Au bord des mots, lectures sur un rocher

La fameuse invasion de la Sicile par les ours

La famosa invasione degli orsi in Sicilia. Dino Buzzati. Claude Lapointe (illustration couverture). Dino Buzzati (illustrateur). Hélène Pasquier (traductrice). 1965 (VO), 1993 (VF), 114 p. Folio (Junior). Conte. 5,50€.

Tout commence le jour où Tonin, le fils du roi des ours, est enlevé par des chasseurs dons les montagnes de Sicile … Profitant de l’hiver qui menace son peuple de famine, le roi décide d’envahir la plaine où habitent les hommes. Avec l’aide de son armée et d’un magicien, il réussit a vaincre et à retrouver Tonin. Mais il comprend vite que le peuple des ours n’est pas fait pour vivre au pays des hommes …

J’aime beaucoup Dino Buzzati pour son K, ses accents fantastiques, les histoires qu’il situe en Italie. Ce petit récit qui met en scène des ours avait l’air plutôt amusant, je ne pensais pas qu’il aurait ce côté plus épique voire tragique.

De beaucoup, j’ai préféré les illustrations de l’auteur à celle de la couverture. Les ours sont plus figuratifs à l’intérieur, blancs, juste en contours, pour donner un côté intriguant et très spécial. Je ne rechignerais pas à chercher une édition qui propose des couleurs en version originale (et je ne pense pas le vocabulaire insurmontable en italien).

J’ai aimé que l’histoire se poursuive un peu après l’invasion de la Sicile et qu’on découvre le règne du roi Léonce dans quelques petites histoires liées. Mais un évènement qui précède m’a aussi plu, celui du château fantôme. C’est court, mais drôle.

Autre petite originalité : les passages en vers, ils cassent un peu le rythme mais très joliment, avec beaucoup d’élégance. Enfin, ils ne proposent pas une coupure puisqu’ils poursuivent le récit, mais le changement était bienvenu.

Les personnages sont tous présentés au début, un peu comme au théâtre, avec leur petite illustration personnelle, un autre détail plaisant (surtout pour mon illustre mémoire défaillante). Ils sont attachants, malgré une absence totale de personnages féminins, à part de vagues mentions d’ourses, ce que je trouve dommage.

Je ne reproche que ce petit détail, et une fin abrupte et étonnamment triste pour ce conte. L’histoire est intéressante, drôle, et plutôt originale, j’ai été ravie de découvrir l’auteur dans un registre plus jeunesse.

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s