Feuilles d’octobre

Quelques très belles surprises ce mois-ci !

Giants, Monsters and Dragons / An Encyclopedia of Folklore, Legend and Myth. Encyclopédie des géants, monstres, et dragons, provenant de sources diverses telles que la mythologie (grecque, égyptienne, celte, nordiques, entre autres), le folklore (amérindien, par exemple) ou la littérature comme Le seigneur des anneaux de Tolkien. C’est intéressant, mais un peu long, et la langue parfois complexe.

Les bibliothèques. Nouvelle lecture scolaire, avec une histoire des bibliothèques, différents types, organisation, rôles et publics de celles-ci. Intéressant, et au petit format pratique.

027.7 BU Les mots des bibliothèques. Petit dictionnaire proche du beau livre avec ses photos, je suis un peu déçue du choix des termes définis, on reste dans le basique, rien d’extraordinaire. Je n’ai pas tellement accroché aux photos.

Entre chiens et loups. Callum et Sephy sont les meilleurs amis du monde, leur relation promet de s’épanouir encore. Mais ces sentiments ne sont pas au goût de tout le monde, car ils n’ont pas la même couleur de peau. Callum est un Nihil et fils d’un rebelle, Séphy une Prima fille d’un premier Ministre. Ou une primate, comme le dit le frère de Callum, à la peau noire, alors que le jeune homme est Blanc. Cette situation inversée ne m’a pas vraiment choquée, et je n’ai pas été touchée.

Le poète. Jack, journaliste policier, est spécialisé dans les articles sur le crime. Il travaille tous les jours dans l’horreur jusqu’à la croiser dans sa vie privée avec le suicide de son frère Sean, policier, qui désespérait de trouver l’assassin d’une jeune fille. Mais Jack n’y croit pas et mène l’enquête. Étrangement, Sean n’est pas le seul policier du pays à s’être « suicidé » alors qu’il était préoccupé par une affaire qui le touchait et ne menait nulle part. Il n’est pas le seul non plus à avoir laissé en guise de dernier mot un extrait d’un poème d’Edgar Allan Poe… Une lecture qui m’a inquiétée, mais bien construite et avec un aspect qui m’a bien fait rire.

Belle. Réécriture du conte de la Belle et la Bête. La famille de Belle est ruinée et ils doivent s’exiler à la campagne. Alors qu’il revenait de constater le retour d’un de ses bateaux perdus dans une tempête, son père se perd dans la forêt enchantée qui borde leur ferme. Il découvre un château où il est servi par des entités invisibles, et comme un roi. Avant de partir, il cueille une rose pour sa plus jeune fille, éveillant la colère de la Bête, le  châtelain, qui exige une de ses filles en réparation. Malheureusement, il n’a pas grand intérêt, on est trop proche de l’original.

La trilogie Morgenstern, tome 1 : Le Quadrille des assassins. Roberta Morgenstern, une sorcière, est au service de la police. Elle est appelée pour résoudre  l’énigme d’un meurtre dans la ville historique de Londres, arrêtée sur l’époque de la reine Victoria, selon les codes de Jack l’Eventreur. Mais l’Eventreur ne sera pas le seul assassin célèbre qu’elle rencontrera. Je suis assez soufflée. C’est un récit, un univers passionnant, sur fond de sorcellerie et de steampunk.

The Earl and the Fairy, tome 1. Lydia est docteur en féérie et aide les humains à vivre leur vie en cohabitation tranquille avec les différentes créatures féériques qui la peuplent. Mais de moins en moins de gens croient au Petit Peuple. Ce n’est pas le cas d’Edgar, qui a besoin d’elle pour retrouver une épée dont le propriétaire était en partie fée. Mais la jeune fille est remplie de doute sur le jeune homme et ses intentions. C’est un premier tome intéressant. J’aime le dessin au style éthérée, mais la féérie manque un peu pour l’instant.

A la poursuite des Humutes. Tommy vit dans un univers où il n’y a pas que des humains normaux. Il y a aussi des Humutes, des mutants dotés de superpouvoirs qui se développent à l’adolescence. On peut les reconnaître grâce à la bosse sur leur nuque. Ils font très peur aux humains normaux, un peu à Tommy aussi, peut-être, lorsqu’il voit tous ces gens en parler à la télévision. Il a de plus en plus peur car il sent quelque chose à l’arrière de la tête, depuis quelques jours, et n’ose pas en parler à ses parents. Un adorable petit titre jeunesse, très court, à l’univers plaisant.

