Les Enfants de la Terre, tome 1 : Ayla

Titre VO : The Clan of the Cave Bear.

Auteur :  Jean M. Auel.

Traducteur : Jenny Ladoix.

Illustrateur : Denis Boissier.

Nombre de pages : 410.

Parution VO : 1980. Cette édition VF : 1982.

Éditeur :  J’ai Lu.

Genre : Histoire.

Prix : 7,30€.

Résumé éditeur  Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer.

Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connaît l’outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s’abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d’harmonie.

En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d’un lion pour se réfugier auprès d’un clan étranger. On l’adopte. Très vite, les gestes et les paroles d’Ayla suscitent l’étonnement et l’inquiétude.

Je suis tombée sur ce petit livre par hasard dans un dépôt vente il y a quelques années. N’ayant jamais lu de roman, ou documentaire, sur cette période historique (la Préhistoire), j’ai été plutôt séduite par ce résumé. Mais en fait, j’ai réalisé durant cette lecture que cette histoire, je la connaissais depuis toujours, ironiquement.

Quand j’étais enfant, mes parents étaient abonnés à France Loisirs, et je lisais toujours religieusement les catalogues dès leur arrivée ! J’adorais découvrir plein de possibilités d’histoires, par exemple la série de L’Assassin Royal de Robin Hobb qui est restée très longtemps dans leur collection. Et Le Clan de l’Ours des Cavernes en a aussi fait partie pendant des années.

Honnêtement, je regrette de ne pas avoir enquiquiné mon entourage pour qu’on m’offre la série plus tôt, parce que cette lecture a été magique. Je n’ai pas pu la lâcher, malgré des choses à faire le week-end où je me suis décidée à ouvrir ce livre pour les besoins de mon challenge ABC historique. C’est aussi un roman adulte et non pas jeunesse comme mes lectures usuelles dans ce genre, ça me change un peu (ma période Juliette Benzoni ou ma lecture de Le Chardon et le Tartan remontent bien à dix ans !).

Même si, je l’avoue, mes connaissances sur la Préhistoire sont plutôt minces, j’ai pu me projeter sans aucune peine dans ce clan dépeint par l’auteure (oui, c’est une dame, je me suis fait avoir aussi). Ca vient principalement de son écriture très descriptive, qui prend la peine d’installer tous les personnages avec force détails (ce qui ne m’a pas empêchée de me perdre un peu dans les personnages féminins secondaires) et de détailler leurs activités quotidiennes, ce que j’ai adoré.

L’héroïne, Ayla, est pleine de force, de courage. On suit ici son enfance et son adolescence auprès d’un clan où elle n’est pas née, adoptée par Iza, la guérisseuse et la soeur du chef, avec ses difficultés pour se faire accepter puisqu’elle est si différente, et la haine instinctive du fils du chef pour elle. J’ai pris un grand plaisir à suivre la vie de ce clan, malgré les brimades qu’Ayla subit, notamment parce que, malgré mon manque de connaissances sur la période (et c’est un élément important pour moi), j’ai trouvé ces situations extrêmement plausibles. Elles auraient pu se dérouler (je ne pense pas tant à l’aspect romancé qu’à la présence d’Ayla et surtout la vie du clan), ou du moins Jean M. Auel en donne une impression tellement forte qu’on s’y perd.

Dans les détails romancés et appréciables, il y a la vision de la mémoire (chaque enfant né dans le clan de l’Ours possède en lui tous les souvenirs des autres membres), le thème des animaux totem qui veillent sur eux, les difficultés que rencontre Ayla pour apprendre la langue d’Iza (ouiiii ça n’arrive pas en deux minutes, c’est progressif, c’est construit !), parmi ceux que j’ai notés.

Celui qui m’a plus dérangée, mais que j’ai compris, c’est la vision de la femme dans cette société. Elle doit être soumise en tout point à l’homme, ne pas lever les yeux vers lui, attendre l’autorisation de parler … J’ai été un peu étonnée, mais ce sont les bases de cette société. C’est néanmoins intéressant de voir comment Ayla transgresse les bases de cette société, justement (s’y cache-t-il une critique d’une autre période? j’ai des doutes). Cependant, l’un dans l’autre, l’univers reste très plausible et entre celui-ci, l’écriture posée et descriptive de l’auteur, les personnages bien construits, tout ça m’a offert un moment de lecture magnifique.

J’ai donc à la fois très envie de poursuivre cette série, quitte à dépareiller la bibliothèque en achetant une toute autre édition pour la suite, mais aussi à découvrir davantage cette période, via d’autres romans, qui sait, mais aussi des documentaires.

Nombre de tomes parus : 6 (série finie).

2 réflexions sur “Les Enfants de la Terre, tome 1 : Ayla

    • Je te comprends ! Que ça a été dur de s’arrêter ! Si j’avais eu la suite, je pense que je n’aurais pas hésité, elle y serait passée aussi. Le sommeil serait aussi passé à la trappe ^^

Chuchoter aux quatre vents

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