La compagnie des fées

Titre VO : A Midsummer’s Nightmare.

Auteur : Gary Kilworth.

Traducteur : François Truchaud ; révisée par Sébastien Guillot.

Illustrateur : Anne Rouvin.

Nombre de pages : 403.

Parution VO : 1996. Cette édition VF : 2007.

Éditeur : Folio (Collection : SF).

Genre : Fantasy.

Prix : 8,20€.

Résumé éditeur Titania, Obéron, Puck et les autres fées du Songe d’une nuit d’été ne sont pas sortis de l’imagination de Shakespeare, mais existent bel et bien. Pour combien de temps encore ? La forêt de Sherwood, leur résidence ancestrale, est en train de disparaître, rongée par le développement urbain. Obéron, le roi des fées, décide de guider son peuple vers la Nouvelle Forêt, où leur magie restera intacte. Ils partent à bord d’un car hors d’âge, guidés par Sid, un jeune mécanicien qu’ils ont asservi. Mais l’ignoble sorcière Morgan le Fay fera tout pour les arrêter.

La confrontation entre le monde contemporain et le Petit Peuple est source de quiproquos aussi drôles que poétiques. Roman de fantasy léger et intelligent, La compagnie des fées dresse, au passage, une cartographie précise des lieux de magie en Grande-Bretagne.

Ce roman m’a été offert par Littérature et français à l’occasion du Swap créatures de lumières de l’an dernier, je l’en remercie une fois encore, car c’est une très, très jolie lecture, pleine de charme.

On retrouve les elfes/ fées du Songe d’une nuit d’été, Titania, Obéron, et leur peuple (on hésite entre le terme, durant le roman, ce qui peut être un peu perturbant de nos jours où on étiquette et caractérise tout). L’auteur n’hésite pas à les dépeindre avec une pointe de cruauté et d’inconséquence, quitte à ce que le lecteur ne les apprécie pas trop, mais cela les rend plus vrais (Titania, entre autres, enlève un bébé, ce qu’elle trouve parfaitement normal. Le seul problème que cela pose à Obéron : il aurait voulu voir l’enfant avant pour faire la même chose).

Dès le premier chapitre, l’écriture m’a séduite, entre expressions soutenues et langage plus familier lorsque les elfes discutent avec des mortels. Je n’ai pas été choquée par le choix de certaines expressions, comme la plupart du temps dans le cas d’une traduction.

La présence de ces créatures magiques en contact avec des éléments plus modernes est évidemment source de fous rires. Ils ont décidé de quitter leur bien-aimée forêt de Sherwood qui a tant diminué qu’elle est presque réduite à un buisson, et avec elle diminuent leurs pouvoirs. Comment se rendre dans la nouvelle forêt ? En car, piloté par Titania. Titania qui conduit est déjà un monument loufoque qui vaut le coup d’œil. Sa découverte de la nourriture en conserve pour chat qui devient dans son esprit du chat est sympathique aussi !

On découvre sur le chemin nombre de créatures et lieux magiques du pays. C’est intéressant, je suis juste un peu déçue de ne pas avoir pu en situer davantage. L’auteur pallie à ce souci avec une petite bibliographie en fin d’ouvrage, détail toujours appréciable.

J’ai beaucoup aimé découvrir les origines de Puck. Je me suis aussi attachée à Earl, le traveller ancien Hell’s Angel, qu’Obéron va orienter vers un autre domaine. Et il y a le pauvre Sid, jeune mécanicien ensorcelé par les fées pour les aider à bricoler le van qui va les emmener vers la nouvelle forêt, qui doit supporter leurs caprices sans pouvoir s’échapper. Les fées, aussi, toujours drôles sans le vouloir.

On se laisse porter avec plaisir par les tribulations de la petite troupe jusqu’à leur arrivée dans la Nouvelle Forêt.

8 réflexions sur “La compagnie des fées

Chuchoter aux quatre vents

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