinée vue son épaisseur, sa reliure tissu, son esthétique extérieure en général. Et dès lors qu’on l’ouvre, on tombe sous le charme du trait délicat de l’auteur qui sied à merveille pour retranscrire une ambiance vintage à souhait et de jolies tenues, surtout dans l’univers de la mode. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère qu’elle parvient à dégager, c’est un univers lumineux que l’autrice dépeint.

Mais une fois encore, j’aime les dessins de l’autrice, beaucoup moins ses histoires. Ça commençait très bien avec Clara qui écrit pour un journal de mode, mais suite à un shooting raté, réussit à se faire embaucher comme mannequin chez Dior. Bon. J’aurais aimé l’aspect chroniqueuse, mais il ne dure que quelques pages. Si je peux croire à la situation (je regarde America’s Next Top Model hein des caprices j’en ai vus), c’est néanmoins plus compliqué de se dire qu’elle parvient à être embauchée ensuite.

Soit. Clara est donc mannequin chez Dior. N’empêche, c’était pas difficile de se faire embaucher chez lui apparemment. On assiste donc aux débuts de la demoiselle, véritable ascension (un peu clichée, mais j’ai pensé que j’étais langue de vipère) jusqu’au statut de meilleure, je crois bien. Mais pourquoi pas. Jusque-là, je voyais les choses comme une immersion dans l’univers de la mode, une découverte de la maison Dior par ses créations, servies par un trait élégant et intemporel.

Et puis paf on tombe dans le cliché bien fictionnel, bien conte de fées pour petites filles. Sérieusement. J’ai horreur de ça. Alors pour le spoil : elle rencontre un prince, en tombe amoureuse, et s’ensuit un mariage di-vin. La fin m’a ennuyée mais à un point. Je suis très déçue. L’album n’avait pas besoin de ça pour être beau. J’aurais tellement préféré en rester à la maison de couture.

Encore une fois, l’histoire est une vraie déception pas sauvée malheureusement par des dessins magnifiques.

Lectures sur un rocher

Wicked Lovely, tome 2 : Ink Exchange

Melissa Marr (autrice). 2009 (VO), 312 p. HarperCollins. Fantasy. Livre lu en anglais.

Sombre, tourmenté et dangereusement attirant, il est le roi des Ténèbres et tous les fés le craignent. Chargée d’un lourd passé à seulement dix-sept ans, elle est humaine et ne sait rien de ces intrigues fascinantes et semées de pièges. Tout les sépare. Pourtant, les destins d’Irial et de Leslie sont irrémédiablement liés. 

Il y a quelques années, j’étais tombée amoureuse du premier tome de cette série féérique. Dès la dernière page tournée, j’avais envie de le reprendre dès le début, redécouvrir l’histoire d’Aislinn et Josh ❤ et franchement, j’étais terrifiée à l’idée de lire ce tome deux et ne pas l’apprécier, être déçue, ou en venir à être déçue du premier.

Je n’avais pas fini la première page que j’étais toute frissonnée et que je savais que j’allais adorer tout autant ❤

L’écriture de Melissa Marr m’a une fois encore emportée. Plus d’une fois, je me suis arrêtée dans ma lecture pour lire ou relire à voix haute certains mots, des phrases, des pages entières, pour disparaître dans ce nouveau récit.

Et pourtant, il est différent du premier. Josh et Ash n’en sont pas les héros mais j’ai tellement aimés qu’ils soient là, qu’ils jouent un rôle. Ils sont en arrière-plan au début puisque l’héroïne est Leslie, amie de la nouvelle Reine de l’Eté, et il est difficile de lui dire la vérité, surtout pour la mettre en garde. Cette difficulté devait être présente et elle est très bien mise en place (amitié, besoin de secret tant pour préserver le royaume de l’Eté que sauvegarder leur amitié, mais le danger que rencontre Leslie …).

Si la jeune fille est d’une force peu commune, intelligente, a un tempérament fort et du caractère, que je n’ai pas pu m’empêcher de l’apprécier, c’est Irial (forcément) que j’ai adoré. Leur relation compliqué, la manière dont elle se met en oeuvre (le tatouage <3), la force que l’autrice met dans ces deux personnages … j’ai été soufflée.

Je peux comprendre que Niall l’attire également, le développement de leur relation est plausible, mais j’ai préféré Irial quand même.

