Les cent ans de Dracula

Auteur : Barbara Sadoul.

Nombre de pages : 154.

Parution : 1999.

Éditeur : Librio.

Genre : Nouvelles – Fantastique.

Prix : 2€.

Résumé éditeur Sur son cou et sa poitrine on voyait des traces de sang, et sa gorge portait les empreintes des dents cruelles qui avaient ouvert ses veines…  » Minuit. L’heure où les ténèbres recouvrent le monde… L’heure du vampire ! Oh ! Bien souvent, on ne le voit pas. Mais la pâleur morbide de ses victimes et les deux points rouges qu’elles portent dans le cou signalent son terrible passage. Depuis un siècle, le comte Dracula n’a cessé d’enflammer les imaginations. Son élégance froide et raffinée fascine. Hélas ! Condamné à l’éternelle solitude, il doit, pour survivre, se nourrir chaque nuit de sang frais ! Pour fêter les 100 ans du plus célèbre d’entre eux, huit vampires sont ici réunis. Huit nouvelles (dont une, inédite, de Claude Askew) sous la plume inspirée des plus grands maîtres du genre.

Contient : La Fiancée de Corinthe de Goethe ; Le  Vampire de Polidori ; La Morte amoureuse  de Gauthier ; Car la vie est dans le sang de Francis Marion Crawford ; L’invité de Dracula de Bram Stoker ; Aylmer Vance et le Vampire de Claude Askew ; Le Gardien du cimetière de Jean Ray ; La Maison maudite de Lovecraft.

Adolescente, j’adorais ce recueil fantastique, qui m’a permis de découvrir deux textes dont je suis tombée amoureuse, ceux de Goethe et de Gauthier. La Fiancée de Corinthe est un poème, avec une écriture doucement désuète.

La Morte amoureuse propose encore un vampire féminin, qui essaie d’arracher le protagoniste à la vie d’église pour partager la sienne. C’est un récit bien construit, où le héros se perd entre rêve et réalité, également servi par une très belle écriture.

J’apprécie aussi particulièrement Le Gardien du cimetière qui est le témoin d’étranges évènements dans ce lieu où il arrive. Un cimetière peut paraître classique, mais la nouvelle est de 1925, ce qui efface ce trait. Une fois encore, les mystères sont bien menés.

Car la vie est dans le sang ne m’était pas trop restée en tête, mais elle est plutôt intéressante, et le vampire n’est pas trop mis en avant, il est plus subtil.

Je suis moins touchée par les nouvelles de Polidori, Askew, Bradbury et le chapitre de Stoker. Polidori, je pense que je l’ai trop lu, alors que j’apprécie ses longues phrases ciselées (mais Librio n’est pas le champion des pages aérées donc c’est écrit petit avec peu de paragraphes donc ça fait pâté).

Je n’ai pas une passion pour Stoker, même si j’aime le personnage et les traits de la créature qu’il a créée, je suis loin d’apprécier la forme qu’il a choisie pour la proposer (le roman épistolaire), même si ce n’est pas celle utilisée de manière claire ici.

La nouvelle d’Askew ne m’a pas plu, puisqu’on est face à un texte qui raconte tout, tout de suite sur un personnage. C’est lourd et pesant, et je me suis ennuyée malgré ce thème de malédiction familiale.

Ce n’est pas ce texte de Lovecraft qui me fera l’apprécier. Je le trouve déjà long – pour moi, lorsque tu annonces qu’il y a des parties ou des chapitres à ta nouvelle, ben elle est trop longue – et le personnage commence par raconter sa vie, puis enchaîne sur l’histoire d’une maison et l’histoire de toute la famille qui y a vécu. Je vous avoue que je me suis rapidement ennuyée et je l’ai passée.

Au final, à part quelques exceptions, ce recueil renferme des textes que j’adore, et que je ne peux que vous conseiller si vous ne les avez pas encore découverts.

 

Les Enfants de la Terre, tome 1 : Ayla

Titre VO : The Clan of the Cave Bear.

Auteur :  Jean M. Auel.

Traducteur : Jenny Ladoix.

Illustrateur : Denis Boissier.

Nombre de pages : 410.

Parution VO : 1980. Cette édition VF : 1982.

Éditeur :  J’ai Lu.

Genre : Histoire.

Prix : 7,30€.

