Au bord des mots, lectures sur un rocher

Le Cycle de Fondation, tome 1 : Fondation

Isaac Asimov (auteur). Jean Rosenthal (traducteur). R. Leygue (illustrateur). 1951 (VO), 1966 (VF), 236 p. Denoël (Présence du Futur).  Science-fiction. 5,70€.

Hari Seldon, expert en psycho-histoire a prévu la chute de l’Empire galactique dans une durée de cinq siècles. Cependant, il a prévu qu’en prenant certaines précautions, il serait possible de réduire à un millénaire au lieu de bien davantage le temps d’obscurantisme. Les précautions seraient la création d’une Fondation réunissant sous forme d’Encyclopédie tout le savoir connu. Ou du moins, c’est ce que prétend Seldon au moment de l’institution de la Fondation, que l’on retrouve cinquante ans plus tard, puis trente, puis ses représentants dans l’espace.

J’adore Asimov, que j’ai découvert avec le tome 1 du Cycle des Robots. Comme j’adore son écriture et les thèmes qu’il développe, je n’arrête pas d’acheter ses livres … Je me décide enfin à tenter Fondation dont j’entends beaucoup parler, avec curiosité, mais sans trop d’appréhensions.

Quelques petites surprises dans ce tome : une vieille fiche de bibliothèque et un origami plat en guise de marque-page ^^

J’ai trouvé le thème extrêmement intéressant, mais la structure complexe. Bien que linéaire, on passe assez rapidement d’un temps à l’autre, en découvrant comment les représentants de la Fondation se sortent des situations de crises, dites crises Seldon de part leur importance. Complexe car on se réhabitue à de nouveaux personnages, de nouvelles perspectives à chaque partie, nouveaux opposants, nouvelles solutions aux problèmes, chacune se révélant un mal au fil du temps. C’est à l’établissement d’une civilisation qu’on assiste, à ma plus grande fascination.

Cependant, je ne conseillerais pas ce livre comme première lecture de science-fiction, avec cette action fragmentée et à forte dose de politique.

Quelques détails m’ont ennuyée : l’œuvre est pratiquement à 100% masculine. Je sais que la SF est un monde d’hommes, mais à ce point … d’autant que les Robots proposaient une figure féminine forte, Susan Calvin. Je ne m’attendais pas à un univers entièrement masculin. Le second point à m’avoir ennuyée est l’utilisation de l’énergie atomique. Elle est présentée comme la solution d’énergie presque ultime, sans aucun danger associé. Peut-être était-ce la vision des choses dans les années 50, et je sais que c’est de la fiction, mais ce parti pris m’a gênée.

En bref, je dirais qu’il s’est agi d’une lecture fascinante, mais pas des plus aisées, que je recommande cependant. J’ai passé un très bon moment ^^

Nombre de tomes parus : 7 (série finie)

Tome 2 : Fondation et Empire.

12 commentaires sur “Le Cycle de Fondation, tome 1 : Fondation

  1. Je n’avais pas trouvé « Fondation » si ardu. En tout cas c’est un livre pilier de la SF.
    Et pour les 2 points qui t’ont gênée, il ne faut pas oublier que cette histoire fut écrite fin des 40’s-début des 50’s.
    L’énergie atomique c’était quelque chose de nouveau et d’excitant, la grande énergie du futur.
    Et à l’époque les femmes n’ont pas la place qu’elles occupent désormais.
    Et bien souvent je trouve que les écrits de SF, plus encore que les autres genres littéraires, reflètent l’époque dans laquelle ils ont été écrits.

    1. Oui, je suis d’accord avec toi pour l’époque. Mais le côté féminin, ça m’a étonnée à cause des Robots. Il a été écrit plus tard? Parce que Susan a quand même de l’importance ! Mais bon, ça ne m’a pas gênée au point de me gâcher la lecture, j’ai bien aimé et les deux tomes suivants m’attendent ^^

      1. Le recueil « I, Robot » a été écrit à la même époque il me semble.
        Peut être qu’il a utilisé le perso de Susan car il s’imaginait que seule une femme avait l’empathie nécessaire pour comprendre les robots. Enfin ce n’est qu’une supposition.
        Mais c’est vrai que Fondation, à 1 ou 2 exceptions près, est surtout un monde de mecs.

  2. Je suis assez d’accord avec Freyermuth Laurent : ce n’est pas trop ardu (parole d’une néophyte qui a adoré :D) et les partis pris que tu relèves datent aussi de l’époque. Par la suite, il y aura au moins deux femmes de caractère pour jouer un rôle essentiel, plus quelques personnages secondaires féminins importants aussi. Et on parlera d’une énergie nouvelle qui sert à se déplacer dans l’espace – et d’autres aspects très « écologiques » dans les deux derniers volumes écrits beaucoup plus tard. Comme quoi l’auteur a évolué avec son temps 🙂

    Tu as poursuivi la série ?

    1. Non pas encore ^^; j’ai du mal à me motiver pour lire les suites, même si les premiers volumes me plaisent !
      J’ai hâte de voir les changements dont tu parles. Merci d’être passée par ici Nathalie ^^

  3. Si tu as aimé le tome 1 tu vas adorer les suivants ! Et effectivement, comme le précise Nathalie, les figures féminines apparaissent dans la suite. Il faut vraiment que tu poursuives la série, tu ne le regretteras pas, je te le garantis ! 😉

    1. Pas de souci Aaliz ^^ j’ai déjà lu le 2, j’ai juste pas encore publié l’article T__T Mais si, mais si, je tiens compte, tu as aimé, j’essaierai de m’en souvenir ^^

Chuchoter aux quatre vents

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