Au bord des mots, lectures sur un rocher

Frankenstein ou le Prométhée moderne

Frankenstein or The Modern Prometheus. Mary Shelley (autrice). Hannah Betjeman (traductrice). Bruno Pilorget (illustrateur). Bruno Pilorget, Anne Delobel (illustrateurs couverture). 1818 (VO), 1982 (VF), 255 p. Gallimard (1000 Soleils Or). Classique – Science-Fiction. 5,95€.

Le docteur Frankenstein se passionne pour les sciences naturelles. Il finit par être capable de créer un être vivant de toutes pièces, mais sa créature ne se révèle pas à la hauteur de ses espérances. Ils se fuient mutuellement, puis le monstre le retrouve, semant la destruction sur son passage.

Depuis le temps que j’entends parler des différents éléments de l’histoire, j’en ai un peu assez de risquer régulièrement d’être spoilée. Je m’attendais à un aspect « scientifique », décrivant les expériences et le processus de création, en tout cas plus prononcé qu’ici. On ne sait en fait pas comment il a procédé techniquement parlant.

On sait juste que le Dr Frankenstein est une saleté. Il se donne tout ce mal pour créer la vie et il l’abandonne de suite, le traite de monstre, le lâche sans soutient dans un monde cruel.

J’ai apprécié l’aspect fataliste du personnage, pas son côté méprisant. Malgré ses crimes, on prend la créature en pitié car ils auraient peut-être pu être évités si Frankenstein s’était mieux comporté.

De même, la réflexion sur la fatalité, le destin du monstre, comment il a appris à s’exprimer, tous ces éléments m’ont plu. Le Dr est un peu bête aussi, laisser sa femme seule malgré le danger … c’était franchement à prévoir. Les personnages ne m’ont pas vraiment plu. J’ai plus aimé suivre l’histoire de la créature que les regrets du docteur.

J’ai été un peu étonnée que Frankenstein ait poursuivi sa création jusque sur la banquise, c’est une scène intéressante pour leur rencontre. Le récit enchâssé est aussi une surprise : le Dr raconte ses souvenirs au capitaine du navire qui l’a recueilli.

Sinon, Mary Shelley a une très belle écriture, avec ses tournures à l’ancienne, qui m’a séduite. Rien que pour ça, cette lecture m’a plu alors qu’elle aurait pu m’ennuyer.

3 commentaires sur “Frankenstein ou le Prométhée moderne

  1. Tout comme toi, j’ai de loin préféré suivre le récit de la Créature que celui de Frankenstein. Autant Frankenstien m’a profondément agacée, autant j’ai trouvé la Créature intéressante et touchante quelque part.

Chuchoter aux quatre vents

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