Lecture sur un rocher

Des châteaux, des histoires et des hommes

Sandrine Mirza (autrice). 2011, 91 p. Milan. Histoire, Jeunesse.

Monuments d’exception, hauts lieux de pouvoir et de rêve, témoins privilégiés du passé, les châteaux racontent mille et une histoires. Ils reflètent à merveille les ambitions et les passions des grands de ce monde. Cet ouvrage, richement illustré, est une invitation à entrer clans l’intimité des rois et des reines, à percer les secrets d’aventuriers célèbres, d’architectes étonnants et de poètes romantiques. 

Il nous entraîne dans un étrange voyage à travers le monde, du XVe siècle au XXe siècle. En route donc pour une grande aventure humaine qui parle d’amour, d’amitié, de gloire et de plaisirs mais aussi de drames, de mort, de fantômes et de vampires.

Alors j’ai beau adorer les châteaux, il y a des chances que j’ai acheté ce livre pour les vampires. Si, si.

Et l’autrice a décidément tout compris puisqu’elle démarre par deux doubles pages consacrées à Bran (le château) et Vlad l’Empaleur (la figure historique qui l’a construite/y a séjourné). A gauche du titre, une petite représentation du pays et un point rouge pour le situer (une carte ouvre le livre avec l’introduction), et s’étale, majestueux, le château sur la première double page. La seconde propose informations et anecdotes, et cette structure se reproduit sur le reste de l’ouvrage.

Je me suis laissée porter par les très belles illustrations choisies, essentiellement des photos, sur papier glacé. Il y a aussi du texte mais pas beaucoup. Quelques encarts concis et pourtant joliment écrits pour apporter les informations importantes et quelques anecdotes, notamment sur le château de Vlad Tepesh.

Les couleurs rendent aussi l’ensemble très vivant, comme les premières doubles pages qui donnent vraiment envie de partir à la découverte de ces différents monuments.

J’ai aimé la diversité géographique proposée par l’autrice : elle nous entraîne en Europe certes, mais aussi en Afrique du Nord, et pas dans les plus connus (aka pas que les châteaux français) avec aussi une multitude d’architectures différentes.

Le livre est très coloré et rien que pour ça, c’est un plaisir de tourner les pages. J’étais plus en mode beau livre que lecture documentaire et ça fonctionne dans les deux cas.

Pour le bémol : il n’est plus disponible chez l’éditeur, apparemment, donc je ne peux pas l’acheter pour le boulot >< Milan, faut rééditer !

Nouvelle bannière lecture, j’espère qu’elle vous plaira !

This little life of mine and other stuff

Dream place

Comme prévu, je vous parle de ma petite liste de doléances pour un éventuel appartement idéal.

Certes, on le sait, l’appartement c’est comme le/la partenaire idéal/e ça n’existe pas XD (après yen a qu’un qui m’intéresse dans l’équation ^^,).

Mon premier critère a été la localisation géographique. Je ne connaissais pas du tout le coin en arrivant il y a trois ans et demi. Si pour être honnête je suis encore très peu spécialiste, j’ai repéré quelques villes, plus proches de mon cdi principal ou entre les deux. L’une aurait été juste parfaite puisque le terminus d’un des bus principal de Nancy et carrément accessible à pieds du boulot (bon avec un peu de temps mais faisable).

Par extension, pouvoir me déplacer à pieds, qu’il y ait des choses à faire, des commerces. Le fait de pouvoir profiter de la ville comme à Saint-Dié me manque terriblement. L’aspect culturel a joué aussi. J’ai vraiment l’impression d’avoir perdu énormément sur ce plan en quittant les Vosges et étant dépendant de différents moyens de locomotion (voiture, train, bus, tram, surtout après la grève des trains).

Rien que l’inscription à une médiathèque, même si c’est la seule chose que je n’avais pas faite à St-Dié même mais à Epinal. Oui, j’avais préféré faire un bout de trajet mais elle le vaut bien. Celle de la ville que je quitte n’a de bibliothèque que le nom et tous ceux à qui j’en parlais me disaient que j’avais probablement plus de livres … Certes, j’ai la chance de travailler dans un milieu où je trouverai toujours quelque chose mais j’ai besoin d’un autre espace aussi.

Et je voulais une douche.

Juste, il était hors de question que je fasse un compromis là-dessus. Trois ans et demi à prendre des douches dans une fichue baignoire, sans rideau donc en mode piscine à chaque fois, impossible de poser une barre pour en placer un (murs à la con), aération pourrie donc toujours trop froid en hiver … bref. J’en finissais par toujours me dépêcher, ne jamais bien me sentir dans la salle de bains, et changer ma routine pour y passer moins de temps (mes cheveux n’y ont clairement pas gagné T_T).

Un loyer raisonnable. Si possible une place de parking ou un garage compris. Une deuxième chambre pour mon bureau – je pourrais m’en passer mais ce serait difficile, c’est une habitude que j’ai prise avec beaucoup de plaisir.

J’étais prête à diminuer en taille. Je trouve d’ailleurs que l’appartement que je quitte est trop grand pour moi mais c’était quelque chose dont j’avais besoin après mon stage. Espace, clarté, tranquillité. Et il y a ce côté falaise en haut d’une tour qui ne me déplaisait pas.

Mais sans doute suite à mes lectures de Mari Kondo, avoir un espace de vie plus petit ne me faisait pas vraiment peur, au contraire. Si c’est un espace qui correspondait à mes autres critères.

En revanche, une cuisine mieux … agencée ? me paraissait indispensable. Rien que pour pouvoir mettre en place des rangements (je ne pouvais pas en avoir en hauteur dans mon appartement actuel parce que les murs et le plafonds ont des formes bizarres. Non, je ne saurais pas expliquer mieux). Et parce que je prends de plus en plus de plaisir à m’y retrouver, à préparer des choses à la fois dans l’élaboration mais aussi la réalisation.

Et ne plus avoir à me dire que punaise la barre du vasistas vient ENCORE de se casser la gueule, au choix en embarquant le thermomètre de ma grand-mère du mur ou en s’écrasant sur la cruche qu’elle m’a donné … Ils ont survécu mais qu’est-ce que ça m’agace !


La première fois que je me suis décidée (que j’ai osé, en fait) effectuer une recherche, j’ai vraiment eu l’impression que j’avais déjà trouvé un appartement qui cochait la plupart de ces critères.

