Ender’s Game

Titre VF : La stratégie Ender.

Auteur : Orson Scott Card.

Langue : anglaise.

Parution VO : 1985.

Format : numérique.

Genre :  Science-fiction.

Prix : 4,75 €.

Résumé éditeur : Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l’attaque des doryphores… Aujourd’hui pourtant, une nouvelle invasion menace.

Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers — tous des surdoués —, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé à devenir un puissant Stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance… et cela le dépasse.

Car c’est entre ses mains que repose le sort de l’humanité.

Et Ender n’a que six ans.

Plusieurs choses avant de commencer ce billet, des petites précisions. Je connais Orson Scott Card depuis quelques années, avec Personnages et Points de vue, Comment écrire de la fantasy et de la SF et Enchantement. J’avais adoré sa manière d’écrire, les très bons conseils des deux premiers volumes qui ne sont pas des romans mais des guides d’écriture avec cette pointe d’humour qui m’avait tellement plu. J’avais du mal à me lancer des les autres séries de l’auteur (oui, j’ai des jours, je suis un diesel).

Et puis, la Nostalgia Chick a fait un vlog sur la saga Ender qui m’a donné envie, avec la venue du film (que finalement je n’ai pas vu), de me lancer dans cette série. J’ai aussi essayé de faire abstraction de ce que j’ai entendu de l’auteur entre-temps (que la Chick explique très bien dans sa vidéo, que je vous conseille, attention elle parle un peu vite) et qui m’avait un peu douchée. Au final, c’est bien passé pour cet aspect-là, c’est plutôt Ender qui a retenu mon attention.

Au début, ça a tout de même été dur. Ender, c’est typiquement le personnage qui s’en prend plein la figure tout au long du récit, et que je t’en rajoute une couche, et franchement, au bout d’un moment, ça me gonfle. Suis-je sensée penser que c’est un pauvre petit bout’chou? L’accumulation est selon moi inutile et elle n’a pas été loin de me faire perdre tout intérêt pour le gamin. Et son histoire, par extension.

Je vais aussi revenir sur le côté violent du texte. Il commence dès le début avec ce camarade de classe qui se fiche du héros, et la réaction de celui-ci. Il s’en veut peut-être, mais ça donne une certaine couleur au récit dès le début. Il y a aussi la position des adultes sur ce sujet, qui le laissent bien souvent se débrouiller seul, ce qui m’a souvent fait sortir de mes gonds, surtout lorsqu’ils rejettent les fautes possibles sur Ender. Bien souvent, le récit est arrivé à ça de m’énerver et me faire lâcher l’affaire.

L’aspect militaire n’est pas du tout quelque chose qui me plaît dans un roman. Il m’a fait penser à Étoiles, garde-à-vous! de Robert Heinlein, qui avait tout de même réussi à m’intéresser. Et ça a un peu été le cas de Card, qui m’a embarquée vers la fin, malgré ce cadre pas évident.

J’ai aimé les touches de SF assez rapide, un peu inquiétantes (le moniteur, le nombre d’enfants maximum), que j’aurais aimées plus développées du point de vue quotidien, même si on en verra beaucoup dans l’école militaire, et qu’on aura pu découvrir un peu plus avec Peter et Valentine qui restent lorsque Ender les quitte. On s’intéresse aussi rapidement à eux, même si Peter peut sembler aussi horrible, il n’est pas que ça. Certes, il est très intelligent, mais il n’a pas que ce côté sombre et violent même s’il refuse son petit frère, il est plus complexe, et ça m’a plu. Quant à Valentine, elle paraît un peu trop gentille au début, mais j’aime son développement en parallèle à Peter.

Un élément qui m’a étonnée, lors d’un dialogue, a été d’apprendre que quelqu’un a été arrêté, et qu’il y a eu, avec le verbe en italique pour insister dessus, une mort à l’école. Hu ? Qui est mort? Je n’ai pas l’impression d’avoir loupé cette information auparavant et elle arrive bizarrement à ce point dans le récit ! J’ai parfois eu des problèmes de compréhension, de transition. Est-ce que c’était moi qui n’y était pas trop ou l’auteur qui n’expliquait pas tout ce qui ce passait? Je ne pourrai pas vous dire exactement.

La fin m’a immensément surprise, pour ne pas dire choquée. J’avais un peu l’impression d’un bon tour qu’on nous avait joué à Ender et moi, mais en plus sérieux, et une fois cet élément passé, la toute fin est belle et poétique.

Lire en anglais a été un plaisir. C’est ma première découverte VO de la plume de l’auteur, et je la poursuivrai sûrement dans cette langue. Je n’ai pas eu l’impression d’avoir un souci particulier de vocabulaire, de termes inventés qui n’avaient pas d’explication claire en cas de concept scientifique par exemple.

Et lire en numérique. C’est donc la première lecture que j’ai faite avec ma liseuse, majoritairement dans le train. Je ne maîtrisais pas encore la bête, je ne pouvais pas encore prendre des notes, entre autres, et ça a été une expérience plutôt étrange. Mais agréable. La preuve, j’ai continué ^^

Et poursuivre cette série, je compte le faire, en VO donc, et en numérique. Parce que même si certains éléments m’ont vraiment agacée, Card a su me pousser à m’accrocher. Il y a la curiosité, c’est sûr, j’avais envie de savoir s’ils allaient casser Ender définitivement, où allaient les emmener leur activité Peter et Valentine, et, quand même un peu, le sort de l’humanité. J’ai aimé découvrir ce récit, avec les interrogations qu’il amène sur son chemin (même si là, je ne les vois plus beaucoup, comme j’ai pris pas mal de retard dans mes billets), et je compte lire la suite. Et lire de la science-fiction sur une liseuse, je trouve ça particulièrement adéquat ^^

Nombre de tomes parus : 4 (série finie).

5 réflexions sur “Ender’s Game

  1. J’ai beaucoup aimé ce roman, et rien ne pourrait arriver si les adultes ne laissaient pas Ender être malmené, poussé à bout, car il doit montrer qu’il est capable d’être imaginatif et réactif pour mener la mission à bien. C’est dur, mais c’est essentiel. Et c’est là que ce roman rejoint effectivement Étoiles, garde à vous ! : montrer de quelle façon la guerre fait abstraction des hommes pour les transformer en machines.

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s