Les animaux fantastiques

Titre VO : Fantastic Beasts and Where to Find Them.

Auteur : Newt Scamander.

Couverture : Richard Horne.

Nombre de pages : 92.

Parution VO : 2001. Cette édition VF : 2001.

Éditeur : Gallimard.

Genre : Fantasy.

Prix : 5,30€ (édition Folio de 2009).

Résumé : L’auteur répertorie les créatures fantastiques du non moins fantastique univers d’Harry Potter, leur nom, description, habitat …

Ma dernière lecture sur l’univers d’Harry Potter à ce jour (sans compter ma relecture allemande). Ma première pensée en la refermant a été que j’aurais préféré me passer des commentaires des personnages. Je ne les ai pas trouvés drôles, je préférais les informations sur les petites bêtes.

J’ai beaucoup aimé les petites anecdotes sur les problèmes causés aux sorciers ou Moldus par les créatures. Étonnée qu’il y en ait si peu, mais beaucoup aimé les créations. J’ai eu un petit souvenir de Pokemon ^^, j’adore ce côté création justement. Et puis je veux un Kneazle (Fléreur à Poudlard) ! Il a l’air trop chou.

L’écriture est claire, concise. J’ai vraiment bien aimé le côté description zoologique, physique, habitat, nourriture, etc. Comme un vrai petit guide.

C’est une lecture courte et plutôt sympathique. J’aurais bien aimé d’autres livres basés sur ceux des cours, comme l’histoire de la magie ou la Divination.

Mais pour être honnête, je vois mal comment réaliser un film à partir de ce texte : il n’y a pas d’intrigue, c’est un documentaire. Il va probablement être pas mal romancé, à voir ce qui va être proposé, mais je reste dubitative.

Case Histories

Titre VF : La Souris Bleue.

Auteur : Kate Atkinson.

Nombre de pages : 427.

Première parution : 2004. Cette édition : 2011.

Éditeur : Black Swan.

Genre : Policier.

Prix : 8,68€ (mais pas la couverture avec Jason Isaacs).

Résumé éditeur Un détective privé enquête à Cambridge sur des affaires criminelles qui n’ont jamais été éclaircies. Il doit remonter à des événements souvent très lointains pour suivre les traces de la mystérieuse « Souris Bleue ».

 Je me faisais une joie de me lancer dans cette lecture, en partie parce qu’elle a été adaptée en série avec Jason Isaacs, que j’ai déjà depuis quelques temps. Mais je voulais lire le livre avant, ce qui en fin de compte n’était pas une bonne idée.

Le début est très long et lent … il faut déjà soixante-dix pages à l’enquêteur, Jackson, pour faire son apparition. Je peux comprendre. On débute par les trois cas qui seront apparemment liés. Dans le premier, une famille de quatre filles -plus une en cours – turbulentes, se voit amputée de la petite dernière, Olivia, la mieux aimée, enlevée alors qu’elle dormait sous une tente avec sa soeur Amelia pendant une nuit d’été. On décrit en long, large et travers, les travers justement de ces petites demoiselles indisciplinées, le père est un grand mathématicien, la mère dépassée. C’est le début, c’est un peu long, mais ça peut se comprendre.

On change totalement de décor pour une jeune femme qui vient juste de se marier d’avoir un enfant et  ne s’y attache pas, dans un côté cottage fermier, perfectionniste, qui bascule finalement. Pas tellement intéressant, mais à voir comment l’auteur gère pour connecter ce cas au précédent.

C’est surtout le troisième qui m’a ennuyée. On ne fait pas plus prévisible. Theo, un avocat, aime énormément sa fille Laura, bien plus que sa deuxième fille. Il est tellement inquiet qu’il la fait travailler à son bureau pour l’été. Alors qu’il est à la campagne pour une affaire, un homme étrange arrive dans son cabinet et le réclame. L’auteur a passé tellement de temps à me répéter le nom de Laura, tous ses goûts, ses accomplissements (au fait, pas que je m’en fiche, mais 1) je te vois venir, 2) je m’en fiche) que je me doutais pas mal de la catastrophe. Troisième cas, et je suis déjà agacée.

