Le Joueur d’échecs

Titre VO : Schachnovelle.

Auteur : Stefan Zweig.

Traducteur : Delachaux et Niestle.

Couverture : Annie-Claude Martin.

Nombre de pages : 94.

Parution VO : 1943. Cette édition VF : 1991.

Éditeur : Le Livre de Poche.

Genre : Classique.

Prix : 3,60€.

Résumé : A bord d’un bateau, le narrateur écoute l’étrange confession d’un passager qui vient de venir à bout du champion d’échecs. Puis on lui propose la revanche, ce qui s’avère ne pas être une bonne idée.

C’est une très bonne surprise, si on excepte le spoil très déplaisant de la quatrième de couverture originale qui nous expose très précisément ce qui est arrivé au protagoniste : Les circonstances dans lesquelles l’inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l’isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Et une fois encore, on a affaire à une introduction qui en dit trop à mon goût sur l’intrigue.

Le récit est très court, parfait pour découvrir l’auteur.

Le sujet des échecs ne me plaît pas, mais j’ai été vite fascinée par le déroulement du jeu puis le récit de l’homme et enfin sa réaction. L’aspect psychologique est plaisant, à la fois effrayant et fascinant. La très belle écriture descriptive ajoute à cette fascination. Je compte renouveler l’expérience avec Marie Stuart !

8 réflexions sur “Le Joueur d’échecs

  1. J’ai trouvé aussi qu’on en savait un peu trop dès le départ! J’ai trouvé intéressant après lecture de voir les conditions de parution, le suicide de Zweig…

  2. Pas du tout convaincu pour ma part. J’avais ouvert « 24 heures de la vie d’une femme » avant, « Amok » après, ces histoires courtes/nouvelles-là m’avaient bien plus convaincues que « Le joueur d’échecs ».
    Après, l’autobiographie de Zweig (« Le monde d’hier ») est une merveille sur laquelle plane sans cesse les ombres de l’histoire et de son histoire : guerres mondiales, nazisme, débuts de la psychanalyse autour de Freud, et le suicide de Zweig qui semble inscrit noir sur blanc dans les regrets qu’il évoque sur l’Europe plongée dans la guerre.
    Mais là où il m’a le plus marqué, c’est pour son « Amerigo » où il a vraiment un génie de chroniqueur dans sa narration qui te laisse pendu à la page suivante (beaucoup moins pour son texte consacré à Freud, assez vite barbant – alors qu’il l’évoque de manière bien plus forte dans « Le monde d’hier » pourtant).

    • Merci pour toutes ces précisions ! Son autobiographie me tente bien, et puis ayant bien accroché à l’écriture j’ai envie de lire davantage, j’ai Mary Stuart et La Confusion des sentiments dans ma PAL. Tu me donnes très envie de m’y mettre, en tout cas !

Chuchoter aux quatre vents

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