Les cendres d’Angela

Titre VO : Angela’s Ashes.

Auteur :  Frank McCourt.

Traducteur : Daniel Bismuth.

Nombre de pages : 428.

Première parution VO : 1996. Cette édition VF : 1998.

Éditeur : France Loisirs.

Genre : Autobiographie.

Prix : 8,10€ en poche.

Résumé éditeur Franck Mc court est né à Brooklyn en pleine Dépression, de parents irlandais récemment immigrés : sa mère, Angela,vient du Sud, et son farouche patriote de père, Malachy, du Nord. Leur première rencontre, un « tremblé de genoux « , annonce une longue série de grossesses pour Angela. Mais il n’y a pas d’argent pour nourrir les enfants, et les rares fois où Malachy travaille, il boit son salaire aussitôt après.

Quand meurt la petite soeur de Franck, Angela et Malachy, accablés de chagrin, décident de retourner en Irlande. Mais les ruelles crasseuses et humides de Limerick font rétrospectivement paraître Brooklyn comme une sorte de paradis. avec des pièces de pneus de bicyclette clouées à ses chaussures en guise de semelles, une tête de cochon pour le repas de Noël et du charbon ramassé sur le bas-côté des routes pour allumer le feu du foyer, Franck supporte la plus misérable des enfances _ mais survit pour raconter son histoire avec exubérance et, chose remarquable, sans la moindre rancune.

Superbement écrit, Les Cendres d’Angela a été salué comme un véritable phénomène littéraire.

Troisième livre abandonné cette année. Deuxième à faire partie du challenge ABC. Deuxième à être centré Irlande. Et horreur finale pour me décider à cesser les frais sur ce challenge.

Je l’aime bien, le challenge ABC. Vraiment. Mais cette année, j’ai multiplié les catastrophes, donc je ne le termine pas, et je ne le poursuis pas l’année suivante (envie de lâcher du leste sur les challenges, et vraiment déçue de cette session).

J’ai détesté cette lecture. Même ma mère (alors que d’habitude nos avis sont diamétralement opposés) a peiné à le finir et n’a pas du tout accroché. Ce billet contiendra donc mes récriminations. Un mois après, elles ne se sont toujours pas calmées.

Une mise en page vraiment agaçante. Pas de guillemets, pas de tirets, zoup, tous les dialogues balancés comme ça, avec un vague alinéa. Déjà, ça me braque.

J’ai eu beaucoup de mal à supporter le ‘ »poisson-frites ». Seriously, traducteur, seriously? Fish and chips choquait trop ? Désolée, mais moi c’est la traduction littérale qui me gonfle. Zut.

C’est bien réjouissant d’entendre tout le temps parler les adultes de mourir pour la foi, pour l’Irlande, pour que sais-je. Dire et demander ça aux enfants, ça m’a hérissée. Je conçois que c’est une autobiographie, que l’enfance de l’auteur a été un calvaire, j’en suis vraiment navrée pour lui, et si j’avais su que c’était à ce point, je ne l’aurais pas lu. C’est plus que déprimant, je ne saurais pas vous trouver un adjectif, à part glauque, par moment. (Et ne parlons même pas des gamins qui meurent. Au troisième, je trouve qu’il n’y a plus de challenge, sans mauvais jeu de mots). Cette gradation dans l’horreur, dans le malheur, ça me fatigue et ça m’agace.

Faire priser les gamins. Tellement fun. Entendre un gamin faire l’apologie d’un « champion » dont la spécialité est de vider les pintes, je veux bien. Se voir préciser que c’est en se faisant vomir qu’il y parvient, non. Vraiment, non. Un autre gamin parler de ce qu’il veut faire au cinéma : s’installer à côté « de filles qui habitent les ruelles et [faire] des cochonneries en expert qu’il est ». Déjà, c’est limite. J’ai du relire plusieurs fois une phrase plus loin avant d’halluciner et d’envisager l’abandon. « A quoi bon se marier quand on peut aller s’assoir au cinéma et faire des cochonneries avec des filles des ruelles qui ne font pas gaffe à ce qu’elles font vu qu’elles l’ont déjà fait avec leur frère? » … Non, merci, je vais m’arrêter là, hein.

10 réflexions sur “Les cendres d’Angela

  1. Je l’ai lu il y a plusieurs années et je l’avais beaucoup beaucoup aimé. Nos avis littéraires ne sont pas toujours similaires à ce que je lis, mais j’aime bien ton blog. Allez, je continue de faire le tour. Peut-être encore d’autres comm. à venir ^^

    • Merci de faire le tour, chapitreonze, même si nos avis sont différents ^^ J’aime beaucoup confronter des points de vue, tant que ça ne déborde pas. Qu’est-ce qui t’a plu ici?

  2. J’ai aimé le contexte. J’aime beaucoup les livres de cette époque. Et puis j’ai trouvé l’histoire très émouvante. Je l’avais lu en anglais, je me dis que j’ai bien envie de le relire en français.

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s