Au bord des mots, lectures sur un rocher

In Death, tome 1 : Naked in Death

Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2005, 313 p. Piatkus. Science-fiction – Policier.

Eve Dallas est lieutenant de police à New York. Elle n’a d’autre passe-temps que son travail, qui lui prend tout son temps. Même si l’intrigue se situe des années dans le futur, les criminels agissent toujours. La victime, ce jour, est Sharon DeBlass, compagne professionnelle (licensed companion), issue d’une bonne famille, au grand-père sénateur. Et leur meurtrier promet qu’elle est la première de six à être abattue avec une arme antique, un revolver du 20e siècle. L’un des principaux suspects est Roarke (Connors en français, toujours pas compris pourquoi ils l’ont changé !), séduisant milliardaire qui a de nombreux secrets.

Depuis quelques temps, vous pouvez voir dans mes bilans mensuels que je lis cette série au format numérique, donc je vais quand même commencer un petit peu à vous parler en détail. J’adore cette série, mélange de SF et de policier avec une pointe de romance. Il y a pas mal de rebondissements, assez tortueux, pour trouver le meurtrier.

Et justement. C’est ce que j’aime dans le policier. C’est le genre d’enquêtes où on peut essayer de trouver le criminel soi-même, malgré un horrible mobile, ce qui est souvent le cas dans cette série, qui est assez noire. J’ai horreur des récits où l’auteur ne partage pas tous les éléments avec le lecteur qui est donc dans l’incapacité de résoudre le mystère.

Mais l’auteur ne propose pas seulement une enquête qui fait plausible à mes yeux. Elle construit aussi très bien ses personnages. Ils sonnent vrais, ils ont leurs petites caractéristiques qui les rendent solides. Et ils mûrissent et se découvrent encore davantage au fil des tomes, mais ça, c’est une autre histoire.

On s’attache donc très vite aux personnages principaux, Eve et Roarke. Eve est à la fois responsable, courageuse et vulnérable (oui, je vous vois venir, comme par hasard. Mais après, je suis peut-être biaisée, je trouve que c’est présenté de manière naturelle). Roarke a ce côté séducteur et parfait (oui, en fait, le côté mec idéal me dérange moins que l’héroïne parfaite ^^;). Je n’ai pas compris pourquoi il est devenu Connors en français .. parce qu’on ne peut pas le prononcer ? Et alors ? C’est véritablement un point qui me fait sortir de mes gonds. Hé, J’ai Lu, vous trouvez les lecteurs français trop idiots? Incapable de lire un prénom différent? Franchement, je préfère Roarke à Connors (vous ne me direz pas que vous n’y voyez pas un autre mot français, dans Connors, honnêtement).

Sexe et politique sont les sujets de ce premier tome, qui marque la rencontre entre les protagonistes. Dans ce futur (Eve nous apprend quelques bribes d’Histoire, il est question de Révoltes Urbaines surtout, aussi un détail sur la série que j’aime, elle distille quelques éléments par volume – et il faudra vraiment que je lise la partie qui lui est consacré dans le wiki de la série pour voir de manière linéaire ce qu’il en est), la prostitution est devenue légale et contrôlée, et on en connaît les acteurs sous le nom de licensed companion (qui était la profession de la victime).

On a un aperçu des nouvelles technologies : AutoChef, les écrans (ordinateurs, surveillance), mais pas tellement des procédures, comme ce sont des enquêtes confidentielles que mène Eve dans ce volume (la victime est nièce d’un sénateur, je crois, ou en tout cas d’une famille très en vue), ainsi que le fait que ce soit un tome d’introduction. On aborde aussi le thème des armes « antiques », soit de notre époque, surtout je pense pour l’aspect d’introduction et l’originalité des crimes.

La couverture est assez discrète et peu explicite, mais je la trouve franchement mieux que les françaises (où, forcément, vous voyez une jeune femme. Parce que les séries où l’héroïne est féminine il faut une jeune femme en couverture, au cas où un mec se tromperait en voyant écrit Lieutenant dans le titre, hein, et qu’on n’a aucune créativité en matière de quatrième … désolée, mais c’est vrai qu’en français certains éléments me tapent sur le système – apparemment avec les rééditions ils se sont un peu calmés. Même si on a droit à une paire de talons hauts et une VHS sur celle de ce volume – heu, ma relecture de ce volume date un peu maintenant, mais je n’ai pas l’impression qu’il y ait cassette vidéo, vous avez capté qu’on était en 2058 ? bref, j’ai l’impression qu’il y a un souci avec les couvertures récentes qui gomment totalement l’aspect SF pour un vague côté policier cheap – une main féminine avec des billets en main – quand on utilise des crédits et plus des dollars-, un panneau de ville, un ordinateur et DVD … mouais, on a un peu passé cette étape … Bref. Je ne vous en parlerai pas dans les prochains volumes, promis, on va éviter d’évoquer les couvertures).

Pour la lecture en anglais, je dirais que le vocabulaire est un peu compliqué car il y a beaucoup de mots inventés. Je les situe à peu près parce que j’ai lu un volume en français, le dixième, Witness in Death, Témoin du crime, avant de me tourner vers l’anglais. Mais après, on peut très bien, surtout quand on a déjà lu des enquêtes ou vu des séries sur le sujet, déduire ce qu’est tel processus, scientifique ou judiciaire.

Je trouve cette série passionnante, et si le cocktail policier et science-fiction vous plaît, jetez-y un œil. Et si possible, pas en français.

Nombre de tomes parus : 51 (série en cours).

Tome 2 : Glory in Death.

Tome 3 : Immortal in Death.

Tome 4 : Rapture in Death.

Tome 5 : Ceremony in Death.

Tome 6 : Vengeance in Death.

Tome 7 : Holiday in Death.

Chuchoter aux quatre vents

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