La part de l’autre

Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt.

Illustratrice : Isabelle Lutter.

Nombre de pages : 503.

Première parution : 2001. Cette édition : 2004.

Éditeur : Le Livre de Poche.

Genre :  Histoire – Uchronie.

Prix : 6,95€.

Résumé éditeur : « 8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l’École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde… »

L’auteur propose deux récits : une biographie d’Hitler et une uchronie dans laquelle il a été reçu aux Beaux-Arts et vécu une vie loin de l’antisémitisme. Sa théorie est que la vie du dictateur a basculé au moment de son échec aux examens d’entrée des Beaux-Arts.

J’ai été intriguée, mais aussi un peu déçue. La partie biographique est extrêmement intéressante, comme je n’ai jamais lu de biographie d’Hitler et sais principalement de lui ce que m’en ont appris mes cours d’histoire de lycée. La structure alterne le point de vue de ces deux personnages, chacune part du même homme. Ils sont proches et tellement différents à la fois, avec Hitler, le génocide, et Adolf H., le peintre tolérant.

Ma première grande déception a été de voir qu’au début l’intrigue était très centrée sur le sexe. Peut-être était-ce vraiment un gros problème d’Hitler, comme Freud, auquel je ne m’attendais pas du tout, l’analyse dans l’uchronie. Je ne le sais pas, mais je n’ai pas aimé lire ça.

La vie de l’autre m’a semblé trop romanesque, trop de rebondissements, presque clichés (Paris des peintres, son histoire avec Sarah, son élève qui séduit sa fille …). J’ai parfois trouvé ce personnage drôle, mais sans plus.

Je reste sincèrement mitigée, principalement parce que je ne sais pas à quel point les extraits « vrais » le sont. Comme l’hypnotisme, et sa tolérance jusqu’à ce moment Je n’y ai pas cru, ce qui m’a empêché de croire au reste.

Un passage m’a marquée, à la fin du livre :

Je ne suis pas juif, je ne suis pas allemand, je ne suis pas japonais et je suis né plus tard ; mais Auschwitz, le destin de Berlin et le feu d’Hiroshima font désormais partie de ma vie.

J’ai été plus touchée par ce petit paragraphe que par l’ensemble du livre.

7 réflexions sur “La part de l’autre

  1. J’ai eu de très bons echos sur ce livre, c’est même la premiere fois, je crois, que j’en vois un avis négatif! Mais je le lirais quand même un jour, rien que pour le petit paragraphe que tu cites 😉

    • Je suis contente de ne pas t’en dégoûter, honnêtement ce n’est pas mon intention. J’ai aussi entendu des commentaires extrêmement positifs à ce sujet avant de le lire, mais ils ne m’ont pas poussée à le lire (comme c’était pour le challenge :p). Je te le prêterais bien, si je te croise :p

      • Oh c’est gentil *.* Il va faloir qu’on se croise, alors 😉
        D’ailleurs, je te félicite pour avoir fini tom challenge des incontournables Livraddict!!! *pompom*

  2. Pingback: La Part de l’Autre – Eric-Emmanuel Schmitt « Lire par Elora

  3. J’ai trouvé ce livre très particulier, très original et très osé. Tout comme toi, je me demande à quel point les allusions biographiques sont vrais, ça m’a un peu gêné mais, globalement, j’ai vraiment apprécié ce livre. Il m’a vraiment surprise.

Chuchoter aux quatre vents

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