Au bord des mots, lectures sur un rocher

Les deux princesses de Bamarre

The Two Princesses of Bamarre. Gail Carson Levine (autrice). 2001 (VO), 2004 (VF), 276 p. L’Ecole des Loisirs (Neuf).  Jeunesse – Conte. 11€.

Il est loin le temps où Drualt le preux, le héros national de Bamarre, combattait les ennemis au péril de sa vie. Désormais, le royaume est en peine, ogres, spectres, griffons et dragons le cernent, les fées l’ont déserté, les pleutres y règnent. Et la Mort grise le frappe à nouveau, après avoir emporté la Reine, il y a plus de dix ans … On raconte qu’un remède existe à ce mal qui tue en douze jours, mais que seuls les fées et les dragons le connaissent. Or, les fées sont invisibles et les dragons sont dangereux. La princesse Meryl, la batailleuse, s’était jurée, quand elle était petite, de partir à la recherche de ce fameux remède. Mais voilà qu’elle tombe malade à son tour … Alors c’est sa soeur, Addie la peureuse, Addie la romantique tout juste capable de broder des scènes héroïques, qui décide de se mettre en chemin avec pour tout bagage l’épée de Meryl, Sanguinaire, et une paire de bottes de sept lieues offertes par Rhys, un apprenti sorcier qui ne lui est pas indifférent. Direction: la grotte de Vollys, la dragonne …

Une belle histoire, servie par une écriture entraînante et un univers des plus intéressants ! La quatrième de couverture résume bien les évènements, elle m’a mis l’eau à la bouche dès que j’ai jeté un oeil au livre. Je connaissais déjà Gail Carson Levine de ses Poussière de fées et l’oeuf magique, l’histoire de Clochette et du pays des Fées (racheté par Disney, puis histoire bien changée T__T).

J’ai retrouvé avec Les deux princesses de Bamarre ce don de l’auteur pour l’écriture, fluide, entraînante, passionnante, cette création d’un univers qui à la fois tient parfaitement debout et donne réellement envie de le parcourir, de le découvrir, de pousser les personnages sur une autre voie, une autre quête, juste pour le plaisir de les voir évoluer et lever le voile sur d’autres éléments de leur monde. J’aurais bien aimé, par exemple, rencontrer les autres dragons de l’histoire, à part Vollys, ou lire l’histoire de Meryl après sa transformation en fée ^^

Les personnages sont attachants, bien construits, même le père – bon, lui, il n’a rien d’attachant, mais il est bien fait, même son travers que j’ai trouvé très drôle: il fait tout « by the book », comme on dit en anglais, mais lui suit réellement un livre de principes, de préceptes qu’il interprète à sa sauce selon ce qu’il a bien envie de faire, qu’il consulte en toute occasion. Vollys, la dragonne qui veut qu’on lui raconte des histoires mais a un caractère un peu soupe au lait, est intéressante à suivre, même si le trio de héros a une première place bien méritée : Meryl, batailleuse, volontaire, Addie, douce et timide, et Rhys, le magicien dont Addie est éprise, qui l’accompagne de son mieux dans sa quête. J’ai beaucoup aimé la bataille d’Addie contre elle-même pour trouver le courage de se lancer dans cette aventure, ses idées, et son engagement sans failles envers sa sœur.

Encore une lecture de nuit que je n’ai pas réussie à finir avant d’avoir achevé le dernier mot de la dernière page !

Chuchoter aux quatre vents

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