Lectures sur un rocher

Contes d’une grand-mère cambodgienne

Yveline Féray (autrice). 2003, 195 p. Philippe Picquier (Contes et légendes d’Asie). Contes. 12€.

Ce soir, un lok ta, un ancien du village, lourd du savoir acquis auprès d’un « connaisseur des secrets », va conter les épopées et les légendes venues des ancêtres. La nuit sort doucement des grands arbres et descend vers le conteur dans son cercle d’offrandes et de bougies vacillantes, se suspend à ses lèvres pour la transmission solennelle… Si vous voulez, vous aussi, écouter le lok ta, vous saurez comment Pou le jardinier qui cultivait de si parfumés et fondants concombres doux devint roi, par quel enchantement trois sœurs protégées par Indra se métamorphosèrent en oiseaux, ou pourquoi Méa Yeung, qui avait léché les seins de la reine, ne fut pas condamné à mort … 

Nouvelle destination dans le cadre du challenge d’Evert : le Cambodge ! J’avoue, je regrette un peu la Corée, mais je ne connaissais pas du tout le Cambodge, ce fut l’occasion de fouiller un peu. Je voulais avant tout lire quelque chose de léger …

J’ai donc retenté le conte, après le fiasco de l’Islande, et cette fois, je ne suis pas déçue (juste un peu du titre, qui donne une idée toute différente de la situation, que j’aurais préféré garder…). A part le fait qu’ils sont très axés serpents, et qu’honnêtement, les nâgâs, ça me terrifie T__T

Beaucoup de poésie et de sagesse dans ces contes, à travers le vocabulaire originel déjà, qui est conservé pour certains mots, des expressions comme les mots de tous les jours. On est immergé dans le village à l’heure du conte, dans l’histoire, les traditions, c’est très pittoresque. En revanche, c’est un peu perturbant car la signification de ces termes se trouve en fin de chapitre et non en bas de page. Quand il s’agit d’un seul petit mot, c’est ennuyeux de devoir couper la lecture et donc sortir du conte.

L’humour est très présent, par exemple dans Le chien qui voit les fantômes, où on explique comment ces animaux en sont capables. J’aurais bien aimé qu’il soit plus long. La fondation d’Angkor m’a rappelé un manga, Ayashi no Ceres, par son thème de nymphe céleste condamnée à passer des années sur Terre ; ici elle est punie par le dieu Indra d’avoir chipé six fleurs dans un jardin, mais le conte se poursuit après son retour chez elle.  Je ne m’attendais pas à cette dimension, d’ailleurs … j’avoue que j’ai été surprise pour chaque conte. Je n’ai pas vu de racines communes comme c’est souvent le cas pour les contes, mais j’ai été surprise !

Les contes en général m’ont plu et m’ont dépaysée, j’en suis contente^^ Je suis pleinement ravie de cette Destination. J’ai retrouvé avec plaisir les éditions Philippe Picquier qui me plaisent de plus en plus ! D’autant que je n’avais pas du tout d’idées au départ …

Et les autres? Mimi 54 a particulièrement apprécié avec pas moins de trois lectures (une, deux, trois) , Frankie, et Evert  !

9 commentaires sur “Contes d’une grand-mère cambodgienne

    1. Oui, j’avais trouvé quelques livres là-dessus à la médiathèque, mais je ne voulais pas me lancer dans une lecture aussi dure … J’ai préféré la légèreté ! Mais ils sont à tenter ^^

  1. Je suis pas très conte, et j’ai jamais mis les pieds ( physiquement ou littérairement) au Cambodge mais ça doit être à découvrir! quoique si tu as eu peur des nâgâs ( c’est quoi, d’ailleurs?^^) je crois que je devrais me méfier! xD

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s