Aldous Huxley

Auteur : Françoise B. Todorovitch.

Nombre de pages : 521.

Parution : 2013.

Éditeur : Salvator.

Genre : Biographie.

Prix : 29,50€.

Résumé éditeur : Dès 1932, dans son roman le plus célèbre Le Meilleur des mondes, Aldous Huxley (1894-1963) a été l’un des tout premiers à prévoir les dangers qu’une science déshumanisée fait peser sur le monde. Tout au long de son œuvre, il s’interroge sur la finalité ultime de l’existence. C’est ce qui explique la fascination qu’exerçait sur lui le mysticisme. Tous les mystiques ont en effet pressenti que le but de la vie humaine est de transcender le temps et de prendre conscience de ce qui est éternel et intemporel. Soucieuse de déceler ce que Huxley laisse transparaître de lui-même dans ses romans, ses essais ou ses conférences, l’auteure de cette biographie retrace son évolution intime et met en évidence l’actualité étonnante de sa pensée face aux défis que l’humanité affronte au XXIe siècle.

J’ai été ravie en voyant ce livre à la dernière Masse Critique de Babelio. J’adore Huxley pour son Meilleur des mondes, mais je sais très peu de choses sur lui, excepté qu’il l’a rédigé en très peu de temps. Merci à Babelio pour ce livre ^^

J’ai eu un peu peur en voyant la taille de la bête, c’est un bon pavé de plus de cinq cents pages, mais il se lit vraiment bien. L’auteur a une écriture fluide, qui m’a entraîné presque plus comme un roman qu’un documentaire. la langue est belle, énormément également lorsque c’est celle d’Huxley.

On se représente très bien Aldous, ses frères, ses parents, sa femme, … tous ces personnages que Françoise Todorovitch fait vraiment vivre ici. Petit bémol sur la présence de tous ces personnages : lorsqu’ils sont célèbres, elle ne nous dit pas de qui il s’agit, par exemple Victoria Ocampo. Une petite note de bas de page aurait été utile, elles sont essentiellement utilisées pour citer d’autres livres.

Le découpage du livre m’a plu, il est aéré, divisé en parties datées, parfois les chapitres aussi. Ils peuvent être très courts, ce que j’aime beaucoup pour doser ma lecture (même si le texte donne cette impression de récit, j’aime bien faire de petites pauses). Il suit l’ordre chronologique de la vie du « héros », en commençant par sa famille.

J’ai été frappée par l’intelligence d’Aldous, ses talents de linguistes, d’écrivains (quatre mois pour Le Meilleur des mondes!), mais aussi son courage, lorsqu’il était harcelé par des camarades en pension, puis tombé malade il devient presque aveugle à seize ans. Il est vraiment impressionnant d’avoir poursuivi sa vie presque comme il l’entendait, à étudier, enseigner, voyager, jouer du piano et écrire. Il est aussi très touchant dans sa gentillesse et sa générosité, l’aide qu’il a systématiquement apportée non seulement aux membres de sa famille mais celle de sa femme, Maria, accueillant par exemple sa nièce chez eux pendant des années.

Si j’ai beaucoup aimé lire le récit de sa vie en Angleterre, ses nombreux voyages m’ont moins plu, peut-être devant le très grand nombre de détails?

Un conseil de son grand-père m’a particulièrement marquée, pour un apprentissage de l’allemand en autodidacte :  » Traduisez à l’aide d’un dictionnaire les dix premières lignes du livre que vous désirez lire et apprenez tous les mots. Faites-le jour après jour, et sous peu vous n’aurez plus à vous servir du dictionnaire que de temps à autre ». Une méthode à tenter?

J’ai été un peu étonnée de voir que dans presque tous ses récits (LMDM excepté, j’ai l’impression), on retrouve dans de personnages connus, sa famille, ses amis. Je sais qu’un auteur s’inspire de ses proches, mais j’ai eu l’impression qu’on pouvait tout de même en reconnaître un très grand nombre, et ce thème est récurrent dans le livre. Étonnée, aussi, du peu d’importance que ce récit semble avoir pour lui : lorsque sa maison brûle et qu’on propose de lui envoyer ses œuvres, il ne la demande pas, j’ai eu l’impression qu’il en parlait peu autrement.

Un aspect d’Aldous qui ne m’a pas spécialement passionnée a été son goût pour le spirituel, mysticisme, spiritisme … ce n’est pas un thème qui m’intéresse en temps normal et le livre n’a pas fait exception. J’ai aussi passé le chapitre consacré à Temps futurs, qui est dans ma PAL, et qui m’a donné l’impression de bien raconter l’intrigue, donc méfiez-vous, je crois que c’est le cas pour ses autres récits aussi (ceux orientés contemporains me tentent moins).

Un livre certes long, mais jamais ennuyeux, servi par une écriture très belle et poétique.

« Je vivrai follement les poèmes que je n’écrirai jamais« .

Chuchoter aux quatre vents

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