Le chat passe-muraille

Titre VO : The Cat Who Walks Through Walls.

Auteur : Robert A.Heinlein.

Traducteur : Jean-Paul Martin.

Illustrateur : Michael Whelan.

Nombre de pages : 509.

Parution VO :  1985.   VF : 1987.

Éditeur : J’ai Lu (Collection: Science-Fiction).

Genre : Science-Fiction – Humour – Aventure.

Prix : 2,40€ en occasion sur Amazon.

Résumé éditeur : A la station orbitale de la Règle d’Or, rien ne va plus. Jugez plutôt : le Dr Ames, alias colonel Colin Campbell, reconverti dans les romans à l’eau de rose après avoir perdu une jambe au combat, dîne en compagnie de sa nouvelle épouse lorsqu’un individu lui propose un étrange marché … et est abattu sous ses yeux ! Dès lors, notre héros ira de surprise en surprise: sa femme, Gwen, a deux mille ans et s’appelle Hazel, son chat Pixel passe à travers les murs parce qu’il est trop jeune pour savoir que c’est impossible, et le leader de la Révolution Lunienne est un ordinateur géant mais cataleptique dont il est chargé de sauver les mémoires pour le compte du Corps du Temps …

Je retrouve avec plaisir Heinlein, qui m’a déjà séduite précédemment (ici et ici). Cette histoire de chat, appelé Pixel, m’intriguait beaucoup. Ce roman a été en fin de compte complexe, beaucoup d’univers, énormément de personnages, il a été un peu difficile de s’y repérer ! Mais il propose également beaucoup d’humour, ce qui m’a permis de passer un excellent moment, surtout grâce aux dialogues entre Richard / Colin et Gwen / Hazel.

En ce qui concerne l’intrigue, j’aurais un mal fou à la résumer. On suit les tribulations de Richard et Gwen, d’une planète à l’autre, d’une époque à l’autre. Ils font de (très) nombreuses rencontres jusqu’à retrouver ce groupe de voyageurs temporels qui espère sauver cet ordinateur géant. J’avoue, j’ai un peu oublié certains détails, mais il y a vraiment énormément de choses. A la suite du résumé éditeur, apparaît l’expression « multivers farfelu » sur mon livre, et c’est exactement ça.

Autre petite difficulté : avec tous les personnages est venue une foultitude de prénoms différents, parfois deux par personnages. Et qui était un ordinateur -oui, un ordinateur- avant, ou d’un autre sexe … complexe à suivre ! Avec les personnages nombreux viennent leurs relations. Si elles sont souvent libres, parfois mariés, et plusieurs fois. Hommes comme femmes. La polygamie n’est pas réservée aux hommes, pour une fois, ce qui m’a fait bien rire !

Un autre point d’humour que j’ai vraiment adoré sont les citations qui ouvrent chaque chapitre, entre autres :

« Pour réveiller un tigre, utilise un long bâton. », Mao Tsé-Toung.

« Jamais le nombre de biscuits ne colle avec la quantité de sirop », Lazarus Long, 1912-.

« Syndrôme prémenstruel : les femmes se comportent, juste avant leurs règles, comme se comportent les hommes tous les jours. » Lowell Stone, docteur en médecine, 2144.

J’ai beaucoup aimé la tolérance prônée dans le livre, au niveau des relations, de la polygamie, de l’égalité des sexes. Mais ce qui m’a moins plu, ce sont les clones. Des clones sont élevés dans le seul but d’être des donneurs potentiels pour les « vrais ». Ca m’a beaucoup rappelé un épisode de Sliders, qui m’avait déjà dérangée quand je l’avais vu. Des êtres vivants sacrifiés dès que les « vrais » avaient un souci quelconque. Ici, Heinlein donne peu de détails sur leur nature, mais ce thème ne m’a pas plu.

Arrivée à la fin … j’avais un peu de mal à y croire. Tout va très vite, on n’assiste qu’au résultat, alors qu’auparavant l’auteur décrit tout ce qui arrive à Richard et Gwen (excepté le séjour à l’hôpital du héros). On est encore un peu plus perdu à la fin, mais comme c’est la fin, j’ai été un peu déçue. Même après 500 pages, j’ai été un peu triste d’abandonner Richard, Gwen, Pixel, tous les personnages et l’écriture d’Heinlein que j’adore.

J’ai l’impression de beaucoup râler sur cette lecture, mais bizarrement, malgré les difficultés et les détails qui ne m’ont pas plu, j’ai adoré cette lecture. La magie d’Heinlein a encore opéré et il m’a propulsée dans cet (ces) univers dément(s), en me perdant un peu au passage, mais en me proposant un excellent moment de détente et de rire (et de philosophie avec les citations!)

Chuchoter aux quatre vents

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