Au bord des mots, lectures sur un rocher

Le Cycle d’Avalon, tome 1 : Les Dames du Lac

The Mists of Avalon : Mistress of Magic. Marion Zimmer Bradley (autrice). Brigitte Chabrol (traductrice). Bradlt Bralds (illustration). 1983 (VO), 1997 (VF), 430 p. Pygmalion. Fantasy. 19,30€.

Marion Zimmer Bradley nous présente sa “version” de la légende du Roi Arthur, du point de vue des femmes de la saga : Ygerne, la mère d’Arthur, sa sœur Viviane, grande prêtresse d’Avalon, sa fille Morgane surnommée la fée, et l’épouse d’Arthur, la reine Guenièvre.

Je connaissais l’auteur d’Adagio pour une ombre, qui m’avait beaucoup plu, en étant très différent de celui-ci, dans son ton et ses thèmes (musique et fantastique, un duo qui m’avait plutôt enthousiasmée).

J’aime bien la légende arthurienne, mais avec toutes les sources que j’ai vues/lues, j’ai eu très peur de m’emmêler les pinceaux et confondre actions et personnages. Heureusement, j’ai pu laisser les lectures et visionnages précédents sur le thème de côté pour bien apprécier cette version. Un des premiers points marquants est qu’il y a énormément de personnages, c’est parfois difficile de s’y retrouver, surtout en ayant de vagues souvenirs d’autres sources.

L’aspect qui m’a le plus interpellée a été l’évocation de la religion et magie celte personnifiées par les prêtresses, et beaucoup moins des chrétiens et de Guenièvre. Mais après, vraiment, je ne l’ai jamais supportée. J’ai détesté qu’elle s’immisce entre Lancelot et Morgane, puis son intolérance religieuse qu’elle communique à Arthur. Je n’ai vraiment pas aimé la partie qui lui est consacrée, avec l’image très négative du personnage que j’ai (et que j’ai toujours eue d’ailleurs – j’ai peut-être commencé à travailler sur un récit humoristique au lycée intitulé La dernière quête où elle passe son temps à envoyer Lancelot de quête en quête pour gagner son affection, juste parce qu’elle s’ennuie et qu’elle peut récupérer quelques babioles dans l’affaire, mais juste peut-être ; pour vous dire que, vraiment, Guenièvre n’est jamais passée avec moi). Morgane, en revanche, m’a fascinée, avec son côté étrange de Fée, prêtresse.

L’aspect polyphonie narrative est intéressante, on évite la monotonie et varie les points de vue, féminins uniquement (Viviane, Ygerne, Morgane, qui intervient le plus souvent). Les lieux de la mythologie arthurienne (Tintagel, Avalon) sont bien décrits, j’ai beaucoup aimé l’évocation de l’éducation des prêtresses, qui est particulièrement fascinante.

L’écriture est plutôt recherchée, a un côté ancien, descriptif, avec beaucoup de charme. Vraiment une peinture vivante et une lecture divertissante, les personnages sont bien campés, dans une époque richement décrite. J’ai hâte de lire la suite et de voir où mène la situation finale, qui m’a fait bien rire. C’est effectivement une bonne solution au problème à laquelle il aurait fallu penser plus tôt !

Nombre de tomes parus : 7 (série finie).

6 commentaires sur “Le Cycle d’Avalon, tome 1 : Les Dames du Lac

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