Au bord des mots, lectures sur un rocher

The Neverending Story

Die Unendliche Geschichte (VO). Michael Ende (auteur). Roswitha Quadflieg (illustratrice). 1979 (VO), 1997 (VA), 396 p. Dutton. Jeunesse – Fantasy. 17,53€. Livre lu en anglais.

Bastian, un garçon de dix ans, déroba un jour un livre ancien qui le fascinait et se réfugia au grenier pour le lire. Un livre pas comme les autres…Il y était question d’un pays fantastique où vivaient une toute petite impératrice, des elfes, des monstres, un garçon à la peau verte … Un pays menacé de mort et rongé par un mal étrange. Et voilà que Bastian, irrésistiblement entrait dans l’histoire, une histoire fantastique qui recommençait avec lui, L’Histoire sans fin… Le roman de Michael Ende est un véritable enchantement. C’est aussi un plaidoyer passionné pour le droit de fantaisie, à l’imagination, un rêve, dans un monde où ils n’existent presque plus.C’est enfin un récit de voyage initiatique dans fla plus pure tradition romantique. Traduit en vingt-sept langues, best-seller partout, L’Histoire sans fin est un phénomène de l’édition mondiale. Un grand film de Wolfgang Petersen en a été tiré.

Film que je n’ai pas encore vu, d’ailleurs ^^

Enfin une lecture découverte qui s’est transformée en lecture plaisir ! Que j’ai eu du mal à lâcher ce livre ! D’autant que j’avais un entretien, donc j’ai dû me retenir de replonger dans cet univers toute une matinée, que ça a été difficile. J’ai néanmoins été un peu motivée car il s’agit d’une Lecture Commune initiée sur Livraddict.

Je ne voulais pas qu’il se termine, je voulais que le titre illustre parfaitement ce beau roman. L’intrigue m’a beaucoup plue, je ne me suis jamais ennuyée. J’ai été un peu étonnée car je ne m’attendais pas à la deuxième partie, je pensais que le livre serait consacré au sauvetage de Fantasia (Fantastica, en anglais) et je ne pensais pas suivre Bastien ensuite.

J’ai vraiment voyagé avec Atreyu, le « petit garçon à la peau verte », les noms de lieux et de personnages m’ont emportée, transportée. J’aurais bien aimé voir la Petite Impératrice (the Childlike Empress, en anglais), plus souvent; le moyen de la sauver m’a paru original (lier la vie à un nom, de penser que tout dépend de l’imagination à lui en trouver un nouveau). J’ai beaucoup aimé le miroir et son symbolisme (Atreyu voyant Bastien dans le miroir et en le traversant, l’emmenant avec lui), comme la phrase qui revenait sans cesse :  » But that’s another story and it should be told another time » (« Mais il s’agit d’une autre histoire qui devra être racontée plus tard », enfin, je suppose que le traducteur français l’a rendue plus joliment), qui m’a donné une impression de richesse quand à l’univers d’Ende, richesse déjà bien présente, davantage d’histoires qu’on ne l’imagine, davantage de rêves, mais j’ai été un peu frustrée car l’auteur se contente d’annoncer un nouveau thème, une nouvelle histoire, sans l’exploiter à ce moment-là. Je ne connais pas ses autres œuvres, le fait-il par la suite ? Adoré la structure de mise en abyme également !

Ah, si à l’âge de Bastien j’avais pu … j’aurais adoré le lire plus jeune également. Je me suis sentie proche de Bastien, dont les camarades de classe se moquent, qui se sent incompris, mais même si je comprends et trouve légitime son hésitation (à l’appel de la Petite Impératrice et d’Atreyu), je n’en aurais pas eu. J’ai compris l’évolution de son personnage, aussi, très plausible et collant tout à fait (les vœux qui lui montent à la tête, dans la deuxième partie, entre autres, même si on peut déplorer un manque d’humilité de sa part). Je trouve qu’Ende a effectué un beau travail sur les personnages, aussi réels que s’ils étaient prêts, à leur tour, à sortir du livre^^

Ah, et je veux un Falkor en peluche ! Dites-moi que ça existe !

Et pour une fois, j’ai trouvé un livre qui me donnerait envie de lire en version originale allemande ^^

Petit plus : mon édition anglaise magnifique, avec des couleurs de polices d’écritures différentes selon le monde (humain – Fantasia), des débuts de chapitres délicieusement enluminés, est-ce pareil en français ? 26 chapitres, chacun débutant par une lettre de l’alphabet, j’ai trouvé ce détail original également; je vous mets les chapitres N et O car on découvre des illustrations de Grograman le lion (un nom français, je suis preneuse ^^) et j’aime beaucoup ce personnage, j’ai adoré l’imaginer, ce livre laisse une place rêvée à l’imagination, ce qui m’a peut-être également manqué. (bon, je m’excuse pour le scan pas très droit, mais je préfère éviter d’abîmer mon beau livre, même si je veux vous le faire découvrir un peu ^^).

Autres Livraddictiens que j’accompagne dans cette LC : LaureduMiroir, Setsuka, Maxoo, Lexounet, Melisende, Charmante Lova, Bulle.

7 commentaires sur “The Neverending Story

  1. Je suis un peu plus nuancé que toi sur le fait que la deuxième partie, comme beaucoup, m’a vraiment lassée. Sinon, c’est un très bon livre que je conseille facilement.

  2. L’édition anglaise est une pure merveille ^^ Ca doit être intéressant de pouvoir regarder les illustrations autre qu’en noir et blanc ^^ Sinon comme toi un Falcor en peluche c’est le reve 😀

  3. Coucou,
    juste pour dire que tu devrais absolument voir l’adaptation ciné (par contre évite le film « 2 » …). De plus je trouve que l’auteur avait Le nom pour ce livre, tu ne trouve pas ? ^^
    Bonne fin de stage

Chuchoter aux quatre vents

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