Excepté la douche, mais puisque j’étais presque en coup de coeur …

La localisation était juste parfaite, entre mes deux école (la ville que je vous ai mentionnée précédemment), rez-de-chaussée lumineux (bon le rez m’angoisse un peu mais avec jardin et balcon je n’aurais pas le même problème de vis-à-vis qu’à Dublin), un séjour si grand que je peux y consacrer une partie pour un bureau.

Et je ne sais pas, juste un feeling omniprésent d’être juste parfait. En plus d’avoir un loyer inférieur à celui que je paie même si pas de beaucoup.

Ca a été plus fort que moi, je m’y suis totalement projetée. J’ai commencé à faire mentalement les paquets dans mon appartement actuel, à me renseigner au niveau du bail, à demander aux coupines ce qu’elles en pensaient. Et dès le retour au boulot à la rentrée de janvier j’ai appelé le propriétaire.

Pas de réponse.

Bon, je laisse un message, il rappellera.

Après quelques jours, j’ai angoissé et rappelé.

J’ai adoré sa réaction.

« Ah bah non l’appartement est loué madame ».

Au ton de voix, clairement j’avais l’impression 1) de le soûler mais surtout 2) genre c’était le cas depuis des semaines voire des mois.

Sur le coup j’étais tellement crushée que j’ai pas osé lui aboyer dessus  » et alors pourquoi il est encore en ligne ton appart ?? »

Soit dit en passant, pour les besoins de l’article, je l’ai cherché. Et retrouvé. Il est toujours en ligne. Mais on ne peut pas le louer, hein. Je ne comprends pas quel est l’intérêt de le laisser en ligne dans ce cas.

Donc voilà. Première idée, première grosse, grosse déception (sachant que mes deux précédents apparts étaient exactement ceux que je voulais).

Alors j’ai déprimé.

Quelques minutes.

Je suis passée en mode furax ensuite. Hors de question que je reste dans mon appart actuel. Mon ancienne collègue d’allemand m’avait parlé de la ville où elle vivait lorsqu’elle bossait ici, j’étais allée la voir souvent, j’avais bien aimé, elle me l’avait recommandée pour ma recherche. Et bah on va rechercher par-là alors.

La recherche a explosé. Des douzaines d’apparts dans ce coin alors que très peu dans l’autre ville.

Pourquoi déprimer quand il y a tellement d’autres possibilités ?

Suite et première vraie visite au prochain épisode !

Lecture sur un rocher

Harry est fou

Pascal Rabaté (auteur). 2011, 48 p. L’Ecole des Loisirs (Mille bulles). BD – Jeunesse.

Fils unique de parents très ordinaires, Harry vient d’apprendre qu’il est également l’unique héritier de son vieil oncle d’Amérique. L’héritage s’appelle Madison, le perroquet de son oncle décédé. Mais attention! Madison n’est pas un perroquet ordinaire : il parle, bien sûr, mais il lit également, répond au téléphone, joue du piano avec le bec, connaît de savoureuses recettes de cuisine, est imbattable au Monopoly, joue aux échecs, fait des mots-croisés… Bref, Madison a tout ce qu’il faut pour apporter un souffle d’humour et d’originalité à la vie de Harry.

Honnêtement, à voir la couverture et le titre, non seulement je n’étais pas emballée, mais en prime j’hésitais à désherber ce livre du boulot. Et le livre dont il est adapté date des années 80, alors question langage on fait un peu dans le daté aussi. Le dessin … ne m’a pas fait envie non plus.

Ca fait beaucoup, hein ? Et vous savez quoi, au final, je ne suis pas mécontente de la balade et la BD est restée sur les étagères.

J’ai toujours du mal avec le dessin qui me fait un peu grincer des dents mais Madison bouleverse toutes les certitudes et impose son côté plein de charme de perroquet qui sait tout. Et j’adhère. C’est mignon, c’est frais, vintage au lieu de daté, et ça illumine presque la journée. Je testerais peut-être en roman (Dick King-Smith a écrit le roman original et est l’auteur de Babe, le cochon devenu berger, donc le côté enfant et animalier fonctionne bien. Et puis un perroquet qui joue aux échecs, je prends !).

Lecture sur un rocher

Prix Manga Sensei (sélection 2018-2019)

Pour la deuxième année consécutive, je me suis lancée dans la sélection du Prix Manga Sensei au travail.

Le principe : lire cinq mangas dans une des trois sélections (shojo, shonen, seinen) pour ensuite voter pour le favori. Enfin techniquement je ne vote pas mais je lis aussi. Et j’y ai découvert quelques pépites.

Je n’y avais pas pensé avant, mais ce serait plutôt intéressant de vous les présenter en début d’année scolaire, lorsque je découvre les sélections ou en tout cas avant de les lire pour évoquer mes a priori, puis vers mai-juin lorsque j’ai eu le temps d’en faire le tour.

Pour cette édition 2018-2019, je vais combiner ces deux articles en un. Les résumés viennent de Manga News puisque bien souvent ils sont ma première découverte.

Sélection Shojo

Hana no Breath : Azami, 16 ans, ne comprend pas la passion de ses amies pour le Yuri et le Yaoi… Elle, elle n’aime QUE les garçons, et surtout le beau Gwen, avec qui elle rêve de sortir depuis le début de l’année! Intelligent, sportif, un peu plus âgé qu’elle et surtout mignon, il a tout du petit ami idéal. Mais comment réagira-t-elle quand elle découvrira que Gwen est en réalité une fille ?!

Le pitch me paraissait choupi et être une jolie introduction au yuri justement, avec des éléments sur le genre aussi. J’étais plutôt enthousiaste. Au final, si le dessin ne passe pas trop mal il n’est pas spécialement original et l’intrigue en elle-même ne l’est pas du tout.

Le secret de l’ange : Lorsqu’elle était enfant, Asahi fréquentait la petite école de dessin de son quartier. Mademoiselle Yûki, professeure qui en assurait les leçons, fut assassinée dans d’étranges circonstances. Son camarade, surnommé « l’Ange », fut alors accusé du meurtre. Mais Asahi, aujourd’hui devenue lycéenne, n’a jamais accepté les conclusions de l’enquête. Aussi quand un jour, en se rendant sur la tombe de son ancienne enseignante, elle rencontre Itsuki, le petit frère de cette dernière, ils décident ensemble de lever le voile sur les mystères qui entourent encore ce décès. Mais leurs intentions ne sont peut-être pas tout à fait les mêmes…

Oh du policier ! Et le dessin est trop mignon, on dirait de l’Art nouveau sur la couverture. C’est bien le seul endroit qui reprend ce style qui n’a rien à voir avec l’histoire ^^, Celle-ci m’a ennuyée tout comme le style graphique.

