Cygne Noir, tome 1 : Fille de l’orage

Titre VO : Dark Swan, tome 1 : Storm Born.

Auteur : Richelle Mead.

Traducteur : Lionel Evrard.

Illustrateur : Anne-Claire Payet.

Nombre de pages : 508.

Parution VO : 2008. Cette édition VF : 2010.

Éditeur : Milady.

Genre : Fantasy urbaine.

Prix : 8€.

Résumé éditeur : Ça, c’est tout moi ! Aucune vie sexuelle pendant des mois, et d’un coup, tous les obsédés de l’Outremonde se mettent à me courir aprèsEugénie Markham est chaman. Dotée de grands pouvoirs, elle exerce un fructueux business en bannissant de notre monde les Faës et autres esprits qui s’y aventurent. Engagée pour retrouver une ado enlevée dans l’Outremonde, Eugénie découvre une prophétie qui met au jour des secrets bien gardés de son passé et lui réservent de très désagréables surprises perspectives d’avenir ! Eugénie à beau manier la baguette avec autant d’assurance que le flingue, il lui faut des alliés pour une telle mission. Elle aura Dorian, un roi Faë séducteur avec un faible pour le bondage, et Kiyo, un magnifique changeforme.

J’apprécie plutôt les séries de Richelle Mead. Leurs débuts, en tout cas (les tomes 2 de Georgina Kincaid et Vampire Academy m’ont tous les deux déçus). Le thème de celle-ci, le folklore, les faës, me parlait plutôt, ainsi que la profession d’Eugenie. Au final, je suis assez partagée.

Certes, on retrouve l’univers des fées, l’Outremonde, différentes créatures, cet aspect-là ne déçoit pas. J’ai apprécié la touche asiatique avec le Kitsune, Kiyo, le côté chasseur de fantômes de l’héroïne – même s’il m’a paru assez à l’opposé du terme de chaman, que je pensais plus pacifiste.

Mais on retombe sur les travers de la fantasy urbaine, que j’ai trouvé plutôt exacerbés, notamment dans les relations d’Eugenie avec la gent masculine (made in Mary Sue) : tous les êtres de sexe masculin qui la rencontrent veulent lui sauter dessus. C’est désagréable. Surtout lorsqu’on en apprend la raison (je ne parle pas du fait que les humaines en général ont l’air chouette aux yeux des faës), qui m’a rappelé Merry Gentry et m’a vraiment dérangée : ils veulent tous l’engrosser parce que son fils/sa fille va réaliser une prophétie.

Déjà prophétie bla bla bla tu m’ennuies.

Ensuite, ok, elle n’est pas forcément pour, mais honnêtement, c’est lassant. Sans parler des scènes assez fréquentes où elle est motivée, et que j’ai aussi passées, parce qu’au bout d’un moment, ça va bien.

Vraiment, ça me paraissait un peu proche de Merry, donc, déjà, mauvais point.

Autre chose, qui paraîtrait sûrement très soft au regard de la mode actuelle (Fifty suivez mon regard), le côté bondage – soumission. C’est un autre élément qui ne m’intéresse pas du tout (sinon vous en auriez déjà vu sur le blog), alors voir que l’héroïne ne parvient à donner sa confiance à Dorian que lorsqu’il l’attache … hum … WTF? Et je ne vous parle pas de leur dialogue sur le viol après … j’étais assez mitigée.

Et ce terme de « noblaillon » … je ne l’ai jamais vu et franchement je le trouve abominable.. Eugenie elle-même se caractérise de noblaillonne par la suite, alors que rien que le suffixe du terme est vraiment négatif. Je me demande ce que donne ce terme en VO, ça serait peut-être moins pire. J’ai aussi douté de la traduction devant un élément d’une to-do list : acheter des « souliers » à talons. Souliers, hm? Last century much?

Je vous dis donc qu’elle se caractérise ainsi. Je vous spoile, hein? C’est vilain, n’est-ce pas? Plaignez-vous à l’auteur, elle spoile dans le titre. Dès que Dorian raconte cette histoire du Seigneur de l’Orage, j’ai halluciné (c’est avant ou vers la moitié) devant ce choix de titre qui révèle totalement l’histoire. Ce n’est même pas mieux en VO, c’est délibéré, et je trouve que ça casse vraiment les choses. Un élément qui d’ailleurs ne casse pas trois pattes à un canard en plus de cette très vilaine prophétie. Mais c’est comme le récit en général. Est-ce que je me lasse de ce type de fantasy urbaine romancée ou est-ce qu’on est franchement dans le classique cliché ? Je me suis posé la question.

Cette critique a l’air très négative, mais j’ai vraiment aimé l’humour d’Eugénie. J’ai vraiment beaucoup ri devant ses références qui m’ont parlé, son hobby (les puzzles^^; ), l’écriture de Mead reste rythmée et entraînante et me donne malgré tout, bizarrement, envie de poursuivre ses aventures, même si j’hésite entre la VO et la VF.

Nombre de tomes parus : 4 (série finie).

Chuchoter aux quatre vents

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