Silex and the city, tome 1

Auteur : Jul.

Nombre de pages : 48.

Parution : 2009.

Éditeur : Dargaud.

Genre : Bande dessinée – Humour.

Prix : 13,99€.

Résumé éditeur : 40 000 avant JC : une vallée résiste encore et toujours à l’Evolution. A l’aube de l’humanité, Blog Dotcom est un « homo-erectus qui se lève tôt » : pour changer tout ça, il décide de se présenter aux élections. Avec une femme pro de Préhistoire-Géo en ZEP (Zone d’Evolution Prioritaire), un fils cadet militant alter-darwiniste opposé à l’usage du feu et de la fourrure, et une fille aînée qui flirte avec Rahan de la Pétaudière, fils à papa héritier du plus gros volcan – récemment privatisé – de la région, il n’est pas au bout de ses peines. De la Biennale d’Art Préhistorique Contemporain aux Ancêtres de Don Quichotte, des Dolto-sapiens aux  » minorités visibles  » néandertaliennes, c’est tout notre théâtre contemporain qui défile en peaux de bêtes, pour une parodie au vitriol de notre société évoluée.

J’avais repéré cette petite série en BD depuis quelques temps déjà (sans connaître la série animée d’Arte), en tombant sur les deux premiers tomes en occasion, je n’ai pas trop hésité. Bien m’en a pris, j’ai beaucoup ri, et j’ai trouvé les jeux de mots vraiment intéressants.

Ça n’est peut-être pas très évident, mais je ne m’intéresse absolument pas à la politique (je vous avoue que je n’ai pas trop le temps, entre sauver le monde le week-end et utiliser mon super pouvoir la semaine pour pousser mes petits trolls à la lecture, si si, ça prend du temps tout ça). Ou alors uniquement quand suffisamment de temps a passé pour que les évènements ou les acteurs soient considérés comme historiques. Ce n’est pas le cas pour les clins d’œils à répétition de ce livre, qui sont très récents, mais ça ne m’a pas dérangée. Ils sont suffisamment bien adaptés, parodiés à la mode préhistorique pour être hilarants tout en étant porteurs de sens, comme le message de candidature de Blog, le père de famille qui se présente à l’élection du chef de la vallée : « Évoluer plus pour gagner plus ».

Blog est prof de chasse, et Spam, sa femme, est prof de Préhistoire-Géo, tous deux en ZEP, Zone d’Évolution Prioritaire. Sa classe à elle compte carrément des cannibales, des primates, un amphibien … Cette partie sur l’école, si elle fait un peu grincer des dents, m’a tout de même fait sourire. Enfin, sur chaque planche vous avez des jeux de mots, des références, je ne peux pas tout vous proposer ici. Mais j’ai vraiment aimé cet aspect de la bande dessinée.

Le dessin est simple, expressif. La police des bulles, la même que celle de la couverture, correspond bien. Pour faire simple, l’aspect graphique m’a beaucoup plu dans sa simplicité et son aspect direct.

Un début de série très sympathique, je suis ravie d’avoir la suite déjà dans ma PAL.

Nombre de tomes parus : 5 (série en cours).

Tome 2 : Réduction du temps de trouvaille

Tome 3 : Le néolithique, c’est pas automatique

Tome 4 : Autorisation de découverte

Tome 5 : Vigiprimate

Meurtre au potager du Roy

Auteur : Michèle Barrière.

Illustrateur : Abraham Brueghel.

Nombre de pages : 379.

Première parution : 2008. Cette édition : 2010.

Éditeur : Le Livre de Poche Jeunesse (Collection : Policier).

Genre : Histoire – Policier.

Prix : 7,10€.

Résumé éditeur : Château de Versailles, mai 1683. La mode est aux jardins. Louis XIV raffole des légumes primeurs : asperges, petits pois, melons… Au Potager du Roy, puis chez un maraîcher du quartier de Pincourt à Paris, des champs de melons sont vandalisés, des jardiniers assassinés. L’existence d’un complot ne fait aucun doute.

Benjamin Savoisy – premier garçon jardinier du Potager – mène l’enquête dans les coulisses de Versailles, où officient cuisiniers et maîtres d’hôtel. Elle l’entraînera jusqu’en Hollande, grande puissance coloniale réputée pour son commerce. Saura-t-il déjouer les manœuvres de séduction, percer à jour les traîtrises ?