Résumé éditeur  Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connaît l’outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s’abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d’harmonie.
En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d’un lion pour se réfugier auprès d’un clan étranger. On l’adopte. Très vite, les gestes et les paroles d’Ayla suscitent l’étonnement et l’inquiétude.

Je suis tombée sur ce petit livre par hasard dans un dépôt vente il y a quelques années. N’ayant jamais lu de roman, ou documentaire, sur cette période historique (la Préhistoire), j’ai été plutôt séduite par ce résumé. Mais en fait, j’ai réalisé durant cette lecture que cette histoire, je la connaissais depuis toujours, ironiquement.

Quand j’étais enfant, mes parents étaient abonnés à France Loisirs, et je lisais toujours religieusement les catalogues dès leur arrivée ! J’adorais découvrir plein de possibilités d’histoires, par exemple la série de L’Assassin Royal de Robin Hobb qui est restée très longtemps dans leur collection. Et Le Clan de l’Ours des Cavernes en a aussi fait partie pendant des années.

Honnêtement, je regrette de ne pas avoir enquiquiné mon entourage pour qu’on m’offre la série plus tôt, parce que cette lecture a été magique. Je n’ai pas pu la lâcher, malgré des choses à faire le week-end où je me suis décidée à ouvrir ce livre pour les besoins de mon challenge ABC historique. C’est aussi un roman adulte et non pas jeunesse comme mes lectures usuelles dans ce genre, ça me change un peu (ma période Juliette Benzoni ou ma lecture de Le Chardon et le Tartan remontent bien à dix ans !).

Même si, je l’avoue, mes connaissances sur la Préhistoire sont plutôt minces, j’ai pu me projeter sans aucune peine dans ce clan dépeint par l’auteure (oui, c’est une dame, je me suis fait avoir aussi). Ca vient principalement de son écriture très descriptive, qui prend la peine d’installer tous les personnages avec force détails (ce qui ne m’a pas empêchée de me perdre un peu dans les personnages féminins secondaires) et de détailler leurs activités quotidiennes, ce que j’ai adoré.

L’héroïne, Ayla, est pleine de force, de courage. On suit ici son enfance et son adolescence auprès d’un clan où elle n’est pas née, adoptée par Iza, la guérisseuse et la soeur du chef, avec ses difficultés pour se faire accepter puisqu’elle est si différente, et la haine instinctive du fils du chef pour elle. J’ai pris un grand plaisir à suivre la vie de ce clan, malgré les brimades qu’Ayla subit, notamment parce que, malgré mon manque de connaissances sur la période (et c’est un élément important pour moi), j’ai trouvé ces situations extrêmement plausibles. Elles auraient pu se dérouler (je ne pense pas tant à l’aspect romancé qu’à la présence d’Ayla et surtout la vie du clan), ou du moins Jean M. Auel en donne une impression tellement forte qu’on s’y perd.

Dans les détails romancés et appréciables, il y a la vision de la mémoire (chaque enfant né dans le clan de l’Ours possède en lui tous les souvenirs des autres membres), le thème des animaux totem qui veillent sur eux, les difficultés que rencontre Ayla pour apprendre la langue d’Iza (ouiiii ça n’arrive pas en deux minutes, c’est progressif, c’est construit !), parmi ceux que j’ai notés.

Celui qui m’a plus dérangée, mais que j’ai compris, c’est la vision de la femme dans cette société. Elle doit être soumise en tout point à l’homme, ne pas lever les yeux vers lui, attendre l’autorisation de parler … J’ai été un peu étonnée, mais ce sont les bases de cette société. C’est néanmoins intéressant de voir comment Ayla transgresse les bases de cette société, justement (s’y cache-t-il une critique d’une autre période? j’ai des doutes). Cependant, l’un dans l’autre, l’univers reste très plausible et entre celui-ci, l’écriture posée et descriptive de l’auteur, les personnages bien construits, tout ça m’a offert un moment de lecture magnifique.

J’ai donc à la fois très envie de poursuivre cette série, quitte à dépareiller la bibliothèque en achetant une toute autre édition pour la suite, mais aussi à découvrir davantage cette période, via d’autres romans, qui sait, mais aussi des documentaires.

Nombre de tomes parus : 6 (série en cours).

Tome 2 : La vallée des chevaux.