Et Jackson fait son apparition. Je ne lui trouve pas grand-chose de spécial, si ce n’est son habitude (maladive) (exaspérante) (si je te vois tu finis au volcan parce que ça commence à bien faire) de parler de voiture, et ce que ça symbolise, et de se lancer dans de grandes descriptions, et de parler de sa séparation (vous serez aussi ravie que moi d’apprendre que sa femme a totalement changé de caractère en changeant d’homme et qu’elle avait l’habitude de lui octroyer des pipes en conduisant …)

Après être repassé par Amelia puis Theo pour voir ce qu’ils deviennent depuis le temps, on découvre quelqu’un appelé Caroline, et vous serez ravis d’apprendre sa vie pendant dix pages, sa rencontre très mouvementée (lisez hot sur une table – dois-je vous rappeler que je ne lis ni romance, ni érotisme, donc c’est quand même mal parti là) avec son mari, même s’il a deux chiens et deux enfants et que les chiens sont mieux élevés, et que finalement par le plus grand des hasards dans un cimetière elle a rencontré un pasteur et qu’elle en tombe amoureuse après être restée assise quelques minutes avec lui sur un banc. Whoopedoo mes amis c’est du récit percutant tout ça. On retourne voir Jackson après, il ne faudrait pas qu’on ait l’impression que c’est pour une raison tout ça.

Bon. Je vais vous avouer quelque chose, vous allez me prendre pour une mauvaise langue, mais j’ai abandonné cette lecture (vous ne l’aviez pas vue venir, celle-là, avouez !). Mais pas pour les raisons que vous pensez sûrement. Vous devez – et pouvez, hein, pas de souci – penser que je suis mauvaise langue parce que cette fameuse Caroline a peut-être une importance capitale ici-bas.

Et je vais vous répondre très honnêtement : je m’en fiche. Pour plusieurs raisons. Déjà, parce que j’en avais un peu ras le pompon qu’on me raconte la vie de tout le monde et que ça a tué le récit pour moi. Je voulais lire les deux cents premières pages et aviser. Je trouvais les trois cas, séparément, sans fioritures, intéressants (et on ne sait pas ce que le type voulait à Theo en venant tuer tout le monde ; et Julia et Amelia, deux des soeurs, ont retrouvé la peluche, la Souris Bleue, d’Olivia dans le tiroir de leur père après sa mort à lui), donc c’est plutôt intéressant comme cas, je ne dis pas.

Mais j’ai dit stop en apprenant que le parent des gamines, le mathématicien, avait pour habitude de tenter de les tripoter. La pédophilie / l’inceste, non merci. Ce thème fait partie des rares que je ne supporte pas. Je tenterai la série télé parce que Jason Isaacs, mais je n’ai aucune envie de poursuivre cette lecture qui était déjà lourde et énervante.

Les Chroniques de Spiderwick, tome 4 : L’arbre de fer

Titre VO : The Spiderwick Chronicles 3 : The ironwood tree.

Auteur : Holly Black.

Illustrateur : Tony DiTerlizzi

Traducteur : Bertrand Ferrier.

Nombre de pages : 135.

Parution VO : 2004. VF : 2004.

Éditeur : Pocket (Collection : Jeunesse).

Genre : Fantasy – Jeunesse.

Prix : 11,95€ .

Résumé : Au cours d’une compétition d’escrime durant laquelle Jared parvient à s’attirer des ennuis, Mallory disparaît. Les jumeaux découvrent qu’elle a été enlevée par les nains, et ils se révèlent terrifiants. Jared et Simon essaient de la sauver.

Ma couverture préférée, mais celui dont je retiens le moins ce qui s’y passe.

J’ai bien aimé suivre une compétition d’escrime de Mallory. Mais Jared qui s’attire ENCORE des ennuis en sortant son couteau dans le lycée, c’est plutôt répétitif. Les chiens de métal censés attaquer mais qui ne veulent que jouer est un peu vu et revu.

Première mention claire du père lorsque la mère l’appelle. On le verra peut-être dans le tome 5. J’ai bien hâte de voir ce qu’ils vont dire à leur mère et sa réaction. On rencontre également Mulgarath dont le dernier volume porte le nom (il a peut-être été mentionné avant, je n’en ai pas le souvenir).

