Au bord des mots, lectures sur un rocher

Les Bannis et les Proscrits, tome 1 : Le Feu de la Sor’cière

Wit’ch Fire. James Clemens (auteur). Anne-Claire Payet (illustratrice). 1998 (VO), 2011 (VF), 535 p. Milady. Fantasy. 8,20€.

Par une nuit fatale, dans le merveilleux pays d’Alasea frappé par une malédiction, trois mages firent un ultime acte de résistance, sacrifiant tout dans l’espoir de préserver le bien. Cinq cents ans plus tard, au jour anniversaire de cette nuit sinistre, une petite fille hérite d’un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse comprendre son terrible don, le Seigneur Noir lance ses monstres ailés pour la capturer et lui rapporter la magie embryonnaire qu’elle détient. Fuyant les hordes des ténèbres. Elena est précipitée vers une issue terrible … et vers la compagnie d’alliés inattendus. 

On m’avait beaucoup parlé de cette série comme de la belle fantasy, prenante, avec des personnages hauts en couleur. Je reconnais sans peine le dernier qualificatif, j’ai apprécié les personnages, comme l’univers développé, les différentes races, coutumes. Le début sur le savoir perdu, interdit, la mise en place du grimoire, j’ai vraiment apprécié tout ça. Les choses se sont gâtées par la suite.

L’apostrophe. J’ai tenu vaillamment pendant deux ou trois centaines de pages. J’ai même trouvé certaines expressions intéressantes, comme sor’cière, j’ai cherché des jeux de mots dans d’autres. Mais au bout d’un moment que c’est agaçant ! Dans les noms propres et noms communs. J’ai cru que je deviendrais chèvre !

Comme je l’ai dit, les personnages sont intéressants, ils se tiennent, les descriptions des différentes races sont intéressantes. Mais ça fait trop. Trop de personnages, d’histoires qui se rattachent, qui s’ajoutent. Je ne sais pas si ça a joué sur l’ennui qui s’est déclenché assez rapidement durant ma lecture (ou le fait que tout commence, encore, par les premières menstrues d’une jeune héroïne, ce qui commence à m’agacer vaguement).

Un autre élément m’a dérangée. La révélation finale. Petits spoils : on nous annonce que des trois qui ont aidé à créé le Grimoire, ils ont dû laisser une part d’eux au Coeur Noire, on a vu le Moine et c’est l’enfant qui parle. J’ai supposé qu’il pourrait y avoir quelque chose avec Shorkan. Et c’est tout ce que j’aurais dû en retirer. J’étais contente de cette petite déduction, c’est une direction qui me plaît et qui m’a donné hâte d’ouvrir le tome 2. Mais ce qui a suivi, cette dernière partie a tout effondré. Voir que j’ai eu raison ne me donne en fait pas très envie de poursuivre. Ça aurait dû, à mes yeux, attendre un volume suivant …

En fait, c’est dommage, mais je n’ai pas spécialement envie de poursuivre. L’univers est intéressant, même si le vocabulaire me tape un peu sur le système, mais il y a beaucoup trop de personnages pour s’y attacher, même Elena ne m’a pas particulièrement touchée. Donc je suis plutôt mitigée, je ne sais pas trop si je continue cette série.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

2 commentaires sur “Les Bannis et les Proscrits, tome 1 : Le Feu de la Sor’cière

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