Tome 3 : Les chasseurs de mammouths.

Tome 4 : Le grand voyage.

Tome 5 :  Les refuges de pierre.

Tome 6 : Le pays des grottes sacrées.

Feuilles d’août

En août, je bloque un peu en imaginaire, mais je fais de très belles découvertes, notamment en jeunesse et contemporaine (qui l’eût cru ^^).

Innocent in Death, Eternity in Death, Creation in Death de Nora Roberts. Je regrette qu’Eternity n’ait été qu’une novella, l’auteur joue avec le personnage du vampire, avec plein de clins d’oeils que j’ai appréciés. J’apprécie toujours autant, chaque volume apporte de petits plus à l’histoire et aux arcs des personnages.

Science-fiction et imaginaire contemporain de Francis Berthelot et Philippe Clermont fait partie de mon challenge ABC. Je m’y suis lancée avec beaucoup d’enthousiasme, mais je m’y casse les dents. Les chapitres me semblent complexes et universitaires et les oeuvres évoquées en restent à ce stade pour moi puisque je ne les ai pas lues … j’hésite à le ranger pour l’instant.

The Fantastic Imagination de Robert Boyer rassemble des nouvelles de high fantasy. Je n’arrive pas à m’y intéresser. L’anglais ne me dérange pas, mais le début pose des textes plutôt anciens, donc formulation datée, et thèmes qui me semblent déjà classiques, donc je m’ennuie, et j’abandonne pour l’instant. Pas un mois d’imaginaire très chouette (sauf si on compte la jeunesse que je vous ai mise à part ce mois-ci).

Fairy Cube, tome 2 de Kaori Yuki ne m’accroche toujours pas, malgré ses thèmes celtes (effleurés, pour moi, avec ce fairy cube auquel je ne parviens pas à m’intéresser) et un trait que j’adore.

Paradise Kiss, tomes 1 à 5 d’Ai Yazawa, petite relecture d’une série sur le design et la mode, que j’apprécie encore une fois.

Je ne suis pas un ange, tomes 1 à 4 d’Ai Yazawa. J’avais tenté de lire le tome 1 il y a quelques années, sûrement dans la même période que Paradise Kiss et l’aspect très romance ado m’avait fait hurler. J’apprécie un peu plus maintenant, malgré cette romance toujours aussi présente, les personnages sont attachants.

Elle et lui, tomes 1 à 21 de Masami Tsuda me tentait plutôt, sur le mode de l’héroïne qui se prétend parfaite alors que pas du tout (mais différent de la Switch Girl). Au final, c’est son petit ami qui aurait dû être le héros, comme c’est le cas par la suite, parce qu’elle est très ennuyeuse et agaçante à côté de lui. Et l’auteur s’appesantit pendant plusieurs volumes sur des personnages secondaires, ce qui m’a agacée, avec cette impression de soit ne plus avoir d’idées (ce qui m’étonnerait parce qu’elle laisse des indices au fil du récit) ou vouloir gagner des volumes. Elle s’attarde sur presque tous les camarades de classe … c’est trop.

Lovely Complex, tomes 1 à 17 d’Aya Nakahara n’a pas très bien commencé à mes yeux, entre cette fille considérée trop grande et ce garçon trop petit qui développe une relation au final plutôt fun. J’étais surtout assez ulcérée du discours « il me faut un petit ami » … mais passé ce cap, et ce côté étrange de la fille trop grande (1m65, pas beaucoup plus !) j’ai plutôt apprécié.

L’académie Alice, tomes 1 à 24 de Tachibana Higuchi, c’est une petite série pour la jeunesse fantastique, où une partie de la population a des dons, les Alice, et les jeunes (enfants et ados) doivent rejoindre une académie pour apprendre à les maîtriser. J’ai aimé le côté sérieux du récit malgré l’âge des protagonistes (dix ans), les manipulations de l’école où ils ne sont pas en sécurité, malgré justement leur âge et le fait qu’ils soient coupés de leur famille. De très léger, le récit gagne en profondeur, malgré une pléthore de personnages parfois difficiles à différencier.

Tout commence mal … de Lemony Snicket est resté très longtemps dans ma PAL suite à un cadeau d’anniversaire. Je me suis décidée à lire ce premier tome des mésaventures des enfants Baudelaire, dans leur premier horrible foyer d’accueil. J’ai beaucoup aimé ces personnages et leurs aventures !

