Au bord des mots, lectures sur un rocher

Le bleu est une couleur chaude

Auteur : Julie Maroh.

Nombre de pages: 152.

Parution : 2010.

Editeur : Glénat.

Genre: Bande dessinée – Romance.

Prix: 14,99€.

Résumé éditeur : « Mon ange de bleu … Bleu du ciel. Bleu des rivières. Source de vie… » La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir. Elle lui permettra d’affronter enfin le regard des autres. Un récit tendre et sensible.

Clémentine vit dans un univers en noir et blanc, exceptionnellement égayé d’un peu de bleu. Entre dans sa vie une personne aux cheveux bleus qui mettra de la couleur et du bonheur dans sa vie, même si le bonheur parfait n’existe pas.

C’est une histoire intéressante mais qui ne m’a pas tellement plue. J’ai peu accroché aux dessins, un peu à l’omniprésence de la couleur bleue. Et j’avoue que j’ai trouvé assez crétin qu’Emma sorte toute nue de la chambre de Clémentine, chez les parents. Je n’y ai pas cru.

J’ai surtout voulu voir de quelle manière était traité le thème de l’homosexualité féminine en bande dessinée (c’est encore différent en manga), primée et adaptée au cinéma de surcroît (La vie d’Adèle) mais c’est sans plus, on vire trop au mélodramatique pour moi et je n’ai pas été touchée.

Après, c’est peut-être (probablement, en fait) parce que l’intrigue est entièrement centrée sur cette histoire d’amour. Je l’ai très souvent vu avec les mangas et les romans, une histoire focalisée sur ce point ne me plaît en général pas, que la romance soit gay ou straight (ce que j’adore chez Clamp ou Kaori Yuki qui mettent souvent en scène des amours homosexuelles, c’est qu’elles ne sont pas le seul élément ou presque, il y a bien souvent un élément policier ou fantastique qui me tient en haleine à côté, et je peux m’intéresser aux personnages en parallèle). Le côté exagéré et dramatique n’a pas aidé, bien sûr, et je n’ai pas aimé, au final.

2 commentaires sur “Le bleu est une couleur chaude

  1. Bon bon bon, je vais commencer par dire que j’ai pas lu cette BD mais que j’en ai envie depuis longtemps ( et que ton avis ne me refroidis pas parce que j’ai toujours envie de m’en faire une idée).
    Mais j’ai quand même plein de trucs à dire parce que chez les Clamp, l’homosexualité, c’est pas vraiment que  » c’est pas le seul truc dans l’histoire », c’est surtout qu’elle est complètement sous-jacente, dans tous leurs mangas. J’aurais plutôt tendance à dire que c’est une ambiguïté sur laquelle elles jouent mais on ne sait jamais de quoi il en retourne réellement. C’en est même frustrant à un moment, elles se refusent vraiment à assouvir ce qu’en ciné on appelle la  » pulsion scopique » ( c’est un mot compliqué pour dire voyeurisme xD), cette envie irrépressible, qui tient presque de la nécessité, qu’a le spectateur de savoir, mais surtout de voir les choses se produire! Chez les Clamp on reste perpétuellement dans le doute, c’est pas que l’homosexualité est une partie du texte, c’est surtout que c’est un sous-texte que l’on reconnait mais qui ne nous est jamais véritablement confirmé par les œuvres…

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s