Geisha

Titre VO : Memoirs of a Geisha.

Auteur : Arthur Golden.

Nombre de pages : 602.

Parution VO : 1997.   VF : 2006.

Éditeur : Livre de Poche.

Genre : Historique.

Prix : 7,50€.

Résumé éditeur : A neuf ans, dans le Japon d’avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d’extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu’il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d’une rivale. Elle rencontrera finalement l’amour … Écrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d’un exceptionnel document et le souffle d’un grand roman. Il nous entraîne au coeur d’un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

J’ai attendu longtemps cette lecture commune ! Elle a été lancée vers mars, avril, et j’ai eu du mal à me retenir d’ouvrir le livre avant début septembre. Mais quelle bon moment ^^.

Chiyo habite un petit village de pêcheurs, dans une « maison ivre », avec ses parents et sa soeur aînée, Satsu. Elle est retirée à ce foyer qu’elle aime tant et vendue dans un quartier de Kyoto, Gion, et pis encore à ses yeux, séparée de sa soeur. La fillette aura plus de chance : achetée par une okiya, maison où vivent des geishas, elle est promise à ce destin, puis brutalement rétrogradée servante, suite à la haine immédiate et aux bâtons que la geisha de l’okiya, Hastumomo, lui met dans les roues dès son arrivée. Ce n’est qu’avec l’aide d’une autre geisha, Mameha, qu’elle peut reprendre ses cours et finalement en devenir une elle-même.

Mais l’histoire ne s’arrête pas lorsque son statut change enfin, pour le meilleur. La guerre gronde, et même si les gens de Gion se pensent protégés, privilégiés, même l’okiya de Sayuri – le nom de geisha de Chiyo – pourtant sous la protection d’un général, se verra l’objet de privations, puis fermée. Il faudra des années à la jeune fille, envoyée à la campagne loin des bombardements, pour redevenir une geisha dans l’étrange climat d’après-guerre, d’occupation par ces Américains qui ne savent pas très bien ce qu’est une geisha. Revenue à Gion pour continuer à accomplir sa « profession », Sayuri pourra peut-être, aussi, accéder à ce bonheur auquel elle aspire depuis petite fille, depuis cette rencontre bien particulière, ce bonheur qu’elle ne pouvait toucher du doigt qu’en devenant geisha.

Je connais l’intrigue depuis plusieurs mois, depuis que j’ai découvert le film, que j’ai tout de suite adoré. Pour une fois, je n’ai pas été déçue de ne lire le livre qu’après. Il y a quelques différences, davantage d’anecdotes ici, et surtout, cette écriture magnifique et ces superbes images, ces métaphores comme la « maison ivre » du début. Surtout, on découvre ce qu’est une geisha, exactement : une artiste, danseuse, chanteuse, calligraphe … et comment elle parvient à le devenir.

L’écriture est un des points du roman qui m’a le plus fascinée, car si je l’avais trouvée simplement passable, je l’aurais sûrement lu en diagonale en me disant « c’est comme dans le film » … Au contraire ! Beaucoup de descriptions, les envolées poétiques de Sayuri dans ses métaphores, dans sa manière de décrire les choses, les gens … J’ai tout de suite été transportée dans cet univers, du petit village au quartier de Gion, m’imaginant l’environnement de l’héroïne. Tellement transportée que deux soirs de suite je me suis endormie sur mon livre, plutôt que de le refermer ! ^^ Le prologue m’a un peu étonnée, il m’a persuadée qu’il s’agissait d’une biographie, le récit a aussi un accent de vérité très fort. Mais j’ai beaucoup aimé ce passage qui a montré Sayuri dans les yeux de quelqu’un d’autre, en contraste avec le reste du livre comme elle narre son histoire à la première personne.

L’histoire en elle-même m’a aussi passionnée. J’avais lu des livres sur la Chine cet été, en voilà un sur le Japon, mélange d’histoire et de traditions ici. Je ne me suis pas ennuyée une minute. Le personnage de Sayuri est attachant, elle fait des erreurs, elle essaie de s’en relever (et sa manière de s’exprimer est adorable). J’ai beaucoup aimé aussi Mameha, si maternelle, bien plus que cette « Mère », qui s’intéresse plus à l’argent qu’à l’enfant (rien que ce kimono reçu en cadeau par Sayuri, comme il n’a pas l’air assez beau pour elle, elle le revend). Hatsumomo est une méchante intéressante à suivre aussi, au visage d’ange et au coeur de serpent ^^. Même si j’ai été un peu étonnée de ses accès de folie de la fin. Trop de saké, trop souvent / longtemps ?

Une lecture magnifique, que je conseille avant ou après le film. Mais les deux sont vraiment excellents ^^

Autres Livraddictien(ne)s dans cette Lecture Commune : Frankie, Lily, Heclea, Caelina, Amethyst, Galleane, Lolo, 100choses, Mack, Mamzellbulle, Lexounet, Cathy, Leyla.

12 réflexions sur “Geisha

  1. C’est vrai que le livre comme le film sont magnifiques. Je préfère peut-être plus la fin du film qui nous laisse le choix d’imaginer ce qu’on veut … dans le livre je trouve que ça laisse une impression de bâcler !

  2. C’est uniquement en lisant tous les billets de cette LC que j’ai découvert qu’il y avait eu une adaptation cinématographique. J’ai tellement aimé le livre que je découvrirai très certainement le film dès que j’en aurais l’occasion!

  3. Pingback: Geisha – Arthur Golden « Bulle de Livre

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