Au bord des mots, lectures sur un rocher

Meurtre au potager du Roy

Michèle Barrière (autrice). Abraham Brueghel (illustrateur). 2010, 379 p. Le Livre de Poche (Policier). Histoire. 7,10€.

Château de Versailles, mai 1683. La mode est aux jardins. Louis XIV raffole des légumes primeurs : asperges, petits pois, melons… Au Potager du Roy, puis chez un maraîcher du quartier de Pincourt à Paris, des champs de melons sont vandalisés, des jardiniers assassinés. L’existence d’un complot ne fait aucun doute.

Benjamin Savoisy – premier garçon jardinier du Potager – mène l’enquête dans les coulisses de Versailles, où officient cuisiniers et maîtres d’hôtel. Elle l’entraînera jusqu’en Hollande, grande puissance coloniale réputée pour son commerce. Saura-t-il déjouer les manœuvres de séduction, percer à jour les traîtrises ?

Je vous l’ai déjà dit, j’aime la période Louis XIV et les enquêtes policières, surtout lorsque vous combinez les deux. Le thème du potager avait l’air entraînant, et le sous-titre « roman noir et gastronomique » sonne diablement bien.

Et au final, je ne suis pas du tout emballée, au contraire. J’ai déjà été un peu douchée en découvrant que c’était une série et qu’il ne s’agit pas du premier tome (même s’il se lit indépendamment, ça m’agace) et en suivant le protagoniste, Benjamin. Je peux comprendre qu’il soit moins enthousiaste devant sa situation familiale, sa fille Alixe juste née qui passe son temps à crier (après j’ai envie de dire, tu t’attendais à quoi …), moins qu’il passe son temps à soupirer après une femme qu’il vient de rencontrer et lui saute dessus dès qu’il peut. Franchement, même si c’est soft, suivre ces passages m’a énervée, déjà parce que la demoiselle est une peste et que la femme de Benjamin n’a vraiment pas de bol (surtout qu’elle le manipule tellement, cet idiot).

Déjà, quand le personnage principal vous énerve au tiers du livre, c’est mal parti. Ensuite, ce n’est pas une enquête que le lecteur peut résoudre, ce que je n’aime pas (et elle est franchement tirée par les cheveux). Le verso de la Cour, le potager, n’est pas aussi exploité que je l’aurais voulu puisque bien rapidement Benjamin le quitte avec Elena pour la Hollande. Et à partir de là, je me suis ennuyée, surtout qu’on a droit à une traversée en mer. Je déteste les récits de traversées.

C’est dommage, parce que j’avais aimé l’écriture, au début, les longues descriptions, les éléments sur les légumes, etc. (c’est ensuite tombé à plat parce que je ne suis pas assez fan de cuisine). Et puis en arrivant en Angleterre, d’un élément drôle on est passé à lourd : leurs amis anglais parlent français, mais pas toujours bien et font de la traduction littérale, qu’on nous redonne en anglais et français pour le sens correct en note de bas de page. C’est marrant une fois, deux, trois à la limite, une vingtaine j’en ai eu un peu marre.

La fin m’a laissée sur ma faim. Je ne saurais pas vous dire pourquoi, mais il m’a manqué quelque chose, je ne m’attendais pas à ça et ça ne m’a pas convenu.

Une lecture à laquelle je n’ai donc pas du tout accroché.

4 commentaires sur “Meurtre au potager du Roy

  1. Ou la, tu es loin d’avoir aimé. J’adore la couverture et rien que pour cela je le lirai bien. C’est une série (que c’est agaçant des fois ces multitudes de récits) mais je vais la noter dans un coin quand même

    1. J’espère que ça te plaira ! Le côté série ne me dérange pas trop, mais je n’ai pas aimé m’en rendre compte une fois commencé, surtout, et que ce n’était pas le début !

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s