La Porte des Enfers

Auteur : Laurent Gaudé.

Nombre de pages : 266.

Parution : 2008.

Editeur : Actes Sud.

Genre: Contemporaine – Fantastique.

Prix: 19,50€.

Résumé éditeur : 2002, dans un restaurant de Naples, Filippo Scalfaro accomplit sa vengeance : il poignarde au ventre un client puis, le couteau sur la gorge, il le force à l’accompagner dehors, le fait monter dans une voiture, prend la direction du cimetière. Parvenu là, il le traîne jusqu’à une tombe et lui en fait déchiffrer l’inscription. Puis il lui tranche les doigts des mains et le laisse là, saignant et gémissant.

1980, dans les rues encombrées de Naples, Matteo tire par la main son fils et se hâte vers l’école. A un carrefour, soudain éclate une fusillade. Matteo s’est jeté à terre, couchant contre lui son petit garçon. Quand il se relève, il est baigné du sang de l’enfant, atteint par une balle perdue. 2002, après un dernière visite à “tante Grace”, prostituée et travesti qui l’a vu grandir, celui qui a accompli sa vengeance peut enfin quitter Naples et, roulant vers le Sud, partir à la recherche des siens, disparus depuis l’époque du grand tremblement de terre.

1980 : le deuil a édifié peu à peu un mur de silence entre Matteo et sa femme Giuliana. Matteo ne travaille plus. Toutes les nuits, il roule dans son taxi à travers les rues de Naples, sans presque jamais prendre de client. Il sait bien ce que Giuliana attend de lui : qu’il retrouve et punisse le responsable. Mais il en est incapable. Un soir, les circonstances le conduisent dans un minuscule café-bar, où il fait notamment la connaissance d’un Professeur qui tient d’étranges discours sur la réalité des Enfers et la possibilité d’y descendre…

J’ai bien aimé le fait que le récit se déroule en Italie, avec les noms italiens, l’élément maffieux, cet esprit de vengeance. Le thème de la descente aux Enfers m’a plu, ainsi que le tremblement de terre comme la conséquence de la victoire de Matteo.

Mais j’ai été un peu déçue de la structure : on sait dès le début l’issue de la descente. Cette partie future m’a peu intéressée, devant les hésitations après l’acte de Filippo. L’écriture est parfois crue.

L’intrigue en elle-même ne m’a pas passionnée, à part les quelques points mentionnés je me suis un peu ennuyée, c’est long et contemplatif. Hadès manque un peu ! Quand on me parle des Enfers, forcément, je pense à ce personnage.

Le traitement du deuil m’a un peu plus convaincue que pour Le ciel est partout, pour Matteo, mais le récit de Lenni m’a plu davantage.

J’ai apprécié l’ambiance italienne, mais sans plus.

2 réflexions sur “La Porte des Enfers

Chuchoter aux quatre vents

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