L’unité

Titre VO : Enhet.

Auteur : Ninni Holmqvist.

Traducteur : Carine Bruy.

Nombre de pages : 270.

Parution VO : 2006. VF : 2011.

Éditeur : Télémaque.

Genre : Science-fiction.

Prix : 21€.

Résumé éditeurVous avez cinquante ans (soixante pour les hommes), vous n’avez ni conjoint ni enfants…

Bienvenue à l’Unité ! Vous y serez accueilli et pris en charge jusqu’à votre dernier souffle. Installations sportives luxueuses, jardins en perpétuelle floraison, nourriture fine à volonté, votre corps est choyé… mais ne vous appartient plus. A tout instant, vous êtes susceptible d’effectuer un  » don  » au bénéfice de ceux qui vivent à l’extérieur et sont encore  » utiles « . À peine arrivée, Dorrit découvre son nouvel univers et l’appartement confortable qui lui a été réservé, sous l’œil froid de caméras partout disséminées qui surveillent ses moindres mouvements.

Tout semble prévu. Sauf une rencontre qui va tout changer.

Depuis que j’ai découvert ce roman à la Médiathèque il y a quelques années, il m’intrigue. Ce concept d' »unité », qui réunit les seniors encore en mesure de faire des « dons », qui sont « utiles »… le fait que l’auteure soit suédoise. Je ne suis pas sûre d’avoir lu beaucoup d’auteurs suédois, c’est une perspective intéressante pour cette dystopie, où les humains doivent être utiles (procréer, notamment, mais aussi dans leur profession).

Il se lit d’une traite. Si j’avais pu, je me serais posée pour le savourer en une fois, découvrir l’histoire de Dorrit, une femme de cinquante ans qui découvre la vie à l’Unité. L’écriture de Ninni Holmqvist est fluide, précise. On se représente bien cet environnement, les différents personnages, les situations.

Celles-ci, pour être honnête, sont parfois prévisible. Dès que le résumé parle d’une rencontre qui va tout changer, j’avais mes petites antennes toutes prêtes, et il s’est avéré que j’avais raison. Mais ça n’avait aucune importance, parce que l’héroïne reste touchante, et cet univers triste, tragique, même si tout à l’air de tourner parfaitement rond, de manière logique.

Les indices sur cet univers, justement, sont très subtils et disséminés avec douceur tout au long du séjour de Dorrit. Mélangeant histoire personnelle et Histoire générale, avec un bel équilibre, même si, comme d’habitude, j’aurais aimé en savoir davantage. Aussi, le fait de ne pas trop s’épancher sur les évènements qui ont mené à cette politique « utilitaire » donne un aspect plus universel et plausible à cette évolution.

C’est un texte extrêmement paisible. Très calme, pour la plus grande part, plein de sérénité, malgré la gravité des thèmes évoqués (la vieillesse, l’utilité des seniors, l’éthique médicale, greffes et dons d’organe volontaires ou pas trop …), une perspective que j’ai vraiment aimée. Dorrit est extrêmement attachante, ainsi que tous ses amis. La fin est inattendue, mais rejoint cet aspect serein et paisible, touchante. Une lecture qui vous fait réfléchir et vous émeut.

Une magnifique découverte, que je ne peux que vous conseiller si vous aimez les dystopies.

4 réflexions sur “L’unité

Chuchoter aux quatre vents

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