La princesse et la bête : Un territoire défendu, plongé dans une atmosphère impure… C’est là que vit un peuple de créatures étranges qui autrefois dominait et dévorait les hommes. Salifie est le 99e sacrifice offert à leur terrifiant roi. Or la jeune fille ayant été élevée pour devenir une offrande, ne craint pas le souverain et attend sagement la nuit de la cérémonie. Lorsque celle-ci découvre le secret de ce roi qui n’a pas de nom, une légende s’écrit…

Oui bon ça va être une variation sur le mythe d’Eros et Psyché, de la belle et la bête, meh. Et en fait pas du tout. J’ai trouvé le dessin adorable, le côté fantasy chouette, le mystère bien amené et j’avais envie de lire la suite.

Love Baka : Incapable de tenir un planning ou de produire une histoire digne d’intérêt, Suzu Sakura est une mangaka dont la carrière peine à décoller. Sa vie va changer quand elle se voit affecter un nouveau responsable éditorial : séduisant et attentif, il a tout pour plaire… du moins le croyait-elle. Car sous ses apparences de gendre idéal se cache un terrible manipulateur. Entre ses mains, les mangas de Suzu vont-ils enfin connaître le succès ?

Ouuh que je ne le sentais pas du tout ce manga. J’avais très, très peur de la romance toxique puisque la mangaka n’est pas dans une posture d’égalité avec le responsable éditorial. Au final, ce premier tome est plutôt niais mais pas atroce et j’ai l’impression qu’il présente les réalités de la réalisation d’un manga plutôt bien.

Timeless Romance : Akari a la sensation d’entendre une voix en elle. Alors qu’elle est sur le point d’avouer ses sentiments à son ami d’enfance, elle perd connaissance. Elle se réveille alors dans le corps d’une jeune femme au siècle précédent. Un jeune homme lui apprend alors que la propriétaire de ce corps partage une âme identique à la sienne et qu’elle a fait appel à Akari pour mettre fin à une malédiction. Voilà la seule chance pour la jeune fille de retourner dans son corps originel.

Heum, à voir. Sans grande opinion à la base, j’en ressors avec celle-ci : mouais. Meh. Je ne suis pas enthousiaste, je n’ai pas eu envie de continuer ma découverte de cette histoire.

Mon préféré :

Je me suis un peu ennuyée à part avec cette belle histoire.

Sélection Shonen

Les mémoires de Vanitas : Fin du XIXe siècle. Paris est en plein émoi à la suite d’attaques répétées de vampires. Pourtant, la règle d’or de leur communauté est de ne pas s’en prendre aux humains ! Un mal mystérieux semble ronger ces créatures immortelles… C’est en cette période troublée que Noé arrive dans la capitale. Né suceur de sang, il suit la trace du grimoire de Vanitas, artefact légendaire craint de tous les vampires. On dit qu’il permet à son détenteur d’interférer avec ce qu’il y a de plus sacré pour eux : le nom véritable, symbole même de leur vie. Le modifier peut les rendre fous, voire les anéantir.

Ah tiens, c’est la mangaka de Pandora Hearts. Pas spécialement enthousiaste, mais c’est une histoire de vampire et historique en plus. Au final, j’ai retrouvé avec plaisir un dessin travaillé et intéressant au service d’une figure fantastique que j’avais adorée dans le passé et qui se révèle ici avec beaucoup de mystère et de plaisir. Il faut que je lise le deuxième tome.

Made in Abyss : Au pied de la ville d’Orse s’étend l’Abysse, une faille gigantesque à la profondeur inconnue habitée par d’étranges créatures et emplie d’antiques reliques. Depuis des années, ce mystérieux gouffre attire de nombreux aventuriers qui se font appeler « les caverniers ». C’est ici que vit Rico, une jeune orpheline obsédée par l’Abysse et désirant marcher dans les traces de sa mère qui y a disparu. Un jour, en prospectant, Rico découvre le corps inanimé d’un jeune garçon. Elle est alors loin d’imaginer à quel point cette découverte va changer sa vie et accélérer son destin.

Oh mais c’est que ça a l’air chouette ! Cette notion de faille, de ce qu’elle contient, le mystère, etc. Au final, je n’ai rien compris. Je me suis endormie en prime. Le dessin a un côté choupi naïf mais Première Assistante m’a prévenue : c’est pas forcément le cas de la série en général ^^, bon rien que pour ça j’aurais dû jeter un oeil à la suite, je me suis empressée de l’oublier.

Moi quand je me réincarne en slime : Satoru, employé de bureau lambda, se fait assassiner par un criminel en pleine rue. Son histoire aurait dû s’arrêter là, mais il se retrouve soudain réincarné dans un autre monde sous la forme d’un Slime, le monstre le plus faible du bestiaire fantastique. Le voilà équipé de deux compétences uniques : « Prédateur », lui permettant de récupérer les aptitudes de ses adversaires, et « Grand sage », grâce à laquelle il acquiert une compréhension aigüe de son environnement. Mais même muni de ces armes, ses chances de survie semblent encore limitées…

Oh, why not, le monde a l’air fun. Ca me rappelle The Rising of the Shield Hero même si c’est en seinen, le héros qui passe de notre monde à un univers inspiré d’un jeu vidéo. Après lecture, je m’agace un peu. Les classifications sont basées sur les âges conseillés sur Manga News et c’est un des rares éléments qui déconne parfois sur le site. Ce n’est pas un shonen, c’est du seinen. Comme me l’a fait remarquer un 3ème, déjà la remarque / blague sur la troisième jambe dès le début … Blague / bêtise à part, ce n’est pas aussi bête que ça en donne l’impression au début, j’ai le souvenir de réflexions plutôt intéressantes, presque philosophiques, mais je n’ai pas vraiment passé un bon moment.

The Promised Neverland : Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

J’avais très, très envie de savoir. Il y avait définitivement quelque chose dans ce design tout mignon et le mystère était très prometteur. Et le titre n’a absolument pas déçu. C’est plein de peps, d’effroi, d’adrénaline et j’ai trépigné de lire la suite.