Et la fin, sur ce plan est parfaite. C’est tellement rare que l’héroïne se détache de son / ses love interests pour vivre sa vie, même s’il y a une possibilité qu’elle le retrouve (oui, Niall, m’en doute) dans l’avenir, j’ai tellement aimé qu’elle choisisse de vivre, et de vivre cette vie de manière indépendante.

Une fois encore, un message de l’autrice original, peu représenté dans d’autres livres, et qui ajoute au fait que j’ai adoré cette lecture.

Pourtant, elle est très dure. Leslie vient d’un milieu compliqué, son propre frère l’a jetée dans les bras d’un de ses dealers ou en tout cas a forcé les choses, elle se sent en danger dans sa propre maison. Et c’est une relation aux accents toxiques qui se profile avec son entrée en féérie, d’une manière magnifiquement sombre et artistique, et sa vie dans cet endroit est floue. Choisir de présenter ce voyage par les yeux de Leslie, si c’est logique, est audacieux puisqu’elle n’a que peu conscience de ce qui se passe autour. Elle n’a conscience que d’Irial. Et c’est merveilleusement dépeint.

Du début à la fin ❤ à l’image du reste du roman, que j’ai adoré d’un bout à l’autre.

Encore une fois, le livre en tant que tel est très beau, la couverture parfaitement choisie, la police d’écriture même contribue à nous faire entrer dans cet univers. J’avais juste peur de casser le dos du livre comme le premier, en ne l’ayant lu qu’une fois.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Wicked Lovely Fragile Eternity

Lectures sur un rocher

Me and Mr Darcy

Alexandra Potter (autrice). 2007, 352 p. Hodder & Stoughton. Chick-Lit. Livre lu en anglais.

He’s every woman’s fantasy. After a string of nightmare relationships, Emily Albright has decided she’s had it with modern-day men. She’d rather pour herself a glass of wine, curl up with Pride and Prejudice and step into a time where men were dashing, devoted and honourable, strode across fields in breeches, their damp shirts clinging to their chests… So when her best friend invites her to Mexico for a week of margaritas and men, Emily decides to book a guided tour of Jane Austen country instead. But she quickly realises she won’t find her dream man here. The coach tour is full of pensioners, apart from one Mr Spike Hargreaves, a foul-tempered journalist sent to write a piece on why Mr Darcy’s been voted the man most women would love to date. Until she walks into a room and finds herself face-to-face with Darcy himself. And every woman’s fantasy suddenly becomes one woman’s reality. . .

Il y a quelques années, lorsque je me suis inscrite au challenge Jane Austen, je suis tombée sur ce petit poche. Parmi les titres à découvrir, en plus des romans originels et des adaptations, il était question de découvrir des réécritures modernes. Ce roman avait l’air parfaitement indiqué.

Entre temps, j’ai découvert quelques films comme Austenland (plutôt ennuyeux et trop axé romance pour moi), et le bicentenaire de l’autrice est arrivé, occasion donc de jeter un oeil finalement à cette histoire.

J’ai tenu 30 pages en tout.

J’ai corné presque chacune de ces trente pages. Rien que la première phrase m’a sortie du livre et m’a révoltée (bon à petite échelle). Mais, juste, non.

J’ai longtemps hésité à le reprendre, me disant que j’allais faire un effort. Bon, vu que je l’ai entamé avant d’aller dormir et que ça m’a agacée une bonne partie de la nuit, c’était peut-être pas la meilleure des idées.

Déjà, Emily et Stella font tellement cliché ambulant. Et même avant ça … la première phrase. Elle est tellement hétérocentrée … et assène qu’on ne peut que être en train de chercher le mec parfait.

Ce n’est pas mon cas. Donc je ne suis pas normale ?

(Oui, je sais, pendant au roman d’Austen).

Ça commençait bien, dis donc. Et puis on construit le personnage d’Emily en opposition à Stella (déjà, elle bosse en librairie mais n’ouvre jamais un livre, trochouette kwa), cette grande lectrice, avec tout un chapelet de réflexions sur à quel point c’est mal vu de préférer la lecture aux sorties.

Heureusement que j’ai décidé y a des années que j’étais parfaitement normale pour être dans ce cas aussi, hein, parce que je vous dis pas la psychothérapie dont j’aurais besoin après avoir lu ce truc.