J’ai été un peu déçue de voir les nains se ranger derrière Mulgarath et de voir ce qui leur arrive. C Ce volume est peut-être, au final, celui qui me plaît le moins pour l’instant.

Nombre de tomes parus (série finie) : 5.

 Tome 1 : Le livre magique

Tome 2 : La lunette de pierre

Tome 3 : Le secret de Lucinda

Tome 5 : La colère de Mulgarath

Buffy contre les Vampires, saison 8, tome 2 : Pas d’avenir pour toi

Titre VO : Buffy The Vampire Slayer Season 8, 2 : No Future For You.

Scénario : Brandy K. Vaughan.

Dessin : Georges Jeanty.

Couleurs : Dave Stewart.

Couverture : Jo Chen.

Traducteur : Jérôme Wicky.

Nombre de pages : 118.

Parution VO : 2007. VF: 2008.

Éditeur : Soleil (Collection : Fusion Comics).

Genre : Comic – Adaptation de série.

Prix : 14,95€ .

Résumé éditeur Lorsque les forces du mal recrutent une Tueuse débutante, Rupert Giles fait appel à Faith, la troisième Tueuse. Dangereuse et peu digne de confiance, il lui demande cependant de combattre cette nouvelle menace. En échange, Il fera table rase de son passé et la réhabilitera. Mais Buffy veille, elle n’a pas oublié que Faith a tenté de la tuer…

D’habitude, j’attends un peu avant de lire le tome suivant d’une série, en général de faire le billet, pour avoir les idées bien claires. Sauf pour les Clamp. Mais là j’avais envie d’en finir avec les comics Buffy que j’avais encore dans ma PAL pour passer à autre chose. Ce tome est justement un peu mieux passé, probablement parce que j’aime bien Faith et que j’ai cru à son personnage, ici. J’aime bien la couverture, déjà ^^

Le côté My Fair Lady, Giles qui essaie d’en faire une jeune femme de la haute société ou du moins d’en avoir l’air, m’a assez plu. La British Gigi, Slayer de la haute qu’elle essaie d’approcher, est intéressante aussi. Et le rapprochement Giles – Faith, pour reprendre les termes de ma critique précédente, j’y crois. Là, c’est plutôt Buffy qui m’a agacée (même si je comprends). Je pensais que la fin de la saison 7 les auraient un peu rapprochées, mais absolument pas.

Mais cet arc qui aurait pu monter en puissance est arrêté tout d’un coup. Vraiment dommage. Je trouvais que Genevieve avait du potentiel (ha, ha, je sais, mauvais jeu de mot), donc bam, nouvelle déception. Même si ça ouvre une nouvelle porte à Faith, qui me plaît.

La dernière histoire propose un style graphique plus proche des couvertures et des personnages que je connais. Mais c’est pour nous expliquer, entre autres, ce qui est arrivé à Dawn et dont je me fiche complètement. Et je n’ai pas trop saisi la partie magique avec Buffy et Willow…

J’avoue que les références du style « girl power », « solidarité féminine », par contre, ça m’a un peu lassée. Et on reste donc dans la déception pour ce volume. Je ne sais pas si je poursuis en passant à l’anglais, honnêtement.

Nombre de tomes parus (série finie) : 8.

Tome 1 : Un long retour au bercail.

Tome 3 : Les loups sont à nos portes.

Tome 4 : Autre temps, autre tueuse.

Tome 5 : Les prédateurs.

Tome 6 : Retraite.

Tome 7 : Crépuscule.

Tome 8 : La dernière flamme.

Oraisons

Auteur : Samantha Bailly.

Nombre de pages : 716.

Première parution : 2009. Cette édition : 2013.

Éditeur : Bragelonne.

Genre : Fantasy.

Prix : 25 €.

Résumé éditeur : En Hélderion, la mort peut rapporter beaucoup… surtout à la famille Manérian, qui procède aux oraisons, les rites funéraires du royaume. Mais la réalité de la mort les frappe de plein fouet lorsqu’on retrouve le corps de leur plus jeune fille dans une ruelle sordide.
Tout désigne les clans, ces dangereux rebelles qui s’opposent à Hélderion. Aileen, prête à tout pour venger sa cadette, se lance dans une enquête qui la mettra à rude épreuve.
Noony, leur soeur aînée, se retrouve quant à elle aux premières loges de l’entrée en guerre de son pays contre le continent voisin. Mais elle est bien décidée à s’opposer à ce conflit qui pourrait tourner en véritable massacre.
Prises dans des intrigues dont les enjeux les dépassent, les deux soeurs devront affronter le système qui les a forgées.

