Les dames à la licorne

Auteurs : Barjavel, Olenka de Veer.

Nombre de pages : 416.

Première parution : 1974. Cette édition : 2000.

Éditeur : Pocket.

Genre : Romance – Historique.

Prix : 7,30€.

Résumé éditeur Une terre de légendes : l’Irlande. Un descendant de roi, chef rebelle en fuite Hugh O’Farran. Une jeune sauvageonne au prénom étrange : Griselda… Griselda qui rêve, en cette fin du XIXe siècle, d’un destin extraordinaire loin de cette île de Saint-Albans où elle vit avec ses quatre soeurs et ses parents…

Voici les personnages principaux d’un magnifique roman d’amour inspiré d’une histoire vraie. Une histoire qui pourrait commencer par « Il était une fois cinq filles dans une prison d’eau… » tant elle a la beauté et le mystère d’un conte…

Pour une fois, je ne vais pas faire mentir le résumé. Ce livre est effectivement une magnifique histoire d’amour, situé dans un merveilleux cadre. Et vous savez quoi? L’histoire d’amour m’a vraiment plu. Je n’ai pas râlé tout du long (comme ça arrive extrêmement souvent et que ce n’est pas juste un élément, soit pas le focus principal, d’un roman), au contraire.

Pour être tout à fait honnête, j’ai pleuré à de nombreuses reprises durant ma lecture. Je ne sais pas, le récit, l’écriture, les personnages, le cadre étaient tellement parfaits, c’était tellement beau et poétique … que j’ai eu cette réaction très étrange. Certains livres me font monter les larmes aux yeux, je vous l’accorde, j’ai quelques crises de larmes par-ci, par-là, mais jamais autant, jamais aussi souvent. Et cette impression de perfection est rarement dans un petit coin de ma tête.

(A part la couverture.  Si le paysage est sympathique, le visage en filigrane ne le fait pas trop. Croyez-moi, c’est toujours mieux que la dernière édition où vous avez une demoiselle toute nue qui chevauche une licorne).

L’écriture est pleine de poésie, de richesse. Le début, où l’auteur revisite l’histoire avec la licorne puis ses descendants, est plein de vie, j’aurais adoré poursuivre. Même si j’ai aimé me focaliser sur « les cinq filles dans [leur] prison d’eau », leurs parents, serviteurs, leur environnement (Argann, le chien espiègle, Waggoo, l’étrange renard). Mais rien que ce début sur la licorne est plein de beauté et débute l’ouvrage en douceur, avec l’intemporalité du conte.

L’auteur aborde un élément particulièrement tragique de l’histoire irlandaise : la famine des pommes de terre de 1845. Les fermiers n’avaient pour se nourrir que leur récolte de pommes de terre, les autres récoltes et produits de leur ferme servant à payer le propriétaire terrien anglais. Et durant des années, les pommes de terre ont contracté une maladie et les ont rendu impropre à consommation, laissant les fermiers sans subsistance, et sans pitié de la part des propriétaires anglais. Si c’est toujours décrit avec tristesse ici, il y a beaucoup d’espoir, tout comme de l’émotion, bien sûr, mais ça va sans dire.

Et cet aspect inspiré d’une histoire vraie … ajoute encore des touches de magie. Je ne sais pas quoi vous dire, à part que j’ai très envie de lire les deux suites (Les Jours du monde, La Troisième licorne). Et que c’est merveilleux et que vous devez le lire.

10 réflexions sur “Les dames à la licorne

  1. Barjavel est un merveilleux auteur que j’adore, qui raconte l’amour comme personne. Mon préféré (qui m’a fait pleurer aussi ^^) : la Nuit des Temps. Je n’ai pas lu ce titre mais je le garde dans ma liste !!

Chuchoter aux quatre vents

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