Je vous l’ai déjà dit, j’aime la période Louis XIV et les enquêtes policières, surtout lorsque vous combinez les deux. Le thème du potager avait l’air entraînant, et le sous-titre « roman noir et gastronomique » sonne diablement bien.

Et au final, je ne suis pas du tout emballée, au contraire. J’ai déjà été un peu douchée en découvrant que c’était une série et qu’il ne s’agit pas du premier tome (même s’il se lit indépendamment, ça m’agace) et en suivant le protagoniste, Benjamin. Je peux comprendre qu’il soit moins enthousiaste devant sa situation familiale, sa fille Alixe juste née qui passe son temps à crier (après j’ai envie de dire, tu t’attendais à quoi …), moins qu’il passe son temps à soupirer après une femme qu’il vient de rencontrer et lui saute dessus dès qu’il peut. Franchement, même si c’est soft, suivre ces passages m’a énervée, déjà parce que la demoiselle est une peste et que la femme de Benjamin n’a vraiment pas de bol (surtout qu’elle le manipule tellement, cet idiot).

Déjà, quand le personnage principal vous énerve au tiers du livre, c’est mal parti. Ensuite, ce n’est pas une enquête que le lecteur peut résoudre, ce que je n’aime pas (et elle est franchement tirée par les cheveux). Le verso de la Cour, le potager, n’est pas aussi exploité que je l’aurais voulu puisque bien rapidement Benjamin le quitte avec Elena pour la Hollande. Et à partir de là, je me suis ennuyée, surtout qu’on a droit à une traversée en mer. Je déteste les récits de traversées.

C’est dommage, parce que j’avais aimé l’écriture, au début, les longues descriptions, les éléments sur les légumes, etc. (c’est ensuite tombé à plat parce que je ne suis pas assez fan de cuisine). Et puis en arrivant en Angleterre, d’un élément drôle on est passé à lourd : leurs amis anglais parlent français, mais pas toujours bien et font de la traduction littérale, qu’on nous redonne en anglais et français pour le sens correct en note de bas de page. C’est marrant une fois, deux, trois à la limite, une vingtaine j’en ai eu un peu marre.

La fin m’a laissée sur ma faim. Je ne saurais pas vous dire pourquoi, mais il m’a manqué quelque chose, je ne m’attendais pas à ça et ça ne m’a pas convenu.

Une lecture à laquelle je n’ai donc pas du tout accroché.

Les Soeurs Grimm, tome 3 : Le Petit Chaperon Louche

Titre VO : The Sister Grimm, volume 3 : The problem child.

Auteur : Michael Buckley.

Traducteur : Marie Leymarie.

Illustrateur : Peter Ferguson

Nombre de pages : 255.

Parution VO : 2006. VF : 2007.

Éditeur : Pocket (Collection : Jeunesse).

Genre : Jeunesse – Fantastique.

Prix : 14,20€.

Résumé : Daphné et Sabrina veulent à tout prix sauver leurs parents, enlevés par la Main Rouge. Ils découvrent au début de ce volume que c’est le Petit Chaperon Rouge qui les retient prisonniers. Les deux fillettes se découvrent aussi un oncle, drôle et astucieux, qui donnent plein d’idées à Sabrina, pas les meilleures apparemment.

Quelques points positifs pour débuter ce billet. Ce volume ouvre un champ de possibilité plus vaste avec l’utilisation « directe » de la magie. Un personnage attachant fait son apparition. Et on conclue l’arc sur les parents enlevés, même si on n’a pas encore résolu l’intrigue de la Main Rouge. Et j’aime bien lorsqu’on ne s’appesantit pas pendant dix volumes sur une question, c’est plus rythmé, même s’ils ne sont pas toujours là sains et saufs, on avance bien.

Mais je retrouve les défauts des tomes précédents que j’ai vraiment du mal à supporter. Déjà, je ne fais pas la différence entre Daphné et Sabrina au niveau des prénoms, je n’arrive pas à me rappeler l’aînée de la cadette. Et surtout, c’est toujours l’aînée qui fait mal les choses et s’en prend plein la figure ! La môme est parfaite, elle a toujours raison. Je déteste ce genre de personnage et la série me lasse vraiment sur ce plan.

Si j’ai toujours envie de savoir pourquoi Neige et Charmant se sont séparés, je trouve en revanche que la romance n’apporte pas grand chose et je m’en serais passée. Ici on découvre le Petit Chaperon schizophrène, la Reine de Cœur qui gagne du terrain. La Petite Sirène est bien vue, mais bizarrement je n’ai pas trop accroché à la Baba Yaga.