Tinta Run : Premiers jours de pâtisserie pour Arty. La loi de Phinéa exige d’apprendre un vrai métier pour devenir un bon citoyen. Seulement, à 16 ans, le garçon rêve à quelque chose de plus grand. Face à son maître tyrannique, la colère explose alors que d’étranges et puissantes capacités se font jour. Arty serait-il l’héritier de la Tinta, cette énergie magique qui régit toute loi sur Phinéa ?

Ah tiens un manga français, c’est chouette. Ça me rappelle un peu Yakitate Ja-Pan! dans le milieu de la pâtisserie. Le côté nekketsu a l’air classique mais promet d’être efficace. Et bah pas du tout au final. On n’est pas vraiment en pâtisserie, ce qui m’a déçue, et le contexte est très confus. Le dessin n’est pas particulièrement chouette non plus.

Mon préféré :

C’est toujours aussi ironique de donner mon prix Shonen à un Seinen 😀

Sélection Seinen

Blue Giant : Dai Miyamoto est en terminale. Il fait partie de l’équipe de basket, travaille à mi-temps dans une station service, et vit seul avec son père et sa petite sœur. Surtout, il s’est pris de passion pour le jazz depuis le collège. À tel point qu’il joue tous les jours sur les berges de la rivière, peu importe les conditions météo. Qu’il pleuve, qu’il vente ou que la canicule soit au rendez-vous, il joue. Il veut être un géant du jazz et reste persuadé qu’il peut y arriver. Seulement, pour cela, il va devoir se confronter à la réalité : entre les explications aux amis, les premières représentations chaotiques et les rencontres diverses, la détermination de Dai va être mise à rude épreuve…

Roh du jazz … un seinen bien sérieux qui ne m’inspire pas du tout. Je dois bien me connaître, c’est exactement ma réaction après lecture ^^,

Centaures : Plus téméraire qu’un cheval, plus fier qu’un homme, le centaure est un être divin, côtoyant les hommes depuis la nuit des temps. Mais en ces périodes de trouble, les humains les ont réduits à l’esclavage, afin de les utiliser comme “armes de guerre”. Pour sauver son fils, le fier et sauvage centaure Matsukaze se laisse capturer par les humains. Il y fait la rencontre de Kohibari, un jeune mâle de son espèce, apprivoisé par les hommes. Ensemble, ils tenteront une folle évasion pour reconquérir la liberté de leur peuple…

Oh, heu … joker ? Pas inspirée du tout. La lecture m’a en plus mise mal à l’aise dans le traitement que font les humains des centaures et j’avais hâte de terminer, d’autant que le dessin m’a ennuyée.

Courrier des miracles : Makoto a une vie de lycéen ordinaire jusqu’au jour où il vole au secours d’un pigeon attaqué par un corbeau. Cet événement anodin marque le début d’une série de malchances pour lui puisque sa petite amie le quitte et qu’il a un grave accident de moto. Il se réveille dans un monde parallèle où un accord lui est proposé. Il devra livrer des “miracles” à des humains s’il veut retourner dans son corps, plongé dans le coma. Il accepte ce marché malgré lui et va devoir persuader des gens d’accepter des paquets mystérieux renfermant des miracles ! D’apparence normale dans le monde réel, il est pourtant un fantôme et cette situation extraordinaire va l’amener à réfléchir sur sa propre vie.

Aaah il était dans ma liste à acheter l’an dernier ! Et il me rappelle YuYu Hakusho (Yusuke qui se retrouve avant son temps entre la vie et la mort et doit remplir différentes missions pour espérer reprendre le cours de son existence). Au final, je suis déçue. On est loin de l’humour de Yuyu (ce qui n’aurait pas été un problème) et si le principe du facteur livreur de miracle est mignon, c’est trop philosophique, ça se prend trop au sérieux, j’ai distinctement eu cette impression « j’ai lu mieux ».

Eclat(s) d’âme : « Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder un vidéo porno gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?!

Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde.

Ouh, les thèmes bien difficiles. J’appréhendais franchement. Et puis le dessin s’est dévoilé dans un côté très doux, très onirique et j’ai juste eu envie de suivre le protagoniste auquel je me suis attaché très vite.

Issak : 1620. L’Europe est déchirée par une guerre qui oppose catholiques et protestants. Dans la forteresse de Fuchsburg, en Allemagne, des réfugiés affluent de toute la région. Parmi eux se trouve Issak, un guerrier hors pair au talent de tireur inégalé. Avec ses longs cheveux noirs, ses yeux bridés, son sabre et son imposant fusil, il ne passe pas inaperçu… Venu du Japon, il combat comme mercenaire aux côtés des protestants. En réalité, il n’a qu’un but : laver l’honneur de son maître assassiné. Le meurtrier se serait mis au service des catholiques, et Issak parcourt les champs de bataille pour le retrouver ! Mais cette fois, la situation est désespérée : cernée par l’ennemi, Fuchsburg semble vouée à la destruction… Le samouraï errant parviendra-t-il à changer le cours de l’histoire ?

Pouh … manga sur la guerre, sur des mercenaires. Hawkwood n’était pas trop mal dans son aspect stratégie mais c’est loin d’être mon genre de prédilection. Je me suis forcée à la lecture, le dessin m’a refroidie dès le début, je n’ai pas du tout accroché.

Mon préféré :

Une sélection seinen qui m’a franchement laissé sur ma faim à part cette belle découverte.

Et vous ? Vous avez lu ces mangas ? Vers lesquels iraient vos votes ?

Lecture sur un rocher·Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Ne vous disputez jamais avec un spectre

Gudule (autrice). Corbeau (illustrateur). 2018, 155 p. Le Livre de Poche Jeunesse. Fantastique .

Et si un jour, subitement, votre petite soeur se transformait en créature de cauchemar ? Si, au cours d’une banale dispute, elle cherchait à vous assassiner ? Et si, comble de l’horreur, vous étiez le seul au courant de sa métamorphose et que tout le monde vous croit fou ? Cyril échappera-t-il à l’esprit vengeur qui a pris possession de sa petite sœur ?

Ce livre, je l’ai repéré il y a près de deux ans, en avril. Je cherchais des idées d’achats et surtout de lecture d’Halloween – mes cyclones m’enquiquinant toujours pour une soirée Chair de Poule, j’étais partie en quête d’horreur soft jeunesse mais intrigante et originale.

