Au bord des mots, lectures sur un rocher

Lovey Dovey, tome 1

Aya Oda (autrice). Julie Gerriet (traductrice). 2006 (VO), 2008 (VF), 192 p. Soleil (Shojo). Manga. 6, 99€.

Saika se fait passer pour une élève modèle afin de séduire le président du conseil des élèves. Un élément joue en sa faveur : l’amour est interdit dans leur lycée. Malheureusement, elle croise la route de Shin, le frère du président de l’école, oiseau de mauvais augure, qui remarque sa véritable personnalité.

J’ai trouvé ce manga par hasard en Médiathèque. Parfois, le hasard fait bien les choses. Ici, pas tout à fait.

L’héroïne qui cache son vrai visage aux autres et tâche/fait semblant d’être parfaite est un ressort un peu usé, ici c’est par amour pour un jeune homme qu’elle juge parfait (comme dans Ultra Maniac, mais cette série est charmante, donc la comparaison s’arrête là). L’école n’autorise pas les relations, donc ça se complique.

A chaque fois qu’une héroïne shojo décrit son mec parfait, elle en dit : « Il est beau, gentil, riche, doué en sport ». Je ne pensais pas que ce dernier qualificatif était aussi important.

On découvre les prémisses du triangle amoureux classique : un blond parfait, un brun ténébreux qui cause des problèmes. Mon problème vient de ce qui suit directement.

Kirisaki parle de violer Saika à leur première rencontre. C’est une super manière de débuter une relation sur de bonnes bases. Il voit tout de suite clair dans son jeu (après qu’elle manque de lui en coller une pour sa charmante première remarque) et décide qu’elle doit être amoureuse de lui.

Elle est attaquée par les groupies de Kirisaki, jalouses (genre faire tomber des choses ou de l’eau en faisant semblant de ne pas l’avoir vue, ce qui est classique, et Saika dit qu’elle n’en peut plus … euh, hello ? Tu n’as pas vraiment de problèmes, c’est le genre de réactions qu’on a devant une situation de ce genre qui dure longtemps – et aucun indice ne nous dit que c’est le cas).

Le brun, Kirisaki, lui refile une alarme jusqu’à ce qu’elle redevienne forte. Euh … elle l’était avant? Quand a-t-elle cessé de l’être ? Et franchement, une alarme, comme un sifflet ? Au pied ? Ridicule.

Les personnages masculins sont clichés, l’héroïne est idiote (il essaie de te violer, il le dit, et tu en tombes amoureuse et continues à le voir), pseudo parfaite et donc forte, en fin de compte non. Et le dessin est définitivement oubliable.

Confus, cliché, inintéressant.

Edit du 23/08/2017 : Ah, et en deuxième genre du manga j’aurais volontiers précisé romance, mais, juste, non.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

2 commentaires sur “Lovey Dovey, tome 1

  1. CULTURE DU VIOOOOL!! Je ne comprendrai jamais ce genre d’histoire, c’est une horreur, et je trouve ça limite dangereux qu’on puisse lire ça à la médiathèque… C’est quoi les idées qu’on transmet là:  » oh, il veut te violer mais c’est pas un mauvais bougre »? C’est honteux ><

    1. J’en sais rien mais j’étais là … nan … c’est une blague ? Et puis, c’est du shojo, c’est censé être une amourette de lycée. Mouais, mouais, ça, c’est fait.

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s