Il y a de bons éléments, mais ils sont gâchés par le choix de faire passer l’aînée pour une imbécile et la gosse pour la perfection.

J’avais fait une pause dans cette série après ce volume parce que cet élément m’énervait tellement (je vous assure, quand je tombe sur ce livre ou les autres en bibliothèque ou librairie c’est ce qui me saute littéralement en tête !), et j’ai vu Once Upon a Time entre temps. Je vous avoue que je ne suis plus tellement enthousiaste devant ce thème de contes de fées maintenant, la série m’a bien lassée. Donc … à voir.

Nombre de tomes parus : 7.

Tome 1 : Détectives de contes de fées.

Tome 2 : Drôles de suspects.

Tome 4 : Crime au pays des fées.

Tome 5 : Cendrillon, le retour.

Tome 6 : Le procès du Grand Méchant Loup.

Tome 7 : The EverAfter War.

Initiation à la poésie : poèmes du Moyen Âge à nos jours

Auteur : Josiane Grinfas-Tulinieri.

Nombre de pages : 92.

Parution : 2014.

Éditeur : Magnard (Collection : Classiques & Contemporains).

Genre : Poésie.

Prix : 4,60€.

Résumé éditeur : Pierre Seghers disait de ta poésie : « Je la tiens pour essentielle à l’homme autant que les battements de son cœur. » ; Parcourant les siècles du Moyen Âge à nos jours, ce recueil révèle la permanence du langage poétique qui sort du cœur des hommes et permet la rencontre avec soi-même, avec le monde et avec l’autre. En proposant une grande diversité des formes et motifs poétiques (vers libres ou variés, calligrammes, haïkus, chansons), cet ouvrage permettra aux élèves de s’initier à la poésie en découvrant – ou redécouvrant – certains des plus beaux poèmes d’hier et d’aujourd’hui. Grâce à un accompagnement pédagogique complet, ils appréhenderont l’ensemble du processus de leur création.

J’ai lu ce petit recueil emprunté au CDI pour le jour de la poésie (10 septembre 2014), en espérant retrouver la joie que j’avais enfant avec un beau livre sur le même thème (sans la partie scolaire, questions, etc.). Au final, on n’y est pas tout à fait.

Il y a déjà cette partie après-texte, dont je n’ai jamais été spécialement fan dans les livres (surtout en fiction où on la trouve entre chapitres / nouvelles, coupant la lecture, ici c’est à la fin). En fait le fait qu’on la trouve à la fin m’ennuie parce que ce recueil est vraiment court et elle mange une bonne vingtaine de pages. Même s’il est pensé pour la jeunesse, il est un peu fin …

J’ai retrouvé avec plaisir El Desdichado de Nerval, avec sa richesse et ses références, qui m’entraîne toujours par monts et par vaux. Une découverte : Les beaux métiers de Jacques Charpentreau avec ce très chouette métier (peigner la girafe !).

Quelques regrets, dans ce court recueil, de voir Prévert à plusieurs reprises. Ce n’est pas comme s’il y avait moyen d’être divers … Et je n’ai pas retrouvé de poèmes que j’ai appris par cœur lorsque j’étais enfant. Pas de nostalgie, donc juste malheureusement un peu de frustration et de lassitude avec ce recueil. Mais retrouver ce genre m’a fait plaisir.

Science-Fiction : Les frontières de la modernité

Auteurs : André-François Ruaud, Raphaël Colson.

Nombre de pages : 398.

Parution : 20.

Éditeur : Mnémos (Collection : Essais).

Genre : Science-fiction.

Prix : 22€.

Résumé éditeur : S’attachant à retracer l’histoire de la science-fiction dans toute sa variété et dans le monde entier, cet ouvrage s’ouvre à la littérature, bien sûr, mais aussi au cinéma, à la télévision, à la bande dessinée, aux comics et aux mangas. Il éclaire le genre par son contexte historique, qu’il soit politique, social, culturel ou éditorial, pour en définitive lui rendre la place qui lui revient : celui d’un imaginaire situé à l’avant-garde de la modernité. On y découvre ainsi un panorama complet des thèmes, des genres, des pays, soutenu par une iconographie riche et agréable.