Journal d’un chat assassin d’Anne Fine est la déception du genre, ce mois-ci. J’étais intéressée par le chat narrateur et ses « assassinats », et ce n’est pas vraiment le cas, au final, beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Le mystère ô combien mystérieux du mur qui avait des oreilles de Patrick Bousquet est une petite enquête policière choupi pour découvrir le genre. Des bruits étranges dans une chambre voisine nécessitent l’enquête de Scot Lechat. C’est court, mais j’ai apprécié.

Bravo Anna ! de Christine Renaudin, autre texte de la maison d’édition du Verger des Hespérides, comme le précédent. Une petite fille un peu « différente » fait part de son expérience, ici une demoiselle plus ronde que ses camarades. C’est beau, c’est touchant, court également, mais approprié.

Althéa ou la colère d’un roi de Karin Hann, autre déception. Je le range ici parce que je suis sûre de l’avoir vu noté en jeunesse, mais vu les scènes un peu osées … bon. C’est Angélique rencontre L’homme au masque de fer. Je suis ennuyée et agacée.

Le scandale Modigliani de Ken Follett suit plein de personnages dans le milieu de l’art, notamment à la recherche d’un Modigliani perdu. Je me suis follement ennuyée.

La mort est mon amie de Michael Genelin nous plonge dans une nouvelle enquête de Jana Matinova, ici au coeur des pays slaves. L’enquête est complexe à suivre, mais le récit vaut surtout pour son héroïne et l’atmosphère d’Europe de l’Est, suite à la chute du communisme. Passionnant.

One for the Money, Two for the Dough, Three to Get Deatly, Four to Score, High Five, de Janet Ivanovich. Bon, j’ai un peu craqué, moi qui essaie toujours de faire une pause entre deux tomes de série, j’en suis au cinquième. Stephanie, l’héroïne, est apprentie chasseuse de primes, et d’une maladresse incroyablement fun. Morelli, qu’elle doit capturer dans le premier puis avec qui elle fait plus ou moins équipe, est un personnage masculin que j’ai énormément apprécié. L’humour de cette série me parle beaucoup, et j’apprécie son côté policier léger.

Amours et autres enchantements de Sarah Addison Allen évoque une famille pourvue d’étranges dons dans une petite ville où tous se connaissent. C’est léger, c’est inspiré, c’est magnifique.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en août ?

Moisson ! [Août]

Boooon … vous avez vu mes nouvelles bibliothèques. Vous avez vu que j’avais fait quelques (oui, vous saviez que c’était un euphémisme) achats. Voyons maintenant à quel point j’ai craqué ce mois-ci.

Pour ma défense, ma formation de super héroïne m’a emmenée à Lyon, où il y a plein de chouettes librairies et une coupine blogueuse, Melisende, avec qui j’ai papoté et acheté quelques bouquins, et j’ai découvert divers endroits de perdition à l’endroit où je vis. (Genre moins de dix minutes à pied. Je suis maudite, que voulez-vous.)

Autre montage (je m’amuse, et ça a l’air d’aller vite) pour vous présenter tout ça.

Je vous assure que je suis allée dans un dépôt-vente pour un motif tout à fait innocent. Une chaise de bureau. Y a pas plus innocent. Mon père m’a juste laissée dix minutes aux livres. En même temps, pour être honnête avec vous, il savait pertinemment ce qui allait ce passer (tout ça plus le premier du montage suivant).

J’ai déjà lu Le chat assassin et je n’ai pas accroché, je vous en parle demain dans le bilan, je ne vais donc pas le conserver. J’avais des envies de jeunesse ces temps-ci, surtout après avoir adoré le premier tome des mondes de Chrestomanci (3e ici, mais ils peuvent se lire indépendamment) et des Orphelins Baudelaire.

J’adore la collection du Livre d’or de la science-fiction. Celui sur Ursula K. Le Guin m’a permis de découvrir ses écrits dans ce genre (je n’avais pas accroché à Lavinia) et j’ai adoré. Quelques découvertes manga en occasion, un Christian Grenier parce que Virus L.I.V.3. et je ne résiste malheureusement pas à un documentaire de fantastique / SF.

