Au bord des mots, lectures sur un rocher

Psi-Changeling, tome 1 : Esclave des sens

Titre original : Psy/Changeling 1 : Slave to Sensations.

Auteur : Nalini Singh.

Traducteur : Claire Jouanneau.

Couverture : Anne-Claire Payet.

Nombre de pages : 426.

Parution VO : 2006. Cette édition VF : 2011.

Éditeur : Milady.

Genre : Fantasy urbaine – Science-fiction.

Prix : 8,20€.

Résumé éditeur : Lucas Hunter est en chasse. Une de ses compagnes de meute a été assassinée et l’homme panthère ne reculera devant rien pour capturer son meurtrier, même s’il doit séduire Sascha Duncan, la froide Psi. Pourtant, l’homme comme sa bête ne peuvent s’empêcher d’être immédiatement fascinés par la jeune femme.

Une terrible guerre est sur le point d’éclater, mais c’est la bataille qui fait rage dans le cœur de Sascha qui pourrait tout changer. Les siens ont éradiqué leurs émotions depuis des générations. Sascha, elle, est différente. Et le tourbillon de sensations qui l’emporte quand elle est en compagnie de cet inquiétant prédateur pourrait bien précipiter sa chute.

J’ai découvert Nalini Singh avec sa série Chasseuse de vampires, qui mêle de manière intéressante vampires et anges. J’espérais trouver la suite lorsque je suis tombée sur ce début de série, et sans trop m’attarder sur le résumé, j’ai décidé de tenter.

Ma principale surprise a été (outre le fait que j’ai vraiment bien aimé cette lecture) le genre. On évolue plus dans la science-fiction que je ne l’aurais pensé, avec un récit situé en 2079, qui met en scène les Psis, une race à part qui se distingue par des dons leur venant de leurs esprit. Et l’auteur propose une combinaison intéressante avec la fantasy urbaine en la personne des changeling, les autres créatures issues du titre, qui peuvent se transformer en leur animal dès leur enfance, dès qu’ils le souhaitent.

Et effectivement vous avez l’immanquable histoire d’amour et les scènes osées qui suivent. Mais je n’en avais pas grand-chose à faire, pour une fois, parce que l’intrigue principale m’a plu. On démarre avec une présentation des Psis et du projet Silence, qui vise à supprimer la colère, et à terme, les émotions des enfants Psis. Ce n’est certes pas le plus original des ressorts du genre, mais c’est bien amené, et ensuite une héroïne, Sascha, qui éprouve (bien sûr, je vous vois venir) des émotions, et s’en trouve cassée, imparfaite, défectueuse en temps que Psi, surtout Psi cardinale, étant sensée avoir un grand pouvoir mais ne pouvant pas l’utiliser.

Quelques inventions font leur apparition, comme l’agenda électronique et la voiture qui vous emmène sans participation de votre part à la destination souhaitée, mais l’élément qui m’a plu s’est trouvé être le PsiNet, un peu comme notre réseau Internet mais réunissant les esprits de tous les Psis qui y sont connectées et meurent s’ils en sortent. Ça rappelle effectivement des souvenirs (je me demande si Claude Ecken ne s’est pas intéressé à ce thème, et Dollhouse), mais j’ai vraiment aimé ce que l’auteur en a fait, tout comme découvrir les multiples strates de la société Psi.

Enfin, autour du Conseil et de Sascha (la série, longue, s’intéresse à différents personnages Psis ou Changelings et différents pouvoirs, je pense), une héroïne plutôt attachante. J’admets que j’ai été surprise de l’identité du criminel (il y a aussi cette petite enquête propre à la fantasy urbaine, ici des Changelings enlevées, torturées et violées par un serial killer Psi, pourtant pas sensé éprouver d’émotions), même si l’enquête n’est pas tout à fait conventionnelle, ce qui me plaît d’habitude.

Un peu comme de coutume, la relation entre Sascha et Lucas s’installe rapidement, mais j’étais plus focalisée sur l’univers, donc ça m’est un peu passé par-dessus la tête, comme leurs passages à l’acte.

J’aurais aimé être un peu moins dans ce schéma de fantasy urbaine pour la relation (pas les créatures qui me convienne, bien davantage que pour loup-garou, rien que le terme), et un peu plus en science-fiction, même si les thématiques en sont et m’ont plu.

Mais en fin de compte, et pour être honnête dès le début, j’ai bien accroché à ce récit. L’écriture de l’auteur est tout à fait agréable, sans ces problèmes de vulgarité qui m’avaient agacée dans le premier tome de Chasseuse de vampires, et je serais curieuse de découvrir les autres aspects de la culture Psi et tous les secrets qu’ils cachent.

Nombre de tomes parus : 15 (série en cours).

Tome 2 : Visions torrides.

Tome 3 : Caresses de glace.

2 commentaires sur “Psi-Changeling, tome 1 : Esclave des sens

    1. Je comprends, Karine ! Je suis dans ce cas avec les mangas. Après, je l’ai relu hier et ce matin … dévoré en quelques heures. Ca ne tient pas la route ces petites bêtes, le 2 et le 3 n’ont pas fait long feu il y a deux semaines ! Tu es sûre que ça compte si ça ne dure pas? 😛

Chuchoter aux quatre vents

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