Le contexte aurait pu être plaisant, avec cette petite librairie. Mais voilà, j’ai déjà vu Austenland, et il n’y a pas longtemps You’ve Got Mail, donc je n’ai pas été franchement étonnée. Je n’ai même pas eu envie de pousser jusqu’à ce tour d’Angleterre. Pas assez fan d’Austen, peut-être.

Alors, je sais. Je sais bien que c’est de la chick, pas fait pour se prendre la tête. Je n’ai pas besoin de m’identifier à 100% à l’héroïne non plus pour apprécier une histoire. Mais je n’ai pas envie de me sentir aussi loin de l’histoire, ni dénigrée (merci, j’en ai entendu assez IRL). Donc je vais en rester là.

(J’ai un peu hésité à le garder, parce que c’est qu’il est tout mignon ce livre en vert et bleu).

(Rant estivale, millésime 2018).

Errements visuels

Netflix & Me [Août]

En août, de très belles découvertes mais aussi des visionnages en demi-teinte.

C’est Snow qui m’a conseillé cette petite série et je dois admettre que j’ai ri en entendant presque chaque réplique du protagoniste. Le duo qu’il forme avec Chloe est bien campé et très drôle, et que dire de Maze ?

Deux assistants, pour souffler un peu au travail, s’organisent afin que leurs patrons respectifs tombent amoureux. J’ai beaucoup aimé voir Lucy Liu dans un autre véhicule que Sherlock mais cette petite comédie romantique n’a pas grand intérêt, même si j’ai apprécié revoir Zoey Deutsch qui jouait Juliet dans Ringer (et qui est la fille de Lea Thompson).

En juillet, j’ai vu le film Always Be My Maybe qui mettait cette actrice en scène et m’a donné envie de regarder ses spectacles. Si j’apprécie beaucoup sa voix et ses expressions du visage, je ne suis pas toujours fan du contenu de Baby Cobra ou Hard Knock Wife, notamment lorsqu’elle parle de relations ou de grossesse.

J’aime beaucoup les thèmes proposés par cette compétition de pâtisserie, même si le déroulement n’est pas mal non plus : 3 épreuves, les deux premières permettant de garder le temps restant pour la dernière. Les candidats (quatre équipes de deux) doivent créer des cupcakes, des confiseries puis un grand gâteau. Les thèmes sont très chouettes comme la science-fiction et les créations très belles.

J’avais vu le film au cinéma il y a longtemps en français et le souvenir resté n’était pas mauvais ni spécialement enthousiaste. J’ai beaucoup apprécié le revoir en VO, la photographie est toujours splendide, les personnages très divers et l’humour au rendez-vous.

On poursuit les aventures de ces personnages improbables avec une deuxième édition toujours aussi cool. J’ai beaucoup aimé deviner pas mal de choses sur l’antagoniste du film, même si je m’attendais à la réponse au mystère de l’identité du père de Peter bien plus tard. Les dialogues sont toujours aussi percutants et j’attends la suite.

Si je n’avais pas du tout accroché à la bande dessinée, ce film m’a énormément plu. L’aspect historique, le fantastique, l’humour et le personnage d’Adèle (bien moins froide que son équivalent dans le livre), sarcastique et aventureuse, m’ont beaucoup parlé. Seule la toute fin, en fait, m’a déplu. Attends, elle vient de retrouver sa soeur mais elle l’abandonne pour partir sur le Titanic ? Et son ennemi est responsable du naufrage ? Je ne sais pas, ce n’est pas du tout passé.

J’étais très intéressée par l’univers très fantasy urbaine : les humains cohabitent avec les elfes et les orques, mais je me suis tellement lassée du style (très blockbuster, action, sans trop de réflexion ni subtilité) que je me suis carrément endormie pendant un bout du film.

Ironiquement, une comédie romantique qui aurait été très belle avec juste son lead masculin, Hugh Grant. L’acteur anglais est toujours plein de charme, ici libraire dans une petite librairie de livres de voyages, avec une famille et des amis attachants. Le problème : la protagoniste, Julia Roberts. Elle est juste atroce en tant que personnage et le film se porterait bien mieux sans elle.