Ce petit pavé me faisait un peu peur, au début. Mais quand je l’ai commencé, je n’ai pas pu m’arrêter ! J’ai eu un peu de mal à me faire aux noms peu courant, lieux et personnes, mais une fois les premiers chapitres passés, l’immersion était faite. Samantha Bailly décrit un monde riche, des personnages hauts en couleur et qu’on prend grand plaisir à suivre. J’ai adoré son écriture fluide.

Un détail qui me plaît toujours : au début d’un chapitre on nous donne divers extraits, comme sur l’histoire du royaume, des petites biographies, des définitions, même des poèmes ! … on est encore plus immergés dans l’univers que l’on devine finement ciselé, travaillé, et ainsi réel. Jusque dans le jeu des Quatre Vents, un jeu de cartes très détaillé, que j’aurais aimé voir utilisé davantage.

Le mystère bâti avec la mère d’Aileen et Noony, Soliane, m’a beaucoup intriguée, et je n’ai pas été déçue par le résultat, à la hauteur des attentes et de la tension dramatique. Tout comme celui de la résuadine, du cycle de l’oraison, de ce qui se déroule au palais de l’Astracan Soleil … j’avais très envie de parvenir à la fin du récit pour avoir toutes ces résolutions, même si je n’avais pas envie de quitter Aileen et Noony. Même les relations amoureuses ici et là ne m’ont pas dérangée.

Oraisons est typiquement le genre de lecture dont je ne peux pas beaucoup vous parler parce que je l’ai vraiment aimé. Je ne peux que dire que j’espère qu’elle vous plaira tout autant !

Petite anthologie de la science-fiction

Anthologiste : Joëlle Wintrebert.

Illustrateur : Ghislain Loupias.

Nombre de pages : 188.

Parution : 2001.

Éditeur : Sedrap (Collection : Lecture en tête).

Genre : Science-fiction.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeur : Vous n’avez jamais lu de science-fiction. Et vous êtes victime d’un préjugé bien ordinaire : ah oui, dites-vous, ces histoires sans queue ni tête qui parlent de fusées, de guerre dans les étoiles et de petits hommes verts.
Fusées, guerre dans les étoiles et petits nommes verts, la science-fiction (ou SF) en parle quelquefois, mais jamais dans des histoires sans queue ni tête : le principe même d’une nouvelle ou d’un roman de SF, c’est justement de décrire de façon parfaitement logique quelque chose qui n’existe pas encore ou qui aurait pu exister.
Richard Matheson, Damon Knight, Arthur C. Clarke, Stefan Wul, H.-P. Lovecraft, J.-C. Dunyach, Robert Silverberg et beaucoup d’autres vous attendent… En route vers des univers aussi étranges qu’inattendus ! 

Contient : –  » Né de l’homme et de la femme  » de Richard Matheson
–  » Pour servir l’homme  » de Damon Knight
–  » La clé laxienne  » de Robert Sheckley
–  » Rapport sur les habitudes migratoires des Pères Noël  » de Jean-Claude Dunyach
–  » L’étoile  » d’Arthur C. Clarke
–  » Genèse  » de Francis Carsac
–  » Les chats d’Ulthar  » de Howard Phillips Lovecraft
–  » La règle des noms  » d’Ursula K. Le Guin
–  » Des anges sont tombés  » de Jean-Louis Trudel
–  » L’homme schématique  » de Frederik Pohl
–  » Réveillon chez les jumeaux  » de Jean Millemann
–  » Le traité de Düsseldorf  » de Robert Silverberg
–  » Voyages  » de Stefan Wul

Je suppose que plus on lit de textes d’un genre, plus on risque d’être déçu quand on découvre des anthologies, puisque justement il y a moins de découvertes … J’aurais bien aimé, aussi, apprécier la plume de Joëlle Wintrebert comme celle de Gérard Klein, mais elle reste plutôt impersonnelle.