Etant fan de la série La Maison de la Nuit, je suis plutôt curieuse de voir cette adaptation comic. Deux livres plus boulot, sur l’info com et la lecture, avec des débuts ou poursuites de série.

J’avais adoré le premier tome de Nicolas Le Floch,et je ne peux pas regarder la série télé avant de lire le deuxième puisqu’ils ont inversé les intrigues ^^, je l’ai trouvé dans l’édition qui est la mienne, pas la plus récente donc. J’ai attendu pendant des années de dénicher le 3e de Chasseuse de vampires en occasion, j’ai laissé tombé et l’ai pris en neuf, j’ai trop envie de poursuivre cette série.

Je découvre trois nouvelles séries : Girl Genius, aperçue dans la Bible Steampunk (2e tome malheureusement), Arte, nouvelle série manga de l’éditeur du Maître des Livres (Komikku) sur une jeune peintre au temps de la Renaissance, et Les Carnets de Cerise, dont j’ai énormément entendu parler. Vous connaissez ces titres, vous me les recommandez? ^^

Je viens juste de lire et beaucoup apprécier le 2e tome des aventures de Jana Matinova, je suis ravie de tomber sur le 3e, surtout que je crois la série arrêtée … je vais encore profiter de ce beau grand format de chez Marabout.

Et je suis ENFIN tombée sur les tomes 2 et 3 de Psi Changeling en occasion (par contre les tomes 4 et 7 je les vois régulièrement depuis deux ou trois ans ^^,), en sachant que chaque volume met en scène un couple différent, à voir si la formule fonctionne (je ne crois pas avoir lu de série suivant ce schéma, assez typique de longue série de fantasy urbaine).

Un peu d’anglais, avec plaisir : The Darkest Part of the Forest, de Holly Black, scénariste des Spiderwick, pour un univers un peu dark fantasy (mais juste un peu parce que je crois qu’on reste en jeunesse) et Terry Deary, toujours en histoire mais pas Horrible.

Et puis un ouvrage sur Lyon (je ne voulais pas partir sans en avoir choisi un ^^), encore du beau documentaire fantastique, et du boulot (avec un lexique pour tester ma nouvelle adresse, qui marche bien et peut donc recevoir d’autres livres :P).

Et vous, qu’avez-vous déniché de beau en août ? J’espère que la reprise n’a pas été trop dure. Je vous retrouve demain pour les lectures mensuelles ^^

Les Royaumes invisibles, tome 4 : Le prince exilé

Titre VO : The Iron Fey 4 : The Iron Knight.

Auteur : Julie Kagawa.

Nombre de pages : 480.

Parution VO : 201 . VF : 201 .

Éditeur : Harlequin (Collection : Darkiss).

Genre : Fantasy – Jeunesse.

Prix : 13,90 €.

Résumé éditeur : « Mon nom est Ash. Je suis le dernier fils vivant de Mab, la reine de la Cour d’Hiver, mais je suis mort à ses yeux le jour où j’ai transgressé ses lois pour l’amour de Meghan, la fille du roi d’Eté. Aujourd’hui, exilé, j’erre seul à la recherche de Meghan et ma quête n’aura de fin que lorsque je l’aurai retrouvée. Mais pour réussir, il me faudra d’abord conquérir ce qui manque à ceux de mon espèce : une âme humaine… ‘

J’ai été très contente de retrouver les personnages de cette série pour le dernier volume, ainsi que de changer de point de vue. Ash est le narrateur de ce tome final, et à mon plus grand plaisir, lorsqu’il doit se séparer de Meghan, Puck poursuit la route avec lui afin de trouver un moyen de rejoindre la jeune fille au Royaume de Fer qui le détruit tant qu’il est prince de l’Hiver. On change aussi de registre. Meghan était pleine d’espoir, de combativité, Ash est plus réservé.

Revoir les autres personnages m’a aussi fait très plaisir, surtout le Chat. Une fois encore, c’est à une quête que l’auteur nous destine, en changeant les compagnons de voyage et en ajoutant deux, l’un qui, si on l’avait rencontré auparavant, ne m’avait pas laissé de souvenirs, et l’autre qui m’a estomaquée, je ne m’attendais pas à voir ce personnage. J’ai pris plaisir à suivre cette nouvelle tête, et boucler l’histoire, le ressentiment entre le Fae de l’Été et de l’Hiver. J’ai aussi apprécié qu’il permette de boucler quelques interrogations que j’avais (qui avait ameuté Leanansidhe, par exemple).

