Le grand livre

Titre VO : Doomsday Book.

Auteur : Connie Willis.

Traducteur : Jean-Pierre Pugi.

Illustrateur : Maria Carella.

Nombre de pages : 702.

Parution VO : 1970. Cette édition VF : 1995.

Éditeur : J’ai Lu (Collection : Science-fiction).

Genre : Science-fiction – Voyage dans le temps.

Prix : 9€.

Résumé éditeur : Quoi de plus naturel, au XXIe siècle, que d’utiliser des transmetteurs temporels pour envoyer des historiens vérifier sur place l’idée qu’ils se font du passé ?

Kivrin Engle, elle, a choisi l’an 1320, afin d’étudier les us et coutumes de cette époque fascinante qu’aucun de ses contemporains n’a encore visitée : le Moyen Age.

Le grand jour est arrivé, tous sont venus assister au départ : Gilchrist, le directeur d’études de Kivrin ; l’archéologue Lupe Montoya, le docteur Ahrens ; sans oublier ce bon professeur Dunworthy, qui la trouve trop jeune et inexpérimentée pour se lancer dans pareille aventure et qui s’inquiète tant pour elle.

Ses craintes sont ridicules, le professeur Gilchrist a tout prévu ! Tout, mais pas le pire…

Je n’ai pas lu beaucoup de science-fiction ces temps-ci. Il y a eu Hunger Games, qui m’a plu, mais pas franchement marquée, et Un bonheur insoutenable d’Ira Levin, qui m’a laissé une impression plus soutenue mais déplaisante. Mon dernier roman sur le voyage dans le temps, La Captive du temps perdu, tombe dans la deuxième catégorie.  Mais j’avais entendu beaucoup de bien de Connie Willis (pour Sans parler du chien, qui maintenant me tente bien), et avancer dans les challenges ne fait pas de mal, de temps à autre. Je ne regrette pas du tout d’avoir choisi ce roman, plutôt épais, parce qu’il s’est révélé génial.

On rentre tout de suite dans le vif du sujet, au XXe siècle, alors que les professeurs font les derniers préparatifs pour envoyer Kivrin dans le passé. Or, le professeur Dunworthy, qui l’a aidée à se préparer pour son voyage (langue, culture) a un très, très mauvais pressentiment. Le Moyen Âge n’était pas apte à accueillir des étudiants, et Gilchrist a profité de l’absence du directeur de l’université pour abaisser le niveau de danger de la période et y envoyer une élève, une jeune fille, dans une période rude, où les violences sont légion, et si on la voit utiliser le seul accessoire du futur qu’elle emmène (qui lui permet d’enregistrer ses observations), elle risque gros. Et effectivement, les choses se passent mal.

J’étais déjà emballée par ce pitch. Et puis il y a eu cette première surprise. Les ennuis ne font pas que suivre Kivrin dans le passé. Ils s’invitent dans le présent du professeur Dunworthy sous la forme d’un drôle de virus. Oui, mais la science et la médecine ont évolué, il ne devrait plus exister de telles maladies. Si elle vient du passé, le passage sera fermé, emprisonnant Kivrin. Ça ne devrait pas être possible. Pourtant, le virus se répand.

Kivrin est tellement attachante. Sa détermination, son excitation à partir dans le temps, font plaisir à voir ! Je l’ai beaucoup enviée (enfin, pas vraiment pour la partie Moyen Age. La Belle Époque ou l’Antiquité me conviendraient mieux ^^). On essaie de comprendre, avec elle, ce qui a pu mal se passer. Mais je n’ai pas pu découvrir avant à quel point la machine a eu des ratés, et j’ai été glacée devant cette découverte. On s’attache vite à elle, à ceux qu’elle rencontre, à sa gentillesse. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre la vie « simple » (elle n’est pas auprès de gens du peuple non plus) qu’elle expérimente, beaucoup moins ce qui est presque une descente aux enfers sur la fin.

C’était parfois un peu frustrant de passer d’une période à un autre, d’un groupe de personnages (Dunworthy, Colin, un enfant qui lui vient en aide) à l’autre (Kivrin). Mais les sept cent pages défilent à une vitesse ! J’en aurais volontiers redemandé. Le petit aspect enquête, à la découverte de la présence du virus dans le futur, n’était pas pour me déplaire non plus.

Les petits intermèdes sur la langue du Moyen Age, qu’elle peine à assimiler, m’ont beaucoup plu. Comme l’expression « jeune » de Colin, « Apocalyptique » ! Assez mon sentiment sur cette très chouette lecture !


11 réflexions sur “Le grand livre

    • Sois tentée, sois tentée, il est superchouette ! Je n’ai pas l’impression qu’il y ait une suite. Mais je ne connais pas bien l’oeuvre de Connie Willis, j’ai juste un recueil de nouvelles, Aux confins de l’étrange, sur différentes périodes j’ai l’impression, et Black-Out situé en 1940. N’hésite pas à venir me dire ce que tu en as pensé !

Chuchoter aux quatre vents

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