Case Histories

Titre VF : La Souris Bleue.

Auteur : Kate Atkinson.

Nombre de pages : 427.

Première parution : 2004. Cette édition : 2011.

Éditeur : Black Swan.

Genre : Policier.

Prix : 8,68€ (mais pas la couverture avec Jason Isaacs).

Résumé éditeur Un détective privé enquête à Cambridge sur des affaires criminelles qui n’ont jamais été éclaircies. Il doit remonter à des événements souvent très lointains pour suivre les traces de la mystérieuse « Souris Bleue ».

 Je me faisais une joie de me lancer dans cette lecture, en partie parce qu’elle a été adaptée en série avec Jason Isaacs, que j’ai déjà depuis quelques temps. Mais je voulais lire le livre avant, ce qui en fin de compte n’était pas une bonne idée.

Le début est très long et lent … il faut déjà soixante-dix pages à l’enquêteur, Jackson, pour faire son apparition. Je peux comprendre. On débute par les trois cas qui seront apparemment liés. Dans le premier, une famille de quatre filles -plus une en cours – turbulentes, se voit amputée de la petite dernière, Olivia, la mieux aimée, enlevée alors qu’elle dormait sous une tente avec sa soeur Amelia pendant une nuit d’été. On décrit en long, large et travers, les travers justement de ces petites demoiselles indisciplinées, le père est un grand mathématicien, la mère dépassée. C’est le début, c’est un peu long, mais ça peut se comprendre.

On change totalement de décor pour une jeune femme qui vient juste de se marier d’avoir un enfant et  ne s’y attache pas, dans un côté cottage fermier, perfectionniste, qui bascule finalement. Pas tellement intéressant, mais à voir comment l’auteur gère pour connecter ce cas au précédent.

C’est surtout le troisième qui m’a ennuyée. On ne fait pas plus prévisible. Theo, un avocat, aime énormément sa fille Laura, bien plus que sa deuxième fille. Il est tellement inquiet qu’il la fait travailler à son bureau pour l’été. Alors qu’il est à la campagne pour une affaire, un homme étrange arrive dans son cabinet et le réclame. L’auteur a passé tellement de temps à me répéter le nom de Laura, tous ses goûts, ses accomplissements (au fait, pas que je m’en fiche, mais 1) je te vois venir, 2) je m’en fiche) que je me doutais pas mal de la catastrophe. Troisième cas, et je suis déjà agacée.

Et Jackson fait son apparition. Je ne lui trouve pas grand-chose de spécial, si ce n’est son habitude (maladive) (exaspérante) (si je te vois tu finis au volcan parce que ça commence à bien faire) de parler de voiture, et ce que ça symbolise, et de se lancer dans de grandes descriptions, et de parler de sa séparation (vous serez aussi ravie que moi d’apprendre que sa femme a totalement changé de caractère en changeant d’homme et qu’elle avait l’habitude de lui octroyer des pipes en conduisant …)

Après être repassé par Amelia puis Theo pour voir ce qu’ils deviennent depuis le temps, on découvre quelqu’un appelé Caroline, et vous serez ravis d’apprendre sa vie pendant dix pages, sa rencontre très mouvementée (lisez hot sur une table – dois-je vous rappeler que je ne lis ni romance, ni érotisme, donc c’est quand même mal parti là) avec son mari, même s’il a deux chiens et deux enfants et que les chiens sont mieux élevés, et que finalement par le plus grand des hasards dans un cimetière elle a rencontré un pasteur et qu’elle en tombe amoureuse après être restée assise quelques minutes avec lui sur un banc. Whoopedoo mes amis c’est du récit percutant tout ça. On retourne voir Jackson après, il ne faudrait pas qu’on ait l’impression que c’est pour une raison tout ça.

Bon. Je vais vous avouer quelque chose, vous allez me prendre pour une mauvaise langue, mais j’ai abandonné cette lecture (vous ne l’aviez pas vue venir, celle-là, avouez !). Mais pas pour les raisons que vous pensez sûrement. Vous devez – et pouvez, hein, pas de souci – penser que je suis mauvaise langue parce que cette fameuse Caroline a peut-être une importance capitale ici-bas.

Et je vais vous répondre très honnêtement : je m’en fiche. Pour plusieurs raisons. Déjà, parce que j’en avais un peu ras le pompon qu’on me raconte la vie de tout le monde et que ça a tué le récit pour moi. Je voulais lire les deux cents premières pages et aviser. Je trouvais les trois cas, séparément, sans fioritures, intéressants (et on ne sait pas ce que le type voulait à Theo en venant tuer tout le monde ; et Julia et Amelia, deux des soeurs, ont retrouvé la peluche, la Souris Bleue, d’Olivia dans le tiroir de leur père après sa mort à lui), donc c’est plutôt intéressant comme cas, je ne dis pas.

Mais j’ai dit stop en apprenant que le parent des gamines, le mathématicien, avait pour habitude de tenter de les tripoter. La pédophilie / l’inceste, non merci. Ce thème fait partie des rares que je ne supporte pas. Je tenterai la série télé parce que Jason Isaacs, mais je n’ai aucune envie de poursuivre cette lecture qui était déjà lourde et énervante.

8 réflexions sur “Case Histories

  1. Ah dommage ! J’adore Kate Atkinson et j’aime beaucoup cette série avec Jackson Brody – mais je reconnais que la plume d’Atkinson est spéciale et qu’elle ne peut pas plaire à tout le monde 🙂

    L’adaptation télévisée n’est pas mal mais ils ont changé beaucoup trop de choses dedans à mon goût, ce qui m’agace toujours un peu ^^ Mais Jason Isaacs est top !

Chuchoter aux quatre vents

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