Je n’ai pas lu beaucoup d’historique de la science-fiction, jusqu’à présent (excepté le PUF de Jacques Baudou il y a quelques années, et les recueils thématiques), et certainement pas de récit aussi foisonnant et étendu. Du XVIème siècle aux années 2000, les auteurs nous entraînent à travers les différents textes publiés dans ce genre et ses différentes régions.

C’est passionnant, je vais le dire tout de suite. L’écriture est vivante, elle donne définitivement envie de découvrir tous les romans mentionnés. On ne part pas dans tous les sens, la structure est claire, organisée de manière chronologique puis géographique. Le bémol, pour moi, a été la longueur. Oui, j’ai vraiment aimé ce texte, les découvertes qu’il m’a fait faire, mais j’ai eu du mal sur le nombre de pages, d’autant que chacune comporte deux colonnes verticales, un élément avec lequel j’ai énormément de mal.

Parmi les autres éléments très positifs : André-François Ruaud et Raphaël Colson abordent le Japon. Si, si, dans toute sa splendeur. Et ça fait du bien de lire sur les mangas et les tendances SF de cette culture que j’adore mais dont je connais peu cet aspect ! Rien que pour ça, pour l’explicitation du contexte historique, social, économique imbriqué avec l’analyse de ce genre, je vous conseille définitivement ce livre. (Poke de.w !)

Il y a peu d’illustrations, mais celles qui se trouvent là sont très plaisantes. Illustrations, couvertures, affiches, extraits … j’ai aimé qu’il n’y ait pas que du texte brut, surtout dans cette présentation qui n’emporte pas mon suffrage.

J’ai aussi eu quelques difficultés avec l’écriture. Si elle est définitivement intéressante, elle est aussi exigeante. J’ai parfois eu du mal avec les théories littéraires, et la non explicitation d’évènements, éléments culturels, surtout historiques, ce qui est dommage. Les références culturelles ne m’étaient pas trop inconnues, mais c’est dommage de perdre le lecteur dans ce domaine ou la langue … dès avant la page dix …

Différentes citations sont données en début d’ouvrage sur la science-fiction, certaines sont plutôt drôles : « C’est cette chose que les gens qui savent ce qu’est la science-fiction désignent en disant « c’est de la science-fiction » » Frederik Pohl.

Ou très belles : « La science-fiction n’est pas autre chose que des rêves mis par écrit. La science-fiction est constituée des espoirs, des rêves et des craintes (car certains rêves sont des cauchemars) d’une société fondée sur la technologie » John W. Campbell.

Je me suis perdue dans les références, puisque je ne les recopie jamais au fur et à mesure, donc je ne pourrais pas vous en donner ici. Mais n’hésitez pas à jeter un œil à ce livre si vous cherchez des idées lectures ou si vous souhaitez tout simplement en apprendre davantage sur ce genre ! Je vous le recommande sans hésiter.

Captive Hearts, tome 1

Titre VO : Toraware no mi no ue 1.

Auteur : Matsuri Hino.

Traducteur : Andria Cheng.

Langue : anglaise.

Nombre de pages : 200.

Parution VO : 1999. VA : 2008.

Éditeur : Viz Media (Collection : Shojo Beat Manga).

Genre :  Manga – Shojo.

Prix : 7,39€.

Résumé éditeur : Il y a très longtemps, un ancêtre de la famille Kuroishi a volé un rouleau à la très riche famille Kôgami. A l’intérieur de celui-ci se trouvait le dragon protecteur de la famille qui lui a jeté une malédiction. La dernière descendante de la riche famille va essayer de lever cette malédiction.

Il s’agit d’un des premiers mangas de l’auteur, ce qui se remarque au trait et aux dialogues. Le trait est très fin, très plaisant, c’est une caractéristiques de la mangaka qu’on retrouve par la suite.

J’ai été soulagée de l’humour qui baigne tout ce petit monde, des blagues, du changement de perspective des personnages (un petit côté chibi), parce que dans le cas contraire, il aurait été franchement plat, juste une romance, avec certes une touche fantastique pour cette fameuse malédiction. Je l’ai d’ailleurs trouvée plutôt sympathique, avec un petit côté Ranma 1/2 !

C’est peut-être parce que c’est le début, parce qu’elle parle peu et mal la langue des autres personnages que l’héroïne fait un peu plate, voire assez potiche, en fait. A voir par la suite si elle gagne un peu en profondeur, puisque le comique est surtout assuré par le héros et son père, majordome de la famille, que j’ai beaucoup apprécié. Il faut admettre que le récit aurait pu s’arrêter au 1er chapitre, sans résolution de la malédiction, mais une cohabitation intéressante.