Une petite série australienne pleine de surprises. Julia s’occupe de son père, malade et en fin de vie. Il est aussi ancien prix Nobel de génétique et médecin en charge d’une clinique de fertilisation qui a permis à de très nombreux couples d’avoir des enfants. Seulement, comme il l’écrit dans une lettre aux journaux, beaucoup de ces enfants étaient en fait les siens. Julia décide d’accueillir tous ces nouveaux frères et soeurs. Ce personnage est adorable, la situation très drôle, tout en abordant des questions éthiques intéressantes et de petites touches mystérieuses. J’aimerais beaucoup une saison 2.

J’avais beaucoup entendu parler de cette série animée pour son originalité, le fait que deux personnages féminins en soient au centre. Au final c’est vraiment trop barré pour moi.

Un documentaire ce mois-ci, sur Zach Posen, designer découvert dans Project Runway. J’ai beaucoup aimé son histoire.

Une petite série animée qui avait tout pour me plaire. En substance, elle rappelle un peu Afterschool Charisma avec la présence de clones de personnages célèbres, mais ils ne correspondent non seulement pas à l’original (au point que Gandhi, à droite sur l’image, ait provoqué une controverse qui a pu arrêter la série) mais c’est trop ado américain, à faire la grimace. Ça et il y a un moment où on présente l’homosexualité et l’homoparentalité à la limite de la pédophilie (un père du clone de Kennedy qui le reluque ostensiblement O_O).

J’attendais beaucoup de cette reprise. Mais je ne me suis pas rendue compte qu’en cliquant sur le programme je me suis retrouvée durant la saison 1. Il m’a fallu bien deux épisodes pour m’en rendre compte, j’avais totalement oublié. Ce n’est pas forcément bon signe. Et la saison 2 n’a pas été à la hauteur de la fascination que j’avais éprouvée l’an dernier. Si l’arc sur le fils de Bill a son quota d’étrangeté, je n’ai pas aimé l’évolution de Holden, le fait qu’on le voie moins, même si Wendy est un peu plus présente. Surtout, je ne sais pas, je me suis ennuyée, je n’ai pas eu envie de voir la série d’un coup.

Beaucoup de fous rire encore avec cette saison, mais quelques bémols. L’aspect vraiment politique n’est pas vraiment abordé, ou alors par certains flash télévisés. Je n’arrive pas à ressentir cet enjeux et ces aspects avec ce choix. L’humour adolescent et irlandais de Belfast est bien présent, mais on en reste à ces éléments avec cette deuxième saison. Un peu déçue aussi que la révélation de Claire (lesbienne) soit à peine abordée sauf lorsqu’une nouvelle élève arrive, et encore, ça ne va pas loin.

Je ne suis pas fan du personnage de la mère de Lucifer et Amenadiel qui arrive ici. Heureusement, Maze est toujours là et le duo qu’elle forme avec le Dr Linda est très fun. Très surprise de ce qu’on apprend sur les origines de Chloe, mais la saison n’est pas terminée.

Vous avez vu, vous comptez voir certain/e/s de ces films, de ces séries ? De belles trouvailles récemment pour vous ?

Lectures sur un rocher

Feuilles d’août

En août, c’est numérique et fantasy urbaine exclusivement.

Un peu déçue de ce tome qui ne m’est vraiment pas resté en tête. On retourne aux loups de Hawke avec un autre lieutenant, Alexei, et une empathe très différente de Sacha et de celles et ceux rencontrés en fin de la trilogie Psi-Changeling . Si ce nouveau pouvoir est intéressant, les choses sont trop simples et vont trop vite entre eux. Je me suis un peu ennuyée et j’ai regretté les changelings aquatiques et DarkRiver. Un an à attendre la suite.

Une série qui s’achève en beauté avec des éclats de rire et des idées fun et bien pensées. Xandra évolue dans ses pouvoirs de gobelin et dans sa relation avec la reine d’Angleterre, leurs dialogues sont autant de piques excellentes. Quel dommage qu’il n’y ait pas de suite ou d’autres récits dans cet univers. Mon avis sur le premier et le deuxième tome.

