Lecture sur un rocher

Le chant de la poupée

Inhyeong ga. Lee Sun Young (autrice). Yeong-hee Lim, Françoise Nagel (traduction). 2010 (VO), 2012 (VF), 192 p. Clair de Lune (Encre de Chine). Manhwa – Sunjeong.

Il était une fois un arbre millénaire. D’une de ses branches, il fit un jour naître une poupée et en tomba amoureux. Son amour était d’autant plus beau qu’il était impossible et désespéré.

J’ai flashé sur le style graphique, rien que sur la couverture (heureusement il est identique à l’intérieur du volume). Beaucoup de douceur, d’élégance. J’ai retrouvé le style en longueur et en délicatesse des manhwas que j’adoreDes éléments comme les cheveux, les yeux, sont particulièrement travaillé, tout comme les accessoires. Quelques pages couleur au début donnent bien l’idée de la beauté du trait.

L’histoire est simple, mais très jolie, servie par ces dessins envoûtant et de beaux textes. Mun-hee, la fille du seigneur, n’est autorisée à sortir qu’un jour par mois. Elle est surprotégée par son père depuis sa disparition un an moins deux semaines auparavant, retrouvée sous l’arbre sacrée. Elle rencontre un homme étrange qui annonce qu’elle mourra dans quinze jours et sera à lui.

J’ai eu un peu de mal à suivre parce qu’il y a deux hommes étranges qui se ressemblent pas mal. Mais à part ce détail j’ai vraiment aimé ce début de série.


Inhyeong ga. Lee Sun Young (autrice). Yeong-hee Lim, Françoise Nagel (traduction). 2010 (VO), 2012 (VF), 192 p. Clair de Lune (Encre de Chine). Manhwa – Sunjeong.

Les dieux ont fait aux hommes cadeau de l’amour. Comme c’est triste pour les autres de ne pas connaître ce sentiment.

Encore un beau moment de douceur et de poésie.

On découvre un nouveau personnage qui recherche depuis dix ans le village des prunelliers, tout en dignité, pour retrouver la femme qu’il aime. Et qu’il n’y arrive pas parce qu’il n’a aucun sens de l’orientation et qu’une fois encore, il fait route en sens inverse. J’ai ri. Ça commençait très bien.

Les illustrations sont toujours charmantes, comme la patronne de l’établissement, qui se révèle un peu différente que je ne pensais (une renarde à neuf queues, encore une belle incursion du folklore local dans le récit), dans un dessin délicat aux traits ensanglantés. J’ai beaucoup aimé détailler un peu son personnage, je ne m’attendais pas à ce qu’elle gagne en importance, et c’est très plaisant. Elle est poursuivie par Samsik, petit-fils de prêtresse qu’on découvre, et qui veut la séduire. Il a un côté gringalet plutôt amusant également. J’ai très hâte de savoir ce que sa grand-mère voulait dire à la jeune femme (j’ai adoré aussi la manière dont elle éjecte Samsik).

J’aime beaucoup la manière qu’a l’auteur de mélanger les différents registres, une touche d’horreur est suivie par quelques notes dramatiques puis humoristiques, par exemple. C’est parfaitement bien exécuté, on ne s’ennuie pas.

Je retiens aussi une magnifique double page, illustrée par des fleurs de cerisiers et Mun-hee ainsi que son créateur. Le texte est également très agréable.

L’héroïne est toujours délicate, fragile, j’attends que le jeune homme la retrouve, j’ai surtout suivi ces quelques personnages, en espérant avoir quelques réponses dans le volume 3.

Nombre de tomes parus  : 5 (série finie).

Un commentaire sur “Le chant de la poupée

Chuchoter aux quatre vents

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