Je suis tombée sur cette couverture qui m’a tout de suite parlé. J’ai lu les premières lignes. Bam. J’étais scotchée.

J’ai dû un peu batailler et carrément téléphoner à une librairie pour savoir s’il était encore dispo puisque marqué du contraire sur Decitre et pas possible à ladite librairie de me le trouver. Sans honte, je suis passée par Amazon. Il me le FALLAIT, juste, pour la rentrée.

Le début est génial. Ca me rappelle l’histoire que j’avais commencée à écrire avec mon cousin quand j’étais enfant. Un peu clichée avec pas mal d’éléments typiques de fantastique mais qui parle tellement aux plus jeunes. Gudule monte son atmosphère étrange et angoissante à la perfection, avec les circonstances d’acquisition de la maison, son environnement immédiat, l’intérieur, les changements qui s’opèrent avec la petite sœur.

A mon sens, ça tombe à plat lorsque le héros va à l’école et rencontre la demoiselle rouquine dont je n’avais rien à casquer – et ce n’est pas que moi, mon pré assistant qui l’a lu après la soirée Halloween est d’accord. Je crois qu’elle a voulu introduire des éléments amoureux qui n’ont rien à voir avec le récit et c’est dommage.

Mais on en reparle dans la partie consacrée à la soirée en elle-même.

Donc, effectivement, jusqu’aux 3/4, je trouve ça vraiment excellent, montée dans l’angoisse et le suspense jusqu’à ce que la rouquine arrive (avec des jeux de mots bien idiots, et terriblement ancré dans les années 90, j’ai l’impression. C’est difficile de rester actuel avec des réflexions adolescentes mais là j’ai trouvé ça daté. Enfin ce n’est pas pire que Crime city de la même autrice dont la narration en général souffre de ce manque de naturel puisque le point de vue est celui d’un adolescent aussi et qu’il parle de manière bien trop soutenue …)

Et la fin est vraiment, vraiment très plate, à l’image de l’introduction forcée de cette relation amoureuse naissante. Mais je crois que dès l’école, je n’ai plus aimé ces passages. Ils détournent l’attention de la maison et de la petite soeur. Il aurait mieux valu qu’on soit pendant les vacances d’été, je pense. Pour ajouter un petit côté étouffant. D’autant qu’à part des réflexions vaseuses sur le nom du héros et le fait qu’il ait peu d’amis, ça n’apporte rien, ou un vague vernis quotidien qui retire à l’angoisse censée être au cœur du récit.

J’ai attendu jusqu’au bout un petit twist que le début et l’intrigue en général méritaient. Peut-être aussi à cause de ces fameux Chair de Poule qui ont toujours un retournement final qui peut vous tordre l’estomac – croyez-moi, je m’éclate toujours avec cette partie au moment de la mise en voix !  Mais ça l’aurait tellement plus servie que cette bouillabaisse de bons sentiments !

Et le spectre est trop gentil. J’aurais préféré qu’elle cherche à se venger pour de vrai, zut quoi.

En bref, une lecture prenante mais qui retombe comme un soufflé vers les trois quart pour se loger au ras des pâquerettes aux dernières pages. Snif.


Donc, ce livre, à la base, je l’avais choisi dans le but spécifique de le mettre en voix pour une soirée lecture. J’avais même commencé par lire l’extrait dispo sur Amazon à voix haute et frémi. Si, si. Potentiel, je vous dit.

Et bon comme c’était la lecture d’Halloween, je suis peut-être partie sur une tenue adaptée. Non, je ne montrerai pas de photo, mais disons que j’avais l’impression d’être ridicule, mais un de mes grands m’a dit que sur une échelle de 1 à 10, j’étais seulement à 8, donc ça aurait pu être pire 😛

Ma première impression de la soirée a été franchement négative. J’ai mis vingt minutes à les poser (ils étaient une douzaine, de la 6ème à la 4ème). C’est la première fois qu’ils étaient aussi enquiquinants. Et mes pauvres bébés 6ème dont c’était la première lecture étaient tout déprimés. J’ai fini par en renvoyer un pour enfin pouvoir commencer.

Plutôt que de m’installer sur une table pour lire, comme d’habitude (oui oui je m’asseois sur les tables, c’est mieux que les chaises – surtout quand elles sont juste devant les graaaands miroirs et qu’on lit le Chair de Poule sur le sujet XD) je me suis posée sur le rebord de fenêtre. J’ai trouvé ça plus approprié.

Surtout au moment bien climactique, bien frissonnant …

Où la lumière a été coupée.

Je vous jure. Les gamins ont paniqué de suite. Encore plus dans l’ambiance.

J’ai adoré. J’aurais vraiment voulu organiser ça, mais je ne pensais pas que ma collègue aurait laissé passer. En fait ce sont les grands, les lycéens surveillants, qui ont cru que j’étais déjà partie et ont coupé les feux.

Les petits, morts de trouille, ont voulu courir remettre la lumière, mais j’ai proposé de continuer.

A la lumière du lampadaire de la rue derrière.

Si ça franchement c’est pas la classe de la lecture d’Halloween 😀

Et j’ai changé la fin. Comme le livre est assez long déjà j’ai coupé la plupart des passages à l’école, j’envisage de zapper ça entièrement si je relis, pour minimiser l’importance de la copine guimauve, et appuyer le côté inquiétant du spectre. La fin guimauve originale propose d’envoyer la petite soeur toute seule dans le caveau de la demoiselle qui la hante et revenir bien vite guérie youpla on est contents.

Eh bah, non. Elle ne revient pas et le grand frère doit partir derrière, dans le caveau bien sombre. Je crois que je me suis arrêtée à la première lecture sur la description dudit caveau, d’un grand craquement et des yeux luisants et annoncé la fin.

Ils ont eu un peu peur.

Enfin pas autant dans le deuxième groupe du lendemain – j’ai rapatrié mes bébés 6ème, franchement, ils n’avaient pas fait le bazar, s’ils voulaient rester ils étaient très calmes et ravis. Un des 4ème était limite à claquer des dents, et ses camarades m’ont rassurée, il était toujours comme ça, donc on continue. J’ai un peu appuyé sur la fin, le côté glaçant dans le caveau et le fait que quelque chose agrippe le héros. Clap de fin sur l’échine qui se hérisse. Ils sont morts de trouille.

