Feuilles de juillet

En juillet, je poursuis les lectures manga et je freine un peu sur l’imaginaire, malgré de très belle lectures. Comme pour juin, quelques-unes sont prévues pour le challenge Destination Iran, et elles resteront encore un secret jusqu’au 10 août, mais je ne pense pas que je lirai tous les livres prévus pour l’occasion, vu le temps pris pour un et une petite répétition dans les thèmes (et je n’ai pas non plus envie de vous poster dix billets d’un coup, ça fera trop ^^). Je vous dirai juste qu’après un début passionnant, je suis mitigée sur les lectures choisies.

Dans ce petit mois d’imaginaire, je poursuis House of Night (bas droite) des Cast, avec beaucoup de plaisir. Les auteurs développent plusieurs thèmes qui m’ont passionnée, on ne piétine pas dans l’intrigue. J’ai aimé retrouver les personnages, et deviner quelques évolutions se dessinent. Je suis ravie que de.w m’ait persuadée d’acheter les quatre premiers tomes il y a … cinq ans? ^^, j’ai donc encore deux tomes immédiatement dans ma PAL. Que j’aurais pu, honnêtement, sortir dès la fin de Betrayed.

Toujours en fantastique, j’ai enfin tenté Au sortir de l’ombre, avec pas mal d’hésitation (les autres livres que j’ai lus des Editions du Riez ne m’ont pas plu du tout), mais l’univers proposé par Syven, s’il est assez complexe à suivre et m’a souvent perdue, est vraiment original, sombre, prenant et plausible, et je vous conseille sans problème cette lecture, dans laquelle je n’ai pas spécialement détecté de défauts, excepté un petit inconfort de lecture (je vous le préciserai dans le billet, s’il arrive un jour. Si vous voyiez cette fichue pile à chroniquer, elle grossit de jour en jour et me démotive T_T ).

Mon horrible lecture du mois est de la fantasy avec Narnia. Je n’ai vraiment pas aimé du tout. Est-ce parce que je ne suis plus toute petite? Ou parce que le motif catholique bien-pensant m’a insupportée ? Peut-être un peu des deux (et énormément du second >< ). Ajoutez à ça que les cahiers du livre tombaient limite en morceaux, oubliez totalement le confort de lecture pour ne laisser que l’agacement.

En matière de science-fiction, deux très bons ouvrages avec tout d’abord Sans parler du chien. J’aime Connie Willis, je vénère ses textes sur le voyage dans le temps, et je veux faire ça quand je serai grande. Pas écrire de la SF -enfin si seulement, hein – mais étudier le passé en m’y rendant *u* J’ai moins vu le temps passer que dans Le grand livre, celui-ci est un petit bonheur et je l’ai adoré. Le récit d’Un logique nommé Joe est moins intéressant, mais certains éléments décrits sont particulièrement captivants : il date de 1946 et dépeint un réseau qui ressemble curieusement à Internet. A vous faire dresser les cheveux sur la tête … et à lire !

Beaucoup, beaucoup de lectures mangas ce mois-ci. Un grand regret avec Toe Shoes de Megumi Mizusawa, une adorable série shojo sur une ballerine, dans un style léger que j’adore, mais pas publiée en français ! Pourquoi ? C’est tellement choupi ! Kitchen Palette, à droite, n’est pas publié non plus, mais je suis moins dérangée pour cette petite série culinaire, puisque c’est le même auteur que H3 School, un peu vulgaire, mais surtout, l’héroïne et le héros sont pratiquement identiques physiquement entre les deux, ce qui m’agace beaucoup.

J’avais envie de lire Peach Girl depuis un certain temps, mais je m’attendais à un style plus punchy, et force est de constater que c’est un peu plat. Momo est intéressante, mais sans plus, pour moi, je pense m’arrêter à ce premier tome. Paradise Kiss se distingue par le style fantaisiste et original d’Ai Yazawa, sur des jeunes en école de design qui rencontrent une jeune fille dont ils veulent faire leur mannequin, et changer sa vie.

Real Clothes est très spécial, très réaliste, sur une jeune femme qui travaille dans un grand magasin au rayon des futons qu’elle dirige, un poste qu’elle adore, qu’elle va quitter suite à une promotion vers un univers qu’elle ne maîtrise pas du tout. J’aime beaucoup ce type de série où le héros est en perpétuel apprentissage et nous fait part de ses découvertes, et où son évolution est visible et plausible.

Otomen est une petite série légère, sur un garçon qui a plutôt des goûts féminins (shojo, cuisine, couture), que j’ai du mal à apprécier parce que la genderisation des goûts m’agace facilement (oui, ça me gonfle un peu d’entendre qu’un garçon ne peut pas aimer les shojo ou une fille le foot, par exemple).

J’ai testé le manga un peu plus mature avec Midnight Secretary, sur une jeune femme qui décide de devenir la parfaite secrétaire de son nouveau patron, le directeur d’une grande société, qui se révèle être un vampire. Mais à ses yeux, ça signifie seulement améliorer encore ses capacités de secrétaire. J’ai bien aimé le thème des clans, peu exploité à mon goût, avec une vision de la créature pas spécialement passionnante, plutôt intéressant pour la dévotion de l’héroïne, qui se transforme en humour par moment, mais s’arrête un peu brutalement sur une révélation assez importante.

Captive Hearts est une suite intéressante (une jeune héritière que l’on croyait décédée avec ses parents en Chine des années auparavant revient au Japon, pour le plus grand plaisir du majordome inquiet ; moins pour son fils, qui se révèle atteint de la malédiction de sa famille et vénère brutalement la jeune femme) qu’on poursuit pas uniquement sur le thème de la romance en restant très humoristique. L’auteur exploite le passé de l’héroïne, dont je ne m’attendais pas à ce qu’il ait été aussi sombre, et qui apporte une touche d’originalité à une série qui aurait pu être bien fade.