On conclut ce premier tome par deux récits bonus, Real Storm et Let Time Freeze. La première est une petite romance entre une lycéenne et son professeur, intéressante mais sans plus, la seconde m’a davantage touchée. Elle se déroule pendant une tempête de neige où deux adolescents sont coincés en attendant leur bus. Ce sont de grands amis d’enfance qui vont être séparés à la rentrée.

Je n’ai pas vu de grande difficulté à l’anglais, je pense que vous pouvez le lire sans trop de mal dans cette langue si ça vous tente, mais il existe une traduction française.

En définitive, c’est une lecture légère, même si je préfère ses mangas plus récents, et je terminerai cette série.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Je ne suis pas Angélique

Auteurs : Michèle Mercier, Henry-Jean Servat, Robert Hossein (préface).

Nombre de pages : 233.

Parution : 2002.

Éditeur : Denoël.

Genre : Autobiographie – Cinéma.

*

Prix : 17,75€.

*

Résumé éditeur : «On ne peut parler de moi sans faire constamment référence à Angélique, j’ai pourtant été cinquante autres femmes. Angélique est quelqu’un dont j’ai longtemps voulu m’éloigner. J’ai réalisé un jour qu’elle ne pouvait me faire plus de mal qu’elle ne m’en avait fait. J’ai donc appris peu à peu à la considérer comme une petite sœur avec laquelle il me fallait bien cohabiter.»

Consciente de sa place dans l’histoire du cinéma comme dans le cœur de millions de spectateurs, Michèle Mercier a décidé de partager ses souvenirs avec son plus fidèle ami, le journaliste Henry-Jean Servat. Ceux d’une vedette, devenue star internationale devant la caméra des plus grands réalisateurs. Truffaut, Melville, Deray, Risi, Monicelli ou Bava, Collinson ou Annakin. Mastroianni, Gassman, Belmondo, Gabin, Aznavour, Hossein, Bronson, Curtis ou Charlton Heston lui donnèrent la réplique. Elle tourna cinquante films, mais aucun ne lui valut tant de gloire que les cinq «Angélique» de Bernard Borderie, dans lesquels elle campa la rayonnante héroïne adorée des Français.

Une carrière insensée et un passionnant destin de femme.

A l’annonce de la sortie du nouveau film Angélique et vue du casting, j’étais un peu déprimée. J’ai voulu me remettre dans le bain des premiers, et j’avais cette autobiographie de Michèle Mercier que je n’avais pas encore lue.

*

Au début, j’étais très enthousiaste à l’idée de retrouver cette auteur dont j’avais déjà aimé la première autobiographie, Angélique à cœur perdu, avec une très belle écriture fluide et recherchée. Et puis sur la fin, je me suis dit, zut, ça me dit vraiment quelque chose. Certes, ce sont les mêmes épisodes qu’elle choisit de partager avec le lecteur, mais l’écriture en était si proche, que je n’ai pas vraiment vu l’intérêt de refaire paraître ce récit sous un titre différent. Ça a donc un peu douché mon enthousiasme et mon appréciation de ce livre. Mais pour être honnête, je n’ai pas vraiment envie de me lancer dans une comparaison étendue de ces deux biographies.

*

J’aimerais aussi comprendre quelque chose. Pourquoi quelqu’un qui se défend tout le temps d’un rôle, dit qu’on ne peut pas l’y réduire, y fait constamment appel? Dans ce titre, dans celui de son autre livre, dans le parfum qu’elle évoque, dont elle voulait faire la promotion en l’appelant Angélique ?

*

Point très positif, j’ai été ravie de retrouver la belle écriture de Robert Hossein au tout début. Débuter par sa première approche d’Angélique et particulièrement à propos, comment elle a eu le rôle, m’a plu. Une fois encore (quand on a déjà lu un de ses livres) on revient sur le traitement moins que sympathique reçu par l’actrice sur le tournage (emmenée sur les lieux en vieille voiture qui transporte les cageots de fruits et légumes, entre autres).

*

En fait, pendant ma lecture, j’ai beaucoup apprécié ces anecdotes, j’ai vécu les différents tournages avec elle, mais sur la fin, ce sentiment de déjà vu a pris le pas sur le reste. Mais j’ai tout de même beaucoup aimé le cahier de photos.