Dentelles et tchadors

Auteur : Armin Arefi.

Nombre de pages : 477.

Parution : 2009.

Éditeur : Pocket (Collection : Document).

Genre : Témoignage.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeur : « Me croirez-vous si je vous annonce que l’Iran est le paradis de la drague ? Me croirez-vous si je vous affirme qu’à Téhéran, on trouve Gad Elmaleh à tous les coins de rue? De la chambre des services secrets au lit d’une Iranienne. De la chaleur extrême des taxis collectifs à la dramatique Conférence anti-Holocauste, en passant par des soirées très hot ou des pantoufles jetées à la tête du président Ahmadinejad, je vais vous emmener avec moi, de mon départ en 2005 à ma fuite forcée de Téhéran pour éviter la prison en 2007. Croyez-moi, vous ne verrez plus l’Iran de la même façon après avoir lu ce livre… »

Deuxième lecture dans le cadre du challenge Destination Iran, après Persépolis, j’avais envie de découvrir ce petit témoignage d’un journaliste français, moderne, et d’un point de vue masculin. S’il a bien commencé, il a fini par souffrir d’un gros défaut de longueurs et m’ennuyer au point que je lise les derniers chapitres en diagonale (j’avoue que j’avais très envie de savoir pour quelle raison exactement il avait dû prendre la fuite).

J’ai beaucoup aimé les nombreux détails sur l’Iran et la vie quotidienne, bien sûr, comme sur l’université, comment y entrer (un thème retrouvé avec plaisir dans le dernier tome de Persépolis), etc.

Néanmoins, le problème principal vient du trop grand nombre de personnages, ce qui n’est pas ennuyeux en soi, mais le fait que l’auteur se lance dans d’énormes descriptions de leurs vies, de leurs caractéristiques, etc. Je comprends qu’il ait appris tous ces détails en parlant et interagissant avec eux, mais j’aurais vraiment préféré, à part quelques importantes rencontres, une présentation plus thématique, plus simple mais plus fonctionnelle, et qui m’aurait probablement intéressée davantage. Impossible également de retenir la plupart des personnages récurrents, comme ça, j’ai navigué à l’aveuglette pendant plus de 400 pages, ce qui est très désagréable.

Surtout lorsque l’auteur dit qu’il ne reverra plus Machin, ou Bidule, et je suis un peu « ok, donc ça ne servait pas à grand-chose de s’étendre sur le sujet … ». Ce n’est forcément pas le cas, s’il en parle c’est qu’il en a été marqué, mais l’impression est là.

Et puis, l’auteur décrit une hypocrisie ambiante qu’il dit totalement généralisée en Iran, où on vous fêtera, puis dira qu’on vous recontactera, et plus rien, ou sympathiser sans aucune intention sinon de profiter du protagoniste. Devoir se demander à l’arrivée de chaque personnage s’il est ce qu’il prétend être, en plus d’être lassé de la répétition, ne m’a pas plu non plus.

C’est dommage, parce que c’est ce que je retiendrai de ce livre. Des informations intéressantes noyées par une présentation lourde qui m’a ennuyée.

4 réflexions sur “Dentelles et tchadors

    • Oh oui, j’ai beaucoup aimé cette destination. J’ai encore un ou deux romans en numériques, et emprunté deux en papier, En censurant un roman d’amour iranien et Elle joue … ce sera pour une autre fois ^^

      Ici, oui, c’est l’écriture de l’auteur qui n’est pas trop passée, en effet …

Chuchoter aux quatre vents

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