Rêve de Fer

Titre VO : The Iron Dream.

Auteur : Norman Spinrad.

Traducteur : Jean-Michel Boissier.

Illustrateur : Pierre Faucheux / Dedalus / Photo Loquet.

Nombre de pages : 347.

Première parution : 1972. Cette édition VF : 1977

Éditeur : Le Livre de Poche.

Genre : Science-Fiction.

Prix : 8,20€.

Résumé éditeur Le meilleur roman d’Adolf Hitler : Le seigneur du Svastika.

Adolf Hitler est né en Autriche le 20 avril 1889. Emigré de fraîche date en Allemagne, il servit dans l’armée allemande pendant la Grande Guerre. La paix venue, il fit une brève incursion dans les milieux radicaux de Munich avant d’émigrer à New York en 1919. Il y mena de pair une existence précaire d’artiste de trottoir et de traducteur occasionnel à Greenwich Village.

En 1935, il jugea son anglais suffisant pour faire ses débuts d’écrivain. La Convention mondiale de Science-Fiction lui décerna en 1955 le prix Hugo International pour « Le Seigneur du Svastika ». Il est également l’auteur de « La Race des Maîtres » et de « L’Empire des Mille Ans ». Laissez-vous emporter par Adolf Hitler dans un lointain futur où Feric Jaggar et le Commandeur d’Acier se dressent seuls face aux hordes de dégénérés sans cervelle pour défendre la race pure…

J’avais envie de lire ce livre, qualifié d’uchronie, depuis un bon bout de temps. Je ne sais pas si j’avais réalisé que le récit qu’on lit est celui écrit et publié par Hitler. Mais je me souviens que j’avais très envie de le lire, et que j’étais contente de l’avoir trouvé d’occasion (même si la couverture ne m’inspire pas du tout).

Je l’ai lu vite. Très vite. Un peu moins de 24h. Mais, honnêtement, vu la lourdeur du texte, le racisme sous-jacent à chaque page, l’ennui incommensurable qu’il représente, la catastrophe finale de lecture, ça n’a pas été suffisamment rapide et a suffi à me plomber.

La première chose qu’on remarque, c’est ce vocabulaire lourd et répétitif, rien que le terme « viril » revient dans presque chaque paragraphe. Le thème de noblesse, aussi, bien sûr, et du physique et de la personnalité exceptionnels du héros, Feric, et n’oublions pas la pureté de ses gènes. On en bouffe, de la pureté des gènes de Feric, croyez-moi.

La structure des phrases, souvent très longues, n’arrange rien. Et les détails, jusque dans les couleurs des vêtements, la description des salles où il se rend … inintéressant au possible, au bout d’un moment, et plat, et pesant.

Je ne dis pas que ça aurait relevé le niveau, mais un détail marque : absence totale de présence féminine, si ce n’est pour quelques « dégénérées », simples objets de plaisir, à un moment du récit. C’est un univers purement masculin, détail qui est abordé dans la postface à la fin, plutôt intéressante celle-ci.

L’aspect génétique aurait peut-être pu me plaire s’il n’était pas matraqué de cette manière, mais rien n’est moins sûr.

Une chose au moins est très bien : on croit tout à fait qu’Hitler est l’auteur de ce texte. Ça n’empêche pas que c’est une lecture abominable.

Je pense que j’aurais de beaucoup préféré suivre l’uchronie proposée dans le résumé, où Hitler émigre aux États-Unis et devient auteur. Ça aurait été probablement moins lourd que le roman.

2 réflexions sur “Rêve de Fer

  1. J’imagine que tous ce que tu soulignes comme des défauts du textes sont là pour, justement, marquer l’idéologie hitlérienne… J’aurais même tendance à penser que c’est inévitable pour bien faire comprendre de quoi il s’agit réellement! L’écriture misogyne, homophobe, raciste… n’est jamais que le reflet de la société idéale pensée par les Nazis… Cela dit je ne peux que comprendre que ta lecture aie été des plus pénibles…

Chuchoter aux quatre vents

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