Au bord des mots, lectures sur un rocher

Save me Pythie, tome 1

Elsa Brants (autrice). 2014, 180 p. Kana (Shonen). Manga – Global Manga – Mythologie. 7,45€.

Dans la Grèce antique, Pythie est frappée d’une malédiction: elle ne pourra prédire que des catastrophes et personne ne la croira. A part peut-être Xanthe, fils caché de Zeus qui va de catastrophe en catastrophe (de Charybde en Scylla à l’époque) sous les coups rancuniers de Héra.

J’aime beaucoup la mythologie en général et la grecque en particulière. Mélanger ce thème aux mangas, en général, me plaît (Saint Seiya !). Lorsqu’on m’a parlé de ce petit livre d’origine française en termes bien élogieux, avec cette couverture plutôt sympathique, ,j’ai décidé de me laisser tenter.

Et je ne regrette pas du tout ! C’est un concentré de rire, de représentations modernes à l’époque antique (la publicité, les études, …) de petites histoires mythique. Et Zeus est un poulet. Si, si.

L’héroïne, Pythie, étudie pour devenir prêtresse d’Apollon, et comme dans la légende, lorsqu’elle rejette le dieu (qui lui saute dessus sans se gêner, et franchement, vu son CV en matière de séduction, je ne suis absolument pas étonnée de la personnalité qu’il a ici), il lui offre un don un peu spécial : elle peut prédire l’avenir. Ce qui l’arrange bien au début (oui parce que en fait ce n’est pas un cadeau) parce qu’elle pense pouvoir utiliser ça à son avantage, s’avère un gros handicap : personne ne la croit. Jusqu’à Xanthe (inventé, quant à lui – mais bon Zeus a été traîner tellement souvent à droite et à gauche, qui est encore étonné d’un fils supplémentaire), qui s’arrange bien d’une prophétesse, poursuivi comme il l’est par une malchance étonnante (Héra, toujours aussi charmante).

Un autre personnage qui a décidé d’aider la jeune femme, c’est Cassandre, la fille de Priam. J’étais tellement ravie de découvrir quelqu’un de la guerre de Troie ! Et les rapprocher toutes les deux est une bonne idée. En plus d’être hilarante (mais on dirait trop la grand-mère de Shampoo de Ranma 1/2 !), elle a aussi été victime de ce cadeau empoisonné et sait donc ce que Pythie ressent (au final, ça n’a pas l’air de l’embêter plus que ça, pour l’instant). Et Zeus en poulet. J’adore Zeus en poulet. Si vous en faites une peluche, je suis preneuse.

Le dessin m’a énormément plu aussi. Certes, on n’est pas dans le shojo grands yeux que j’affectionne, mais il est drôle, il a du caractère, et beaucoup de style. J’aurais presque préféré l’avoir en grand format colorisé pour mieux en profiter ^^ J’ai particulièrement aimé la scène dans les geôles de Jocaste (je vous laisse deviner comment on en arrive là), avec l’utilisation du noir pour le fond. C’est logique et bien réalisé.

Elsa Brants propose en fin d’ouvrage un petit dossier sur les personnages, et les raisons de ses choix pour certains éléments , avec un arbre généalogique des dieux (et on en a toujours besoin, surtout avec Zeus qui passe son temps ailleurs que sur l’Olympe), et des interviews entre l’auteur et les personnages, qui m’ont beaucoup fait rire, tout en apprenant de petites choses. Et Héra en déesse du divorce m’a fait mourir de rire ! Pourquoi pas, hein?

Une série très prometteuse ! J’ai hâte de lire la suite !

Nombre de tomes parus : 4 (série en cours).

Tome 2

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s