Je suis toujours pas satisfaite XD j’aurais bien voulu tester avec mes anciens bébés 3ème devenus des secondes, pour encore remodeler la fin. En tout cas, beaucoup de potentiel pour deux soirées d’Halloween, qui ont été vraiment intéressantes malgré le fait que les gamins avaient vraiment la bougeotte !

J’aimerais bien relire cette histoire à l’occasion – enfin avec mes modifications 😀 ❤


J’étais persuadée de vous avoir déjà posté ce billet ^^, comme je ne le fais que maintenant je peux vous parler de ce que ça a donné cette année !

J’ai donc repris ce spectre pour mon cycle d’épouvante, encore une fois. J’étais un peu embêtée pour ceux qui l’avaient déjà entendu mais ils m’ont TOUS assuré qu’ils voulaient cette histoire. Enfin, j’ai pris un Chair de Poule pour les 6ème, je trouvais certains passages un peu sombres (et mes 6ème cette année font bien plus bébés 6ème que ceux de l’an passé).

Et j’ai complètement changé la fin et modifié le milieu. Virée, la rouquine surnommée Dico à cause du Larousse … virés, les éléments sur l’école. C’est l’été, c’est la canicule, le gamin est coincé avec sa soeur à la maison et obligé de veiller sur elle.

Et au moment de retourner dans le caveau … et ben il n’y a plus de spectre tout mignon.

Je trouve ces changements beaucoup plus a propos et qu’ils donnent lieu à une histoire plus intéressante. Seul problème ? Ça reste du roman. Donc, long. Et lorsque j’essaie de bien mettre le ton j’y mets le temps aussi. Cette gestion du temps a été compliquée cette année puisqu’elle a été de pair avec des changements à l’internat. On m’a bien demandé de finir en une heure (voire moins) et caser une pause snack …

Si j’aime toujours autant cette histoire, cela ne s’est pas si bien passé. J’ai dû virer bien deux 5ème rien que pour commencer, les 3ème ont bavardé, les 3ème pro m’ont carrément posé un lapin (suite au sondage de début d’année une douzaine était intéressé. J’arrive, plus personne. Plus de soirée lecture 3ème pro cette année au final).

Les quelques collégiens de l’internat des lycéens avec un de mes anciens 3ème ont été beaucoup plus réceptifs et calmes (malgré leur comportement d’habitude remuant).

Le pire a été l’internat des filles. C’est la première fois que je pars sans avoir terminé une lecture. Lorsqu’une élève (qui m’interromps régulièrement et me contredis) m’a arrêtée pour me dire qu’il ne se passait pas ça / que ça ne se passait pas comme ça dans le livre … je me suis juste levée et je suis partie. (Déjà il avait déjà fallu près d’une demi-heure pour démarrer parce que beaucoup de mauvaise volonté, des bavardages, etc.). Le contraste était juste total avec leur première soirée lecture où elles étaient deux fois plus nombreuses sur un autre thème et juste impeccables.

Donc voilà. Je ne sais pas si je reprendrai le cycle d’épouvante avec Ne vous disputez jamais avec un spectre au prochain Halloween. La longueur du texte en fait toujours une lecture difficile à proposer et ça fera la troisième fois pour certains élèves. On verra bien !

This little life of mine and other stuff

Falaise déménage !

Et moi avec, éventuellement XD

Blague à part, 1) j’en avais besoin, 2) je suis ravie.

Et 3) je me suis dit que j’allais vous parler de cette expérience.

Parce qu’en fait c’est franchement daunting de se lancer là-dedans. Surtout lorsqu’on a aussi peu d’expérience dans le domaine.

Je vous propose donc une petite série d’articles plus personnels où je vais essayer d’évoquer avec humour mes petites tribulations à la recherche d’une nouvelle falaise où poser mes rêves, mes objectifs et mon petit bazar.


Pour compléter, cette petite introduction, j’aimerais vous dire deux mots de là où j’en étais avant de déménager, ou même de l’envisager (d’abord en idée en octobre-novembre, puis en décision réfléchie en décembre).

J’ai vécu deux ans chez mes grands-parents avant d’emménager dans la nouvelle maison avec les parents où je suis restée jusqu’à dix-huit ans avant de filer à l’université en cité universitaire.

Déjà, là, je serais curieuse d’avoir votre avis sur le concept. Mes oncles et tantes qui n’y ont pas envoyé leurs enfants (ah bah on joue pas dans la même cour ma bonne dame) se crispent lorsque mon père y fait référence genre mais coooomment t’as pu envoyer ta pitite fiille là-dedans …

Bah vous savez quoi ? J’ai adoré mes quatre années de cité U. Franchement. J’y ai eu la même chambre, en bout de couloir, über tranquille, avec un personnel vraiment gentil. (Et on excuse les photos de portable pourries. Je vous ai retrouvé mon ordinateur d’agent secret, n°1 XD en revanche, l’espace robinet / bidet est trop flou sur les photos :/).

C’est une autre histoire mais je n’ai pas vraiment eu à choisir, je ne me suis pas tellement interrogée sur ce dont j’allais avoir besoin, je me suis adaptée.

Partir en Irlande a été traumatisant d’un point de vue logement. Je n’avais JAMAIS visité un appartement avant, je ne savais pas quoi regarder / chercher, et j’ai été effarée en découvrant un endroit avec genre déjà 6 personnes qui y vivaient.

Pour rappel, enfant unique, espace vital, tout ça, tout ça. (Pour pas dire Lebensraum parce que je vais en choquer).

Aujourd’hui encore, je me dis qu’il aurait valu chercher seule et pas en coloc mais quand vous n’y connaissez rien.

L’appart déniché était dans un bel endroit, je dis pas. C’était bien le seul élément positif. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais les colocataires ne valent pas le coup de s’appesantir à leur sujet, la salle de bains était à l’étage avec des escaliers qui avaient fait leur temps (pour rire, imaginez lorsque je me suis cassé des ligaments et fracturé le péroné). Entre autres éléments fun.

J’ai même plus honte de mon bazar au bout d’un moment.

J’étais donc vraiment enthousiaste à l’idée de retourner en cité U à la rentrée suivante. Malheureusement, pas la même, très différente. Ironiquement parlant, rénovée par rapport à la première (genre ma cité préférée « datait » des années 60 XD), avec le wifi dans les chambres … et j’ai détesté. Déjà pour l’amabilité extrême du personnel (limite à vous insulter lorsque vous les croisiez), le bazar impérial (pour rester concis), la propreté extrêmement limite … et c’était sensé être tellement mieux que ma première cité.

