Podkayne fille de Mars

Titre VO : Podkayne of Mars.

Auteur : Robert Heinlein.

Traducteur : Michel Deutsch.

Illustrateur : Wojtek Siudmak.

Nombre de pages : 247.

Parution VO :  1963.   VF : 1974.

Éditeur : J’ai Lu (Collection : Science-Fiction).

Genre : Science-Fiction – Humour – Aventure.

Prix : 2,95€ en occasion sur Amazon.

Résumé éditeur : Podkayne est une adolescente de huit ans, enfin huit années martiennes, ce qui lui en fait bien quinze ou seize sur Terre. Elle vient de quitter son monde natal pour visiter Vénus en compagnie de son oncle et de son jeune frère, Clark, un gamin aussi génial que malfaisant. Podkayne ignore que son oncle joue un rôle important dans les intrigues politiques qui divisent les trois planètes. Bientôt, son frère et elle deviennent l’enjeu d’un vaste complot ourdi par des gens qui n’hésitent pas à pratiquer le rapt et le meurtre. Podkayne, qui a recueilli un bébé-fée, une étrange bête vénusienne, est désormais en danger de mort. Son innocence écervelée et le génie diabolique de Clark parviendront-ils à les sauver du piège qui leur a été tendu ?

Une fois encore, Heinlein nous propose un voyage, cette fois-ci de la planète Mars à la Terre, avec escale sur Vénus. Cette fois-ci, le personnage que l’on suit est une fille, Podkayne, considérée comme adulte à seize ans sur Mars, un peu naïve, accompagnée de son oncle Tom et de son petit frère Clark, considéré comme très intelligent. La narration se fait alternée entre la langue soutenue et parfois cocasse de Poddy et, plus rarement, la plume cynique de Clark.

En fonction des rencontres que fait Poddy, elle dévoile des éléments de sa vie de fille de Mars, de ses origines, de ses buts dans la vie, etc. C’est une plongée passionnante dans un autre versant du multivers d’Heinlein, de la constitution d’une famille sur Mars (inscription pour tant et tant d’enfants, et manière de les élever) à la définition d’une tempête de radiation (ainsi que les conséquences sur leur navette).

A nouveau, une intrigue politique se dessine avec l’accompagnateur de Poddy et Clarke, leur oncle Tom, ambassadeur pour Mars. On sait que ça va se passer de la quatrième de couverture et on sait assez vite qu’il est en politique, mais ça n’intervient que tard dans l’intrigue (bon, ils ont des privilèges du fait de leur oncle, mais pas dans l’intrigue directe avant le dernier quart).

Une fois encore, Heinlein prône la tolérance, ici dans l’acceptation de la différence, car Poddy est fille de Mars et non une Terrienne. Les Terriens qui participent au même voyage la déchirent à belles dents, en vertu de sa planète d’origine et de ses ancêtres, car Mars a abrité à ses débuts des criminels. Ceux-ci, selon Poddy, étaient des criminels politiques, donc des révolutionnaires. Et puis elle est fière de cet héritage. Elle est métisse, ce qui forcément ne plaît pas non plus, typée Suédoise à première vue, alors que le sang Maori domine chez son oncle (on ne sait pas, pour Clarke, ou alors j’ai loupé un épisode). La jeune fille est d’une gentillesse presque infinie, très tolérante, et ce genre de message fait toujours du bien.

Et puis, sur une note plus légère, j’ai beaucoup aimé ce qui arrive aux horribles bonnes femmes qui lui cassent du sucre sur le dos à cause de ses origines ! Très … inventif !

La fin, encore une fois, avec Heinlein, m’a surprise, je ne m’attendais pas à ça. D’ailleurs je suis passée par Wikipédia en rédigeant cet article, et surprise encore une fois, ce n’était pas la fin prévue … (sélectionnez le texte avec la souris pour le faire apparaître le spoiler sur la fin). Okay, je m’attendais à une fin guimauve. J’aime les fins guimauves, avec Heinlein. Où tout finit bien. Je ne pensais pas que la bombe de Clarke allait se déclencher et heurter Poddy alors qu’elle était revenue en arrière à la recherche du bébé fée. D’ailleurs, une fois encore, il n’est arrivé qu’à la fin, comme pour Pixel du Chat passe-murailles. Je ne comprenais pas ce qui lui était arrivé d’abord, et apparemment elle était sensée mourir dans un premier jet. Ça ne me déplaît pas, ça m’étonne. Ça rend Heinlein imprévisible, tout comme Clarke, que j’ai trouvé très intéressant et drôle.https://i2.wp.com/i911.photobucket.com/albums/ac318/LynnaeMylrae/Challenge/defi_robert_heinlein_small.jpg

Encore une lecture passionnante, avec des personnages amusants et un contexte des plus intéressants à suivre. Je la qualifierais presque d’informative, avec toutes les données que nous apprend Poddy, et sa manière de parler, à la fois naïve et sérieuse.

Cette lecture clôt mon challenge Heinlein et avec lui, ses romans dans ma PAL ^^ Un auteur devenu coup de cœur !

Chuchoter aux quatre vents

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