Au bord des mots, lectures sur un rocher

Une enquête des soeurs Parker : Les patineurs de la nuit

The Riddle of the Frozen Fountain. Caroline Quine (autrice). Suzanne Pairault (traductrice). Philippe Daure (illustrateur). 1964 (VO), 1977 (VF), 183 p. Hachette (Bibliothèque Verte). Jeunesse – Policier. 2,89€.

Les sœurs Parker, Ann et Liz, sont étudiantes et détectives. Le directeur de leur école s’est attaché à une fontaine réalisée par Benvenuto Cellini qu’il a achetée pour l’école. Cependant, il ne peut pas encore la desceller car elle est gelée. Pourtant, certains n’hésiteront pas à commencer le travail, mais pas pour lui. Parallèlement, Liz remarque de mystérieux patineurs sur le lac de l’école, la nuit.

J’étais très contente de tomber sur ce livre, en vente dans une bibliothèque. Non seulement j’avais très envie de découvrir une autre des séries de l’auteur, ayant adoré Alice étant enfant et ado, mais en plus cette édition était en dur, ce que je trouve particulièrement beau. Mais au final, je n’ai pas passé un très bon moment.

Je préfère la série des Alice, pleine de charme (ou alors c’est moi qui ai grandi). Liz et Anne sont assez inintéressantes, dans le genre parfaites étudiantes, sans caractéristiques ou défauts. On trouve vaguement le thème du patinage et des sports d’hivers, très peu explicités, ce qui m’a aussi un peu déçue.

Le style des phrases est un peu à l’ancienne, ça passe, mais ce n’est pas naturel, et je ne sais pas si ça vient de la traduction ou pas. Un détail qui m’a marquée et agacée : l’utilisation du terme collège. C’est une erreur de traduction assez courante, surtout pour les livres publiés il y a longtemps. En France, on fera référence au collège, d’onze à quinze ans, mais chez les Anglo-saxons, college désigne l’université, je l’ai déjà entendu pour une école privée aussi, mais principalement la fac. Là, il y a un problème sur l’âge des personnages. J’ai l’impression d’avoir affaire à des collégiennes, entre onze et quinze ans, alors qu’en fait elles sont plutôt âgées de dix-sept à dix-neuf ans. Ça fait quand même une différence si elles commencent à risquer leurs vies pour une aventure policière …

Le titre n’est pas terrible. Au début, avant lecture, je le trouvais plutôt poétique, mais en fait, on voit à peine ces patineurs, alors que « l’héroïne », la fontaine, est au centre du récit. Le titre VO (l’énigme de la fontaine gelée) correspond bien mieux. C’est à se demander si ceux qui ont choisi le titre et la couverture ont lu le livre …

L’intrigue a un côté invraisemblable, avec les bandits.  Mais c’est une impression que j’ai déjà eue avec les Alice. Problème, ici, le reste n’a pas suivi à mon goût, donc ça pèse plus encore.

Pour être honnête, je me suis ennuyée. C’est le genre d’enquête où on ne peut pas deviner qui a commis le crime parce que ce sont des personnages extérieurs qu’on ne connait qu’à l’explication. Ce n’est pas un système qui me plaît. Dans les Alice, on connaît les suspect vers le début ou le milieu, en général, et on peut s’essayer aux devinettes.

Le récit a un côté prévisible avec les personnages clichés, les parfaites détectives (si elles ont un défaut, je ne m’en suis pas rendue compte), la méchante (Letty), les camarades de classe. C’est fade. Bon, c’est peut-être la formule du genre, mais elle a un côté franchement ennuyeux. Mais c’est une série qui au final ne m’intéresse guère, plate et datée.

Chuchoter aux quatre vents

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