Comme pour le Catalogue des âmes et cycles de la SF, on trouve un chapitre sur l’heroic fantasy, qui me coupe un peu dans la thématique. J’étais contente de trouver l’uchronie, mais pour un texte déjà lu, certes apprécié, j’étais douchée. Pareil, j’avais énormément aimé ce texte d’Ursula K. Le Guin dans le recueil consacré à l’auteur, seulement lu en janvier.

Je n’ai pas vraiment apprécié la plupart des textes choisis. Né de l’homme et de la femme, pour moi, manque d’une chute (ou elle est entièrement spoilée par l’illustration qui précède la fin). La clé laxienne, pourquoi pas, je n’étais pas entraînée. Rapport sur les habitues migratoires des Pères Noël ne m’a pas arraché un sourire (mâles et femelles, qui vont mourir dans les cheminées, merci).

Genèse reste une genèse, deux pages, sans chute, trop court pour se faire une idée ; un peu comme le texte de Stefan Wul, que j’espérais découvrir et qui est en fait un petit poème, ce qui ne donne pas une très bonne idée. Des anges sont tombés me laisse aussi un peu perplexe, quelques description, pas vraiment de récit. Et je n’ai pas saisi la chute du Réveillon des jumeaux, même si elle est plutôt intéressante par ailleurs.

Le recueil vaut surtout pour les nouvelles de Damon Knight, Arthur C. Clarke, Lovecraft et Frederik Pohl. Pour servir l’homme de Damon Knight est très drôle, et je ne m’attendais pas à la chute. J’ai aimé découvrir Clarke avec ce texte plein de beauté et de poésie. La nouvelle de Lovecraft, sur les chats, n’est pas désagréable, surtout pour l’écriture. Et Frederik Pohl est plutôt visionnaire dans la fusion humain et machine, à la fin des années 60.

Mais je reste plutôt déçue.

Complot à Versailles, tome 1

Auteur :  Annie Jay.

Illustrateur : Christophe Durual.

Nombre de pages : 373.

Première parution : 1993. Cette édition : 1996.

Éditeur :  Le Livre de poche (Collection : Jeunesse).

Genre : Histoire – Jeunesse.

Prix : 5,90€.

Résumé éditeur  « Ah ! vous, les nobles… »
Cécile n’a que ce mot à la bouche. Pauline, son amie d’enfance, trouve cela d’autant plus agaçant qu’elle-même est noble. Jusqu’au jour où, nommée demoiselle de la reine, Pauline fait, avec Cécile, son entrée à la Cour, au château de Versailles. Effarant ! Tous ces nobles rampant devant Louis XIV, manœuvrant à qui mieux mieux, prêts à s’étriper pour les meilleures places… Un véritable tourbillon d’intrigues et de complots qui emporte à leur tour Pauline et Cécile. Mais les deux amies sont bien décidées à ne pas se laisser faire, surtout si elles risquent d’en être les victimes…

J’ai énormément aimé cette plongée versaillaise en roman jeunesse, à la fois du point de vue des nobles, mais aussi de l’autre côté, toutes ces petites mains qui faisaient fonctionner le plus beau palais du monde (serviteurs, cuisiniers, etc.). L’intrigue est plutôt complexe, je n’ai pas pu deviner la fin (et le fait que ce soit jeunesse ne signifie pas prendre le jeune lecteur pour un idiot, ce qui est particulièrement appréciable !).

Les personnages sont bien construits, à commencer par les deux héroïnes, qu’on prend plaisir à suivre l’une après l’autre. J’ai beaucoup aimé le thème lié à Cécile, son attachement pour la médecine, les remèdes, sa relation avec la reine (personnage souvent méprisé, malmené, mais très touchant ici), l’opposition entre la vision royale de la médecine (le dialogue entre les deux grands médecins est particulièrement frappant, saignée à tous les étages).

Léger bémol : je n’aime pas du tout la couverture ni les illustrations intérieures qui ont un côté grotesque et grinçant. Mais à part ce détail, c’est un premier tome qui m’a passionnée et une série que je vais bien sûr continuer !

Nombre de tomes parus : 5 (série en cours).

Tome 2 : La dame aux élixirs.

Tome 3 : L’aiguille empoisonnée.