Liz

Titre VO : Liz: An Intimate Biography of Elizabeth Taylor.

Auteur : C. David Heymann.

Nombre de pages : 494.

Parution VO : 1995. VF : 1996.

Éditeur : France Loisirs.

Genre : Biographie – Cinéma.

Prix : disponible d’occasion (ou en VO).

Résumé : Biographie d’Elizabeth Taylor, de ses débuts dans les années 40 aux années 90.

Je suis très intéressée par cette actrice depuis que je l’ai vu dans Cléopâtre lorsque j’étais toute petite. Son statut de diva, grande actrice, me fascinait. Surtout lorsqu’on voit la liste de ses films. De sa vie privée, je ne connaissais que ses mariages multiples (appris grâce à la série The Nanny) et sa liaison tumultueuse avec Richard Burton. J’ai eu envie d’en savoir plus après avoir vu le téléfilm avec Lindsay Lohan (catastrophique, soit dit en passant), et j’avoue que j’ai été déçue.

Pas du livre en lui-même. C’est bien rédigé, peut-être un peu aride – c’est une biographie, pas une autobiographie ou un récit romancé, un peu long certes, mais précis. J’ai plutôt été un peu rebutée par le personnage en elle-même. Ambitieuse à l’égoïsme, égocentrique, à l’éthique de travail discutable (arrivée tard sur les plateaux, beuveries fréquentes pendant les tournages), Elizabeth Taylor m’a franchement agacée, et c’est surtout à cause d’elle que j’ai trouvé ce documentaire long.

Bon, pas uniquement. Comme dans la plupart des biographies, il y a des notes de fins d’ouvrage. Je déteste ça. Devoir tout le temps interrompre sa lecture, chercher où se trouve le point en question. Le lire et se rendre compte que ce n’est PAS une information supplémentaire mais parfois simplement bibliographique. Agacée, retourner à sa page, essayer de ne pas la perdre et retrouver sa ligne. Exaspérant.

Le récit débute en 1983 avec le départ volontaire de l’actrice dans l’institut Betty-Ford pour une cure de désintoxication. On évoque dès le début ses problèmes, ce qui m’a étonnée, pour une ouverture. J’ai été étonnée des exigences strictes de l’endroit (téléphone, visites interdites au début, pas de télévision ou même de lunettes de soleil ou d’aspirine), mais aussi des caprices de Taylor (avoir une chambre seule, par exemple).

Ce n’est qu’après cette introduction que l’auteur se penche sur les parents et la naissance d’Elizabeth Taylor. Le récit prend une tournure chronologique. J’ai été étonnée d’apprendre qu’une chroniqueuse, Hedda Hopper, en faisant un article sur la galerie d’art de son père, parle de la petite fille âgée de huit ans, qui serait parfaite pour jouer Bonnie, la fille de Scarlett et Rhett dans Autant en emporte le vent. Pourquoi pas ?

Petite référence qui m’a plue à Dean Stockwell, Al Calavicci,  qui était à la Petite École rouge, l’école de la MGM, avec Taylor ^^

J’ai surtout été étonnée de constater qu’à part son apparence physique, elle n’ait jamais spécialement brillé dans les yeux de ses interlocuteurs. Je n’avais jamais entendu ce son de cloche. Selon un réalisateur, « elle ne faisait preuve d’aucun esprit particulièrement pétillant ni d’une intelligence dévastatrice. […] elle paraissait plutôt ordinaire ».

Plusieurs fois, j’ai été frappée par son égoïsme. Lorsque son deuxième mari, Mike Todd, décède, elle noue une relation avec son meilleur ami, marié. Hedda Hopper toujours cette chroniqueuse, lui demande comment elle peut faire ça à Debbie, qui est une de ses amies, ce que Mike en penserait. Elle lui répond « [Il] est mort et je suis vivante. Que dois-je faire? Dormir seule? ».

(Accessoirement, après, elle se plaint qu’Hopper l’ait imprimé. Effectivement, elle ne brille pas par son intelligence. A quoi s’attendait-elle? A ce qu’une journaliste garde cette superbe phrase pour elle?!).

Autre exemple : elle se réfugie en Italie pour échapper à son premier mari qui la bat (je crois, je ne me souviens plus des raisons), sur le tournage d’un péplum réalisé par son ami. Elle lui demande de la cacher et il lui trouve un petit rôle, une chrétienne. Mais il était déjà pourvu, et la jeune actrice, enceinte, avait besoin de ce rôle pour avoir droit à la sécurité sociale. Elle alla voir Taylor, qui l’envoya bouler avec légèreté, en disant qu’on lui trouverait autre chose. Ce qui ne fut pas le cas, apparemment. J’ai trouvé ça minable.

J’étais principalement intéressée par le tournage de Cléopâtre, bien sûr. J’ai appris que Burton était un pseudonyme que l’acteur avait pris en hommage à son instituteur. Avec surprise, également, que Roddy McDowall, l’interprète d’Octave, était un très bon ami de Taylor (oui, j’ai été étonnée, comme leurs personnages sont à couteaux tirés dans le film). Que Rex Harrison, l’interprète de César, était très « soupe-au-lait […] et se plaignait sans cesse du film », surtout des égards pour Taylor.

Un thème qui a commencé à m’ennuyer aussi a été la fréquence des problèmes de santé de l’héroïne. Je sais bien, c’est une biographie, on ne peut pas y couper si c’est véritablement arrivé, surtout si ça a contribué à un de ses problèmes d’addiction (médicaments), mais j’en ai un peu eu ras le pompon de lire à chaque chapitre, pour chaque film, des blessures ou des maladies. J’ai fini par lire ces passages en diagonale.

Au final, je ne peux pas dire que je regrette cette lecture, même si elle a été longue et assez agaçante par certains côtés. Je regrette rarement de lire un livre, mais il m’a certainement ennuyée et je ne me lancerai pas tout de suite dans une autre biographie ou autobiographie.

2 réflexions sur “Liz

Chuchoter aux quatre vents

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