La Princesse de la nuit

Titre VO : Night’s Daughter.

Auteur : Marion Zimmer Bradley.

Traducteur : Marie-Louise Navarro.

Illustrateur : Jean Mascii.

Nombre de pages : 250.

Première parution VO : 1985. Cette édition VF :  1997.

Éditeur : Le Livre de poche.

Genre : Fantasy.

Prix : 5,10€.

Résumé éditeur En 1791, avec La Flûte enchantée, Mozart donne à l’opéra mondial un de ses chefs-d’œuvre, naguère ressuscité au cinéma par Ingmar Bergman. C’est cette histoire envoûtante et mystérieuse, issue d’une légende orientale, que la romancière des Dames du Lac et de La Trahison des dieux fait revivre ici. Tamino s’est juré de délivrer la princesse Pamina, fille de la Reine de la Nuit, prisonnière du magicien Sarastro. Très vite, l’amour entre eux est réciproque, mais bien des épreuves attendent les deux jeunes gens avant que ne leur soit révélé le chemin de la Sagesse et de la Lumière…

A cette histoire d’amour, l’une des plus belles jamais contées, Marion Zimmer Bradley restitue toute sa poésie et sa profondeur. Au travers de péripéties multiples, dans un climat de légende, nous découvrons un univers de mystères et de symboles, de secrets initiatiques que seule pouvait rendre aussi vivants une très grande dame de la littérature fantastique.

Je ne connais pas très bien l’oeuvre de Mozart dont est inspiré ce petit roman, donc mon ressenti est forcément différent de quelqu’un qui la connaît, l’apprécie ou pas. Je ne pourrais pas non plus vous dire si le récit suit celui de l’oeuvre musicale. Je ne pourrai vous parler que du récit de Marion Zimmer Bradley.

J’aurais tendance à dire qu’il s’apparente un peu à de la science-fantasy, un genre que je connais bien mal, principalement pour quelques éléments qui m’ont un peu perturbée : les humains mi-hommes mi-bêtes qui ont bien l’air d’être le résultat de manipulations génétique. L’univers qui les entoure a plus des accents de fantasy. Le cocktail n’est pas incompatible ou impossible à croire, hein, j’y suis juste très peu habituée et j’ai donc été perturbée.

Le récit est plutôt simple. On suit l’histoire de Pamina, la princesse de la nuit éponyme, enlevée selon sa mère la Reine par Sarastro, et au secours de laquelle le prince Tamino se lance. Je m’attendais à une résolution plutôt classique, après différentes épreuves, happy ending où il rencontre la princesse. La rencontre intervient en fait assez tôt dans le récit et tous les deux, accompagnés du Halfling (cette créature mi-homme mi-bête, ici oiseau) que la Reine de la nuit lui a assigné comme compagnon de voyage, Papageno, traversent plusieurs épreuves pour accéder à la Sagesse. L’issue de ces épreuves est plutôt prévisible, le schéma du voyage initiatique classique, mais on ne passe pas un mauvais moment.

J’ai retrouvé avec plaisir l’écriture fluide et prenante de l’auteur. Le roman est court et se lit bien vite, mais j’avoue que ça ne m’a pas dérangée et que je n’aurais pas spécialement apprécié qu’il soit plus long. Je n’aurais pas non plus été déçue s’il avait été plus long. Il a un côté « mignon », sans particulièrement me passionner, je suppose pour son côté classique dans sa structure et le fait que je ne connaisse pas l’oeuvre dont il est inspiré.

J’avoue que certaines réflexions m’ont agacée.  Pamina peut s’arrêter à la première épreuve, c’est tout ce qu’on demande aux femmes … Elles sont moins capables que les hommes, ou quoi? Ca n’est pas dit en ces termes, bien sûr, d’autant que l’auteur est une femme, mais zut quoi. Et puis, les Halflings, traités comme des demi-humains, jusque dans le nom, « half », moitié. C’est comme ça que je l’ai compris tout au long de la lecture et c’est vraiment dérangeant. Avec toutes les petites piques qu’ils se prennent tout au long du récit, en particulier de la reine de la nuit, même si le père de ses trois filles aînées en était un. Les héros luttent contre cette vision des choses, heureusement, mais on insiste lourdement dessus tout au long du roman, ce qui est pesant.

La note de l’auteur en fin de récit m’a beaucoup plu. Elle y évoque sa connaissance de l’oeuvre originelle et de ses adaptations, une autre influence (légende d’une ancienne civilisation) et discute un peu le genre du roman, avec ses considérations sur science-fiction, conte, ou fantastique, et j’aurais aimé que ce passage soit prolongé.

Une jolie lecture.

5 réflexions sur “La Princesse de la nuit

  1. Je ne sais pas si ce livre me plairait… Ca a l’air assez étrange tout de même, et je suis très chatouilleuse sur certains points que tu soulèves, genre la place de la femme, du coup j’ai peur que les réflexions lourdes que tu soulignes m’agacent rapidement…

  2. Pingback: Challenge Des notes et des mots : Le récap 2013-2014 |

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