Lecture sur un rocher

Sandman

Neil Gaiman (scénariste). Sam Keith, Mike Dringenberg, Malcolm Jones III (illustrateurs). 1988 (VO), 2004 (VF), 232 p. Delcourt (Contrebande). Comic – Fantasy.

Sandman, le Maître des rêves, est tombé dans le piège des magiciens qui souhaitaient capturer sa sœur Death. Il a passé soixante-dix ans sous une cloche de verre, impuissant. Lorsqu’il parvient enfin à recouvrer sa liberté, il découvre son royaume dans un état dramatique. 

Pour moi, Sandman est le genre de série avec lequel on passe un bon moment (ou un peu moins bon pour quelques points un peu plus négatifs) sur le temps de lecture, et qu’on oublie par la suite.

L’histoire m’a plu, avec le thème de la conséquence du manque de rêves, la vengeance que Dream met en place.

J’ai beaucoup aimé Dream et Death, leur dessin et leur caractère. J’ai hâte de revoir Death et découvrir leurs cinq frères et sœurs. Ce sont des personnages intéressants, on se souvient en général plus d’eux que de leurs aventures, pour ma part en tout cas.

A mes yeux, la mise en couleurs était vive, voire agressive. Le dessin est intéressant, même si je suis peu habituée au style, très réaliste, parfois trash. La couverture est très belle et le format intéressant, un peu plus petit qu’A4.

L’intrigue m’a plutôt parlé et le dessin interpellée, malgré un côté un peu violent parfois. A voir les autres récits, qui changent de dessinateurs.


Neil Gaiman (scénariste). 1991 (VO), 2006 (VF), 200 p. Panini (Vertigo Cult).  Comic – Fantasy.

Dans Jouons à être toi, Gaiman passe d’un monde à l’autre, d’un immeuble miteux à un univers dans la lignée de Narnia, menacé par un ennemi simplement appelé « le Coucou ». La distribution haute en couleurs inclut cette fois un travelo, un couple de lesbiennes punks, divers animaux et une tête coupée doués de la parole, l’héroïne paumée Barbie, et bien sûr, le rôle-titre, Morphée lui-même, alias Sandman, alias Dream, le Roi du Rêve…

Ce volume présente une histoire unique, à la fois dans la réalité et dans le monde des rêves, celui de chaque personnage excepté Thessalie, et particulièrement celui de l’héroïne. J’ai débuté ce récit sans reconnaître les protagonistes, comme je n’ai pas lu les volumes 2 à 4 (certains sont apparemment présentés dans le 2). Barbie, une jeune fille un peu naïve, essaie de vivre une vie normale, épaulée par son amie Wanda. Elle rencontre des personnages qu’elle croyait avoir rêvés / imaginés dans la réalité. Ils lui demandent de l’aider … on découvre les voisins de la jeune fille, leur interaction, puis leurs rêves et leur arrivée dans celui de Barbie, un monde menacé par une entité appelée le « Coucou ».

Thessalie est le personnage qui m’a le plus marquée, on se demande qui elle est, d’où elle connaît Dream. Celui-ci apparaît peu, sinon à la fin. Il m’a manqué. J’adore ses apparitions d’habitude, son château et ses bulles de texte noires, troublantes, au texte blanc. J’étais un peu déçue de la mort de Wanda, un personnage que j’aimais beaucoup.

Beaucoup de psychologie, comme d’habitude : pourquoi Barbie s’inventerait un univers où elle-même enfant essaierait de la tuer ? J’ai beaucoup aimé le clin d’œil : l’héroïne Barbie, blonde aux yeux bleus, un peu naïve, a un ex-mari appelé Ken. Le monde dont elle rêve m’a fortement fait penser à Alice au pays des Merveilles, avec la petite fille blonde, le dodo, et Oz, avec son chemin de briques.

Le récit est parfois un peu sanglant (Thessalie tue et retire la peau du visage, les yeux, la langue, les oreilles à un type, au début).

Le style se fait beaucoup plus crayonné une fois le début de la quête de Barbie, dans son rêve, pour quelques planches, presque noir et blanc, comme une transition. Il reprend ensuite son style habituel, petit à petit, puis lorsque tous se rendent dans le rêve de Barbie, le trait se fait encore plus crayonné et retrouve son fil ensuite. J’aime beaucoup le découpage des cases du cauchemar, les cases s’arrondissent au début, lorsque Barbie s’endort devant la télé, ou les détails d’avant le cauchemar : sa manie de se peindre la moitié du visage, ou de se dessiner une voilette au crayon.

Une lecture sympathique, prenante, avec un manque de Dream.


The Sandman, tome 6 : Fables and Reflections. Neil Gaiman (scénariste). 1991 (VO), 2007 (VF), 263 p. Panini (Vertigo Cult).  Comic – Fantasy.

Fables et réflexions suit le Roi des Rêves à travers neuf contes remarquables où il insuffle la vie aux brumes du passé et aux cauchemars du présent. Dans cet ouvrage, rois et espions, empereurs et acteurs, corneilles et loups-garous nous invitent à partager leur histoire et leurs rêves – de vie, d’amour, de puissance ou de ténèbres.

Je retrouve Dream avec plaisir, pour ici voyager dans le temps entre Octave, la Révolution Française, Orphée, Adam et Eve et les 1001 Nuits.

Pour une fois, le style graphique change avec chaque récit. Chasse m’a beaucoup plu et m’a fait penser à Enchantement en plus sauvage. Un jeune homme étrange recherche une jeune femme aperçue en portrait, indéfiniment, rencontrant la Baba Yaga entre autres, sous la forme d’une histoire racontée par un grand-père à sa petite-fille.

J’aime l’Histoire, et cela m’a fait plaisir de lire des récits de Gaiman avec Dream situés dans différentes périodes historiques. Dream et ses frères et sœurs existaient avant les dieux, nous en avons des exemples ici, pour un très bon moment de lecture.


Brief Lives. Neil Gaiman (scénariste). 1992 (VO), 1997 (VF), 200 p. Panini (Vertigo Cult). Comic – Fantasy.

La benjamine de la grande famille des Eternels persuade son frère Dream de l’accompagner à la recherche de leur frère disparu. Vies brèves conte leur odyssée à travers le Monde de Veille. De leur confrontation finale avec Destruction, les Eternels ressortiront transformés à jamais.

On rencontre un Dream différent des autres volumes, plus humain, qui vient d’être éconduit. A ma grande satisfaction, Delirium est beaucoup présente dans ce volume, avec une bulle très particulière, colorée, désaxée, à son image. On rencontre d’ailleurs tous les frères et sœurs de Dream !

L’histoire, avec la quête de Destruction, leur frère, qui a disparu 300 ans auparavant, est parfois dure à suivre, avec beaucoup de personnages différents, de destinées différentes. Mais je l’ai trouvé plutôt jolie, malgré une certaine tristesse.

C’est toujours un florilège de couleurs, malgré des dessinateurs qui peuvent changer, et avec eux le style du comics, Vies brèves est une lecture passionnante. J’ai été totalement happée par l’univers de ce volume.

Nombre tomes parus : 11 (série en cours).

2 commentaires sur “Sandman

Chuchoter aux quatre vents

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