Au bord des mots, lectures sur un rocher

Marie Stuart

Stefan Zweig (auteur). 1935 (VO), 2009 (VF), 411 p. Le Livre de Poche. Histoire – Biographie. 7,30€.

Reine d’Ecosse à l’âge de six jours, en 1542, puis reine de France à dix-sept ans par son mariage avec François II, Marie Stuart est un des personnages les plus romanesques de l’histoire. Veuve en 1560, elle rentre en Ecosse et épouse lord Darnley. Déçue par ce mariage, elle devient la maîtresse du comte Bothwell. Lorsque ce dernier assassine Darnley, l’horreur est telle que Marie doit se réfugier auprès de sa rivale, Elisabeth Ire, reine d’Angleterre. Celle-ci la retiendra vingt ans captive, avant de la faire condamner à mort. Son courage devant le supplice impressionnera les témoins, au point de métamorphoser celle que l’on disait une criminelle en une martyre de la foi catholique … 

Je connaissais très peu le personnage de Marie Stuart, avant cette lecture, excepté quelques faits (reine d’Ecosse, de France, cousine d’Elisabeth 1ère à qui elle dispute le trône), dus parfois à des films, donc avec quelques variations … Cette biographie étant l’occasion pour redécouvrir Zweig dans un nouveau genre et en apprendre davantage sur elle.

Si le début m’a beaucoup plu, dans sa rédaction fluide et la découverte de ce personnage intéressant, un trait de l’auteur m’a rapidement pesé : un côté un peu misogyne dans sa manière de parler de Marie (ses choix se faisant en fonction de son sexe, sa sensibilité, etc., et je ne vous dis pas pour Elisabeth … – « (Marie) est très émotive, comme toute nature véritablement féminine » … j’ai franchement grincé des dents, et pour Elisabeth : « qui peut se risquer à expliquer logiquement les désirs confus d’une hystérique! », j’avoue que je ne connais pas beaucoup cette reine, mais je n’aurais pas pensé au qualificatif d’hystérique pour la décrire …) qui m’a paru ultra lourd en passant la moitié du texte. Et j’avoue que découvrir cette supercherie mise en place pour se débarrasser de son époux m’a un peu déçue, et ce côté que l’auteur oppose à Elisabeth, cette reine de droit qui refuse de travailler à cette position, et qui lorsqu’elle est emprisonnée vit dans le luxe et la volupté …

Même si, pour la plupart, les différents enjeux politiques, le panorama de l’époque, ces éléments sont rendus avec intérêt par Stefan Zweig. Je ne me suis pas ennuyée, même si j’avais hâte d’en finir une fois le meurtre ordonné.

Je me suis en revanche fatiguée assez rapidement des passages en ancien français. Une ou deux fois, oui. Passée la dizaine, et le pâté de quinze lignes, je soupire.

Une lecture intéressante, mais plutôt longue et avec ses aspects pesants.

Chuchoter aux quatre vents

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s