Au bord des mots, lectures sur un rocher

Le Poète

The Poet. Michael Connelly (auteur). Jean Esch (traducteur). 1995 (VO), 1997 (VF), 477 p. Seuil (Policiers). Policier. 8,20€ en poche.

Jack, journaliste policier, est spécialisé dans les articles sur le crime. Il travaille tous les jours dans l’horreur jusqu’à la croiser dans sa vie privée avec le suicide de son frère Sean, policier, qui désespérait de trouver l’assassin d’une jeune fille. Mais Jack n’y croit pas et mène l’enquête. Étrangement, Sean n’est pas le seul policier du pays à s’être « suicidé » alors qu’il était préoccupé par une affaire qui le touchait et ne menait nulle part. Il n’est pas le seul non plus à avoir laissé en guise de dernier mot un extrait d’un poème d’Edgar Allan Poe

Cette lecture me laisse mitigée. J’en ai été inconsciemment terrorisée, je crois bien : pour la première fois depuis longtemps, elle m’a empêchée de dormir deux nuits d’affilée.

J’ai été un peu déçue d’avoir été spoilée en lisant le résumé sur Livraddict juste avant de commencer et appris pour les messages de Poe, un élément au demeurant plaisant.

Je pense qu’une des raisons pour lesquelles je lis peu de policier moderne en sont les thèmes écœurants, dérangeants, ici la pédophilie. L’auteur propose une double structure entre le point de vue de Jack, qui cherche à comprendre ce qui est arrivé à son frère, et Gladden, pédophile évoquant ses activités, ses préférences, son réseau virtuel et connaissances. Ça m’a vraiment mise mal à l’aise.

Un point positif qui m’a fait beaucoup rire : les techniques de recherche documentaire en 1995 et le son du modem pendant la connexion ^^

J’ai été un peu agacée par Rachel (l’indispensable pendant féminin … pas un élément qui m’a particulièrement intéressée) qui semble reprocher à Jack son départ du FBI à cause de la photo où ils s’embrassent. Ce n’est quand même pas entièrement sa faute. Je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages, probablement devant l’horreur de certains.

J’ai bien aimé les twists à la fin, même s’ils révèlent encore d’autres horribles vérités. J’ai apprécié la détermination de Jack et son inventivité. Mais je n’ai pas vraiment compris son explication sur la fermeture de la porte arrière de la voiture de service de Sean qui est la preuve de son meurtre. Une bonne partie des éléments sont donc, pour moi, tombés à plats, malheureusement.

Franchement, c’est la dernière fois que je lis du policier avant de dormir ^^;. Ce n’est même pas uniquement à cause de l’impossibilité de dormir après (ce qui arrive rarement, mais bien sûr maintenant je vais toujours le redouter), mais parce que même si ça ne me plaît pas tellement, je ne peux pas le poser, j’ai envie / besoin de savoir ce qu’il en est.

Une enquête qui m’a surtout intéressée pour sa résolution et les recherches par internet précoces qui m’ont beaucoup amusée.

Je ne suis pas sûre de poursuivre la série.

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours)

Chuchoter aux quatre vents

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