Felicidad

Auteur : Jean Molla.

Illustratrice : Silvia Otte.

Nombre de page s: 316.

Parution : 2010.

Éditeur : Gallimard Jeunesse (Collection: Scripto).

Genre : Science-Fiction – Jeunesse.

Prix : 11,50€.

Résumé éditeur:  Pour tous les Citoyens de Grande Europe, le bonheur est un droit et un devoir. Il est le garant d’une société harmonieuse et policée. A la demande du ministre de la Sûreté Intérieure, le lieutenant Alexis Dekcked enquête sur une affaire de la plus haute importance. Des parumains, conçus pour servir les humains, se sont révoltés et se sont enfuis dans les enclaves de Felicidad. Leur disparition est-elle liée au meurtre de leur créateur, Choelcher, le généticien génial? Pourquoi le ministre du Bonheur obligatoire est-il sauvagement assassiné? Dekcked  peut-il avoir confiance en Majhina, la belle parumaine dont il est amoureux? Son enquête va le conduire à des vérités qu’il n’aurait jamais dû mettre au jour. Hommage à Blade Runner, le nouveau roman de Jean Molla allie suspense et action. Entre polar et science-fiction, une histoire menée à un rythme haletant. Lecteur, ne vous laissez pas manipuler !

Une histoire à tendance SF, que j’ai beaucoup aimée, déjà de par la civilisation qu’elle dépeint: bonheur obligatoire, esclaves à visage humains (les parumains). La lecture est rythmée, l’enquête intéressante: Alexis se la voit confier très tôt, même si on le tient de suite à l’écart du meurtre du ministre du Bonheur obligatoire, Buisson (ce qui ne l’empêche pas de commencer par là). Ce ministre est le personnage qui nous fait découvrir cet univers au début du livre, on partage ses angoisses à la réunion politique et toutes les mesures de sécurité exceptionnelles prises, ce qui fait que je n’ai pas pu ne PAS me sentir désolée pour lui, malgré la fin qui nous apprend sa participation dans les magouilles politiques.

Intrigue très liée à la science et aux nouvelles découvertes faites par Choelcher, la création de nouveaux parumains plus évolués, on en apprend donc davantage sur ce scientifique, qui est présenté de manière duelle : négative, de l’administration, car il est la raison de tous leurs ennuis, ayant retiré des gènes des parumains ce qui les force à obéir, et tellement positive d’un personnage qui l’a connu personnellement.

Une enquête policière liée à la science et ses mystères / mystérieuses découvertes m’a vite fait penser à Nora Roberts et les enquêtes du lieutenant Dallas, comme celle sur le clonage et la manipulation génétique, que j’ai adorée ^^ tout ce que j’aime.

Quelques détails qui m’ont un peu déroutée : une histoire de temps (le détail de l’horloge et l’heure de la voiture d’Alexis) et la vidéo des parumains de combat du début, les ennemis présentés par le ministre Bérard. Toute cette séquence se fait au présent de l’indicatif, alors que la narration générale est écrite au passé. Cette rupture m’a un peu perturbée, je n’ai pas compris ce choix de temps.

Un autre choix qui, lui, m’a beaucoup plu, a été le début de chaque chapitre. Chacun est débuté par une petite citation d’un livre écrit dans le cadre de cette civilisation, sur les parumains, la société, l’économie, etc, avec titre de livre, auteur et édition, une autre manière de découvrir ces notions, et qui donne une impression d’ancrer l’histoire dans la réalité, dans la société. Le glossaire de fin éclaire encore un peu plus la lecture, même si j’ai préféré ces mini incipits.

Toutefois, j’ai eu l’impression de rester un peu sur ma faim à l’épilogue, même si les « vérités » du résumé m’ont agréablement surprise, après la course poursuite, on arrivait à quelque chose d’intéressant, de concret (et toujours très science fiction yeaaah^^); je suis restée un peu incertaine. L’un des personnages (Choelcher, en fait vivant^^) annonçait à Alexis ce qui allait se passer, on sait ce qui est prévu, mais bizarrement, ça ne m’a pas convaincue. Mais c’est peut-être psychologique, car l’auteur annonce le livre comme un hommage à Philip K.Dick, qui m’avait tout sauf séduite avec Le Maître du Haut-Château.

L’intrigue m’a ici passionnée tout autant que la civilisation, ou presque, ce qui est un très bon point. Une lecture à tenter ^^

3 réflexions sur “Felicidad

  1. Je l’ai terminé hier soir, et j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé. Je dois d’ailleurs écrire ma chronique ^^

    L’hommage à K.Dick est génial, déjà l’affaire « Kadick » dont Bérard parle au début du livre, puis la discothèque, l’Ubik (qui est le titre d’un roman de K.Dick que j’ai lu et vraiment aimé).

    Mais c’est vrai que c’est un genre spécial, K.Dick 😉

  2. Pingback: Felicidad – Jean Molla | Le Boudoir de la Damoiselle

Chuchoter aux quatre vents

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