Au bord des mots, lectures sur un rocher

Marie-Antoinette : Princesse autrichienne à Versailles, 1769-1771

Kathryn Lasky (autrice). Lilas Nord (traductrice). 2005, 220 p. Gallimard (Mon Histoire). Jeunesse. 9,65€.

Antonia est une des quinze enfants de l’Impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. Comme pour ses frères et soeurs, son avenir est décidé très tôt, en fonction des besoins de l’Empire. Elle va épouser Louis-Auguste, petit-fils de Louis XV, roi de France, qui règnera sous le nom de Louis XVI. A la cour d’Autriche, la jeune fille apprend alors avec soin comment elle devra se comporter à Versailles, où une étiquette compliquée régit la vie de la famille royale.

Une autre petite lecture de la collection Mon Histoire, que j’ai beaucoup aimée.

Je l’ai beaucoup comparée au manga de Riyoko Ikeda, dans lequel parler à la Du Barry la remplit de honte au lieu de se sentir victorieuse, comme ici. J’ai retrouvé les détails que j’avais découverts dans le manga, comme le fait qu’avant d’entrer en France, la Dauphine devait abandonner tout ce qu’elle avait d’Autriche : ses gens, ses affaires, ses vêtements, se retrouvant avec des serviteurs qu’elle ne connait absolument pas. On veut même lui enlever son chien …

Le contraste entre la vie d’enfant, ponctuée de leçons et de plaisirs, et la Cour française faite de plaisirs et de vice (les cartes, la Du Barry) est saisissant. J’ai trouvé très drôle, très déraisonnable et très aberrant toutes les questions d’étiquette.

La relation de Marie Antoinette avec Louis m’a touchée, mais j’ai été parfois choquée de la dureté de l’Impératrice, qui a carrément interdit à Caroline, la sœur aînée de l’héroïne, de communiquer avec Antonia, un trait de caractère loin de la bonhomie du personnage du manga.

Le livre s’arrête lorsqu’elle adresse la parole pour la première fois à la Du Barry. C’est intéressant d’avoir  une moitié sur sa vie en Autriche et l’autre sur celle à Versailles. Cependant, j’aurais vraiment bien aimé lire la suite de l’Histoire racontée par cette auteure, dont j’ai beaucoup aimé l’écriture et l’humour. J’ai bien envie de lire d’autres biographies qui couvriraient la suite.

J’aime toujours autant la sensation de papier pas coupé des pages ! On a vraiment l’impression de lire un document qui date de bien longtemps. Les informations sur le contexte, en fin d’ouvrage, sont toujours appréciables, comme avec Frederic de Prusse et l’histoire d’Europe. Le poème sur l’Impératrice et le Monstre est très drôle.

Une lecture à la fois instructive et très plaisante, comme toujours avec cette collection.

Chuchoter aux quatre vents

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