D’un côté, même si c’était pour le chômage, retourner chez les parents n’était pas SI mal.

Alors forcément quand je suis retournée à l’université pour mon master, j’ai couru pour retourner dans ma première cité ^^, la dame très gentille du service d’attribution logement m’a tellement aimée qu’elle m’a proposé (dans les locaux rénovés, en passant) un mini studio de 20 m2. Si c’est pas la classe à Dallas, comme dirait une copine.

Mini kitchenette, salle de bains et toilettes. J’ai carrément gardé ma chambre / mon mini appart pour l’été, je l’ai adoré. (Bon j’ai moins adoré les alertes incendies la nuit, mais c’est une autre histoire).

Encore une fois, je n’ai pas trop choisi. J’ai juste sauté sur la proposition de taille de lieu de vie et je me suis adaptée. (Vous voyez le fil rouge ?).

Alors quand est venu le moment de choisir un vrai appart pour mon année de stage, j’ai complètement paniqué. J’ai demandé de l’aide à ma cousine pour son avis, elle qui avait déjà plusieurs fois changé, qui s’y connaissait (et qui m’a complètement lâchée sans la moindre explication. C’est charmant. Soit dit en passant on a échangé un coup de fil très hypocrite et un texto depuis et ça fait quatre ans).

Je savais juste que je ne voulais pas de rez-de-chaussée (je ne vous avais pas dit que c’était mon étage en Irlande ? Les gens toquaient à la fenêtre en me voyant à mon bureau comme les volets n’existaient pas et j’avais fait une pancarte N’oubliez pas de nourrir le singe tellement j’en avais ma claque), proche de mon école (je n’avais pas la voiture à ce moment) et je voulais un coup de coeur.

C’était pas compliqué du tout.

J’ai eu un coup de coeur mais c’était très loin de l’école, il y avait une cheminée et une vue à tomber mais une mezzanine pour la chambre, über sous les combles, une jolie cuisine équipée et salle de bains, et pour descendre limite une rampe de pompier (ma mère me dit un escalier métallique en colimaçon, design, indus). Ah et des escaliers terrorisants à l’extérieur.

Et mon père a trouvé cette agence où il est rentré lorsque j’en avais marre et les dames adorables m’ont fait visiter cet appart au cinquième étage juste au-dessus d’une librairie, à dix minutes à pieds de l’école et dix de la gare, pareil du centre culturel et avec des murs de couleurs. Et une douche. On y reviendra.

Dans les points négatifs, la chambre était sous les combles aussi, à l’étage du salon-cuisine ouverte-salle de bains, je ne pouvais pas descendre en marche avant, j’avais du mal à me tenir debout dans la chambre (et pourtant comme un cyclone me l’a fait remarquer ya pas longtemps je suis vraiment petite. Du coup maintenant je peux reprendre l’expression de Bestie Mely « tout ce qui est petit est mignon et tout ce qui est grand est moche et con » – bon je le dirai pas à mon cyclone hein ^^,).

Mais la vue sur les montagnes était merveilleuse et j’ai adoré être au cinquième étage. (Mes parents beaucoup moins XD). Je l’aurais probablement mieux vécu si mon année de stage n’avait pas été si lourde à porter (on en a déjà parlé).


Cela nous ramène donc à ma Falaise actuelle. J’avais quelques idées, déjà avoir une pièce pour un bureau, ça m’avait terriblement manqué. En passant par une ville j’avais juste eu envie de m’installer là, ça n’était pas loin du boulot (une vingtaine de minutes en conduisant tout droit – bah oui j’ai eu la voiture mais pas de sens de l’orientation avec).

Juste pour rire, y a quelques années gros travaux sur le pont sur ma route donc j’ai dû me lancer dans un itinéraire en mode zigzag. Hilarant.

Pas de rez-de-chaussée toujours. Pas de combles si possible. Ou tout au moins que je puisse m’y tenir debout (j’ai déjà perdu deux centimètres, les enfants, j’ai pas envie de devoir prendre un escabeau pour m’adresser à mes Première).

Une vue … les montagnes allaient déjà me manquer, j’espérais une belle vue, des arbres si possible. De l’espace.

Mais à partir de là … je n’avais pas vraiment de récriminations.

Eh bah le moins qu’on puisse dire c’est que trois ans et demi ici m’ont faire revoir ma copie XD J’avais PLEIN de choses dont je ne voulais pas / plus sur ma liste, je vous en parle une prochaine fois !

Et pour rire : la tête de mon salon avant d’acheter les bibliothèques XD c’est resté comme ça quatre, cinq, six mois. C’était rangé par ordre alpha auteur hein mais par terre. Et ça ne me dérangeait absolument pas XD.

Promis, le prochain article démarre avec mes espoirs d’appart idéal … et ma première visite en mode fun !

Nouvelles bannières, j’espère qu’elles vous plaisent ! Merci encore à Snow et Zatoun de leur avis 😀

Ah et si vous aviez une idée de titre pour la petite série d’articles qui se profile ? Zatoun a proposé chasseuse d’appart. Il y a un côté Sakura qui ne me déplaît pas XD

Lecture sur un rocher

Tag Manga 2020

Un tag ! On n’y croyait plus !

Blague à part, Tachan, ma conseillère manga, m’a taggée avec ce sujet que nous avons en commun : les mangas ! Ça fait quelque temps qu j’aimerais refaire des tags et celui-ci est particulièrement intéressant. Merci encore miss 🙂

Oui, ça fait longtemps. Ça se voit sur la bannière. Qu’à cela ne tienne, l’introspection est toujours d’actualité et correspond à une question que je me pose depuis quelques temps :

-des mangas pour moi : où en suis-je ? Après l’hécatombe du binge reading de l’hiver 2017 je n’ai pas osé en racheter pour mes bibliothèques. Je continue à les trier de manière impitoyable. Seul Shirayuki a survécu d’une relecture à ce jour. Ah, et Hoshin aussi. Même Fly a rejoint les étagères du boulot et gagné sa salamandre. (C’est le symbole des shonen).

-les mangas pour le boulot : bon les idées d’achats j’ai, hein, pas de souci. Mais est-ce que je me « contente » de jeter un oeil aux premiers tomes pour me faire une idée du style (et de l’âge) ou je « rattrape » mon retard sur la série ?