A.D. Angel’s Doubt me laisse plus dubitative avec le tome d’introduction (il n’y en a que deux et la série est en pause depuis deux ans), auquel je ne vois pas trop d’intérêt. Le dessin n’est pas mal, mais le récit me laisse vraiment de marbre, je ne comprends pas trop en quoi il est intéressant. Pour Kiss of Rose Princess, j’aime ce style de shojo esquissé dans ce premier volume, avec une touche de fantastique, quelques mystères sur la famille de l’héroïne et de l’humour. 9 volumes me semble faisable en matière de place, à voir si les suivants continuent sur cette piste légère et prometteuse.

Et mon grand, grand favori de ce mois-ci que j’adore : Glass Mask de Suzue Miuchi, qui avait été traduit en français par Laura ou la passion du théâtre en anime (que j’ai trouvé il y a quelques mois ^^ ), mais qui n’est pas édité en manga ! Pourquoi ? Est-ce parce qu’on atteint le cinquantième volume, et le premier paru en 1976 ? Mais il est trop super chouette u_u Une adolescente qui ne s’estime bonne à rien se découvre une passion et un talent incroyable pour le théâtre (à voir au sens large jouer un rôle, donc théâtre, cinéma, drama), on suit son évolution, son travail pour ses rôles, et on découvre d’ailleurs certaines pièces, parfois traditionnelles japonaises que je ne connaissais pas du tout .. c’est extrêmement prenant, j’adore ! Publiez-moi çaaaaa ! T_T

Quelques revues ce mois-ci, aux couleurs des super héros. J’ai particulièrement aimé le numéro spécial d’Historia, qui décortique les éléments contextuels aux sorties de différents personnages de comics, l’approche historique est intéressante, je ne l’avais pas encore vue ^^ L’Écran Fantastique est bien sûr plus orienté écran, avec un point important sur Les Gardiens de la Galaxie, qui sort prochainement, acteurs, réalisateur, mais aussi plus techniques, ce qui me passionne moins, et différentes adaptations, comme Gotham, la nouvelle série prévue à la rentrée et qui me tente de plus en plus.

Avant de désherber ce petit jeunesse, je l’ai relu rapidement. Dans Dommage que ce soit un secret, un petit garçon, Basou, se rend en vacances d’été chez sa grand-mère, où il retrouve une petite fille qu’il a vue l’été précédent, mais leur fin de séjour s’était marquée par un vilain tour qu’il lui avait joué. A sa grande surprise, elle est très gentille avec lui, et propose même de lui révéler un secret, s’il fait tout ce qu’elle lui demande. Je garde le même sentiment que petite, lorsque je l’ai lu pour la première fois, j’ai l’impression : c’est intéressant, mais court (je devais lire La Petite maison dans la prairie, à la même période, pour vous donner une idée des longueurs de texte), et je ne comprends pas comment la gamine s’en sort sans remontrances à la fin.

La Vierge des glaces, un petit conte d’Andersen, ne m’a pas emportée non plus dans l’histoire de Rudy, un petit garçon qui échappe tout bébé au baiser de la reine des glaces éponyme, qui veut le récupérer. Good Christian Bitches non plus, le matériel d’origine de la petite série que j’adore avec Kristin Chenoweth en est très loin. Je me suis ennuyée, et en plus j’ai été choquée d’un personnage de huit ans obsédée par son poids et son alimentation, un message totalement malsain pour moi, puisque si la mère ne l’encourage pas, elle laisse faire.

Envy est le troisième tome de la série The Luxe, romance située au début du XXème, après le mariage de Penelope et Henry, un peu contraint et forcé (merci les rappels subtils des premiers chapitres ^^ ). J’en suis au début, mais je me laisse porter. L’écriture de l’auteur a vraiment un charme tout particulier qui donne envie de prolonger l’atmosphère désuète et dictée par l’étiquette. Si vous hésitez encore, je vous parle du premier tome un peu plus en détail, et du deuxième.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres? Et qu’est-ce que vous avez dévoré en juillet ?

4 réflexions sur “Feuilles de juillet

  1. Hello! Moi non plus je n’avais pas du tout aimé Narnia quand je l’avais lu, j’avais trouvé l’histoire ennuyeuse à mourir. La saga House of Night me tente bien! J’ai le premier tome dans ma bibliothèque. Tu aimes bien The Luxe du coup? j’ai lu les deux premiers tomes mais je n’ai pas été emballée du tout!

    • Aaaah, merci marinesbooks, je me sens moins seule, pour Narnia ^^
      J’espère que House of Night te plaira. Je ne sais plus si j’ai déjà publié mon avis pour le tome 1, mais si tu le lis en français, le langage peut être un peu leste (bizarrement, en VO ça passe très bien !).
      OUiiiii The Luxe j’adore ❤ vraiment toute une ambiance ! Qu'est-ce qui t'a déplu? L'aspect romance? Elizabeth? Je ne l'aimais pas non plus 😛

      • Oui haha moi aussi j’avais peur d’être une exception ! J’ai malheureusement acheté le livre en français, je lisais encore peu en anglais quand je l’ai acheté 😦 je ne sais pas ce qui m’a déplu mais je n’ai pas aimé les personnages, aucun ne s’est détaché du lot pour moi

        • Arg. Alors j’attends d’autant plus ton avis en français ! Bon, je comprends que The Luxe ne t’ait pas trop plu si tu n’as pas accroché aux personnages :/

Chuchoter aux quatre vents

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