J’ai aimé l’écriture, à nouveau, le ton plus solennel du prince de l’Hiver.

Il y a toujours quelques petites touches d’humour, qui entourent souvent Puck, comme cet exemplaire du Songe d’une nuit d’été qui dérive sur la rivière vers le Bout du Monde (et quelques accents de poésie, également).

J’ai aimé découvrir ce dont je me suis vite doutée être une fin « possible » pour Ash et Meghan. J’ai encore plus aimé que cela reste un possible et non la réalité. On sent sa tristesse, sa détresse, presque ses regrets … Ce sont de très beaux passages.

L’auteur clôt cette série par un guide de survie au pays des fées, avec un peu d’humour et quelques conseils. J’en suis très satisfaite. J’espère encore davantage des Nouveaux Royaumes Invisibles !

Nombre de tomes parus : 6 (avec les hors-série ; série finie).

Tome 1 :  La Princesse maudite.

Tome 1.5 : Le Passage interdit.

Tome 2 : La captive de l’Hiver.

Tome 3 :  Le serment d’une reine.

Tome 3.5 : Dangereuse Faërie.

Le guide de survie en territoire ado

Auteur : Laura Vitali.

Illustrateur : Alexandre Bourgois.

Nombre de pages : 173.

Parution : 2012.

Éditeur : ActuSF (Collection : Les Trois Souhaits).

Genre : Littérature.

Prix : 6 €.

Résumé éditeurDepuis les déferlantes Twilight et Hunger Games, la littérature « young adult » a envahi les librairies ! À qui s’adresse ce nouveau genre ? Quels sont les auteurs phares, les séries incontournables, les thèmes de prédilection ?

À travers plus de soixante-dix fiches, ce guide vous invite à découvrir le « young adult » sous toutes ses facettes, des sagas fantasy aux récits vampiriques, des adaptations cinématographiques aux zombies en passant par le steampunk et les romans historiques.

Lors de ma dernière commande aux éditions ActuSF, pour Le guide de l’uchronie, j’ai complété ma collection de guide avec l’imaginaire français et ce point sur la littérature ado, que je pensais à la fois utile pour le boulot et pour mes lectures personnelles. Si j’ai gardé quelques idées de lectures et que je pense qu’il peut être utile d’un point de vue professionnel, j’ai quelques réserves.

Le début de la lecture m’a vraiment dérangée. Le titre renvoie à la littérature ado, donc de 10-11 ans à 18, voire plus tard. Je n’avais pas trop fait attention au résumé, qui renvoie à la littérature Young Adult. Et pour moi, ce n’est pas tout à fait le même public. C’est la fin de l’adolescence, pas les jeunes lecteurs (11-15 ans). Et commencer ce recueil par Femmes de l’autremonde de Kelley Armstrong, en mode fantasy urbaine à tendance bit-lit, m’a franchement bloquée.

Ce n’est pas la seule référence pas trop à sa place, pour moi. Anita Blake et La communauté du sud m’ont également fait tiquer. Mais bon. Pour les plus âgés, je ne dis pas … mais si on présente ça comme de la littérature ado, cette période commence tôt et ces choix ne me semblent pas du tout adaptés. Et ça m’a vraiment dérangée au début de ma lecture.

Mais à part cet élément (je ne vais pas dire détail parce que j’ai trouvé ça un peu plus important), ce guide est riche est bien construit. Au lieu d’une page, comme dans les autres guides, on en a deux pour présenter un auteur avec une série en particulier. Après ces éléments biographiques et sur le livre, l’auteur propose quelques livres de la bibliographie de cet auteur, puis des suggestions chez d’autres. Pour aller plus loin permet de découvrir l’actualité (pour la date de sortie, 2012) de l’auteur, les adaptations (cinéma, séries) envisagées ou effectuées, une citation de l’auteur (pas d’un livre), les prix obtenus et un site. C’est plutôt complet, même si j’aurais aimé un extrait du roman présenté.

