La Vestale du Calix

Auteur : Anne Larue.

Illustrateur : Genkis.

Nombre de pages : 211.

Parution : 2011.

Éditeur : L’Atalante (Collection : La Dentelle du Cygne).

Genre : Science-fiction.

Prix : 14,50€.

Résumé éditeurAnna, une vestale consciencieuse mais émotive, est condamnée à mort pour avoir brisé un vase sacré – le fameux calix Esclarmonde. Son savant fou de maître la fait «décorporer» à son insu. L’expérience réussit et elle surgit indemne à une autre époque, où il perd sa trace. En l’an 4666, Anna, devenue «costumière tradi» chez Thomasine Couture, habite avec Ankh Delafontaine, belle blonde médiéviste, et elle monte à cheval à Étampes. Le bonheur. Elle en viendrait à se convaincre qu’elle n’a pas rejoint le monde au-delà de la mort, quand tout se complique à nouveau. Anna et Ankh sont arrêtées pour ne pas avoir assisté à un match de trimslop, puis une cavalière est assassinée. L’enquête conclut à la mort d’Anna. Entre alors en scène Holinshed, un cheval extrêmement stylé qui effectue des missions en freelance pour les humains à travers le temps… Pour tous ceux qui aiment Paris, la fin du monde, les chevaux, le camping, Simone de Beauvoir… et un peu moins le football.

J’ai eu beaucoup de mal à situer le genre de ce roman en le lisant, et puis j’ai arrêté de me poser des questions pour apprécier la balade. Il commence très bien, d’ailleurs, avec l’horreur du concours pour entrer au vestaliat, entre épreuves théoriques et physiques, qui peuvent entraîner la mort. C’est atroce, mais raconté avec beaucoup d’humour, presque du cynisme, et un excellent début (l’entrée au vestaliat est déjà gratinée, mais si vous saviez ce qui les attends une fois vestales ! une majorité est ébouillantée, pour des broutilles).

La « décorporation » envoie Anna, la jeune héroïne un peu naïve qu’on a suivie au vestaliat, dans une autre époque, très différente de la nôtre, que j’ai pris plaisir à découvrir. C’est un futur très barré et très drôle, ou en tout cas j’ai eu cette impression pendant toute ma lecture, même si les évènements ne sont pas hilarants (les matchs de foot peuvent provoquer la mort des gens ^^,).

Lorsqu’elle quitte cette époque, on entre dans une partie encore plus barrée du livre avec un cheval magique et une quête initiatique pour l’amie d’Anna, qui devient une guerrière, avant de pouvoir la rejoindre au vestaliat. C’est totalement inattendu et déconnecté de ce qu’on a vu du récit au début. Et j’ai trouvé ça totalement génial (alors que je suis partisane des structures claires et linéaires, d’ordinaire).

J’ai été assez rebutée par la vision des vestales, moins que rien malgré les grandes souffrances endurée pour en devenir une, et l’évolution d’Anna pour s’approprier sa vie dans un nouvel univers m’a plu, même si une fois retournée au vestaliat, elle doit refaire face à cette situation. La fin m’a beaucoup plu dans cette optique.

Vous en parler davantage (j’ai déjà l’impression d’en avoir trop dit) serait compliqué. C’est une lecture assez particulière, je ne suis pas sûre qu’elle plaise à tout le monde, j’étais un peu inquiète avant de la démarrer. Mais au final, c’est une excellente surprise.

2 réflexions sur “La Vestale du Calix

Chuchoter aux quatre vents

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