Cyrano de Bergerac

Auteur : Edmond Rostand.

Nombre de pages : 355.

Première parution : 1897. Cette édition : 2007.

Éditeur : Larousse (Collection : Petits Classiques).

Genre : Classique – Théâtre.

Prix : 3.95€.

Résumé : Un acteur pompeux commence à déclamer son texte, mais il est stoppé dans son élan par un flot de paroles fières et pleines de poésie. Celui qui le défie, c’est Cyrano de Bergerac, un cadet de Gascogne plein de verve, toujours le verbe haut, amoureux de sa belle cousine Roxane, pour l’amour de qui il prêtera sa plume au beau Christian, sans esprit, et sans en souffler mot à la jeune femme, malgré la souffrance qu’il peut ressentir, pour l’amour de la belle Roxane et de la poésie.

J’ai adoré cette relecture ! Malheureusement, j’ai revu le film adapté de cette pièce très récemment, et je m’en souvenais vraiment bien, je l’en ai peut-être moins apprécié. Il faut dire que le film est très fidèle.

J’ai savouré les données avant et après l’œuvre. Je ne savais pas que Cyrano de Bergerac avait bel et bien existé ! J’en ai d’autant plus aimé la pièce et j’aimerais bien me procurer les siennes ….

Cette pièce est rédigée en alexandrins, aux sonorités qui me plaisent particulièrement. C’est de la poésie, mais sans rien de figé, ça bouge. Ce texte magnifique entraîne sans lasser, même dans la première scène, qui est plutôt longue, où de nombreux personnages échangent en attendant le début de la pièce.

Le personnage de Cyrano est très touchant, il fascine avec ses talents d’orateur, sa sensibilité. Christian ne me plaît pas tellement, je trouve qu’il se plaint beaucoup. Les exigences de Roxane sont importantes, beauté et esprit sans faute associés, prête à rompre sur l’heure avec Christian lorsqu’il se révèle peu éloquent. C’est un personnage qui se présente parfait, belle, intelligente, fine, mais je la trouve plus prétentieuse qu’autre chose à sa manière de prendre Christian de haut quand il ne sait plus quoi dire … Le pâtissier et son âme de poète, même s’il n’est pas au centre de l’œuvre, m’a beaucoup plu, avec ses gourmandises et ses poésies !

Rostand aborde le thème du langage et du travail sur celui-ci ; j’aime beaucoup ses pléonasmes, comme « délabyrinthez vos sentiments », de l’amour aussi, avec cette citation qui me fait toujours rire :

Aimer est le grand point, qu’importe la maîtresse?

Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse?

L’humour est omniprésent, noter toutes les citations qui m’ont émue ou fait rire prendrait trop de temps ! J’adore cette verve, ce punch, ce panache comme Cyrano le qualifie lui-même, qui me fait adorer ce texte plein de vie.

Ce texte me touche beaucoup, à chaque lecture. Il me fait à la fois rire, pleurer, et réfléchir, comme sur l’importance de l’apparence physique ou le fait de mentir, à quelqu’un qu’on aime, pour ce qu’on appelle une bonne raison.

Pour une fois, j’ai vraiment bien aimé suivre les notes de bas de pages, je n’ai pas été perdue. J’ai trouvé que ça enrichissant davantage la pièce – alors que d’habitude je trouve ça lourd, ralentissant le texte et l’émotion.

C’est une relecture ensorcelante d’une pièce que j’adore!

Et pour l’avis de Zatoun, c’est par ici (bientôt, elle a dit 😛 ).

11 réflexions sur “Cyrano de Bergerac

  1. Qu’est-ce que j’aime cette pièce… elle avait été montée à mon lycée qd j’étais en seconde, j’avais auditionné pour le rôle de Roxane et je ne l’ai pas eu, j’ai pleuré pendant des heures après l’audition et je ne suis même pas allée à la représentation 🙂 Les grosses déceptions de l’adolescence !

Chuchoter aux quatre vents

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