Les encarts apportent toujours leur lot d’informations intéressantes. J’ai aimé que Laura Vitali ne confine pas les lecteurs par sexe pour les manga, enfin surtout connaisse bien les termes et les explique bien. J’ai été un peu étonnée de la présence du steampunk, que je ne sentais pas une forte tendance pour ados, la dystopie était plus prévisible. Des sites et blogs sont détaillés à la fin, comme Livraddict, pour une ouverture intéressante.

J’ai même corné quelques pages de titres ou d’auteurs qui me tentaient. Pas tant que ça, en fait, puisque beaucoup se consacraient à des romances ou de la contemporaine, pas trop mon truc. Crimes et jeans slims de Luc Blanvillain me tente bien, comme Rouge rubis de Kerstin Gier (c’est allemand à l’origine, si je m’améliore, je le lirais bien en VO!), Damnés de Lauren Kate, The Agency de Y.S. Lee (Londres Victorien !), October Daye de Seanan McGuire (une Changeling, des Faë, j’aime), La Cité de Karim Ressouni-Demigneux (réalité virtuelle et réseaux sociaux).

A part ce souci du public visé, j’ai apprécié cette lecture.

Le destin d’une déesse, tome 1 : Le Manoir des Immortels

Titre VO : The Goddess Test.

Auteur : Aimée Carter.

Traducteur : Emmanuelle Debon.

Couverture : M. Gouaze.

Nombre de pages : 374.

Parution VO : 2011. VF : 2012.

Éditeur : Harlequin (Collection : Darkisst).

Genre : Fantastique.

Prix : 14,11 €.

Résumé éditeur : Quand l’étrange jeune homme rencontré dans les bois qui bordent le Manoir lui affirme qu’il a le pouvoir d’exaucer son vœu le plus cher – prolonger la vie de sa mère gravement malade – Kate se refuse à le croire. Mais de mystérieux et terribles évènements l’obligent à chasser ses doutes et à accepter le pacte qu’il lui propose : la vie de sa mère, contre six mois au Manoir des Immortels, où elle devra affronter sept épreuves… et une tentation …

Le premier résumé que j’ai lu présentait déjà le bel inconnu comme Henry, alias Hadès. Ça a suffi à me scotcher. J’aime beaucoup les récits issus de la mythologie grecque, et j’avais très envie de voir une réactualisation du mythe. Je n’ai pas été déçue, Le Manoir des Immortels est une lecture agréable, malgré de petites déceptions et un goût de classique dans le genre.

Si je n’ai pas été étonnée de l’arrivée de Kate dans sa nouvelle ville et son nouveau lycée, la blonde à tendance un peu boulet, Ava, ne m’a étonnée que dans le fait qu’elle meure si tôt dans le récit (pas dans la vacherie qu’elle a réservée à l’héroïne, d’ailleurs). Cet évènement, pour elle, met la machine en marche et Henry lui fait sa proposition. Qu’elle accepte, après un laps de temps décent à se poser des questions et peser le pour et le contre. (Heureusement qu’elle ne saute pas sur l’occasion !)

J’ai été un peu déçue sur deux points, concernant les épreuves. Leur nature, en elle-même, aurait pu être plus originale, et les Immortels auraient pu annoncer à Kate une fois qu’une épreuve était terminée, au lieu d’attendre la fin du volume.

L’identité des Immortels m’a surprise, et j’ai été un peu déçue d’attendre, au final, des précisions sur qui est quel dieu grec. Certains sont très faciles à reconnaître, d’autres moins (surtout James !).

L’évolution de la relation entre Kate et Henry m’a plu, le jeune dieu des Enfers est adorable et l’héroïne plaisante également. On sent qu’elle est proche de sa mère et qu’elle fait tout pour elle. Ava est un peu agaçante (mais j’aurais presque tendance à dire que toute histoire a besoin de sa blonde un peu boulet).

Une petite touche d’enquête policière vient pimenter la vie tranquille de Kate au Manoir : les précédentes candidates au poste ont toutes rencontré une fin tragique, et Henry veut à tout prix éviter le même sort à la jeune fille. Je n’ai pas vraiment pu deviner qui était coupable jusqu’à la fin, mais ça n’est pas très grave, le reste du roman contrebalance très bien ce point.

Un très bon début de série.

Nombre de tomes parus : 4 (série en cours).

Tome 1,5 : The Goddess Hunt.

Tome 2 : La Reine des Immortels.

Tome 3 : La Vengeance des Immortels.