Vos genres de manga préférés ?
L’idée ici n’est pas de répondre shonen, seinen ou shojo, ça n’a aucun sens, mais de savoir ce que vous préférez parmi les histoires d’aventure, fantasy, SF, sport, comédie, etc.

J’apprécie particulièrement les récits d’imaginaire (fantasy, SF).

Vos trois mangakas préférés ?

Mahahaha. Avant l’hiver 2017, je vous aurait dit Kaori Yuki, certaine. Maintenant, plus du tout et j’ai beaucoup de mal à évoquer d’autres auteurs puisque le but est d’avoir un minimum suivi / apprécié leur carrière, d’attendre leurs nouvelles séries …

Il y a eu Naoko Takeuchi (jusqu’à ce que je remarque que toutes ses héroïnes avaient des traits bien trop proches), Wataru Yoshizumi (les comédies ado m’ont un peu laissée, je l’admets, au moins mes cyclones apprécient).

Je suis donc en panne de mangaka favori.

Vos trois maisons d’édition préférées ?

Heu …

J’ai envie de dire Komikku parce qu’ils sont dynamiques, qu’ils prennent des risques, qu’ils publient des choses qui m’ont touchée (Yako et Poko, Arte).

Akata pour leur sensibilité, notamment dans les shojo (Perfect World, Stand by me love letter) et seinen (Eclat(s) d’âme).

Un titre fétiche par éditeur ?
À partir du moment où vous avez lu plus d’une série chez un éditeur vous pouvez l’ajouter à cette question. Parce qu’il n’y a même pas de choix si vous n’en avez lu qu’une seule…

Ça, ça va être drôle. Merci à Tachan d’avoir déjà noté plein de noms d’éditeurs ^^

Akata  : Perfect World.

Ankama : City Hall.

Asuka : Très cher frère.

Casterman : Skip Beat.

Clair de lune : L’épouse du dieu de l’eau.

Delcourt : J’aime les sushis.

Delcourt/Tonkam : Princess Jellyfish.

Doki Doki : Mimic Royal Princess.

Drakosia : Cynical Orange.

Glénat : Hoshin ou l’investiture des dieux.

IMHO : La petite sirène.

J’ai Lu : Fly.

Kana : Shirayuki, Paradise Kiss, Pourquoi les japonais ont les yeux bridés (oui c’est du témoignage mais je m’en fiche j’ai trop aimé ^^ et c’est sur Manga News 😀 ), Yuyu Hakusho.

Kazé : Dengeki Daisy.

Ki-Oon : Magus of the Library, Afterschool Charisma.

Komikku : The Ancient Magus Bride de Koré Yamazaki, Arte, Yako et Poko, Mes petits plats faciles by Hana.

Kurokawa : Kimi wa Pet.

Nobi Nobi : Shine.

Panini : Hiyokoi, Host Club, Mars, Vampire Knight.

Pika : L’atelier des sorciers, La princesse et la bête, Card Captor Sakura, W Juliette.

Samji : Trois soeurs jumelles.

Saphira : I wish.

Soleil : The Legend of Zelda : The Minish Cap, Midnight Secretary.

Xiao Pan : Le pavillon de l’aile ouest, La nuit fantôme.

Une déception en particulier, un titre ou genre qui vous a déçu au fil du temps ?

Le shojo. Rien que pour les intrigues adolescentes qui ne se renouvellent pas, les romances très clichées, sans parler des côtés limite malsains parfois (je ne suis pas fan des tournures de certains shonen sur la place de la femme non plus, soit dit en passant).

Je me permets de vous laisser la réponse de Tachan. Parce que je la trouve juste parfaite. Et parce qu’avec mon assistante (1ère) on a parlé d’un « classement » pour les shojos, de niais à toxique en passant par le cliché et le sexiste – l’empouvoirement (vilain mot, on en cherche un mieux), on a eu du mal à trouver des exemples …

Comment qualifieriez-vous votre année 2019 en manga (achats, lectures, objectifs réalisés ou non, …) ?

Personnellement : très mince. Je n’ai pas acheté de manga en 2019. Je ne sais plus par où commencer, ni si j’ai même envie d’avoir une collection.

Professionnellement : pas mal d’achats et des découvertes plutôt sympathiques. Il y a eu les belles lectures du Prix Manga Sensei 2018-2019 puis de l’édition 2019-2020, une jolie retrouvaille avec la créature du vampire (Les mémoires de Vanitas, il faut que je lise le tome 2 d’ailleurs), une série qui m’a fait réfléchir (Eclat(s) d’âme), et d’autres (L’atelier des sorciers, March comes in like a lion, Silver Spoon, Blue Exorcist, Bleach).

Je suis ravie qu’il y ait eu de petits shojos sans prétention qui se soient glissés dans le lot.

Enfin, il y a aussi eu quelques relectures plaisir de séries que j’adorais avant et que je suis tellement happy de voir qu’elles passent toujours : Hoshin, Meru Puri Märchen Prince, La magie du rangement illustré et Shirayuki aux cheveux rouges.

Une bien meilleure année manga que les précédentes.

Vos objectifs pour 2020 en manga (achats, lectures, …) ?

Retrouver le plaisir de lire que j’avais il y a quelques années, sans avoir envie de grimacer avant d’en choisir un. Arriver à être aussi enthousiaste dans une lecture personnelle que professionnelle.

Un titre (que vous recommanderiez) à lire en 2020 ?

En one shot, Stand by me love letter qui est un shojo mignon sans prétention.

Un manga que vous souhaiteriez voir sortir en France en 2019 ?

Ça n’arrivera jamais mais Glass no Kamen XD le premier tome datant de 1976 je doute très sincèrement qu’un éditeur français s’y essaie, surtout si j’ai bien compris la mangaka a voulu ressortir des tomes pour changer des choses … Vous le connaissez peut-être sous le titre de son anime français, Laura ou la passion du théâtre.

Real Clothes me plairait aussi beaucoup. C’est un josei sur une jeune femme qui travaille dans un grand magasin et est transférée au département habillement féminin lorsque la mode lui passe complètement par-dessus la tête.

Et enfin taguez trois personnes pour faire tourner le tag !
Tachan, si tu veux retenter ? XD

Snow ^^

Zatoun ? :p

Mais n’hésitez pas à répondre à certaines des questions en commentaires si vous voulez, je serais curieuse d’avoir vos réponses ^^