Fictions. Nouvelles annoncées comme fantastique, et qui pour les deux premières évoquent des livres imaginaires, sur des données inventées, décrits en long et en travers. J’ai décroché tout de suite, je n’ai rien compris.

Chasseuse de la nuit, tome 1 : Au bord de la tombe. Cat chasse les vampires, jusqu’à tomber sur un d’entre eux qui se révèle plus fort qu’elle. Bones, chasseur de primes, est persuadé qu’elle travaille pour quelqu’un, et devant ses dénégations, l’entraîne pour améliorer son potentiel déjà étonnant : malgré le fait qu’elle soit à moitié vampire, elle a réussi à survivre à plusieurs affrontements sans assistance ou conseil. La jeune femme accepte, en partie pour poursuivre son travail, et aussi pour retrouver son père qu’elle hait. Le début au langage plutôt cru a été long et m’a déplu, mais finalement, j’ai apprécié cette lecture, pour la relation entre les protagonistes, l’univers, l’aspect plus traque qu’enquête policière.

Charlotte & Thomas Pitt, tome 2 : Le mystère de Callander Square. On retrouve Charlotte et Thomas, mariés depuis deux ans. Il est chargé d’une enquête des plus dérangeantes dans Callander Square : des cadavres de bébés sont retrouvés enterrés dans le square. Sont-ils morts-nés ? Les enfants d’une servante séduite par son maître ? Thomas, puis Charlotte et sa sœur Emily, enquêtent. Un petit manque de Charlotte pendant une bonne partie du récit, mais un contexte toujours délicieusement dépeint, même si les réflexions des personnages me font encore sortir de mes gonds.

Une aventure d’Alexia Tarabotti, tome 1 : Sans âme. Mademoiselle Alexia Tarabotti n’a pas d’âme. Concrètement, ça signifie qu’elle annule l’effet surnaturel de certaines créatures comme les vampires ou les loup-garous. Ça ne lui pose pas spécialement de problèmes, en tant normal, pas autant que son statut de vieille fille ou l’origine italienne de son père. Elle aimerait beaucoup aider le Bureau consacré aux créatures surnaturelles lors de ses enquêtes, mais Lord Maccon, l’Alpha de la meute de loup-garous, y est opposé, jusqu’à ce qu’elle se retrouve personnellement menacée. Et sans avoir été officiellement présentée à ses opposants, ce qui l’agace au plus haut point. J’ai vraiment adoré cette petite lecture, pleine d’humour, avec le décalage de certaines situations et la morale de l’époque victorienne.

J’espère que vous avez aussi eu un bon mois de lectures ! Qu’avez-vous lu de beau ?

2 réflexions sur “Feuilles d’octobre

  1. Borges est un génie du fantastique – au sens large. Avec un jeu littéraire un peu à la façon d’un Eco, ultra-référencé et intellectuel. « Fictions » consiste à penser des livres qui pourraient exister mais ne peuvent pas, ou qui aurait dû exister mais ne l’ont pas été (très proche du raisonnement dans « Le pendule de Foucault »).
    C’est le premier Borges que j’ai lu, et il faut reconnaître que c’est celui qui m’a laissé le plus mitigé (et que je n’ai pas relu depuis), justement parce que c’est un jeu intellectuel avant tout. Mais on m’a remis Borges dans les mains, et là, je l’ai apprécié, et il est probable que je saisisse bien mieux « Fictions » aujourd’hui. Mieux vaut attaquer par « Le livre des êtres imaginaires » (avec Margarita Guerrero – sorte de dictionnaire de la fiction et des légendes), « Le rapport de Brodie », ou « Le livre de sable ». Ces deux-là sont des nouvelles (de mémoire, il n’a écrit qu’un seul roman), le dernier restant mon préféré pour l’instant.
    Mais Borges est un type fascinant. Par son espace-temps (vivre les successions de pouvoir et la dictature argentines), son statut de gardien du savoir argentin et son rapport au monde littéraire hispanique (la récente publication des « Dialogues » est assez géniale pour le panel qu’ils couvrent), et sa cécité qui lui donne une approche narrative unique.
    Bref, ne laisse pas Borges là, attaque-le ailleurs, il en vaut la peine ! Surtout qu’il a une écriture très douce, simple et épurée. C’est sans doute pour cela qu’il pousse ses idées aussi loin par moments, en compensant par la simplicité de son style sur la difficulté des références (et à ce stade, « Fictions » reste le plus complexe je crois).

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s