Au bord des mots, lectures sur un rocher

Enchantment Emporium

Tanya Huff (autrice). Laurence Le Charpentier (traduction). 2009 (VO), 2012 (VF), 607 p. J’ai Lu (Darklight). Fantasy urbaine. 13,50 €.

Lorsqu’on a 24 ans, un certain pouvoir, mais plus de boulot, revenir au foyer familial n’est pas une partie de plaisir, croyez-moi !

Le jour où ma grand-mère m’a proposé de reprendre sa boutique à Calgary, j’ai sauté sur l’occasion. Je ne me doutais pas alors que la clientèle serait pour le moins… spéciale !

J’aime bien le concept du magasin de magie, où on vend un peu de tout, et où on peut rencontrer des gens plutôt étranges. La couverture me plait assez, et une fois n’est pas coutume, c’est un one-shot (ou pas, selon certaines infos, mais la suite n’a pas l’air annoncée et il se suffit à lui-même). Je galérais un peu à trouver un livre qui me plaisait pour utiliser un chèque-cadeau, aussi …

Je l’ai commencé assez vite, mais qu’il a duré longtemps et paru long ! Je n’ai vraiment pas vu l’intérêt. J’ai trouvé que l’auteur parlait beaucoup pour ne rien dire et perdait systématiquement le lecteur dans de longs discours et descriptions sans jamais expliquer les grands points du roman, comme leur rituel, la nature de leurs pouvoirs – ou de leurs relations, la notion de « cercles », le Bois. J’avoue que le côté orgie m’a vite tapé sur le système. Certes, le langage est soft, mais au bout d’un moment j’en avais par-dessus la tête.

Le fait de ne rien expliquer est en général quelque chose qui me fait bouillir. Ça ne coûte pas grand-chose et ça fait toute la différence entre un livre qui peut se révéler sympathique et un livre qui manque de voler à travers la pièce parce que j’ai la forte impression qu’on se fiche de moi. Bref. On ne nous explique rien.

Ajoutez à ça une pléthore de personnages, de tantes (mais c’est quoi, une tante, au final ? Allie parle d’un évènement qui transforme les femmes de sa famille en tante après un certain temps mais, comme d’habitude, on ne comprend absolument pas pourquoi), cousines, cousins, chose, machin … J’ai déjà un mal de chien à retenir les noms des personnages et leur relation en temps normal, mais ici, c’est impossible. Surtout quand les cousins et cousines passent leur temps à se sauter dessus. Ça aussi, ça m’a agacée.

On rencontre quelques Feys et créatures étranges, dont l’un devient un personnage plutôt important, mais je trouve que cet aspect n’est pas assez exploité. J’aurais préféré ça à tout ce bazar incompréhensible et pas expliqué sur la famille Gale.

J’ai apprécié les références, parfois, à Dresden et Joss Whedon. Mais ça résume un peu tout ce que j’ai apprécié. J’ai failli bien souvent interrompre ma lecture, mais j’espérais toujours que ça allait s’améliorer.

Le point positif ? J’ai enchaîné sur la série télé Blood Ties pour essayer de me motiver à lire l’autre série de Tanya Huff que j’ai dans ma PAL, les aventures de Vicki Nelson, et je l’ai adorée. Donc, au final, cette lecture n’aura pas servi à rien.

2 commentaires sur “Enchantment Emporium

  1. C’est dommage c’est vrai que l’idée du « magasin de magie » c’est plutôt une idée cool! Bon bah du coup je m’épargnerai cette lecture!

Chuchoter aux quatre vents

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