L’été, c’est fantasy urbaine, et je n’ai jamais terminé Chasseuse de vampires en français. Je les reprends donc en numérique et VO et la mythologie me plaît toujours autant : anges, archanges, qui créent les vampires lesquels doivent les servir en retour pour un temps, et s’ils essaient de resquiller sur leur contrat, on envoie des chasseurs de la Guilde à leurs trousses. Comme Elena, chasseuse-née, capable de ressentir les vampires. Comme elle est la meilleure du département, c’est elle qui est envoyée pour une mission presque suicide aux côtés du redoutable archange Raphael. Une fois encore, la mythologie est bien trouvée, les personnages nombreux et divers et l’intrigue tient en haleine.

Certes, j’ai mis des mois pour le finir. Mais c’est surtout parce que je n’y pensais jamais. La dernière partie sur les geeks est très sympathique, sur les littératures de l’imaginaire et les jeux vidéo notamment. Le début, avec ses explications sur l’informatique, la technologie, les réseaux sociaux, est bien expliqué pour les plus jeunes et les dessins sont particulièrement saisissants, si ce n’est un peu jeunesse.

Lorsqu’elle a failli perdre la vie, à la fin du combat contre Uram, Elena a été sauvée par Raphael. De manière inattendue : il l’a transformée en ange. Ce type de métamorphose tient de la légende. Si elle a gagné une nouvelle vie, elle est aussi toujours en danger : bébé ange, elle restera fragile pendant très longtemps et à la merci d’éventuelles attaques. Comme celles qui visent un vampire torturé et un enfant ange enlevé. On poursuit la découverte de cet univers et son humour, même si je suis moins fan du Refuge (là où Elena passe ses premiers mois en tant qu’ange) puis la cour de Lijuan.

Elena est retournée à New York avec Raphael mais elle ne maîtrise pas encore ses dons angéliques, notamment le vol. Elle essaie de s’acclimater à sa nouvelle position politique en tant que consort d’un archange et de survivre aux évènements étranges qui annoncent le réveil d’un Ancien, un archange qui a vécu des milliers d’années : Calliane, la mère de Raphael. J’aime beaucoup poursuivre la découverte de l’histoire familiale d’Elena, même si j’attends impatience qu’on en sache plus sur sa mère.

Changement de protagoniste avec Honor, une chasseuse de la Guilde traumatisée par son emprisonnement aux mains de vampires qui l’ont torturée et Dmitri, le second de Raphael. J’ai beaucoup aimé le cheminement de la jeune femme et sa relation avec Dmitri, excepté à la toute fin.

Changement de protagoniste et de décor. L’autrice nous transporte en Inde, dans la cour de Neha, l’archange des poisons, avec Jason, un des anges directement sous le contrôle de Raphael. J’ai adoré découvrir cette partie de l’univers et les règles si particulières dans ce coin du monde.

Retour à New York avec des catastrophes en cascade : les anges tombent du ciel (littéralement et certains n’en sortent pas vivants) et les vampires développent des maladies lorsqu’ils ne devraient jamais avoir le moindre symptôme. Un tome intrigant et plein d’action, avec quelques éléments sur le père d’Elena que je n’ai pas vus venir – même si je ne suis pas fan de Lijuan et j’aimerais bien qu’on en finisse avec elle.

J’attendais beaucoup d’un récit avec Ashwini et Janvier, la chasseuse et le vampire qu’elle a traqué pendant de longues périodes de temps et avec qui elle avait développé une relation plutôt espiègle sur laquelle tout le monde (les autres chasseurs, les vampires, les anges) les taquinent depuis. Et Janvier est Cajun, donc je n’arrêtais pas de l’imaginer avec l’accent de Gambit dans le dessin animé d’X-Men. Le don de la jeune femme est intéressant mais peut-être trop de drame ici. Enfin, leurs répliquent ne manquent pas d’humour, heureusement.

Petite déception ici. Si j’étais contente que le focus de l’histoire soit Nasir, très intrigant depuis les deux derniers tomes (surtout lorsqu’Elena essaie de découvrir qui il est, même s’il est présenté comme vampire, ce n’est pas tout) et qu’on essaie de retrouver un Ancien, Alexandre, pour le sauver avant qu’il ne soit tué par un autre archange, j’ai été déçue que ce soit à nouveau Lijuan qui vienne semer la pagaille et surtout que l’ange capable de retrouver Alexandre soit enlevée et emmenée vers la cours de l’archange chinoise. Je n’en peux plus de ce personnage.

Et vous, vos lectures d’août ?