Françatome

Auteur :  Johan Heliot.

Illustrateur : Carlo Oliveira.

Nombre de pages : 260.

Parution : 2013.

Éditeur : Hélios (Collection : Mnémos).

Genre : Science-fiction – Uchronie.

Prix : 9,90€.

Résumé éditeur « La Roue, pour ses détracteurs et l’ennemi américain l’Orbe, a fait sécession et menace de son feu nucléaire le monde. Magnus Maximilian, concepteur du fleuron de notre programme spatial, a rejoint la station avec une poignée de partisans, dont le professeur Clain. Père de la pile atomique, ce dernier a offert à la France sa totale indépendance énergétique. Rappelons qu’il y a vingt ans, le général de Gaulle avait lancé un vaste programme afin d’étendre notre empire jusqu’aux étoiles.

La base d’Hammaguir dans le désert algérien fut le lieu de tous les possibles. Aujourd’hui l’Hexagone est la proie des activistes indépendantistes et notre armée a bien du mal à restaurer un semblant de paix sociale. Bref, comme dirait feu le Général : c’est la chienlit… »

J’avais envie de découvrir Johan Heliot depuis pas mal de temps maintenant, même si je voulais que ma première lecture soit Führer Prime Time. Malheureusement, ce livre était dans ma chambre universitaire, et je passais très peu de temps là-bas au moment de cette lecture, je m’étais donc me rabattue sur ce petit livre.

J’ai été très agréablement surprise. J’ai vraiment cru à la période dépeinte par l’auteur jusqu’à la toute fin, cette France atomiste et conquérante de l’espace sous l’égide du Général. Même si j’aurais peut-être plus aimé rester focalisée sur la période heureuse de la course à l’espace et à l’atome, je ne m’attendais pas à cette noirceur, ce marasme dans lesquels la France est plongée.

J’ai beaucoup aimé les parties historiques où le narrateur raconte ce qui est arrivé au pays après la guerre, elles donnent plus de caractère au récit en renforçant l’atmosphère et l’impression de réalité, de possibilité.

En parallèle, le narrateur, Vincent, raconte ce qui lui arrive dans le présent, ses retrouvailles avec sa sœur qui sont en fait un prétexte pour lui forcer la main et bouleverser sa vie, et dans le passé, ce qui a conduit à sa fuite du désert où son père procédait aux essais pour lancer la Roue dans l’espace. C’est un personnage intéressant, auquel je ne me suis pas attachée, mais dont j’ai été curieuse de découvrir le parcours, et les raisons de sa fuite.

J’avoue, j’ai mis un peu de temps à comprendre ce qu’était cette Roue, même si on y fait allusion constamment. Mais mon plus gros problème a été la toute fin du roman. Le côté Roswell, je n’y ai pas cru et n’ai pas accroché. Je n’ai pas vraiment vu l’intérêt non plus de partir dans cette direction. Pour avoir un twist final? Meh.

J’ai beaucoup aimé ce petit format, souple, de la collection Mnémos. La mise en page est agréable, tout comme la police, la lecture est confortable.

C’est une première découverte intéressante de l’auteur, mais je ne suis pas complètement emballée.

Chuchoter aux quatre vents

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