Au bord des mots, lectures sur un rocher

Contes portugais

Auteur : Ana Isabel Sardinha.

Illustrateur : Mette Ivers.

Nombre de pages : 124.

Parution : 2004.

Éditeur : L’École des Loisirs (Collection : Neuf).

Genre : Contes.

Prix : 8,20 €.

Résumé éditeur Ces onze contes portugais vous paraîtront tout d’abord familiers, vous rappelant des histoires venues d’Italie, de Russie, du Caire ou de Bretagne. Mais bien vite vous vous retrouverez dans un monde ignoré, à la fois drôle et inquiétant. Dans le Portugal des contes, mieux vaut se méfier des situations les plus simples, il suffit d’un rien pour qu’elles deviennent très inquiétantes; prenez ce petit cordonnier qui, pour échapper à un métier qu’il n’aime pas, décide de prendre la route en jurant d’épouser la première créature qu’il rencontrera.

Seconde et probablement dernière escale pour ce voyage portugais. Je choisis souvent des contes pour leur côté traditionnel, ils me font souvent très bien voyager et me représenter un pays étranger.

Malheureusement, cette fois, ça n’a pas été le cas. J’ai reconnu énormément de contes, donc n’ai eu aucune surprise. Enfin, reconnu, j’en avais lu d’autres versions, pour d’autres pays (russes, notamment). Ça peut passer, le problème ici c’est que je n’ai pas voyagé avec ce recueil au Portugal.

Et parfois, je ne sais pas qui de l’auteur ou du traducteur oublie des éléments, mais c’est agaçant. Une princesse et un chambellan s’enfuient, et cinq pages plus tard, quand il l’oublie, elle en pleure. Trois pages plus loin on nous dit qu’ils étaient amoureux … mais ça aurait été pas mal de le préciser tout de suite, ce qu’on fait habituellement en conte. Ou des compagnons de voyage qui se découvrent fourbes là d’un coup tout de suite. Ou un brigand qui a assassiné deux sœurs, avait en tête la petite dernière dès le début, lui annonce que c’est son tour de payer … et dit à ses sbires de la considérer comme sa sœur …

Ah, et le must, le dernier conte : l’histoire de Jean-Fainéant. Récit très sérieux sur un type qui est jeté dans un tonneau à la mer avec son enfant et la mère du petit et qui vole les biscuits du gamin parce que c’est lui qui est petit, comme il le dit … Ce n’est pas drôle, c’est à prendre au premier degré, et ce n’était vraiment pas la manière de fermer un recueil déjà bancal.

Deux éléments m’ont plus : les vers qui interviennent parfois, les extraits poétiques sont mélodieux, et c’est le type de détail que j’aime en conte, surtout que les associations sont belles (bravo à la traduction). Et le dessin. On retrouve des illustrations crayonnées dans le style de la couverture tout au long du livre.

A part ça, je n’ai pas pu finir ces contes assez vite.

Et les autres? Jostein a lu Jerusalem de Gonçalo M. Tavares ; Le Conte de l’Île Inconnue de José Saramago pour Sylly ;

12 commentaires sur “Contes portugais

  1. Pour l’Indonésie, j’avais aussi lu des contes et j’avais été déçue. Il est vrai que normalement les contes imagent la pensée, les moeurs d’un pays.
    Avec Jerusalem, j’ai lu un auteur portugais ( et j’ai beaucoup aimé ce livre) mais je ne suis pas partie non plus au Portugal.

    1. Tout à fait, souvent tu as une bonne image du pays avec les contes. Dommage, ce sera pour une autre fois !

      Oui, j’ai lu ton article, c’est dommage qu’il ne t’ait pas transportée au Portugal ! Au moins, il t’a plu 🙂

  2. Ah bah je retrouve là, à peu près ma déception pour le recueil de nouvelles que je tente désespérément de terminer … Peut-être pas pour les mêmes raisons, le fait est surtout que j’ai beaucoup de mal à comprendre ces nouvelles … Elles me dépassent et m’ennuient profondément ^^
    Comme toi, j’aime beaucoup les contes et c’est dommage de ne pas avoir réussi à pouvoir ressentir l’affiliation portugaise dedans … Avec le conte de l’île inconnue de Saramago, je n’ai pas plongé non plus dans le Portugal, mais néanmoins je l’ai trouvé assez joli, ça aura été une petite consolation.

    1. Oui il avait l’air tout mignon ton conte au moins ! Ton problème de compréhension vient du sujet ou de l’écriture? Parce que les problèmes de cohérences m’ont bien agacée ici, c’est peut-être typique …

      1. Hmmm je dirais des deux en fonction des nouvelles. Certaines n’ont ni queue ni tête, et comme tu dis ne sont pas cohérentes, d’autres ont un style ou un sujet tellement rébarbatif qu’on va vite se perdre dans nos propres pensées pour éviter l’ennui mortel 😉
        Je pense que certaines auraient mérité peut-être d’être relues mais le recueil m’a tellement fatigué que ça me paraissait une montagne de recommencer certaines lectures …
        Donc oui peut-être effectivement le style court dans la littérature portugaise a quelque chose qui ne nous est pas familier et qu’on ne comprend et n’apprécie pas forcément

    1. Ben je crois qu’ils sont originaux … mais tu remarques très (trop) rapidement la ressemblance avec d’autres contes, ça m’a beaucoup dérangée. Ok, il y a une base commune, avec en général toujours une identité reconnaissable, ce qui n’est pas vraiment le cas ici !

Chuchoter aux quatre vents

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